Lettre d'un startupper à François Hollande

 |   |  2733  mots
(Crédits : DR)
Contrairement à une idée répandue, la France est un excellent creuset de start-ups. La législation offre de nombreux avantages. Mais le pays souffre d'une image déplorable aux Etats-Unis. par Jérôme Lecat, Président de Scality

Monsieur le Président de la République,

Vous venez nous rendre visite à San Francisco, et j'en suis très heureux.

Votre venue est l'occasion pour beaucoup de s'exprimer. J'entends dire ici qu'il est difficile d'entreprendre en France, et là que notre pays n'a aucune chance dans les transformations en cours. Je ne souscris pas à ces opinions, et je souhaite m'élever contre ces idées. Il y a de grandes opportunités pour la France, mais encore faut-il choisir les bonnes batailles.

Scality, la société que je dirige, est la troisième start-up que je crée en France, et certainement pas la dernière. En quelques années, grâce à des financements français, nous sommes devenus un leader mondial dans le logiciel d'infrastructure de stockage de données, avec 500% de croissance en 2013. Au cours des douze derniers mois, nous avons créé 40 emplois, dont deux tiers en France. Nous serons 100 d'ici la fin de l'année. Paradoxalement, c'est notre implantation dans la Silicon Valley qui nous permet un tel développement. La Silicon Valley est un écosystème qui offre un effet de levier incroyable pour les entrepreneurs venus de tous horizons. Aidons les Français à en tirer le potentiel maximum, ce qui ne manquera pas de se traduire en créations d'emploi dans notre pays.

 La Silicon Valley, le succès attire le succès

Depuis qu'Hewlett-Packard s'est installé à Palo Alto en 1939, la Silicon Valley a développé un savoir-faire et un écosystème uniques au monde pour l'innovation technologique. La création, le développement et la croissance de start-ups y est devenue une activité presque aussi réglée qu'un métronome. Ces start-ups deviennent rapidement de grandes entreprises, ainsi la Silicon Valley compte 20 des 500 plus grandes entreprises américaines. Une étude de l'Université de Stanford établit que les 18 000 entreprises créées par ses anciens étudiants ont permis la création de 5.4 millions d'emplois. Le PIB de la San Francisco Bay Area est de 535 milliards de dollars, 20% du PIB français, pour une région où il n'y avait presque rien il y a un siècle. La Silicon Valley crée des emplois, et ce sont de bons emplois. Une étude de l'Université de Berkeley montre que pour chaque emploi créé dans le High Tech, il y a 4,3 créations d'emplois induits, et le salaire moyen dans l'ensemble de la Bay Area est de 48 000 euros annuels, 40% de plus qu'en France !

 Des entreprises qui ont fait gagner des millions de dollars à leurs ingénieurs

L'unicité de la Silicon Valley est d'avoir généré tout un écosystème, travaillant en réseau : les universités, les entrepreneurs, les ingénieurs, les financiers, les avocats, les agences de marketing, tous collaborent au succès. L'ampleur du phénomène est difficile à imaginer. Ici tout le monde, ou presque, réfléchit constamment à comment changer la société, chacun parle de sa start-up ou de celle qu'il va monter un jour, nous côtoyons au quotidien les sociétés qui pourraient nous racheter, et les entreprises qui ont fait gagner des millions de dollars à leurs ingénieurs. Les introductions en bourse de Google, Facebook et de Twitter ont fait chacune plus de 1000 millionnaires, et généré à elles seules plus de 10 milliards de dollars en retombées fiscales pour l'Etat. C'est la force des stock-options: le succès et la richesse créés sont très largement partagés.

Une prise de risque permanente

Il y a un autre moteur de succès de la Silicon Valley, c'est la prise de risque. A chaque transition technologique, tout est remis en question, et la Silicon Valley en sort à chaque fois plus forte. Ici, il y a une culture de la prise de risque, de l'employé aux sociétés de capital-risque, en passant par les sociétés d'avocats ou les chasseurs de tête qui bien souvent sont rémunérés en stock-options. Les entreprises sont financées à la mesure de leurs ambitions, et si leurs idées sont bonnes elles ont des chances réelles de devenir leader mondial.

Pour Scality, s'inscrire dans un écosystème

Nous avons créé Scality en France, et si nous avons pris la décision de déménager l'ensemble du management dans la Silicon Valley, ce n'est pas pour quitter la France, ni même pour avoir des clients aux Etats-Unis, mais pour nous inscrire dans cet écosystème et profiter des idées qui ici sont dans l'air du temps. Nous ne nous retrouvons absolument pas dans les caricatures de cerveaux en fuite ou d'exilés fiscaux. Nous suivons les pas de nos aînés, Bernard Liautaud et Denis Payre qui, financés par Partech, ont fait le pari de la Silicon Valley, et réussi la première introduction en bourse d'une société française sur le NASDAQ. La Silicon Valley agit comme un véritable accélérateur, on y vient de loin, à l'instar des entrepreneurs indiens, israëliens… ou français.

 La France, écosystème pour les start-ups

Au cours des 30 dernières années, la France s'est dotée de multiples dispositifs pour favoriser l'entrepreneuriat, en particulier dans le secteur High-Tech. La défiscalisation des investissements dans les PME innovantes, et en particulier les fonds FCPI et FIP ISF permettent aux start-ups françaises de trouver des financements. Année après année, la Caisse des Dépôts, et maintenant la BPI, ont été des piliers de l'investissement dans l'innovation. La France est le second pays d'Europe en matière d'investissement dans le capital risque, derrière l'Angleterre, et juste devant l'Allemagne.

Au-delà du financement, la France compte parmi les meilleurs ingénieurs High Tech grâce aux Grandes Ecoles, mais aussi grâce à des écoles spécialisées comme l'EPITA ou bien la future 42. Ils sont extrêmement bien formés scientifiquement, portent l'une des meilleures pensées analytiques au monde, et un désir presque inné pour l'innovation. La France excelle dans des domaines industriels aussi divers que l'aéronautique, le nucléaire, le médical, la banque, l'ingénierie civile et le logiciel.

Grâce au Crédit d'Impôt Recherche (CIR), les ingénieurs de R&D en France coûtent moitié moins que dans la Silicon Valley. Certes, la Silicon Valley est sans aucun doute le pôle mondial de l'innovation technologique, mais Google, Facebook et quelques autres s'arrachent les ingénieurs à prix d'or…. et dans bien des domaines, les ingénieurs français sont les meilleurs, comme en témoigne la forte communauté française ici. Je salue l'opération La French Tech lancée par Fleur Pellerin il y a quelques semaines. Dans la morosité ambiante, il est vivifiant d'entendre quelqu'un souligner les dynamiques qui fonctionnent.

 

Les freins au développement

Il y a deux façons de développer une entreprise, pas à pas, comme l'ont fait mon père et mon grand-père avant lui, en étant profitable dès le premier jour… ou bien comme l'ont fait Cisco, Apple, Google ou Facebook, et du côté français, Business Objects, Neolane ou Criteo, en dépensant beaucoup d'argent en avance de phase pour s'assurer un leadership mondial, et devenir profitable une fois ce leadership établi. Les deux approches se défendent, la seconde est plus risquée, mais quand elle fonctionne elle promet un retour sur investissement plus important. Elle est quasi-incontournable dans les domaines High Tech, aux cycles courts. En effet, une start-up technologique dispose en moyenne de 5 à 7 ans pour s'établir en tant que leader, passé ce délai il est probable qu'elle soit dépassée.

Une étude de Tech Crunch, l'un des magazines web de référence de la Silicon Valley, est particulièrement édifiante sur le sujet, démontrant que la valeur de sortie des start-ups est directement corrélée à l'investissement total reçu.

Malheureusement, en France, la prise de risque est contre-intuitive....

Nous avons tendance à sous-financer nos start-ups. C'est un cercle vicieux : les start-ups sous-financées sont rattrapées par leur concurrence, et sont vendues « à la casse ». En revanche, les start-ups qui arrivent à établir un leadership mondial, non seulement un leadership technologique, mais un leadership de marché, peuvent être introduites en bourse ou à défaut revendues avec une prime importante, créant de la richesse, qui peut être réinvestie dans de nouvelles entreprises. C'est le cercle vertueux de la Silicon Valley. Cela ne veut pas dire, bien sûr, que les start-ups doivent dépenser à tort et à travers, comme ce fût trop le cas fin des années 90, mais l'une des forces des start-ups françaises est justement d'être capables de réaliser des produits techniques avec beaucoup moins de capital que les sociétés américaines. Mais passé le stade de la validation produit et marché, il est important de lancer une commercialisation rapide, ce qui est coûteux. Il est absolument nécessaire d'investir en avance de phase pour avoir une chance de devenir leader mondial.

Des limites à l'investissement proches du non-sens

Au-delà des mentalités, le principe dit « de minimis », qui limite l'investissement cumulé des FCPI à deux millions d'euros par an, est un non-sens, d'autant plus qu'une société qui reste indépendante grâce à une sortie en bourse est beaucoup plus susceptible de garder des centres de décision, et donc d'emploi, en France.

Des soutiens trop complexes

Paradoxalement, un autre frein au développement sont les nombreuses aides qui sont trop complexes à mettre en œuvre. J'ai rencontré des start-ups qui se sont transformées en chasseuses de primes, vivant d'une succession d'aides allant d'Oséo à l'ANRT en passant par les primes à l'export et les aides européennes.

Ces start-ups passaient leur temps à préparer des dossiers, voir même à adapter leurs programmes de recherche en fonction des aides disponibles, plutôt que d'aller à la recherche de leur marché. On ne crée pas d'emploi pérenne avec des aides ponctuelles, aussi généreuses soient-elles, et il vaudrait bien mieux renforcer le CIR, inciter les fonds à investir plus massivement, et re-focaliser les entreprises à développer leur technologie et à trouver leur marché. Il n'y a pas d'aide dans la Silicon Valley, et cela n'empêche pas la création de valeur, bien au contraire. La seule porte de sortie pour les entrepreneurs est justement de créer de la valeur pour leurs clients.

Une inadéquation du droit du travail

Le troisième frein au développement des start-ups en France est probablement le plus difficile à traiter, c'est l'inadéquation du droit du travail français avec les rythmes et les contraintes économiques des start-ups. Je ne parle pas ici des charges sociales, il faut regarder le coût du travail dans son ensemble, et comme je le disais plus tôt, un ingénieur en France coûte moitié moins que dans la Silicon Valley.

L'un des moteurs de la Silicon Valley est la prise de risque, et pour réussir, il faut être prêt à se tromper. La plupart des start-ups, même les plus grandes réussites, traversent généralement des moments difficiles. J'ai, par deux fois dans ma carrière, dû prendre la décision de licencier 40% du personnel du jour au lendemain pour sauver une entreprise, ce qui m'a permis de maintenir 60% des emplois, et de repartir d'un bon pied, pour réembaucher quelques mois plus tard. Aux Etats-Unis c'est possible. En France, le coût d'un plan social est tel que la seule possibilité est de déposer le bilan. Sans aller jusqu'à des situations aussi dramatiques, il faut deux fois plus de personnes en France qu'aux Etats-Unis pour assurer un service client 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, ce qui est la norme dans l'économie numérique.

 Construire un pont entre la Silicon Valley et la France, une opportunité à ne pas manquer

Il y a une double opportunité pour la France, qui à mon avis mériterait plus d'attention. D'une part, à l'instar de Business Objects, de Criteo, ou de Scality, d'encourager les start-ups françaises à s'installer dans la Silicon Valley tout en conservant leur Recherche et Développement en France. D'autre part, d'inviter les entreprises de la Silicon Valley à établir leur Recherche et Développement en France. D'autres pays, comme l'Inde notamment, Israël et l'Irlande ont déjà compris l'intérêt d'un tel double-lien avec la Silicon Valley.

La France, un excellent creuset de start-ups

La France est un excellent creuset de start-ups. Les financements sont relativement aisés à trouver, et contrairement aux idées reçues, le coût du travail y est relativement bas pour les métiers à forte valeur ajoutée comme les nôtres. La France représente un marché suffisamment important pour y valider des concepts de produits ou de marché.

Cependant, passé le stade de la validation, nous devrions systématiquement recommander à nos PME en herbe d'aller s'installer au cœur de l'écosystème le plus propice à leur développement. Dans le secteur High-Tech, c'est la Silicon Valley. La croissance de Scality, et donc le nombre d'emplois que nous créons en France, s'est considérablement accéléré depuis que Menlo Venture est rentré au capital. Ce n'est pas seulement pour l'argent investi, nos actionnaires français étaient prêts à nous accompagner dans le développement, c'est une question d'état d'esprit, et c'est aussi parce que du moment que nous avons eu un actionnaire de référence américain, nous avons été accueillis dans l'écosystème.

A titre d'exemple, il est presque impossible de recruter les meilleurs sans une telle référence locale, au contraire, avec la signature de Menlo Ventures, des ingénieurs de Facebook, de Google, d'Amazon ou d'Apple sont spontanément venus frapper à notre porte. Au-delà de cet exemple concret, par leurs contacts, Menlo Ventures nous ouvre quotidiennement les portes des plus grandes entreprises américaines, que ce soit dans la Silicon Valley ou dans la finance.

Les Américains prennent conscience de productivité de la R&D en France

Au-delà de notre propre croissance, les entreprises comme Scality font figure d'exemple. Menlo Ventures, fondé en 1976 et l'un des Top 25 du capital risque américain, n'avait jamais investi en France avant Scality. Ils prennent soudain conscience de la productivité de la Recherche et Développement en France, et regardent maintenant d'autres investissements dans le pays. La France dispose de talents d'ingénierie indéniables, avec le CIR, nous avons une réelle opportunité pour faire de la France un bassin d'emploi d'ingénieurs de haut niveau pour l'économie digitale du 3ème millénaire.

Une grosse ombre au tableau: une image déplorable s'agissant du droit social français

Il n'y a qu'une ombre à ce tableau idyllique, et c'est là ma principale requête. La France est entachée ici d'une image déplorable en matière de droit social, à tel point que nombre d'investisseurs américains s'opposent à tout établissement d'équipe en France. Pour notre dernière levée de fonds, j'ai frappé à la porte de plus de 80 investisseurs en capital-risque de la Silicon Valley. Près de 20 d'entre eux, intéressés par le projet de prime abord, m'ont fermé la porte lorsque j'ai annoncé que la R&D est en France.

Ce n'est pas le modèle de la R&D à l'étranger qu'ils récusent, les start-ups israéliennes et indiennes sont plébiscitées pour ce modèle, c'est spécifiquement la constitution d'équipes en France. Seul Menlo Ventures a pris le temps d'écouter les raisons de notre choix, et a décidé d'investir dans la société. Certes le droit du travail français est inadapté aux start-ups, mais la perception est pire encore que la réalité.

Il me semble donc essentiel, pour que la France puisse bénéficier de cet accélérateur qu'est la Silicon Valley, de communiquer très largement auprès des fonds d'investissement américains pour casser les images d'Epinal, et montrer ce que la France à offrir. Des entrepreneurs français installés ici, ainsi que quelques fonds d'investissement comme Partech, Idinvest ou Iris, font déjà un travail de fourmi au quotidien. Renforçons-les dans leur action, en apportant une couverture institutionnelle. Ce pourrait être un des axes d'action de La French Tech.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/02/2014 à 23:39 :
Les commentaires de certains sont pathétiques , sûr qu'avec des génies pareils , on va pas créer grand chose dans le pays ...L'arrogance et l'autosuffisance sont des caractéristiques bien françaises qui n'aident malheureusement pas à créer des leaders mondiaux .
a écrit le 17/02/2014 à 12:01 :
Il n' a pas osé employer les mots "syndicats" mais c'est bien la plaie de la France!
a écrit le 16/02/2014 à 18:47 :
"L'ironie du sort… Guillaume Thomas, le chef d'entreprise à l'origine du mouvement des Tondus, un mouvement apolitique réclamant la suppression de la part patronale, vient de recevoir un avis de redressement de la part de l'Urssaf, qui lui réclame 85 000 euros pour avoir travaillé gratuitement dans sa propre entreprise, afin de ne pas avoir à licencier ses employés. La pression fiscale est telle en France que certains entrepreneurs, pour ne pas avoir à mettre la clé sous la porte, décident souvent de ne pas se payer, afin de pouvoir continuer à rémunérer leurs salariés. Un acte, qui, bien qu'il soit évidemment tout à leur honneur, peut leur coûter très cher… [.Ce qui ] démontre sans doute la nécessité de la remise à plat de la fiscalité française, en particulier celle liée aux entreprises " (Source : Jean-Baptiste Leroux, pour economiematin.fr, jeud 13 février 2004) => Bon d'accord, Thomas aurait sans doute dû se positionner comme gérant non salarié et se rémunérer sur le compte de l'exploitant (sur bénéfices), ce qu'apparemment, il n'a pas fait, mais de toutes façon ce cas illustre clairement combien il est difficile d'entreprendre et de se développer dans un système bureaucratique !
Réponse de le 16/02/2014 à 19:14 :
Dans la source : (Source : Jean-Baptiste Leroux, pour economiematin.fr, jeud 13 février 2004) => Merci de lire 2014 et non 2004...
Réponse de le 16/02/2014 à 19:14 :
Dans la source : (Source : Jean-Baptiste Leroux, pour economiematin.fr, jeud 13 février 2004) => Merci de lire 2014 et non 2004...
a écrit le 16/02/2014 à 18:10 :
Precher pour les accidental billionaires c'est bien beau, mais 80% de la main d'oeuvre d'un pays sont employes par les PME et TPE. Les artisans sont aussi importants que les high tech nords. Il faut faire tomber le communsime Francais et au plus vite pour rendre a TOUS LES FRANCAIS PAS QUE LES HIGH TECH GUYS le GOUT D'entreprendre et gagner sa dignite.
a écrit le 16/02/2014 à 13:04 :
La réalité c'est qu'on est payé des clopinettes en France, en Informatique, parce qu'on a un patronat qui a une courte vue, très très courte. Tout en faisant genre qu'ils sont humanistes visionnaires.. Donc, les cerveaux partent (surtout les précoces, ceux qui détectent vite l'hypocrisie). L'anglo-saxon de base il aime les deals gagnant-gagnant. Pas l'élite de France qui, elle, privilégie la loi du plus fourbe et les castes à privilèges.
Réponse de le 16/02/2014 à 14:31 :
@bill : "L'anglo-saxon de base il aime les deals gagnant-gagnant" => L'anglo-saxon ou l'anglo-américain ? Parce que dans notre cas, il s'agit plutôt des "ricains"... le deal gagnant-gagnant est un mythe avec lequel il faut prendre un peu de recul (c'est comme pour la théorie du don...) Chez les américains, le deal gagnant-gagnant repose surtout sur "gagnant poour moi et gagnant pour la communauté" C'est un des premiers précepts des Pères Pèlerins et qui est au fondement de la nation américaine ; ceci explique par exemple, pourquoi les universités américaines portent le nom d'illustres voyous...
Réponse de le 17/02/2014 à 23:45 :
Allez sur yahoo pour déblatérer ce genre d'inepties ...
a écrit le 15/02/2014 à 16:05 :
Je crois que le commentaire dénommé what ? est une caricature du mal français .
Plutôt que de foncer , on théorise sur des choses sans intérêts et pendant ce temps la les amércains font du businness... Est ce que vous croyez vraiment que le patron d'une startup s'interesse au diplôme plus ou moins ronflant de tel ou tel salarié (c'est pas la fonction publique ) ...? La france est MALADE de ces CONFLITS INTERNES et des réseaux mafieux d'écoles qui polluent le débat (voir le développement du plateau de saclay et le conflit à peine caché entre l'X et Centrale/supelec)
Réponse de le 15/02/2014 à 19:01 :
La France n'est pas malade, en tous cas pas plus que ses compétiteurs ! Dire qu'aux USA, tout va bien, c'est oublier son endettement colossal que le monde entier va devoir supporter un jour ou l'autre. D'autre part, les rivalités entre écoles existent depuis toujours et partout dans le monde ! Il n'y a rien d'étonnant à ce que dans un secteur "volatile" comme les technos de l'info et connexes (pour faire court), ce soit le même cas. C'est la course au fric, mon vieux ! Car n'oublions pas qu'aux "states", comme dirait l'autre, les études sup, on se les paye !!!
Réponse de le 15/02/2014 à 19:11 :
@mitch92 : "Est ce que vous croyez vraiment que le patron d'une startup s'interesse au diplôme plus ou moins ronflant de tel ou tel salarié" => Il prendra d'abord les collaborateurs les plus proches de ses codes de communication ; c'est le deuxième effet "kiss'cool" des grandes écoles...
Réponse de le 17/02/2014 à 23:48 :
Ce que je crois c'est vous n'avez jamais crée d'entreprises pour faire ce genre de remarques et quid = what ? est plus proche de pôle emploi que de la création d'entreprises .
Sur ce, je laisse les génies entre eux ...
a écrit le 15/02/2014 à 10:51 :
Hem hem... "Au-delà du financement, la France compte parmi les meilleurs ingénieurs High Tech grâce aux Grandes Ecoles, mais aussi grâce à des écoles spécialisées comme l'EPITA ou bien la future 42. "
Bien d'accord sur la première idée.
Par contre, EPITA = en partie une école d'ingénieurs (leur alternance ne vous mène pas à un diplôme d'ingénieur), bien plus qu'une école spécialisée et aussi réputée pour être une usine à fric (les élèves sont carrément profs)... Choix de la citer à cause du cliché "on ne fait que de l'info" ? Toutes les écoles d'ingénieur High-Tech traitent obligatoirement de l'informatique théorique et pratique, d'une manière plus accessible et moins bourrin. Les gens qui sortent de cette école sont des cracks en programmation certes, mais ont-ils le mérite d'être tout le temps cité ?
42 est un cas encore plus exotique... mais est un très bon exemple, le but principal est de donner les bases pour fonder sa start-up.
a écrit le 15/02/2014 à 10:51 :
Je pense que pour bien comprendre le caractère opportuniste de cette communication de Scality, il faut aussi lire l'article récent de La Tribune sur le "supernumérique" (il y d'autres sources mais celle-là a le mérite d'être accessible au plus grand nombre). L'enjeu consiste en fait à se rapprocher le plus possible des "supercalculateurs" et des partenaires déjà ancrés dans le "Cloud"... Or, il sont encore majoritairement aux USA et sont plus faciles d'accès là-bas qu'en Chine, par exemple. Reste qu'il faut préalablement avoir passé de cap de l'incubation pour s'installer là-bas... Et c'est possible avec les fonds européens et français (oui, on cumule, tant qu'à faire!). Et au final, on développe aux USA, et on fait bien sûr de l'optimisation fiscale... Cherchez l'erreur !
Réponse de le 17/02/2014 à 23:50 :
Créé ton entreprise et tu pourras l'ouvrir après ....
a écrit le 15/02/2014 à 10:04 :
Pas besoin du gouvernement français , des capitaux américains ou Suisses pour créer une start-up. Suffit d' être bien positionné.
Et ne jamais dépendre de personne.
a écrit le 15/02/2014 à 8:28 :
Si la France n'était pas atteinte de la maladie socialiste, elle serait championne. J'en suis convaincu. Fonctionnaires, réglementations, fisc, étatisme, égalitarisme sont les principaux symptômes de cette pathologie chronique. Hollande et ses comparses sont un épiphénomène, ils disparaitront, mais ils incarnent merveilleusement le mal français. Ils en sont l'expression éclatante. Ils portent cette médiocrité, cette arrogance, cet archaïsme en eux, qui détruisent l'image du pays. Comment traiter le socialisme et par quels remèdes? Là est la question. Nul ne sait vraiment. C'est pour ça que l'on fuit la France pour réussir.
Réponse de le 15/02/2014 à 8:37 :
N'importe quoi. Esprit partisan binaire sans objectivité.
Réponse de le 15/02/2014 à 9:55 :
Non, avis partagé par un treees grand nombre...
Avant toute relance des energies, revisions de la fiscalitee, etc.. Il faut d'abord changer cette mentalité en france! C'est notre 1er probleme!!
Réponse de le 15/02/2014 à 11:20 :
Le propos de Polo est sur la forme quelque peu corrosif, mais sur le fond, je lui donne plutôt raison.
Réponse de le 15/02/2014 à 14:04 :
@POLO : Tout à fait d'accord!
Réponse de le 15/02/2014 à 17:54 :
Entièrement d'accord avec Polo. L'Image de la France se dégrade et ne fait pas du tout rêver ! Est-ce que vous connaissez un pays qui a fonctionne avec un parti socialiste au pouvoir? Mais au-delà des politiques, c'est toute une mentalité qu'il faut changer! La France a tout pour réussir, mais la réussite est critiquée en France! Nous avons tout pour créer de la valeur, mais L'INERTIE est plus forte que tout dans ce pays! Ça ne date pas d'aujourd'hui! Si les lois françaises ne restaient pas aux lois napoléoniennes, ça desempoussiérait ce mode de pensée. La France est championne du < Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué >!!!
Réponse de le 16/02/2014 à 6:36 :
Tout à fait d'accord avec Polo et ces propos !!! Po'v pays que la france........
Réponse de le 16/02/2014 à 12:57 :
Entièrement d'accord avec POLO ! Le soclialisme est à l'origine de toutes les institutions "macro-sociales", c'est-à-dire "anti-sociales". Le vrai social, c'est du relationnel !
Réponse de le 16/02/2014 à 12:57 :
Entièrement d'accord avec POLO ! Le soclialisme est à l'origine de toutes les institutions "macro-sociales", c'est-à-dire "anti-sociales". Le vrai social, c'est du relationnel !
Réponse de le 16/02/2014 à 18:07 :
D'accord avec Polo. A mort le socialisme, l'humanisme et l'eurocracie!!!
a écrit le 14/02/2014 à 21:38 :
C'est bien de donner la parole à un entrepreneur. Nous avons grand besoin de l'opinion de ceux qui ont un vrai contact avec la réalité. Ça nous change des postures et des visions prophétiques.
a écrit le 14/02/2014 à 19:22 :
C'est la même logique qui a sévi dans la recherche médicale : On prend la R&D financée généreusement par la France, et on va la faire "mousser" aux States.... C''est pas nouveau, mais on est toujours en droit de demander quel est le dindon...
Réponse de le 17/02/2014 à 23:57 :
La recherche médicale est financée ESSENTIELLEMENT PAR LES MARCHES depuis 10 ans , certainement pas par la france ... Pourquoi toutes les grosses pharmas stoppe leur R&D pour racheter des biotechs à votre avis le génie ....?
a écrit le 14/02/2014 à 18:24 :
Grosso modo les freins sont les mêmes pour toutes les entreprises françaises startup ou pas. De bonnes idées, mais une accumulation d'administratives d'imprimés à remplir et un droit du travail bloquant pour qui cherche à se lancer dans l'aventure. Silicone Valley c'est bien mais si l'on débarrassait les entreprises de leurs carcans on pourrait aussi l'avoir notre silicone valley francaise!!
Réponse de le 15/02/2014 à 8:39 :
Ce n'est pas un problème de carcans qui existent aussi en Californie mais d'accompagnement. Le sujet est largement connu et abordé par ceux qui ont expérimenté les 2 pays/Etats. Ce n'est pas non plus un problème d'impôts qui existent aussi en Californie à taux élevé.
Réponse de le 15/02/2014 à 17:54 :
La France ne sera jamais ˝ Numero 1 ˝.

C'est tout simplement impossible, non pas a cause du manque de talent, mais tout simplement a cause de la demoragraphie et de la richesse.

En particulier la richesse. Tant que l'argent sera dominant dans la vie, et cela le sera toujours, les nations les plus riches domineront dans la technologie.

Vous allez peut etre me donner l'exemple de la Chine ? Et bien attendez les enfants, ce n'est qu'une question de temps avec qu'ils rattrapent leur retard.

ET CE SERA TOUJOURS COMME CA.
Réponse de le 16/02/2014 à 14:49 :
@innovateur : entièrement d'accrod avec vous ; j'aoute que les entreprises à fort pouvoir de croissance (startup) ont encore plus besoin d'accompagnement : le marketing de l'innovation manque de repères, le financement est très vite complexe, les porteurs de projets majoritairement technos sont souvent mal compris par les interlocuteurs, les périodes de doute et d'euphorie sont plus fréquentes et aïgues... Bref les crises de croissances sont plus nombreuses et plus délicates et donc méritent un accompagnement ad-hoc ! M'enfin, c'est ma propose expérience, qui n'engage que moi, bien sûr...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :