Sortie progressive ou accélérée du nucléaire ? Les leçons du choix allemand

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François Lévêque
François Lévêque
François Lévêque est professeur d’économie à Mines ParisTech. Il publie prochainement "Nucléaire On/off, analyse économique d'un pari" aux éditions Dunod.

La France s'interroge sur le rythme de fermeture de ses centrales nucléaires, tantôt pressée de fermer la plus vieille d'entre elles[1], Fessenheim, tantôt envisageant de prolonger leur durée de vie officiel à 50 ans[2], tantôt encore décidée à plafonner leur production[3]. En attendant l'expression d'un choix politique clair, l'exemple de l'Allemagne qui a longtemps hésité entre une extinction rapide ou progressive de son parc nucléaire est instructif.

Rappelons le déroulement des faits au-delà du Rhin. A la fin des années 1990, après seize ans de pouvoir fédéral dominé par le parti chrétien-démocrate, le SPD emporte les élections et forme une coalition pour gouverner avec les Verts. Il ne s'agit plus de promettre la sortie du nucléaire, mais de la réaliser. En 2002, un amendement à la loi atomique est voté : il prévoit un quota de production résiduelle par centrale, qui, une fois consommé, entraîne l'arrêt définitif de l'exploitation. Le dernier réacteur nucléaire allemand devra s'éteindre en 2022.

Différer la fermeture des réacteurs existants

L'opposition chrétienne démocrate dénonce cette sortie accélérée du nucléaire. Elle promet de rallonger la durée de fonctionnement des réacteurs dès son retour au pouvoir, afin de modérer les hausses du prix de l'électricité et de laisser un temps raisonnable à la mise en œuvre d'un nouveau plan énergétique fondé sur les énergies renouvelables.

La droite allemande considère le nucléaire comme une technologie de transition nécessaire, avant que le déploiement des éoliennes, des panneaux solaires, des unités de biogaz, des mesures d'efficacité énergétique et des lignes à haute tension ne devienne suffisamment massif. Il ne s'agit pas à ses yeux de promouvoir la construction de nouveaux réacteurs, seulement de différer la fermeture de ceux qui existent.

Tripler la production d'énergie renouvelable à l'horizon 2050

Revenu à la tête du gouvernement, le parti chrétien démocrate, allié aux libéraux, s'emploie à mettre en œuvre son programme de transition nucléaire. Il s'inscrit dans un cadre d'ensemble qui prévoit, de diviser par deux, à l'horizon 2050, la production nationale d'électricité et de tripler la production d'électricité renouvelable. La sortie définitive du nucléaire est programmée pour 2036 avec la fermeture de Neckarwestheim 2, dernière centrale en activité. La sortie est reportée par le même mécanisme que celui qu'avaient mis au point le SPD et les Grünen : l'octroi aux opérateurs d'un quota de production résiduelle, sauf que cette fois il est plus élevé d'environ 1800 TWh. Le plan de sortie progressive est adopté en décembre 2010.

Trois mois plus tard, la catastrophe de Fukushima Daiichi bouleverse la donne. Un arrêt immédiat des sept centrales les plus vieilles est aussitôt décidé et le redémarrage d'une huitième est suspendu. Dès l'été 2011, un nouvel amendement à la loi atomique est adopté. Il abroge le supplément de volume autorisé de 1800 TWh et établit une date butoir de fermeture pour les neuf centrales encore active. Le choix d'une sortie accélérée du nucléaire l'a donc finalement emporté sur la sortie progressive. Quelles sont les conséquences économiques de cette décision ?

 Des kWh bon marché remplacés par des kWh chers à produire

Sur le plan microéconomique, l'accélération du calendrier se traduit par une perte sèche qui se chiffre en dizaines de milliards d'euros pour la société allemande. Son origine est simple : l'électricité qui ne sera plus fournie par les centrales nucléaires doit être remplacée par des kWh qui coûteront plus cher à produire.

On a en effet d'un côté des centrales déjà construites largement amorties et dont l'allongement de la durée de vue ne réclame que des investissements supplémentaires modérés tandis que d'un autre les nouvelles capacités doivent surgir de terre, qu'il s'agisse de centrales thermiques ou d'installations d'énergie renouvelable[4].

Selon une estimation de Jan Horst Keppler, les 1800 TWh d'origine nucléaire auraient coûté 30 milliards d'euros à produire si la sortie accélérée n'avait pas été décidée. Cette somme se décompose pour un tiers en dépenses de combustible et d'exploitation et deux tiers en investissements de jouvence. Elle correspond à un coût de 17 centimes d'euros par kWh.

Une sortie du nucléaire qui coûterait 63,8 milliards d'euros

A l'inverse, avec la sortie accélérée faisant appel à de nouvelles capacités, le kWh passe selon l'auteur à 52 centimes d'euros, soit un coût total de 93,8 milliards d'euros pour 1800 TWh. Avec ce jeu d'hypothèses, la sortie accélérée coûte donc 63,8 milliards à l'Allemagne.

Naturellement d'autres suppositions peuvent conduire à diminuer ou à augmenter ce montant. On peut penser par exemple que le remplacement de la totalité du manque à produire de 1800 kWh ne s'impose pas : la demande a fléchi à cause de la crise économique et la construction de nouvelles centrales à gaz et à charbon était déjà en partie sur les rails avant la décision d'accélérer la sortie du nucléaire.

Avec un remplacement pour 80% seulement de la production perdue, la perte microéconomique revient à 50,4 milliards d'euros. Inversement, le coût de production des capacités de substitution pourrait être supérieur à 52 c€/kWh. Ce serait le cas si le kWh nucléaire était remplacé par des kWh produits par des fermes éoliennes marines et des panneaux solaires plutôt que par des centrales à gaz ou à charbon, les énergies renouvelables étant plus chères. Si on retient un montant de 20 % plus élevé, la perte atteint 82 milliards d'euros.

Un bilan macroéconomique vraisemblablement négatif

Sur le plan macroéconomique, la sortie accélérée du nucléaire entraîne, nous semble-t-il, plus de désavantages que de d'avantages. Notre réponse n'est pas ici catégorique car elle n'est pas éclairée par le résultats de travaux de modélisation et le recul historique manque encore pour prendre l'exacte mesure des conséquences de ce choix sur l'emploi, l'inflation et la croissance économique.

Seuls les effets immédiats sont aujourd'hui observables. On note par exemple sans surprise une croissance des investissements dans l'énergie hors nucléaire, une réduction des effectifs du secteur nucléaire, une baisse de la valeur des entreprises électronucléaires ainsi qu'une augmentation du prix de l'électricité payé par les consommateurs. Cette dernière est spectaculaire.

En 2013, 24 milliards d'euros seront prélevés sur la facture d'électricité des ménages allemands pour payer les subventions aux énergies renouvelables, soit une hausse de près de 50% par rapport à l'année précédente, une multiplication par 2,5 par rapport à 2010 et un surcoût annuel de 185 € pour une famille moyenne.

Tous ces effets observables sont cependant délicats à démêler de ceux de la transition vers les énergies renouvelables, déjà largement entamée avant la décision de sortie rapide du nucléaire et de ceux de la crise qui entraîne une réduction de la demande d'énergie. Ils ne peuvent pas être tous imputés au seul choix de l'accélération de la sortie du nucléaire.

Difficile d'apprécier avec certitude les effets macroéconomiques

Dernière complication, les effets des chocs de prix et des bulles d'investissements doivent être replacés dans le temps long qui peut en inverser les signes ; un gain immédiat en emplois se traduisant par exemple par une perte d'emplois sur la longue durée. Il est donc aujourd'hui difficile d'apprécier avec certitude les effets macroéconomiques du scénario de sortie accélérée du nucléaire en comparaison du scénario de sortie progressive.

On peut cependant avancer que le bilan macroéconomique sera vraisemblablement négatif. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'on entrevoit les pertes possibles de la marche forcée sans entr'apercevoir de bénéfice tangible crédible leur faisant contrepoids.

Du côté de l'emploi, on assistera à une destruction plus rapide de ceux de la filière nucléaire, avec des possibilités de reconversion moindre qu'avec un calendrier de sortie progressive car la formation réclame du temps. Pour la filière des énergies renouvelables, un appel d'air aura lieu avec une demande tout à coup plus forte, mais l'inertie liée à la formation joue aussi et devrait empêcher d'en tirer parti.

Côté infrastructure, les énormes besoins d'investissements dans les réseaux électriques représentent la difficulté majeure. Des milliers de kilomètres de nouvelles lignes à haute tension doivent traverser l'Allemagne. Il s'agit de relier les capacités éoliennes du Nord aux besoins de consommation du Sud, où sont aussi installés les deux tiers du parc nucléaire.

Là encore, l'inertie est forte. Les projets d'infrastructures de transmission électrique mettent des années à se concrétiser à cause des fortes oppositions locales qu'ils rencontrent. La sortie progressive butait déjà sur ce problème, le choix d'aller plus vite ne fait que le rendre plus critique.

Le bénéfice est à chercher davantage du côté d'un sursaut collectif

Le seul espoir de bénéfice repose sur l'idée d'un sursaut collectif. L'accélération de la sortie du nucléaire, en accentuant le défi que pose la transformation énergétique, souderait et mobiliserait plus encore la population allemande ; l'effort collectif plus intense et plus productif se traduirait par une compétitivité plus grande de l'Allemagne dans l'ensemble des industries et des métiers des énergies du futur.

Ce scénario est le seul qui permettrait de réconcilier l'intérêt macroéconomique avec le choix en faveur d'une sortie accélérée du nucléaire. Un tel espoir est cependant mince, sinon vain. Accélérer une substitution oblige en effet à faire plus appel aux technologies déjà disponibles, y compris en les important, et moins à investir dans la R&D pour prendre de l'avance sur la compétitivité de demain.

Moins de déchets radioactifs contre plus d'émissions atmosphériques polluantes

Le bilan de la précipitation allemande ne saurait être complet sans une évaluation des coûts économiques environnementaux. Là encore, la sortie progressive aurait été plus favorable. Ce résultat ne vaut cependant que sous l'hypothèse, dont le contenu est plus loin précisé, d'absence d'accident nucléaire.

Rappelons d'abord qu'en régime normal, la sortie du nucléaire, quel que soit son rythme, ne peut au mieux qu'être neutre en termes d'émissions dans l'atmosphère, en particulier de CO2. C'est le cas lorsque les kWh électronucléaires sont remplacés en totalité par des kWh produits également sans émissions, par exemple par des éoliennes, des panneaux solaires ou des mesures de sobriété énergétique.

Un tel scénario était possiblement à la portée de la sortie progressive ; la sortie accélérée l'a placé hors d'atteinte. Une substitution neutre au nucléaire exige en effet des avancées technologiques qui ne sont pas encore réalisées. La production solaire et éolienne d'électricité étant intermittente, son développement massif doit être accompagné de moyens complémentaires, par exemple des moyens de stockage ou des centrales à charbon propres grâce à la capture et la séquestration dans le sous-sol des émissions produites.

A défaut de ces avancées, l'Allemagne recourt aujourd'hui non seulement à des installations polluantes, les centrales à gaz, mais aussi à des installations très polluantes, les centrales au charbon et au lignite. L'accélération de la sortie du nucléaire se déroule en effet dans un contexte européen de prix du charbon importé faible et d'un prix de marché du carbone déprimé. Le gaz de schiste a inondé le marché américain supprimant un débouché pour le charbon indigène qui s'écoule alors à bas prix en Europe.

Le bas prix du carbone ne pénalise pas l'électricité produite à partir de charbon

Quant au prix intérieur de la tonne de carbone, il est devenu si bas qu'il ne pénalise plus la production électrique à partir du charbon ou du lignite qui émet pourtant environ deux fois plus de dioxyde de carbone que le gaz par kWh. Depuis 2011, les centrales allemandes au charbon et au lignite ont augmenté leur production de plus de 10% et leurs émissions atmosphériques ont augmenté d'à peu près autant.

Dans le même contexte, la sortie nucléaire progressive n'aurait sans doute pas non plus été neutre. Cependant, elle se serait soldée, comparativement à la sortie accélérée, par une augmentation moindre puisque moins de kWh nucléaires auraient été remplacés par des kWh gaz et surtout charbon. Donnons une illustration numérique.

Dans l'hypothèse où les 1800 TWh de nucléaires en moins se traduisent par 500 TWh de plus produits par les moyens conventionnels dont moitié charbon et moitié gaz, environ 135 millions de tonnes de CO2 de plus seront rejetées dans l'atmosphère du fait de la sortie accélérée. En prenant la valeur tutélaire du carbone retenu dans le rapport Rocard, à savoir 32 €/t on obtient un coût monétaire de 4,3 milliards d'euros.

Par ailleurs, si l'on tient compte des autres émissions polluantes du gaz et surtout du charbon, il faut ajouter selon les estimations basses de la grande étude européenne ExternE environ 10 milliards d'euros de plus.

L'énergie nucléaire n'émet ni CO2, ni microparticules polluantes, mais elle produit des déchets radioactifs. Les 1800 TWh d'électricité nucléaire en moins du scénario de sortie accélérée impliquent mécaniquement une moindre quantité de déchets produits et donc à retraiter, transporter et stocker. La quantité correspondante est de l'ordre de 40.000 m3 dont 1400 m3 de déchets à durée de vie très longue devant être enfouis sous des couches géologiques profondes.

La gestion des déchets nucléaires a évidemment un coût. Il est estimé aujourd'hui à environ 0,1 c€/kWh, soit 1,8 milliards d'euros pour les 1800 TWh. En l'absence d'accident dans cette phase aval du cycle nucléaire, le coût environnemental se réduit à ce coût technique.

Un risque d'accident effroyable moindre non un accident effroyable évité

Venons-en donc enfin à l'hypothèse d'absence d'accident. Fukushima-Daichi a fait prendre conscience à l'Allemagne qu'elle n'était pas à l'abri d'un accident nucléaire majeur, c'est-à-dire d'un rejet massif d'éléments radioactifs contaminant l'atmosphère ou les eaux, gelant de vastes superficies de terres et entraînant même peut-être la perte de vies humaines. Le Japon est un pays techniquement avancé et une catastrophe nucléaire s'y est pourtant produit. C'est un des principaux arguments avancés par la commission des sages, nommée par Angela Merkel, qui s'est prononcé pour l'accélération de la sortie du nucléaire. Fermer plus tôt les réacteurs permet évidemment de réduire le risque d'accident.

De ce point de vue si l'accélération de la sortie évite un accident majeur en Allemagne (qu'il ait été causé par la fusion du cœur d'un réacteur ou l'attaque de terroristes s'en prenant à un convoi de transport de déchets), il n'y a pas photo : le gain économique de la sortie progressive s'évanouit. Lorsque la décision allemande d'accélérer a été prise, les premières estimations du coût de l'accident de Fukushima Daiichi s'élevaient déjà à une centaine de milliards de dollars.

Mais le risque ne se réduit pas aux dommages. Il est le produit du dommage de l'accident et de la probabilité de l'accident. L'accélération de la sortie du nucléaire ne permet pas d'éviter un coût environnemental certain mais d'éviter un coût multiplié par la malchance d'accident.

La faible probabilité qu'un accident majeur se produise

Appliquons sur un coin de table ce raisonnement à la décision allemande. A très grand trait, la probabilité d'un accident majeur est d'un millionième par année de fonctionnement d'un réacteur, ou dans le jargon 10-6/an.réacteur. La précipitation de l'Allemagne se traduit par une moindre durée d'exploitation des réacteurs de l'ordre de 12 ans en moyenne, soit une durée d'exploitation cumulée en moins de 200 an-réacteur pour l'ensemble du parc.

Supposons que le dommage s'élève à 100 milliards d'euros. Sous ces hypothèses, le risque ainsi évité est de 20 millions d'euros. La perte économique de la sortie accélérée réapparaît car ce montant est très inférieur au seul coût microéconomique estimé plus haut.

Le résultat d'un bilan négatif de l'accélération dont nous avons dit précédemment qu'il ne valait que dans l'hypothèse de l'absence d'accident peut être ainsi reformulé : il est valide en tenant compte de l'évaluation du risque d'accident tel qu'il est calculé par les experts spécialistes de la sûreté nucléaire.

 Un événement rare qui amplifie considérablement l'aversion des individus au risque

Toutefois la décision allemande de l'accélération repose sur le risque perçu par le public et non sur le calcul d'ingénieurs et de scientifiques. Or l'accident nucléaire majeur, à l'instar de l'attaque terroriste ou de la catastrophe naturelle est un événement rare et effroyable et les travaux de psychologie expérimentale ont montré que cette caractéristique amplifie considérablement l'aversion des individus au risque.

Ils ont aussi établi que l'émotion que déclenchent les images de catastrophe, faisait perdre de vue le dénominateur qui définit la fréquence d'un accident. La différence entre une malchance sur 100 ou 1 malchance sur 10.000 disparaît.

En bref, nous sommes spontanément prêts à dépenser des sommes considérables pour réduire les accidents rares et effroyables. Il appartient bien sûr aux décideurs politiques d'agir en tenant compte, soit du risque perçu, soit du risque calculé, soit encore d'un mélange des deux. Le choix politique des élus allemands en faveur de l'accélération de la sortie du nucléaire repose sur la première option.

Quand la France décidera de clarifier sa politique nucléaire à l'égard du parc existant, elle saura grâce à l'exemple allemand que fermer des réacteurs nucléaires en bon état de marche prématurément est économiquement coûteux en termes microéconomique, macroéconomique et même pour l'environnement.

[1] La fermeture de Fessenheim en 2016, soit un peu avant son quarantième anniversaire, est un engagement pris par François Hollande lorsqu'il était candidat à l'élection présidentielle. Il l'a réitéré à plusieurs reprises depuis son accession à la Présidence de la République.

[2] D'après le Journal du Dimanche du 13 octobre 2013, l'Etat français envisagerait l'allongement de la durée de vie des réacteurs jusqu'à 50 ans.

[3] Le Président de la République François Hollande a déclaré à la conférence environnementale du 20 septembre 2013 que la "future loi de programmation sur la transition énergétique posera le principe d'un plafonnement à son niveau actuel de notre capacité de production nucléaire".

[4] Notons que cet écart de dépenses en capital s'observe également sur les kWh à économiser. Les mesures d'efficacité énergétique, par exemple l'isolation des logements, sont en effet également gourmandes en investissement.

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Commentaires
a écrit le 27/10/2014 à 21:42 :
Une centrale nucléaire n'explose pas et en France les risques sont les plus minimes possibles. Nos réacteurs sont les plus sûrs et reconnus mondialement comme tel, et je ne vois pas pourquoi on continuerait à étudier l'énergie nucléaire si on voulait tellement s'en débarrasser.
a écrit le 24/10/2013 à 15:11 :
Vous oubliez de dire que le nucléaire est une technologie sûr tant que sa ne pète pas,je trouve déplorable de prendre autant de risque, si i un accident majeur arrive il faut évacuer un pays et d'autres pays aux alentours ont aussi des conséquences, a savoir que sur les déchets de courte vie la radioactivité dure 300 ans
On a eu un accident industriel a Toulouse la même chose peut se produire dans un site nucléaire et là par contre c'est autre chose , si vous habitez a coté vous pouvez faire vos bagages et revenir dans 100 millions d'année, vous êtes d'accord avec sa?
Réponse de le 24/06/2015 à 4:13 :
Laisse tomber thom12, les 2 premiers travaillent pour EDF
a écrit le 24/10/2013 à 10:56 :
Voici 4 bonnes raisons qui font que les Allemands vont persister dans leur Transition Energétique: ---- 1° Le surcout pour les consommateurs reste raisonnable car les Allemands sont économes dans leur consommation électricité, en moyenne 30% de moins qu'en France. La facture d?électricité d'un ménage Allemand ne dépasse pas celle d'un ménage Américain qui bénéficie d'une électricité 3 fois moins chère.---- 2° Les Allemands ont un objectif à long terme ambitieux et motivant: se débarrasser des énergies polluantes: nucléaire, charbon et pétrole ---- 3° les Allemands voient dans la Transition une extraordinaire opportunité de devenir maitres de leurs approvisionnements énergétiques, supprimer les monopoles et les intermédiaires. C'est ce qui explique pourquoi plus de la moitié des éoliennes et panneaux solaires Allemands appartiennent aux habitants.----4° Cette Transition est très bénéfique aux emplois locaux Allemands, déjà 300 000 créations.
Réponse de le 25/10/2013 à 19:00 :
Vos 4 raisons sont séduisantes (elle séduisent même Gaz de Pshit), mais ce ne sont que des chimères. En effet :
- vous dites que le surcoût de la facture d'électricité allemande est raisonnable car ils consomment 30% moins que nous. Soit. Mais s'ils payaient le kWh au même tarif que nous, ils auraient des factures 30% moins élevées et trouveraient cela encore plus raisonnable ! Et surtout vous oubliez une raison majeure à cette consommation d'électricité 30% moindre : nos voisins se chauffent surtout au gaz ! Il faudrait donc rajouter leur facture de gaz à celle d'électricité pour comparer, en remarquant au passage qu'il s'agit de gaz Russe (bonjour l'indépendance énergétique) et que bien qu'écolos, les allemands ne sont pas gênés de produire du CO2 !
2- se débarrasser du nucléaire et du charbon : dans l'état actuel de la technologie et pour longtemps encore, les énergies dites nouvelles (vent, soleil) ne peuvent dépasser 20% du mix car il s'agit d'énergies aléatoires. Au delà, le risque de "black-out" devient prohibitif. Donc c'est sortir du nucléaire OU du charbon, pas les deux. Et les Allemands ont choisi de garder le charbon et de polluer massivement notre atmosphère.
3- Pour les raisons précédentes, même avec 20% à 30% d'éolien les Allemands devront conserver au moins 70% de charbon ou de gaz: le gaz vient de Russie, le charbon des USA (quand ce n'est pas le lignite local, très polluant et en quantité limitée). Où est l'indépendance à long terme ?
4- Le chiffre de 300 000 emplois nouveaux est totalement fantaisiste, aucun économiste sérieux ne l'a validé. De plus, un pays qui ne connait pas de SMIC et propose 200 ?/mois peut toujours créer des emplois, ils resteront précaires.
Documentez-vous, sortez de l'idéologie Verte, et surtout arrêtez de véhiculer des argumentaires aussi délirants que faux.
a écrit le 22/10/2013 à 11:22 :
Vous faites bien de remarquer que les 25 % de l'énergie produite par le nucléaire ne seront
pas remplacés, ni par les moulinettes qui massacrent les oiseaux migrateurs, ni par les
panneaux-miroirs aux alouettes. Ils seront remplacés par les centrales alimentées par le
bon gaz de l'ami Wladimir ( parce qu'il paraitrait que le gaz naturel produit des quantités
infimes de C02 !? Je me demande bien si Nernst et ses successeurs thermodynamiciens
Allemands seraient d'accord !!). Mais surtout remplacés par du charbon et pire du lignite !!
30 nouvelles centrales au charbon ou lignite sont en cours de construction ou d'extension !
Le lignite, proto-charbon marron, entre la houille et la tourbe, extrèmement polluant, est abondant dans les provinces orientales des Lusaces, ainsi que dans les provinces voisines de Tchéquie et de Silésie Polonaise. C'était la ressource énergétique de base de la RDA,
on disait à l'époque : "die DDR stinkt ! / la RDA pue !" ; et on ne pensait pas qu'au régime
politique !! Dans les Lusaces d'immenses mines de lignite à ciel ouvert ont été lancées,
travaillant avec d'énormes haveuses. Des villages entiers ont été rayés de la carte,
églises et cimetières compris. Cette source énergétique est si bon marché que son faible
rendement thermique n'est pas un obstacle. Les Grünen sont "Maul-Zu" sur ce sujet !
Réponse de le 22/10/2013 à 13:19 :
C'est sur, ça saute aux yeux, l'Allemagne prend le chemin d'un désastre économique et écologique tandis que la Jeanne d'Arc (radioactive) Française sauvera le monde...mieux vaut en rire !
Réponse de le 22/10/2013 à 14:32 :
Pas tout à fait : le début est exact, l'Allemagne prend bien le chemin d'un désastre économique (cout du kWh exorbitant), écologique (pollution par la combustion massive du lignite) mais aussi industriel : les énergies aléatoires développées massivement ne peuvent conduire qu'à une panne géante (black-out) car l'équilibre production-consommation devient de plus en plus difficile à réaliser.
La France ne sauvera pas le monde, mais elle ferait bien de tirer les leçons de l'impasse Allemande pour sauver sa propre industrie et le pouvoir d'achat des ménages.
D'ailleurs les médias un peu sérieux commencent à conclure dans ce sens, et le gouvernement vient d'autoriser l'amortissement sur 50 ans du Parc nucléaire : c'est bien la preuve qu'il a compris et corrige le tir.
Réponse de le 23/10/2013 à 0:30 :
C'est sur un gouvernement qui autorise de prolonger des centrales atomiques sans même prendre la peine de consulter son autorité de sureté nucléaire, soit disant la seule habilité à donner ce genre d'autorisation, ça démontre une fois de plus la collusion/complicité mortifère entre les contrôleurs et les contrôlés. Et pour couronner le tout on a aucune provision financière en cas d'accident ! Face à de tels comportements de pompier-pyromanne, je comprends que les Allemands soient motivés dans leur volonté de sortir du nucléaire, même si temporairement il va leur en couter un (léger) excès d'émission de co2.
Réponse de le 23/10/2013 à 9:50 :
L'Autorité de Sûreté Nucléaire conservera toujours le droit d'arrêter une centrale qui ne répond plus aux exigences de sûreté, car elle est juridiquement totalement indépendante du pouvoir. Vous confondez, car visiblement vous n'êtes pas très informé, durée d'amortissement comptable (validé par Bercy, donc l'Etat) et durée de fonctionnement, qui est soumise à l'accord strict de l'ASN. Ce que je veux dire, c'est que si l'Etat valide une durée d'amortissement de 50 ans, alors qu'il est propriétaire d'EDF dont il tire une rente importante, c'est qu'il n'envisage plus d'arrêter prématurément des centrales nucléaires pour des motifs "politiques" (pour ne pas dire électoralistes), et c'est une bonne nouvelle pour l'économie de notre pays.
Quant aux Allemands que vous admirez, observez bien le nouveau virage "énergétique" à venir, que Merkel va annoncer pour éviter d'aller se prendre le mur !
Réponse de le 24/10/2013 à 10:54 :
A bon alors on a le droit de décider qu'on amortirait comptablement une centrale nucléaire 20 ans de plus même si l'ASN pourrait ordonner sa fermeture au bout de 10 ans ? Ma parole c'est encore mieux que David Copperfield, il faut vite autoriser ces règles comptables aux entreprises privées !
a écrit le 21/10/2013 à 23:15 :
L'élite française dans sa splendeur : parisienne, jacobine, hautaine, et toujours autant anti-allemande. Pendant ce temps là, l'Allemagne a une balance commerciale positive et nous avec notre beau nucléaire sorti des têtes de la crème de la crème on n'en a pas toujours eu une depuis longtemps.
Réponse de le 22/10/2013 à 10:18 :
pourquoi la France se doit de fournir de l'electricité a l'Allemagne qui se met aux éoliennes ? nous perdons du temps ......!!!!
a écrit le 21/10/2013 à 12:32 :
L'auteur indique :"la probabilité d'un accident majeur est d'un millionième". D'où sort ce chiffre?
Sur les 300 centrales construites dans le monde, on a eu 2 catastrophes majeurs: Fukushima et Tchernobyl (sans parler du reste!!!). Ca fait plutôt quasi 1% de catastrophe. En gros, sur 100 centrales construites, 1 devrait exploser pendant sa durée d'exploitation! :-(
Réponse de le 21/10/2013 à 13:10 :
+1, prof d'économie et pas capable de faire une statistique simple. L'état peut fermer "Mine Paris tech". Ca sera toujours ça d'économisé. En tout cas avec des "élites" de cette trempe, pas étonnant que la situation de la France soit calamiteuse. C'est même un miracle que ça ne soit pas encore pire.
Réponse de le 21/10/2013 à 14:22 :
+2, En bon désinformateur, ce prof d'économie dont les activités sont financées par EDF (regardez son site internet), se garde bien de parler des 800 incidents répertoriés dans nos pétaudières radioactives pour la seule année 2012. Tout scientifique sérieux sait que c'est une base large "d'incidents" que se constitue la pyramide des catastrophes...
Réponse de le 21/10/2013 à 14:50 :
Un millionième par an*reacteur.
Donc a multiplier par le nombre de reacteur et leur temps d'exploitation !
Lisez avec plus d'attention svp.
Réponse de le 21/10/2013 à 17:44 :
Il y a une catastrophe tous les 20 ans.
La question est de savoir si on prend le risque ou pas.

Vous avez plus de risque de mourrir dans un accident de voiture. Vous prenez le risque.
Moi je prends le risque plutôt que celui du C02 qui sera bien plus grave dans les décennies à venir. Car les énergies renouvelables ça ne marche pas sans compensation par des usines à charbon ou gaz.
Réponse de le 21/10/2013 à 18:12 :
Un accident grave en France et c'est la mort du tourisme, un secteur économique essentiel à notre pays, ajoutez à cela l'impact sur nos exportations agricoles, et nous nous retrouvons totalement démunis. Plus nos centrales vieillissent et moins elles sont fiables.
Réponse de le 21/10/2013 à 19:46 :
Env. 500 réacteurs en fonctionnement ou en construction dans le monde en 2012. Dont 5 ont déjà connu des événements catastrophiques. 1%. C'est bien la raison qui empêche les assureurs privés de prendre en charge cette industrie... Ils savent compter. Trop dangereux, pas rentable. Et si Fukushima n'aurait coûté que 100 milliards à ce jour, Tchernobyl, lui, a coûté 500 milliards aux trois pays directement concernés. La sécurité a un coût, c'est une valeur.
Réponse de le 22/10/2013 à 14:22 :
Les accidents Ukrainiens et Japonais n'ont pas eu de cause technique mais humaine : à Tchernobyl des apparatchiks inconscients ont voulu faire un essai à haut risque, et au Japon, on a fait l'impasse sur le fait que des tsunamis de 20 m se produisaient 2 à 3 fois par siècle. De plus, nos centrales ont été conçues pour conserver un c?ur fondu dans l'enceinte, contrairement aux deux autres pays, ce qui rend (comme à TMI) les conséquences environnementales d'un accident proches de 0.
On ne peut donc prendre en compte les accidents Ukrainiens et Japonais comme référence dans une approche statistique ; le risque d'accident (avec conséquence très faible) est bien, en France de 1 millionième par an et par réacteur.
Je sais que c'est compliqué et qu'il faut connaître, mais le mieux, quand on ne connaît pas est de se taire pour ne pas dire de bêtises (version polie).
Réponse de le 23/10/2013 à 0:34 :
@Alain 38 puisque vous détenez la science (supérieure ?) du nucléaire expliquez nous donc, sans mentir, à combien vous estimiez le risque d'accident au Japon avant mars 2011 ?
Réponse de le 23/10/2013 à 10:03 :
Je ne détiens aucune science supérieure, je me suis simplement un peu penché sur les principes de conception, avec un minimum de rigueur, ce qui ne semble pas le cas de tous ceux qui donnent un avis péremptoire sans bases sérieuses.
Pour répondre directement à votre question, avant 2011 où une vague de 14 m de haut a submergé le site japonais alors qu'il n'était protégé que par une digue de 5,7 m, des séismes suivis de tsunamis dont la vague a pu dépasser 20 m de haut se sont produits en 1611, 1896 et 1933, d'après les géologues.
Grosso modo, un tsunami du genre de celui de 2011 se produit donc environ tous les 100 ans ; comme la durée de vie d'une centrale nucléaire est de l'ordre de 50 ans, on avait donc une chance sur deux de rencontrer un accident majeur. C'est très grave, et même criminel pour le propriétaire TEPCO d'avoir construit ses installations sans protection suffisante, et peut-être encore plus pour le gouvernement de n'avoir pas fait de contrôle, et probablement d'avoir fermé les yeux. Ce n'est pas une accusation de ma part, mais des données que le Japon a fournies en faisant son mea culpa.
Le nucléaire est la meilleure ou la pire des choses, suivant qu'on est doté d'une culture sûreté et de structures de contrôle, ou qu'on a l'habitude de tricher dans un contexte de corruption généralisée.
Réponse de le 24/10/2013 à 19:42 :
@alain38: vous ecrivez que "Les accidents Ukrainiens et Japonais n'ont pas eu de cause technique mais humaine". En même temps vous dites que le risque en France est quasi zero et vous l'expliquez en vous referant à la technologie employée en France. Autant que je sache en France aussi les être humains sont impliqués dans l'operation et construction des centrales nucléaires. On peut alors très bien conclure que le risque en France est le même - sauf si on a l'arrogance de croire qu'en France on est à l'abri des erreurs humaines ...
Réponse de le 28/10/2013 à 19:53 :
Tient on dirait que les pro-nucléaire sont un peu embarrassés par les 2 commentaires ci-dessus...qui ne dit rien consent ?
a écrit le 21/10/2013 à 10:56 :
Après Tchernobyl et Fukushima, c'est vraiment incroyable de lire encore de telles âneries. Il faudrait que la France remette rapidement les 2 pieds sur terre car ça plane sévère. Finir atomisé et ruiné je ne vois pas quel progrès ça amène. Au contraire le plan de relance allemand induit par la transition permet à la société, à la technologie et à l'économie de progresser. Quand un EPR à besoin d'un prix garanti à 109 euros (vs 90 euros pour les EnR) et un prix de marché à 50 euros, son intérêt économique et écologique est nul.
Réponse de le 23/10/2013 à 16:28 :
Encore des chiffres utilisés à mauvais escient, et avec parti pris.
D'après les experts de la Cour des Comptes, l'EPR de série (et pas la tête de série de Flamanville dont le coût de revient n'a aucun sens industriel) "sortira" un kWh à 70 ?/MWh, soit largement moins cher que la moins cher des éoliennes terrestres (votre chiffre de 90? est exact), mais surtout indépendant des caprices du vent. Car l'éolienne a besoin d'une centrale (au gaz le plus souvent) de soutien pour prendre le relais quand la météo est défavorable c'est à dire 80% du temps ; il faut donc rajouter cet investissement + le CO2 produit au bilan de l'éolienne pour comparer à l'EPR, ce qui double largement les 90 ? annoncés.
Pour l'EPR vendu par EDF aux anglais, les 109 ?/MWh ne sont pas un prix de revient, mais prix de vente au client, c'est normal que notre champion national fasse un peu de business. Et les anglais ne sont pas perdants : ils comparent ce prix de vente à celui de leurs éoliennes offshore qui émargent à 180 ?, et qui sont aussi soumises au bon vouloir de la météo pour produire, d'où centrale de soutien au gaz etc.
Voilà la réalité économique, toutes ces données étant aisément vérifiables sur le net
a écrit le 21/10/2013 à 9:20 :
merci pour cet article qui est au demeurant très exact , on prefere fermer des centrales nucléaires sous le coup de l'émotion et d'un risque conceptuel (au japon il y'a un tremblement de terre par jour et un risque de tsunami par semaine ) , fermer les centrales nucléaires contre le risque radio-actif c'est une chose , mais rappeler que l'ouverture de centrales aux charbon hyper polluantes et surtout a la lignite qui est une cochonnerie qui donne des pluies acides sur les forets , en prime les allemands préfèrent avoir des cancers du poumon a court terme qu'un risque nucléaire quand meme très limité ? , le cancer lié au charbon , lignite et pétrole est un scandale encore plus grand que l'atome , là le risque on le vit tous les jours en respirant tout simplement .. la démagogie frappe encore et encore , quand au réchauffement climatique , l'Allemagne va sortir des clous , l'énergie renouvelable qui coute de plus en plus cher aux entreprises comme aux particuliers ? , subventionnée a plus soif et aux futurs déchets des panneaux en fin de vie , car ils contiennent de l'Indium un métal rare faiblement radio-actif et neccessaire sinon les panneaux solaires et autres écrans LCD seraient encore une technologie inabordable .. enfin les allemands ont peur de voir le ciel leur tomber sur la tete ? en attendant ils jonglent avec les risques .. en se voulant donneurs de leçons écologiques ..vive le CO2 disent'ils ?.. apparament oui , les cancérologues auront de belles années en allemagne ..
Réponse de le 21/10/2013 à 10:03 :
La majorité des panneaux solaires utilisent encore comme matériau de base le silicium (le plus souvent polycristallin)
Réponse de le 21/10/2013 à 10:13 :
+1 ; d'ailleurs, en lisant leur factur d'électricité des Allemands commencent à en revenir (d'où peut-être le résultat des dernières élections là-bas). En France, c'est dans 10 ans, quand les prix de l'électricité auront triplé et qu'on aura ajouté un tas de tarifs sociaux (pour faire taire le "peuple") qu'on commencera à se demander si on a bien fait... trop tard, comme souvent.
Réponse de le 21/10/2013 à 13:28 :
-1 dans 10 ans notre prix d'electricite aura triple, oui, mais parce qu'on se sera rendu conpte du cout reel de demantelement de nos centrales ainsi que du cout de realisation du centre d'enfouissement de dechets de Bure. Ce jour-la je parie que vous vous ferez tres discret.

Puisque vous suivez l'actu, il ne vous a pas echappe que EDF vient de vendre 2 EPR au RU ? He bien EDF doit etre remunere 11 c? / kWh pour que le deal soit rentable. En France l'eolien terrestre ou le PV de grande taille l'est a 8 c?, et ceci sans risque d'accident ni dechets, CQFD.
Réponse de le 21/10/2013 à 14:28 :
-2, dès aujourd'hui dans la moitié sud de la France une installation solaire pv en autoconsommation produit une électricité moins couteuse que celle achetée à EDF aux Heures Pleines. Le nucléaire avec sa courbe d'apprentissage négative, a perdu la compétition économique. L'auteur du présent article est complice du grand enfumage des contribuables Français mais il ne nous fait que reculer pour mieux sauter.
Réponse de le 21/10/2013 à 20:30 :
a jardinier , les panneaux solaires sont comme un mille feuille tout comme votre écran de telephone portable ainsi que votre dernière TV LCD ou votre moniteur de PC , il contient du silicium mais aussi de l'Indium , cherchez bien , ce matériau est de terre Rares , qui détient les terres rares au monde ? la chine merci .. ce matériau est extrait des mines de Zinc sur 100 tonnes de zinc , l'indium représente 1 kilo , rare donc cher , très cher mais aux propriétés uniques , on va essayer un nouvel alliage dans les écrans plats en supprimant progressivement l'indium , mais les process de fabrications laissent beaucoup de déchets , cela me rappelle les écrans plasma , sur 5 construits a la sortie d'usine 2 étaient HS , ce secteur étant mon activité professionnelle je sais de quoi je parle .. sans l'indium pas de réaction électrique entre les 0 et 1 de changements d'état .. idem pour les panneaux solaires qui doivent capter l'énergie solaire .. une grande firme américaine très connue au Nasdac va essayer des prototypes a partir de Gallium ( un autre métal rare ) mais les résultats sont encore partiels .. pour sortir des déchets nucléaires ou meme des écrans LCD , panneaux solaires qui vont pulluler d'ici quelques décennies , une seule chose essentielle , la R&D et enfin n'oublions pas les travaux d'un savant russe qui avait etudié la décomposition atomique de tous les métaux et fait une table de ces derniers .. on trouvera une solution mais de là a exciter les peurs je franchirais pas ce rubycon .
Réponse de le 21/10/2013 à 21:10 :
Je crois que vous faites un amalgame de plusieurs technologies concurrentes de cellules photovoltaïques. Dans les cellules couches minces CIGS (Cuivre, Indium, Gallium, Sélénium), il y a effectivement de l'Indium et du gallium, ce sont des matériaux pas très abondants mais ce ne sont pas des ?terres rares?, appellation qui désignent des matériaux ayant des propriétés voisines comme par exemple le Néodyme ou l?Yttrium du fait de leur position dans le tableau de Mendeleïev, et qui ne sont pas forcément aussi rares que leur nom le laisserait supposer. Dans les cellules photovoltaïques silicium (mono ou poly cristallin), je ne crois pas qu?il y ait de l?indium sauf peut-être en quantité infime (dopage).
Réponse de le 21/10/2013 à 21:21 :
Et en plus on ne connait pas encore les impacts pour une exploitation de masse sur notre planète (faune, flore, climat...) Comme toujours on cherche à produire plus en ne s'occupant pas des conséquence pour notre avenir, ne serait il pas préférable de réduire notre consommation? Mais aussi de produire de multiple sources d?énergie; personnellement je ne crois pas au solaire qui va forcement avoir des conséquences sur la température en augmentant la différence entre le sol et le ciel. Quand a l'éolien hydrolien c'est pareil il vont forcément tous additionner modifier le champ magnétique et changer la faune qui s'en sert déréglant tous la chaine alimentaire...
Réponse de le 21/10/2013 à 21:25 :
a jardinier , les technologies évoluent très vite ces dernières années , en écrans plats aujourd'hui nous sommes au Led , bientôt a l'OLED , seul les process de fabrication demeurent délicats , enfin meme si il y'a quelques grammes d'indium dans un écran plat ou un panneau photovoltaïque ils sont bien là , enfin sur les terres dites rares , bien sur d'autres états possèdent les métaux que vous dites mais la chine en a fait un monopole avec une monnaie dévaluée , mais on se comprend bien , merci ..
Réponse de le 21/10/2013 à 21:33 :
A j'ai aussi zappé pour réduire notre consommation LES ETATS pourraient incité à avoir moins d'enfants. On est quand même en surpopulation par rapport à ce que notre planète peux supporter. En plus dans le contexte économique de crise si on étaient moins nombreux on auraient plus de travailleur que de chômeur et de retraité associés. Ce serait un bien fait à tous les niveaux sauf peux être sur la popularité du gouvernement qui lancerais ce projet.
Réponse de le 21/10/2013 à 22:01 :
j'ai déjà fait des posts a ce sujet , lisez dans la tribune les posts liés a l'énergie ou la démographie , c'est vrai nous sommes nombreux , trop , les pays qui ont une natalité plus faible peuvent partager de plus grosses parts que ceux qui doivent partager avec des petites parts car plus nombreux , de plus l'évolution technologique fera toujours qu'on aura besoin de moins en moins de salariés , dans une usine ford en 1909 une ford T demandait 200 ouvriers , contre moins de 30 salariés aujourd'hui dans une telle usine ( pas a monter une ford T , mais une auto moderne ) , l'industrie a donc souffert de la perte d'emplois mais aussi a augmenté ces capacités de productions X6 en 1 siècle , enfin les services ne pourront pas absorber tous les chômeurs ni l'administration , il faut donc être logique , de plus nous pesons lourd dans la balance , une naissance = un consommateur , des pays commencent a regarder de près la démographie meme si il y'a des mauvais moments a passer comme une durée de travail plus longues ( jusqu'à 70 ans ?) la suede , l'Allemagne , le japon .. notez que les loyers là bas sont moins cher que dans des pays a des demographies galopantes et au manque d'offres de logements neufs comme locatif .. Bien sur cela ne plaiera pas a certains .. vu que notre croissance démographique a ce rythme dans dix ans nous seront 75 millions au pire , au mieux 70 ? avec tout ce que cela aura comme impacts négatifs ..
a écrit le 21/10/2013 à 4:49 :
concernant les accidents, c est 1 tout les 25 ans avec un parc donne qui augmente chaque annee.d ici 20 ans on peut raisonnablement penser qu il y en aura 1 tout les 10ans
a écrit le 21/10/2013 à 2:51 :
Depuis quand les économistes se prennent pour des écologistes et/ou des humanistes ou encore simplement des gens rationnels.
Alors profil bas et on ferme son clapets car ce sont bien eux qui nous ont mis dans la mouise avec l'aide d'autres autistes (je vous laisse deviner) ....
Si l'état payait déjà 100% des fenêtres a double vitrage cela couterait moins cher que 3 nouvelles centrales atomiques
Réponse de le 21/10/2013 à 9:23 :
a propos des fenêtres double vitrage , rien contre , au contraire mais les prix sont multipliés par deux au client final , car l'entreprise sait que comme le contribuable va récupérer une somme par l'état , il peut gonfler ses prix aisément , alors que si les prix n'étaient pas avec cette niche fiscale , il s'en vendrait sans doute plus et avec un prix plus correct car tout le monde n'a pas forcement les moyens de mettre 1000 euro dans une fenêtre ..
a écrit le 21/10/2013 à 0:29 :
Article intéressant, argumenté et équilibré. Il n'est toutefois pas tout à fait reproductible à la France car le coût de la transition en Allemagne tient beaucoup au fait qu'une zone qui produit beaucoup d'énergie notamment éolienne offshore est au Nord et la consommation au Sud avec des lignes anciennes et que l'industrie a pesé lourd dans la répartition du prix défavorable aux particuliers. Nous avons une meilleure répartition des sites de production et consommation. Par contre nous avons beaucoup plus de nucléaire donc le risque est plus élevé et avons une forte activité de retraitement. Une sortie progressive mais toutefois rapide s'impose en France compte tenu de l'âge moyen du parc d'environ 30 ans. Un recyclage des déchets nucléaires par un système de réacteurs de 4e génération afin de réduire leur durée de vie à quelques 300 ans est envisagé comme étudié au Cnrs et Cea entre autres ce qui est sans doute un meilleur choix - même si ce n'est pas parfait - que des stockages ultra longue durée. Certaines régions ont donc certainement intérêt à favoriser une transition rapide comme Fessenheim, le Blayais etc. La décision n'est donc pas binaire au plan national mais selon les technologies et les régions. La coopération énergétique européenne est par ailleurs en pratique plus forte désormais et les renouvelables vont constituer une part majeure ce qui nécessite un réseau européen adapté et de raisonner en fonction des renouvelables à l'échelon de l'Europe.
Réponse de le 21/10/2013 à 9:58 :
"Nous avons une meilleure répartition des sites de production et consommation."
Il n'en est rien. La "doxa" éolienne soutient qu'avec 3 zones climatiques ( océanique, nord, méditerranée ) la production éolienne globale de la France devrait être assez constante. Mais si c'était vrai, il faudrait un triple réseau électrique pour distribuer la production, un pour chaque zone. Et de toutes façons les statistiques de RTE montrent que la production globale d'électricité varie énormément ( 1 à 4 en 24 h, 1 à 50 sur le mois).
a écrit le 20/10/2013 à 22:31 :
La sortie du nucléaire est impossible sans stabiliser, dans un premier temps, nos consommations énergétiques. Il est vain de se disputer sans tenter cette première étape..qui sera une révolution pour nos concitoyens. Cette analyse pose, ou tente de poser clairement les problèmes, et est donc très méritoire.
Réponse de le 20/10/2013 à 23:10 :
@ Bili, Dans ce cas cette analyse n'apporte rien par ce que ça fait plus de 30 ans que la chasse au gaspi existe. Si on est resté au même niveau global de consommations d'énergie c'est pas à cause de la technologie (qui fonctionne) mais uniquement à cause de notre égo défaillant qui nous maintient comme des zombies dans la civilisation du toujours plus. Une discipline scientifique qui pourrait avoir un grand succès: l'Ego-logie .
Réponse de le 21/10/2013 à 20:33 :
a Atom'cratie , n'oubliez pas les 10 millions de foyers qui sont avec des isolations thermiques inqualifiables , que certains refusent de faire les travaux sous prétexte de voir leurs biens être fiscalement rehaussés en terme d'impôts fonciers , ils préfèrent revendre un bien délabré en payant une faible taxe foncière que d'être en conformité et donc payer taxes et re-taxes .. si en plus des aides a l'isolation personne ou presque ne veut le faire , posez vous la question pourquoi ? .. après avoir discuté avec des entreprises du secteur , j'ai compris ..
a écrit le 20/10/2013 à 20:07 :
Au stade actuel de notre dépendance à la consommation d'électricité débridée (merci la généralisation du chauffage et du cumulus électrique) la sortie de l'hégémonie nucléaire civile ne pourra se faire au mieux que sur sur une génération (25 ans).Malheureusement quand on voit les livraisons de logements actuels où le tout électrique domine ,la sortie n'est pas pour demain ! Le premier scandale réside dans l'idée que le nucléaire nous donne une énergie abondante et pas chère alors que c'est une énergie fossile (minerai d'uranium) située en certaines régions instables (Sahel par exemple) aux réserves limitées.Je passe outre les déchets ultimes que l'on enterre et de la radioactivité disséminée un peu partout.A votre avis pourquoi le retraitement à la Hague ? Tout simplement car on y trouve les courants marins parmi les plus puissants du monde (Golfe Stream) permettant de diluer certains radio nucléides toxiques ...
Réponse de le 20/10/2013 à 21:25 :
Puis-je vous demander comment chauffez-vous votre maison et comment l'alimentez-vous en eau chaude?
Réponse de le 20/10/2013 à 22:50 :
Bioman a raison, le rejet continue de faibles doses à la Hague contamine toute le mer du Nord depuis 30 ans car les "faibles doses" sont cumulatives. Et puis on en expédie aussi un gros paquet dans la poubelle nucléaire Russe située Tomsk (à revoir d'urgence le film "le cauchmard des déchets nucléaires"), soit disant pour pouvoir réutiliser les déchets plus tard, LOL.
Réponse de le 20/10/2013 à 23:05 :
Revoila Jardinier et sa morale consumériste radioactive à 2 euros. Personnellement j'ai construit avec mes petites mains et sans gros budget ma maison passive à énergie positive et plutot que de rechercher mon bonheur en accumulant des vampires énergétiques, je cultive mon jardin. C'est finalement pas si compliqué, tous les jours je regarde avec bonheur pousser mes poireaux pendant que mon compteur électrique tourne à la vitesse d'une limace ! On a à presque toutes les solutions sous la main pour résoudre nos problèmes d'énergie, de nourriture, de logement. C'est uniquement par ce que le culte du consumérisme à outrance est roi que la plupart des occidentaux pensent qu'ils est impossible de se passer des énergies nuisibles. C'est dans la tête que ça déraille.
Réponse de le 20/10/2013 à 23:51 :
C'est très beau! continuez.
Réponse de le 21/10/2013 à 8:09 :
Réponse à "jardinier".Notre maison exposée plein sud (merci le solaire passif) est en classification énergétique "B" avec un combi solaire de marque Allemande (ECS + préchauffage chauffage central) et également panneaux solaires photovoltaïques dédiés en partie à l'autoconsommation ( électroménagers privilégie le midi). Les weekend et certains soirs d'hiver c'est un insert à double combustion qui se substitue au gaz..Le résultat en quelques années : une diminution presque par deux de notre consommation fossile et nucléaire.(1600Kw/an d'électricité pour exemple avec ENERCOOP)Alors "jardinier ,et vous ?
Réponse de le 21/10/2013 à 9:59 :
Vos solutions me paraissent intéressantes mais il est normal que vous consommiez beaucoup moins d'électricité puisque vous vous chauffez au bois (ou équivalent) et que vous utilisez un 'combi solaire'. Il serait instructif de chiffrer avec plus de détails l'énergie réelle que vous utilisez et de savoir dans quelle région vous habitez car pour l'énergie solaire en hiver et surtout bien sûr au nord de la France c'est un peu limite. Combien dépensez-vous alors pour alimenter votre insert? Quelle surface de panneaux photovoltaïques avez-vous? Quel équivalent en énergie vous fournit votre combi solaire? Quelle est la surface de la maison à chauffer ? Quel est au départ l'investissement que vous avez effectué ? Il faut essayer de comparer des choses comparables sinon ça ne veut rien dire.
Je vous signale aussi que le kW est une unité de puissance et que l?unité d?énergie associée est le kWh (kilowattheure : unité en général largement ignorée dans le domaine des énergies renouvelables pour lesquelles les promoteurs préfèrent annoncer des puissances installées afin de masquer le faible facteur de charge de l?éolien et du photovoltaïque).
Pour ma part, j?ai une maison en pisé (épaisseur des murs environ 60cm) avec une bonne isolation intérieure. Pour des raisons de coût à l?installation, j?ai opté il y a plus de 30 ans pour une dalle électrique et une cuisinière à bois (j?habite au voisinage du 45ème parallèle dans une région ou le bois est abondant). Par temps froid la cuisinière assure la plus grosse partie du chauffage et en intersaison c?est plutôt la dalle chauffante pour des raisons de confort et de souplesse d?utilisation.
Réponse de le 21/10/2013 à 10:08 :
La plupart des français habitent en ville en appartement. Toutes les constructions ne peuvent pas être plein sud. La reconstruction du parc ancien de logement aurait un cout financier et environnemental énorme. Si les panneaux solaires produisent du courant le 14 juillet A.M. (guère utile), ils sont inefficaces quand on en a besoin.
Il faut faire mieux dans la production électrique, et non rêver de construire un monde qui ne peut plaire qu'a des moines zen.
Réponse de le 21/10/2013 à 21:16 :
Vous avez malheureusement raison et c'est bien la faiblesse du photovoltaique mais aussi de l'éolien qui ne produise pas forcément du courant quand on en a besoin. Seule des méthodes de stockage de l'électricité efficaces et économiques pourraient contourner cet obstacle majeur.
Réponse de le 21/10/2013 à 21:26 :
"jardinier",nos consommations se résument de la façon suivante : 1600Kw par an pour l'électricité (ENERCOOP),10 000Kw de gaz par an (GDF et bientôt LAMPIRIS grâce à l'initiative de l' UFC QUE CHOISIR),3 ou 4 stères de bois par hiver. La maison a 23 ans.La chaudière est une basse température FRISQUET à semi accumulation,avec régulation à 19° (5h30/8h30 et 17h/21h) et à 16° la nuit et le reste du temps.L'isolation est classique (laine de verre/de roche dans les combles en 30cm et murs en composite).Seules les vitrages sont faiblement émissifs (4/16/4).La partie solaire PV est constituée de 20 modules .2980 Wc sont dédiés à la revente.(production 3000Kw/an) et les 1380 Wc le sont pour l'autoconsommation dite de base (froid majoritaire).Le dernier point est en phase d'expérimentation depuis 1 an dans le nord de la France (banlieue de Lille) inclinaison 30° plein sud.La consommation d'électricité a amorcé sa baisse ces derniers mois.Objectif :1400 Kw pour 4 personnes. L'investissement est certain mais d'une grande longétivité contrairement à nous ...
Réponse de le 22/10/2013 à 1:15 :
Notre maison bioclimatique à énergie positive est partagée en 2 pour 2 familles, chacune ayant 100 M2. Ma conso: chauffage poel à bois = 2 steres / an, achat électricité = 30 euros / mois, eau chaude solaire gratuite 90% du temps, gaz = 40 euros / an. En journée notre conso électrique est entièrement couverte par 2 panneaux pv de 250 W branchés en auto-consommation. Le toit solaire pv de 150 m2 fourni 10 fois nos besoins en énergie et toute sa production est revendue à EDF via un compteur spécifique. D'ici 3 ans nous rajouterons 1 kW de panneaux solaires pv couplé avec des batteries Lithium pour l'autoconsommation et on se déconnectera du compteur d'achat à EDF, on évitera du même coup l'arnaque du Linky...
Réponse de le 22/10/2013 à 8:55 :
"solarhome",votre initiative est très originale et avantgardiste. Suggestion,plutôt que d'investir dans des batteries lithium à vos frais,je vous engage à acheter une voiture électrique type "zoé" (15 000 euros) qui permettra le double usage : stocker et restituer le soir et vous déplacer en voiture électrique grâce au stockage réalisé par vos modules solaire sans avoir à assumer financièrement le renouvellement très cher !Certains Américains en Californie le pratiquent déjà !
Réponse de le 23/10/2013 à 2:20 :
Merci des compliments, je suis dans la maison depuis 3 ans et c'est vrai que désormais il me serait très difficile de retourner vivre dans une maison traditionnelle ( cerise sur le gâteau: on a aussi un jardin potager en Permaculture et quasiment plus besoin d'arrosage)...Oui bien sur j'ai pensé à la Zoé qui fonctionnerai en Véhicule-to-Home et je suis de très près tout ce qui peut se faire dans ce domaine. Actuellement les constructeurs de voitures électriques n'encouragent pas cette pratique car elle réduit le nombre de cycle garantis de recharge de la batterie pour la fonction transport (je sais que Teslas supprime la garantie si on utilise la batterie pour faire du V-2-H). Bon c'est un tout nouveau domaine du stockge "multi-applications" et certainement le contexte juridique/garantie va s'améliorer d'ici quelques années...Pour le moment j'ai quasiment plus besoin de voiture, je fais 80% mes déplacements avec mon vélo électrique (idem pour ma copine) je suis à 20 Km d'une grande ville. Dès cette année le micro-stockage lithium intégré aux onduleurs solaires ( 4 à 10 kWh) démarre en Allemagne et sera vendu l'année prochaine en France, je referai l'étude économique à ce moment. Belle vidéo des solution proposées par Bosch: http://www.voltwerk.com/fileadmin/user_upload/documents/Voltwerk_MIT_englisch_klein.mp4
Réponse de le 23/10/2013 à 10:30 :
@Solarhome
Votre choix est respectable, surtout s'il satisfait vos aspirations. Que vous l'exposiez avec fierté est aussi respectable. Mais le temps que vous passez à développer votre passion et surtout le budget que vous y consacrez, ne sont sûrement à la portée de tous.
Un bémol quand même : vous aspirez à l'autonomie en matière de production électrique, très bien ; mais pour l'instant vous vendez votre électricité photovoltaïque à un prix prohibitif (plusieurs fois le tarif réglementé !) à EDF, qui répercute vos subventions sur les factures de l'ensemble des consommateurs. Autrement dit, vous financez votre rêve aux frais de vos compatriotes, notamment ceux qui ne peuvent se payer un beau joujou technologique comme le vôtre. Convenez-en : même si tout ce que vous faites est légal, cela ne pourra pas durer bien longtemps...
a écrit le 20/10/2013 à 19:10 :
En France, le danger du nucléaire n'existe pas, il s'arrête aux frontières. D'ailleurs, Areva forme bien ses ingénieurs de telle sorte qu'ils ne soient pas inquiets eux-mêmes.
Réponse de le 20/10/2013 à 23:16 :
C'est clair c'est le même genre d'ingénieurs prétentieux diplômés de l'X, des Ponts ou des Mines qui ont "stoppé" le nuage de Tchernobyl à nos frontières qui ont aussi stoppé les Allemands avec leurs géniales fortifications Maginot...c'est vachement rassurant.
Réponse de le 21/10/2013 à 10:06 :
@Radio-actif : pour vous corriger, c'est un journaliste qui avait déclaré que le nuage de Tchernobyl s'arrêtait à notre frontière. Les vrais scientifiques ont toujours mesuré une décroissance plus on allait à l'ouest mais pas une annulation !
Réponse de le 21/10/2013 à 14:30 :
Faux c'est un diplomé universitaire Français niveau bac +10: le Pr Pellerin !
Réponse de le 23/10/2013 à 10:16 :
Vous avez tout faux. Ce sont bien des journalistes comme Mamère qui ont inventé cette fable du nuage qui s'arrête à la frontière. Et qui a été condamné à plusieurs reprises, jusqu'en cassation, pour diffamation. Un vrai scientifique tel que le Pr Pellerin décrit les faits de manière rigoureuse (bien que parfois un peu difficile à comprendre), mais un vrai journaliste devrait être tout aussi rigoureux tout en simplifiant les explications pour les rendre plus accessibles. Quand au contraire on les déforme sans vergogne comme Mamère au profit d'une idéologie, on n'est pas un vrai journaliste mais un vrai ...
a écrit le 20/10/2013 à 18:36 :
La différence: En Allemagne les déchets radioactifs seront dangereux jusque dans 50.000 ans. En France seulement 2 jours au pire. Et la radioactivité après un accident est grave en Allemagne et partout, mais pas du tout en France. Il faut juste comprendre ça.
La guerre au Mali, elle est déjà comprise dans les calculs?
Ah, vous ne savez pas pourquoi la France y est vraiment ?!
a écrit le 20/10/2013 à 18:09 :
Très drole cet article sur la sortie du nucléaire ! Peut importe que des intellectuels (financés par EDF) nous fassent rêver sur la sortie progressive ou accélérée du nucléaire, de toutes façon dans la vraie vie il n'y aura aucune sortie. C'est plié, l'Etat EDF et son complice l'Etat de droit, viennent d'imposer qu'on garde tout et on prolonge (sauf Fessenheim mais ça c'est juste une diversion pourles écolos)...jusqu'à la catastrophe ? Cette décision est une énorme insulte à notre démocratie, il n'y a eu aucun vote à l'assemblée, pas le moindre bout de rééfrendum, rien, nada ! On se croirait en plein Gossplan Stalinien. Au passage la soit disant Autorité de Sureté Nucléaire indépendante est rabaissé au rang d'administration béni-oui-oui tout juste bonne à mettre son coup de tampon, reflétant une fois de plus la mortifère déliquescence de notre démocratie.
a écrit le 20/10/2013 à 17:34 :
Plutot qu'un texte soporifique pour faire avaler la couleuvre nucléaire au braves grenouilles Françaises, ça aurait été bien plus instructif que M. Leveque nous fasse bénéficier de sa haute intelligence et décrive comment notre Technocratie devrait faire pour provisionner 400 milliards d'euros, montant médian estimé par l'IRSN pour le prochain accident nucléaire.
a écrit le 20/10/2013 à 17:29 :
M. Leveque, tout diplômé que vous êtes, vos analyses du risque nucléaire sont une insulte à la réalité des faits (1 catastrophe tous les 20 ans) et un supplice de plus infligé aux gens qui subiront pendant des siècles les conséquences des catastrophes nucléaire. Auriez vous utilisé le même raisonnement abscon pour évaluer le risque nucléaire au Japon avant mars 2011, je suppose que oui ? Et si le vent avait soufflé vers Tokyo engendrant 5 000 milliards de dégâts vous aurié inventé, a postériori, quelle théorie fumeuse pour justifier la criminelle industrie radioactive ? Personne n'a le courage dans notre foutue Atom'Cratie de reconnaitre qu'un accident nucléaire peut complétement anéantir physiquement et/ou économiquement un pays ou un continent et pourtant l'ASN reconnait que c'est possible. Les Allemands, s'ils ne sont pas parfaits, eux au moins on compris cela et ils en tirent les conséquences ! Le Culte aveugle du Nucléaire a France a tellement lobotomisé nos élites et notre Technocratie que pour nous ça ne peut finir que par un désastre, c'est juste la date qu'on n'arrivera pas à prévoir...
Réponse de le 20/10/2013 à 23:25 :
Les Allemands que nos gros decideurs nationaux aiment a depeindre comme pas tres serieux (!) ont tout simplement pese le pour et le contre de promouvoir les EnR au lieu du nuke et en tirent aujourd'hui les benefices : industrie florissante et exportatrice, part d'EnR importante et en progression, developpement des solutions de stockages propres, a exporter a nouveau. Nos voisins sont en train de gagner sur tous les tableaux, et nous faisons les coqs.
Réponse de le 20/10/2013 à 23:51 :
Ouais, le Coq est bien embarqué sur la voie express du tiers monde énergétique et économique. Même l?Angleterre, dès 2014, aura plus d'installations solaires que la France, trop la honte !
Réponse de le 21/10/2013 à 9:33 :
ah continuons dans le catastrophisme , bon vous voulez atom des accidents ? , je peux vous fournir une liste de pays nucléaires aussi ou le risque est très grand , armenie , russie , japon , chine , inde , pakistan , là vous aurez votre prochain tchernobyl , armenie et japon a cause d'éléments naturel , inde , pakistan et russie au nom d'un délabrement et faute d'entretien étatique minimal , chine ? par l'expansion incontrôlable qui les poussera a commettre l'erreur .. c'est pas parce que des pays font n'importe quoi comme léguer a des compagnies privées la gestion de centrales , d'un événement climatique exceptionnel non prévu ( fukushima ) a la conception de base .. que je sache personne en 1936 n'avait prévu que les allemands contourneraient la ligne maginot par la belgique et les ardennes .. le désastre a toujours existé et meme en dehors du nucléaire .. le Krakatoa dans le pacifique sud ce fut pas triste et ce fut qu'un volcan , mais il fit des victimes et dans toute la région .. aujourd'hui on a peur de tout qu'on reviendra presque dans les cavernes si cela perdure avec le puritanisme en prime ..
Réponse de le 21/10/2013 à 10:03 :
Et si un réacteur tchèque pète à la frontière des Allemands (ce que je n'espère pas), ils auront eu bonne mine de polluer toute l'Europe avec leurs émissions liées au charbon et au lignite ! Néanmoins un tsunami ou un tremblement de terre catastrophique en Allemagne ou en Tchéquie... soyons quand même sérieux 5 minutes !!!
Réponse de le 23/10/2013 à 2:38 :
@ balzac et a1039 c'est vous qui faites du fatalisme ! Les Allemands ont pleins de défauts mais ne venez pas leur reprocher de se comporter en autruches: le risque nucléaire est important donc ils en sortent et commencent par le faire chez eux. Quoi de plus cohérent et logique ? Ensuite cette démarche est bien entendue doublée d'une visée économique parfaitement rationnelle. Les PME Allemandes sont championnes toutes catégories des exportations, en particulier dans les ENR, et alors ? Tant mieux pour l'ensemble du monde . Ce sont des PME Allemandes qui ont fourni la quasi totalité des machines de fabrications de panneaux solaires aux Chinois et désormais la Chine envisage d'avoir 1 000 GW de solaire en 2030; encore une fois ou est le problème ? Moi je crois que le problème c'est pour les Elites Françaises n'ont rien compris et nos industries qui sont quasiment exclues du business des ENR. Le fatalisme il est du côté des élites Françaises qui refusent de voir la réalité en face.
a écrit le 20/10/2013 à 16:28 :
Quelques commentaires:
- à ce jour, plus d'un pour cent des réacteurs construits ont vécu un accident nucléaire grave. Donc les statistiques prises ici m'étonnent.
- la région de Fukushima est agricole, je doute que le même accident en banlieue de Munich coûterait 100Mds.
- il y a fort à parier que Fukushima coûtera bien plus que 100Mds. A noter qu'absolument rien n'est sous contrôle et que l'aide internationale n'a été que très récemment demandée par le Japon
- le démentellement des centrales est provisionné et ces dépenses massives auront un impact sur l'économie allemande
- l'investissement dans les énergies renouvelables est avant tout un investissement CAPEX, pas un OPEX, comme pour les centrales d'ailleurs
- nous ne connaîtrons le vrai prix du MWh qu'une fois une seule centrale dementelee : la seule centrale française dans cette situation a vu son coût explosé. Les Suisses viennent d'augmenter le montant à provisionner par centrale d'ailleurs. Je nous souhaite bien du courage...

A noter qu'il y a quelques années j'étais un pro-nucléaire fervent, mais la réalité du terrain m'a gentiment réveillé.
a écrit le 20/10/2013 à 16:08 :
Le calcul "gain par reduction de risque d'accident = probabilité d'un accident * coût d'un accident/an" est fort simpliste et ne peut pas être utilisé pour evaluer le benefice d'une sortie du nucleaire. Soit un accident n'arrive pas alors la sortie du nucléaire pour seule raison de ce risque est inutile. Soit il y a un risque d'un accident et alors on risque de payer très très cher pendant des generations. D'ailleurs, le risque d'un accident n'est pas constant parce que le parc nucléaire a la mauvaise habitude de veillir. Et alors toutes les centrales nucéaire doivent être demantelées un jour ou un autre - si on sort du nucléaire ou pas. Et cela va coûter de toute manière ...
Réponse de le 20/10/2013 à 16:36 :
Peut-être une raison pour laquelle EDF aimerait que les 40ans soient dépassés (réacteurs amortis financièrement, démantèlement = onéreux (à étaler sur 30 ans, ça se verra moins sur les factures, l'argent prévu pour aurait été dépensé), et si faut en construire d'autres, c'est dispendieux), mais les calculs prévoyaient une tenue de 40ans (métal soumis à de fortes pressions sous forte irradiation gamma, 'alpha' (portée qq cm), bêta, neutrons). S'il faut "tout remplacer", le coût sera exorbitant. L'ASN n'est pas sure que l'on puisse les dépasser, faut voir ça de plus près, c'est plus compliqué que les visites décennales.
"risque d'accident" jamais nul, pour ça que le maximum est fait. Même une centrale à gaz peut avoir un problème, minime ou non, selon. Généralement, plus c'est dangereux, plus c'est "surveillé" et contrôlé.
Réponse de le 20/10/2013 à 21:06 :
Oui, je pense que c'est clairement la raison de l'allongement: tout est fait pour prolonger suffisamment la durée des centrales actuelles pour éviter de découvrir trop tôt le coût réel de démantèlement des installations nucléaires: il ne faut pas que ce coût soit découvert avant qu'une vague de nouveaux centrales soient créées.

Idem pour les déchets, il y a à mon avis un espoir caché du lobby nucléaire que des réacteurs de type Superphénix (mais de nouvelle génération) soit créés pour absorber les déchets qui sont dans les piscines et ce avant que ne se pose le démantèlement des centrales actuelles, qui poserait le problème du combustible situé dans les piscines et pour lesquels nous n'avons aucune solution réaliste (je crois savoir que l'Elysée a refusé d'utiliser ses caves pour stocker ce matériel "totalement sûr").
Réponse de le 20/10/2013 à 23:45 :
@40 Absolument vrai et révélateur ! Y'a as un seul Apparatchik du Corps des Mines qui est pret a ranger un inoffensif petit godet de plutonium dans son jardin, ça prouve à quel point le risque "infinitésimal" du danger nucléaire est assumé.
Réponse de le 21/10/2013 à 14:39 :
Le seul accident nucléaire civil mortel sur un réacteur electro-nucléaire est celui de Tchernobyl.

Three Miles Island : 0 morts par radioactivité
biens privés détruits par radioactivité : 0

Fukushima : 0 morts par radioactivité
biens privés détruits par radioactivité : 0

C'est vrai également pour les déchets radioactifs : pas de morts, pas de blessés, pas de zones contaminées depuis qu'on les gère.
Le "cauchemar des déchets", c'est juste un cauchemar, précisément.

La probabilité de 10E-6 par an et par réacteur est citée hors contexte comme ordre de grandeur et concerne probablement l'accident le plus grave, à savoir l'accident de criticité avec explosion de vapeur/graphite.
Et là, on a que Tchernobyl, qui a fait 60 morts et non 200 000.

Jusqu'à preuve du contraire.



Réponse de le 21/10/2013 à 19:29 :
Le calcul de l'espérance en probabilité comme évaluation du coût du risque s'applique sur une population importante sur laquelle surviennent des évènements redoutés. Là l'espérance en terme de coût moyen à un sens. Dans le cadre du nucléaire cet estimateur est dépourvu de sens car la population des accidents est trop faible pour être gérée en moyenne. D'ailleurs, la notion même de coût est dépourvue de sens en la matière, combien coûte une vie, une malformation congénitale, des zones interdites pour des dizaines d'années? Le raisonnement développé est typique de l'économie théorique (d'ailleurs la notion de modèle est évoquée, comme si le modèle était l'étalon suprême) où à partir d'hypothèses très discutables mais s'appuyant sur une pseudo démonstration mathématique on aboutit à de savantes conclusions totalement déconnectées de la réalité. Je n'ose croire que les Mines aient baissé à ce point ;-(
Réponse de le 25/10/2013 à 2:28 :
La probabilité de 10E-6 d'accident par année et par réacteur n'est pas issue d'une "mesure" comme beaucoup de commentateurs semblent le croire, mais est un choix de niveau de sécurité pour dimensionner et concevoir les équipements. La probabilité d'une défaillance ou d'un ensemble de défaillances conduisant à une émission radioactive dans le milieu extérieur est calculée à partir des taux de défaillance de chaque équipement individuel, lesquels sont assez bien connus et documentés. En fonction des choix de conception (redondances multiples, possibilité ou évitement des défauts de mode commun etc)..., il est possible d'évaluer cette probabilité et de vérifier si elle est inférieure au 10E-6 requis. Si elle ne l'est pas, les équipements et la conception sont revus de sorte que le critère de 10E-6 soit respecté. Cette discipline -présentée de manière très simplifiée ici- s'appelle la sûreté de fonctionnement, elle n'est évidemment pas parfaite, mais fonctionne toutefois assez bien, dans l'aéronautique par exemple... Si la probabilité d'accident de 10E-6 était aussi bien appliquée sur l'industrie chimique, cela serait extraordinaire ; simplement, tout le monde se focalise sur le nucléaire, et oublie Sévéso ou Bhopal... Vouloir comparer ces 10E-6 à la "réalité" en présentant les occurrences de Tchernobyl et Fukushima n'est a priori pas pertinent (autrement dit, c'est imbécile) sauf si les critères de dimensionnement étaient identiques, ce qui semble loin d'être le cas pour Fukushima par ex vu la proba de tsunami dépassant les hauteurs de digue, et pour Tchernobyl, cela se passe de commentaires compte tenu de la conception de ce vieil RBMK instable sans confinement etc.
Pour finir, il est passablement affligeant de voir déverser autant de fiel sur l'auteur qui a le mérite de prendre sa plume pour offrir un calcul accessible -et dérangeant- à tous afin de faire réfléchir sur les conséquences économiques des décisions politiques. M.Lévêque expose un calcul, libre à chacun de le réfuter, mais les invectives partisanes ne font pas avancer le débat et disparaître le CO2 et les particules fines émises par les centrales à charbons qui fleurissent en Allemagne pour balancer la production éolienne, ni les dommages environnementaux qui commencent à apparaître avec la massification du photovoltaïque...
Réponse de le 27/10/2013 à 10:53 :
Merci DSJ pour cette démonstration efficace et la défense d'un journalisme didactique respectueux des phénomènes physiques élémentaires.
Réponse de le 29/07/2014 à 23:36 :
@uranium 239
sans me sentir à tout prix anti-nucléaire, j'ai quand même l'impression que certains "phénomènes physiques élémentaires" sont traités un peu par-dessus la jambe dans cet article et dans certains commentaires. j'aimerais savoir ce que les centaines de milliers de déplacés japonais pensent de l'appréhension purement psychologique des accidents nucléaires dont parle assez dédaigneusement l'auteur. même remarque pour Murps qui dit : "bien privé détruit par radioactivité à Fukushima : 0" Ok pour un débat "didactique", mais pas pour de la désinformation insidieuse (la statistique du risque) ou des arguments purement comptables, hautains et inhumains.
Réponse de le 29/12/2014 à 23:49 :
J'ai pris connaissance de tous les débats de cette tribune. Je donnerai mon avis dans quelques jours. Je respecte la perception du danger que formulent certaines des personnes qui se sont exprimées. Sans vouloir être pédant, je dirais qu'ayant participé pendant 40 ans à des travaux de recherche en physique théorique, en mathématiques appliquées et en informatique au CEA de Saclay, je partage plutôt le point de vue de SDJ. Je raisonne comme François LEVEQUE dont j'ai fort apprécié le dernier ouvrage : Nucléaire ON/OFF. Les pro et surtout les anti nucléaires y trouveront beaucoup de réponses aux affirmations que certains "balancent" sans beaucoup de réflexion. Dans tous les domaines : les coûts, le calcul des risques, les probabilités perçues par les citoyens ou les spécialistes, les commentaires sur les accidents majeurs, les organismes de régulation, la gouvernance internationale contre la prolifération des armes nucléaires, ... etc, je recommande à tous d'examiner les arguments de l'auteur, qui me semblent très honnètement exprimés. J'ai travaillé plusieurs années sur la disponibilité du système d'arme SSBS (groupement de fusées équipées d'une ogive nucléaire, installées sur le plateau d'Albion dans le Ventoux). Je comprends très bien les arguments qui sont donnés pour calculer les risques de fusion du coeur nucléaire. J'ai effectué les mêmes calculs avec les mêmes modèles mathématiques. Je peux témoigner qu'ils donnent d'excellents résultats. J'ai participé de 2002 à 2006 aux simulations pour démontrer la faisabilité du site d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure. Je continue à suivre tous les développement que poursuivent mes collègues. je conseille le CLIS de Bure pour les aider à comprendre les rapports de l'ANDRA, de l'IRSN et de l'ASN. Je ne suis pour la poursuite des recherches que si elles sont effectuées avec le maximum de précautions et en tenant compte des retours d'expériences et d'accidents. J'aurais certainement l'occasion de m'exprimer dans cette tribune un peu plus tard. Je dois aussi avouer que je suis assez déçu par certains arguments d'anciens collègues, tels B. Laponche et B. Dessus ou d'autres qui utilisent des pseudonymes pour s'exprimer dans cette tribune. Ca n'est pas la peine d'avoir fait polytechnique ou sup télécom pour être aussi nul en calcul des probabilités. Je veux bien admettre qu'on soit opposé au nucléaire, mais alors si on donne des arguments mathématiques, autant s'assurer d'effectuer des raisonnement qui tiennent la route. D'autres les reprennent "argent comptant" sans bien entendu, rien y comprendre et sans esprit critique. L'argument des antinucléaires que je partage est la trop forte dépendance de notre pays à la part du nucléaire dans notre mix énergétique, ainsi que les risques d'attaques par des groupes intégristes.

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