L'éthique libérale et le pape François

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(Crédits : DR)
Le pape François se veut clairement anti-libéral, au nom du respect de la personne humaine. Il a tort, voici pourquoi. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs à l’ESSEC

 

A l'occasion de la première année de pontificat du Pape François, une des questions qui ont le plus agité les observateurs est celle des convictions économiques de ce Pape, semblant aux antipodes de celles de ses prédécesseurs. Ses positions sont clairement antilibérales, et pour être tranquillement antilibéral le Pape a annoncé qu'il n'était pas marxiste, annonce qu'on peut traduire par:  « je ne suis pas marxiste alors laissez moi être anti-libéral tranquillement ».

 Dans son schéma anti libéral, le Pape oppose de façon manichéenne d'un côté un monde « libéral », qu'il décrit comme le règne de la compétition sans autre règle que la loi du plus fort, et d'un autre côté, un monde où le gouvernement, axé sur le bien public et conscient du primat de l'humain sur la richesse, interviendrait pour corriger les inégalités et s'assurer de l'accès de chacun aux biens de première nécessité.

 L'économie de marché ne réduirait pas la pauvreté?

Pour enfoncer le clou, le Pape prétend qu'il n'a jamais vu de débordement positif du développement économique, tiré par le développement des marchés, profiter aux plus pauvres. Si son diagnostic s'appuie sur l'observation des favelas en Argentine ou au Brésil, on pourrait lui donner raison. Est-ce pour autant une preuve que l'économie de marché ne contribue pas à la réduction de la pauvreté ?

Bien au contraire. Etant donné les conditions nécessaires pour obtenir un système libéral, et le fait que ces conditions sont absentes dans la plupart des pays d'Amérique Latine, le résultat obtenu est exactement ce qui arrive en l'absence de libéralisme à savoir, pauvreté, corruption, absence d'infrastructure publique et une Eglise qui déploie des efforts colossaux pour contrebalancer, dans la limite de ses moyens, les conséquences usuelles d'un gouvernement interventionniste dans une économie non libérale.

 Les oublis du pape

A regarder de plus près, hormis dans leurs discours pour les foules, les gouvernements ont rarement les qualités que leur prête naïvement le Pape en termes de soucis des plus pauvres. Le Pape, d'ailleurs, ne cite aucun de ces fameux gouvernements centralisés qui auraient allégé effectivement la misère et il serait bien en peine vu qu'il n'y en a pas.

 Sa compréhension de la crise de 2008, supposée causée par l'idéologie de déréglementation, prête également à sourire quand on songe que les marchés financiers sont l'une des activités les plus régulées au monde. Le Pape semble oublier qu'une des causes importantes de la crise est le développement de prêts immobiliers de faible qualité en réponse à la décision du gouvernement américain de stimuler l'accès à la propriété des ménages défavorisés. La mauvaise régulation Européenne a poussé les banques à gaver leur bilan de titres de type AAA sans un contrôle strict de leur contenu, a conduit a une surexposition aux prêts immobiliers américains et a précipité l'Europe dans une crise qui a duré plus de cinq ans.

 L'économie de marché protège la liberté d'action

L'opposition du Pape au libéralisme, qu'il conçoit comme un monde sans règles, et sa position en faveur d'un interventionnisme actif de gouvernements bienveillants et compétents (vraisemblablement en lutte contre les spéculateurs, multinationales et autres accapareurs de légende) semble liée au primat de l'argent et à la négation de l'humain qui existerait dans la première société et non dans la seconde.

 Il est vrai que l'économie de marché n'affiche pas ostensiblement le primat de l'humain ; elle semble n'avoir pour objectifs que le maintien de marchés concurrentiels pour l'ensemble des biens marchands, le maintien d'une structure de concurrence à l'intérieur du pays, la mise en place du libre échange avec les pays extérieurs et l'organisation de marchés du travail et du capital flexibles.

Mais elle est particulièrement humaine, car elle protège le bien le plus important de la personne humaine qui est la liberté d'action, y compris d'action économique. En revanche, un gouvernement interventionniste et omniprésent du style Peron, Kirchner, Chavez et autres leader maximo ne sera jamais en reste d'affichages populistes variés, le bonheur du peuple et la fraternité étant souvent mis en avant. Mais au bout du chemin, on retrouve toujours les mêmes résultats : corruption, favoritisme, effondrement économique, pauvreté, et suppression des libertés dans des tentatives désespérées de garder le contrôle sur des populations révoltées.

 L'économie libérale: une vraie vision du bien commun

Contrairement à ce que semble croire le Pape, l'économie libérale requiert un Etat fort et repose sur une vision du bien commun qui est au rebours de ce qu'il croit y voir.

Le principe de l'économie de marché est de briser la puissance du grand capital en imposant une certaine dispersion des firmes et en leur imposant une pression qui les contraint à se mettre au service des consommateurs. C'est là tout le principe de la concurrence et de son fer de lance juridique et opérationnel, l' « Antitrust ».

Lorsque le capital est fragmenté,  lorsqu'il est reparti entre plusieurs entreprises, une concurrence vive renverse le rapport de force entre le capital et les consommateurs, quel que soit leur revenu. La réalisation de profits positifs est conditionnée, non plus à l'exploitation d'une rente de monopole par des corporations, mais à l'innovation et à l'efficacité. Le plus grand nombre d'individus a ainsi accès au plus grand nombre de biens, au meilleur prix possible et profite en permanence des améliorations que la recherche et l'innovation peuvent apporter. Le système se passe donc de la bonne volonté des patrons. Ils sont « domptés » et leur énergie, leur appétit de pouvoir et de puissance sont mis au service du plus grand nombre.

 La magie du système libéral

Le fonctionnement de l'économie libérale échappe donc complètement au Pape puisque celui-ci pense que les pauvres ne profiteront jamais du système car les riches ne voudront jamais partager. La magie du système libéral est qu'il profite à tous, sans avoir besoin de la bonne volonté des puissants. C'est un système qui est vertueux par lui-même et qui ne nécessite pas que ses membres aient la vertu du partage. Bien évidemment s'ils l'ont, l'ensemble fonctionne tout aussi bien.

De plus, ce système est en conformité avec la doctrine sociale de l'Eglise en ce qu'il repose sur la responsabilité individuelle et la liberté d'entreprendre. Jean Paul II, dans son encyclique, Centesimus Annus, avait bien rendu cette justice à ce système en soulignant que « il semble que, à l'intérieur de chaque pays comme dans les rapports internationaux, le marché libre soit l'instrument le plus approprié pour répartir les ressources et répondre de façon appropriée aux besoins ».

 L'accord de Doha, qui ouvre un peu les frontières, va doper la production mondiale de 700 milliards de dollars

Concernant la méfiance radicale du Pape vis-à-vis de ce qu'il appelle la théorie du ruissellement, il n'est que de rappeler l'impact que devrait avoir la signature début 2014 du Doha Round de simplification des échanges internationaux. C'est en réalité un petit pas puisqu'il ne concerne ni l'agriculture, ni les services financiers ni les droits de propriété intellectuelle. En revanche, la simple facilitation des échanges devrait dynamiser la production mondiale de 700 milliards de dollars. Cette simple évocation de ce que peut faire un accord de facilitation de la mondialisation et ses effets bénéfiques sur la pauvreté et le chômage constitue une réponse simple au pessimisme radical exprimé par le Pape à propos de l'impact de l'extension de la mondialisation et de l'ouverture des marchés. Le monde entier, à commencer par les travailleurs des pays émergents, vont en profiter.

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a écrit le 11/07/2015 à 21:55 :
Extraits d’un ouvrage qui porte en première page une lettre de Saint Jean-Paul II, signée le 9 décembre 1991 au Vatican, qui adresse « des remerciements cordiaux pour l’envoi en hommage filial de [son] livre intitulé ‘la dérive totalitaire du libéralisme’ (…) Puissent vos pertinentes analyses , appuyées par des personnalités compétente, inciter vos lecteurs-spécialement les chrétiens à instaurer partout dans ce monde une justice sociale digne de ce nom, par le moyen d’institutions publiques et privées capables de promouvoir la dignité des personnes et le respect des communautés !». L’ouvrage est paru aux Editions de l’Emmanuel en 1995. De quoi convaincre définitivement que Saint Jean-Paul II n’était pas libéral comme on le lit ici ou là. L’auteur est Mgr Schooyans, membre de l’Académie Pontificale des Sciences Sociales.
On peut lire, par exemple, pages 212 à 214 ce qui suit :
« Le totalitarisme : créer des hommes nouveaux
Le déterminisme manichéen
Les présupposés de l’idéologie socialiste d’Etat et ceux de l’idéologie libérale du marché sont finalement les mêmes, dans le sens suivant :
1-L’homme n’est pas libre vis-à-vis de son instinct de possession : l’avoir est synonyme de bonheur.
2-Mais en même temps, l’accaparement des biens est vécu comme entaché de culpabilité et s’accompagne de mauvaise conscience, d’autant que les pauvres et les exclus sont là, reproches vivants.
L’idéologie libéraliste opère la conjonction de ces deux présupposés inconciliables, en niant le caractère pécheur de l’accaparement : « C’est Dieu (ou la nature) qui donne plus de biens aux uns qu’aux autres ». D’où en corollaire, la négation de l’égalité des hommes. Le péché originel apparaît comme un point de départ radical qui détermine toutes les conditions de l’existence actuelle, mais qui tombe radicalement hors de nos prises et finit donc par être oublié. La doctrine protestante de la prédestination, qui s’appuie sur celle du péché originel (et d’un péché originel ayant radicalement corrompu la nature humaine), est étendue à la vie terrestre. La prospérité matérielle, la propriété, devient le signe de l’élection. Toute entrave à la liberté de concurrence fait échec à la prédestination ou enraye le processus naturel de sélection. Une telle entrave apparaît comme le péché actuel par excellence. Le même schéma est conservé lorsque, dans une perspective de sécularisation, « Dieu » est remplacé par la « nature », et l’idée de « prédestination » par celle de « sélection ».
L’idéologie communiste, quant à elle, souligne à l’extrême la culpabilité de l’accaparement, assimilé implicitement au péché originel. Cette insistance va tellement loin que l’idée même de propriété privée est rejetée. « La propriété, c’est le vol », assurait Proudhon. Or cette idéologie considère également que le bonheur est dans l’avoir, dans la possession. Cette idéologie pense triompher du péché originel et rétablir le paradis terrestre par une redistribution forcée des biens, donc en niant la liberté de l’homme.
De part et d’autre, c’est le naufrage de la liberté de l’homme.
Le naufrage de sa liberté face à lui-même et à son instinct de possession dans le libéralisme, le naufrage de sa liberté face à la société et à l’Etat dans le communisme. En outre, il n’y plus de place pour une fraternité autre qu’imposée, c’est-à-dire mort-née. Plus précisément, l’enjeu de ces deux idéologies est fondamentalement le même : c’est la destruction de l’homme dans ce qui fait son originalité, sa spécificité.(…)
Les deux idéologies expriment, de façon inverse, le rapport entre violence et mensonge. On va de la violence au mensonge dans le premier cas (libéralisme) ; du mensonge à la violence dans le second (communisme). Le pouvoir vient de l’argent dans le premier cas. Le pouvoir va à l’argent dans le second.
Les deux idéologies veulent ainsi créer deux types d’hommes nouveaux : l’un est plutôt envisagé comme consommateur ; l’autre, plutôt comme producteur. Dans le premier cas, les relations entre les hommes sont dominées par la peur que l’homme éprouve face à ses semblables ; dans le second cas, les relations entre les hommes sont dominées par le discrédit et la méfiance qu’ils éprouvent vis-à-vis d’eux-mêmes. Cette destruction de la relation de l’homme à ses semblables et de l’homme à lui-même est destructrice de tout le tissu social. » On ajoutera juste que la doctrine de la prédestination protestante décrite n’est plus en vigueur aujourd’hui avec la même intensité, grâce à Jacob Arminius, chez les protestants.
La totalité de l’ouvrage est sur ce ton. Laudato Si ne pose pas de problème, sauf si on confond l’économie de marché avec le libéralisme. L’économie de marché n’a jamais été condamnée par les papes. Pour le libéralisme il n’en est pas de même : http://www.doctrine-sociale-catholique.fr/index.php?id=6714
On parle de l’ouvrage ici : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/assr_0335-5985_1993_num_82_1_1655_t1_0338_0000_4
Pour ce qui est de l’auteur : http://www.pass.va/content/scienzesociali/en/academicians/former/schooyans.htm
Georges Kalinowski, philosophe catholique, a écrit un ouvrage intitulé « initiation à la philosophie morale ». Georges Kalinowski était un ami proche de Karol Wojytla, ainsi qu’on l’apprend dans « la philosophie à l’heure du Concile », presses universitaires de l’IPC, 2014. Il faisait d’ailleurs partie avec lui de ce que l’on appelle le « Cercle des philosophes de Lublin ». Ce qui semble intéressant ici, c’est la mise en évidence de ce qu’aucun professeur d’économie ne dit jamais : le lien clair et explicite entre d’une part l’hédonisme et les hédonistes et le d’autre part libéralisme. Si cela peut passer inaperçu en cours d’économie, là normalement, n’importe quel catholique qui lit ce qui suit doit être choqué. Vous verrez on y parle même d’Adam Smith. Ces sont des choses dont on a souvent l’impression qu’elles ont été comme oubliées aujourd’hui. Par exemple lorsqu’on parle d’Aristippe de Cyrène, et bien moi la dernière personne que j’ai entendu prononcer ce nom-pour en dire beaucoup de bien, il s’entend- n’est autre que … Michel Onfray le philosophe athée (on peut d’ailleurs le vérifier sur son site).
Voici donc l’extrait :
« Les morales du plaisir et du bonheur (morales hédonistes)
L’hédonisme est une doctrine très ancienne. Nous pouvons distinguer entre hédonisme antique et hédonisme moderne. L’hédonisme a pris dans l’Antiquité deux formes : celle de l’hédonisme positif d’Aristippe de Cyrène (V-IV avant J.Chr.) pour qui le plaisir était une jouissance physique et celle de l’hédonisme négatif d’après lequel le plaisir était surtout l’absence de souffrance. L’hédonisme moderne est assez varié. Nous ne mentionnerons que celui de Mill, de Renan, de France et de Gide.
John Stuart Mill, philosophe, moraliste, logicien et économiste anglais, se rattache à cet hédonisme moderne auquel il a donné lui-même le nom d’utilitarisme dans l’ouvrage portant le titre « The Utilitarisme ». L’utilitarisme avant la lettre s’épanouit au XVIII s. en Angleterre (Hume, Hartley, Priestley, Paley, Bentham) et en France (Helvetius). Leur hédonisme diffère de celui des anciens par son caractère social. Alors que le cyrénéens (disciples d’Aristippe) et les épicuriens n’étaient préoccupés que du bonheur de l’individu, les utilitaristes anglais et français du XVII s. se soucient à la fois de l’intérêt (nom qu’ils donnaient au plaisir) de l’individu et de celui de tous les membres de la société. Leur morale reste cependant toujours fondée sur un sentiment d’égoïsme bien qu’elle revête tantôt un aspect pessimiste tantôt un aspect optimiste. Les optimistes (Hartley, Adam Smith, à la fois moraliste et économiste dont l’ouvrage traduit en français sous le titre « Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations » fonde le libéralisme économique classique) croient à la suite de Bernard Mandeville (auteur du « Conte des abeilles ») que l’harmonie entre l’intérêt individuel et l’intérêt collectif se réalise spontanément. Tout en restant foncièrement égoïste, l’homme est animé d’un sentiment de sympathie qui le pousse à rechercher le plaisir d’autrui, celui-ci étant la cause du notre. D’après les pessimistes comme Hume, Bentham et Helvetius, l’harmonie des intérêts individuels et collectifs n’est jamais naturelle. Elle n’est qu’artificielle et doit être provoquée par une intervention des gouvernements.
La doctrine de J. St. Mill se rattache le plus étroitement à celle de Bentham. Ces deux moralistes pensent que la fin de l’homme c’est le plaisir, et que la règle morale suprême nous oblige à rechercher le plaisir de tous : pas de vrai bonheur individuel sans le bonheur de tous. A l’encontre de la plupart des hédonistes, Mill distingue plusieurs catégories de plaisirs. Il admet notamment une différence essentielle entre plaisirs inférieurs et plaisirs supérieurs. Ainsi affirme-t-il qu’il est préférable d’être Socrate insatisfait qu’un sot repus. » Georges Kalinowski, « initiation à la philosophie morale »1966, SEI,p62-63.
On ajoutera que Saint Jean-Paul II a fait une très bonne critique de l’utilitarisme, philosophie morale, appliquée par les libéraux à l’économie dans un de ses ouvrages sur la sexualité (‘Amour et responsabilité’). Il y explique que la morale utilitariste, est tout simplement incompatible avec le commandement de l’amour du prochain tel qu’énoncé par le Christ dans l’évangile. C’est une des raisons du discours du Pape François qui ne fait qu’être plus explicite que ses prédécesseurs. Tout le reste est du verbiage.
Cet article du Figaro explique très bien le problème. L’Eglise n’est pas d’accord avec les fondements mêmes du libéralisme. Aussi ces conclusions… Lien sur le site du Figaro : http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2014/02/10/31004-20140210ARTFIG00372-le-pape-francois-contre-le-liberalisme.php
a écrit le 11/07/2015 à 10:43 :
Bonjour,
Voilà l'apologie la plus poussée du libéralisme. C'est un tissu de contre- vérités.
a écrit le 09/02/2015 à 18:50 :
Par contre ce que l'Eglise devrait prôner et c'est tout à fait dans la lignée du Christianisme c'est de lutter contre la corruption et toutes les pratiques dans le public ou le privé qui vont à l'encontre de l'éthique et de la justice sociale.
a écrit le 09/02/2015 à 18:48 :
Le problème, lorsque l'on parle de l'intervention de l'Eta,t c'est que l'on suppose que ce dernier est un agent bienveillant, omniscient et omnipotent or ceci n'est pas vrai du moins pour la grande majorité des pays developpés et pour tous les pays développés. Bien au contraire, à travers la corruption, le clientélisme et le manque d';information dans le meilleur des cas, l'Etat fait du mal plus qu'il ne fait du bien aux citoyens. par ailleurs, le libéralisme est mal compris et il est considéré comme la loi de la jungle ce qui n'est nullement vrai. Le libéralisme tel que système n'a rien à voir avec les derives don't on l'accuse.Finalement, je crois que les non-économistes ne voient pas les choses comme les économistes les voit. Ce qui rend les propos du pape compréhensibles.. Par contre ce
a écrit le 13/04/2014 à 14:04 :
Il est pathétique de se voir servir la logorrhée néo-libérale en réponse à une vision humaniste du monde.
Allez lire Boltanski et Chiapello pour avoir une vision plus réaliste du capitalisme, même si elle est critique !
a écrit le 12/04/2014 à 19:38 :
Pourtant même à l'ESSEC les chiffres sont une réalité : comme le précise le Pape François, le développement des marchés a surtout contribué à accentuer le fossé entre les plus riches qui savent tirer bon parti de ces échanges et la majorité des gens qui n'ont que le travail comme seul capital à valoriser. Et même en France les chiffres sont têtus : Pendant que l'on gèle les salaires, les profits boursiers ne cessent d'augmenter. Et depuis 30 ans la part du revenu du travail dans le PIB n'a cessé de se réduire, pour le plus grand profit des rentiers, témoignant ainsi de la réalité des propos du Pape et du dogmatisme aveugle de ces deux chantres du libéralisme.
a écrit le 12/04/2014 à 13:54 :
Ce que ces collègues écrivent, confirme avec éclat qu’entre certains économistes patentés (auxquels les médias s’ouvrent avec complaisance) et les professionnels du bonneteau, il y a peut-être un lien de parenté. Puisqu’en manipulant les uns les chiffres, les autres les dés, les deux espèces veulent faire accroire, en prenant leurs interlocuteurs pour des sots, qu’il est juste que l’argent tombe dans certaines mains, sans règle de l’Etat ni contrôle des citoyens.
Quant au Pape, il risque moins de ce que peuvent raconter (ou répéter) un adepte de tel cercle de pensée toute faite (thèse du ruissellement inlassablement reprise par divers banquiers astucieux et auteurs peu imaginatifs ou laudateurs de la ploutocratie), que d’un tireur dont la folie servira, comme par hasard, les intérêts que le Pape dénonçait et que les économistes virtuoses du syllogisme défendaient.
a écrit le 12/04/2014 à 11:03 :
On dirait qu'il m'a lu...
Table des matières sur 3 Mesures qui changent tout



Liste des textes remis au Pape François par Marcel Yombo

20 Août 2013


01- Broglin  2011 : Présentation : 1 modèle d' Economie à changer.
02- Rôle de l' ETAT dans l' Economie... 1973 Actualisation 2013.
03- Albertini : Le droit d'accise, une taxe ancienne pleine d'avenir, non discriminante.
04- Le Pélerin 2013 : injustice recul âge de la retraite, et statistiques farfelues, comme au N° 24.
05- Berthillier 1996 : intérêt du fixe par emploi préconisé en N° 14 par Prix Nobel.
06- Vive l' Emulation...lettre au Monde de 1984 : Progrès n'égale pas chômage nécessairement.
07- Ados Britanniques : erreur de la révolution des compétences et de la mondialisation.
08- Maître Savonnier  1995 : exemple et preuve parasitisme des grandes surfaces.
09- Que Choisir 2013 : Mirage et arnaque des prix d'appel, concurrence = inflation.
10- Petites et Grandes Surfaces : silence non éloquent, relativité des prix et solidarité vicieuse.
11- Cas de Wal-Mart : Fin Solidarité subie = Travailler moins et gagner plus, pas tous !
12- Commerces à l'abandon en centre-ville : fausse solidarité déjouée ,solution par la fiscalité.
13- Preuve origine proposition des Economistes distingués  du 31 Mars 1994 au Sénat : 1986.
14- Promotion du fixe par emploi par ces économistes relatée dans La Croix.
15- Plein emploi : le CVA change tout – logique inverse : la porte s'ouvre dans l'autre sens !
16- Exploitations agricoles familiales : concentration, exode rural, résultat relativité des prix.
17- Impact de mes idées sur ce problème et solution pour beaucoup d'autres.
18- Abandon des pays pauvres : article du professeur Bauchet dans La Croix 1996.
19- Ma lettre au Pr Bauchet sur l'abandon des pays pauvres et son changement d'avis.
20- Délocalisations =chômage importé : démonstration parfaite du Pr Bauchet.
21- « La Spirale » : cet article du Pr Bauchet montre ce que nous coûte réellement le chômage.
22- Réveillez-vous ! G. Bélorgey : les délocalisations nous mènent vers une société d'assistés.
23- 1 autre TVA : Mme J. Lugué stigmatise l'exploitation du tiers monde , montrant bien l'erreur.
24- L' Europe ou l'emploi ? Mr Delors se trompe et fait le jeu du libéralisme.
25- Madelin lui emboîte le pas , moins étonnant : au pays des aveugles les borgnes sont rois !
26- Le Protectionnisme de retour ? Ou des statistiques boiteuses citées par des gens sérieux.
27- Mme Fontvielle, courrier des lecteurs de La Croix : quelle pertinence rare !
28- Deveaux : nécessité de taxer les plus-values brutes pour financer l' ETAT et les retraites.
29- Daniel Cohen, professeur à l' Ecole Normale se trompe et minimise les pertes d'emplois.
30- Lettre au Président Obama : les problèmes sont mondiaux et la logique sans frontières.
31- Lettre au Président Français Oct.2009 : synthèse historique et nécessité du changement.
32- Lettre à Paul Vincent, ing. des mines et ancien cadre de l'Industrie:faire mentir les proverbes !
33- Idem précédent : préjudice de compétitivité causé par emplois publics en excès.
34- Fiscalisation des charges : exemple de mesures simples et très efficaces économiquement.
35- Lettre à Domota : exemple concret d'application de mes idées aux Antilles.
36- Lettre à Mr Lamy, directeur OMC : nécessité du spirituel pour le changement.
37- Lettre au journal Ouest-France : traduction réaliste de la dette Française.
38- Lettre au patron des patrons Français : erreur analyse CEPII et manque d'honnêteté.
a écrit le 12/04/2014 à 10:21 :
Deux obscurs, pour exister prennent le contre-pied des positions papales... pourquoi pas, je suis d'ailleurs personnellement anticlérical jusqu'au bout des ongles et n'attend qu'une seule chose l'interdiction de tous les opiums du peuple ...

Toutefois il suffit de quelques petites remarques pour renvoyer ces deux enseignants (leurs CV sur le site de l'Essec indique pour le premier une HDR et pour le second une qualif de maître de conférence mais pas une qualification de Professeur au sens de la CNU) à leurs chères études ...

Premier point il est évident dans notre monde soumis au capitalisme financier et au libéralisme que tout va bien, que notre situation à tous s'améliore (je rigole, jaune mais je rigole) enfin ces "brillantes intelligences" feraient bien d'être un peu modestes, cela me rappelle ces "professeurs" de grandes écoles qui viennent discourir sur l'inconséquence des traders, dirigeants et banquiers et la crise que nous vivons maintenant depuis des années alors qu'ils ont formés et formatés eux même ces crapules. Ils feraient bien de repenser la finalité de leur métier et d'aller en pénitence pour être à l'origine des malheurs qu'ils nous infligent...
a écrit le 10/04/2014 à 1:53 :
Si ces gens d'une aussi absolue mauvaise foi sont professeurs, tout le monde peut devenir professeur : par exemple, ils prétendent que le marché bancaire était régulé en 2008... Mais ils n'arrivent pas à expliquer pourquoi un marché aussi régulé a pu se gaver d'obligations pourries notées triple A ....Certainement la magie du système libéral....
Et tout ce qui concerne l'innovation est un baratin creux sans aucun intérêt,
a écrit le 04/04/2014 à 13:40 :
Vous critiquez le Pape François dans cette apologie du libéralisme, mais votre doctrine ressemble fort à un catéchisme !!
a écrit le 03/04/2014 à 17:34 :
Je pense que cet article ne cherchait pas à décrire une réalité. Il cherchait plutôt à donner bonne conscience à ceux qui se nourrissent du système grâce à leur diplôme de l'ESSEC ou d'HEC. J'espère que mes coreligionnaires vont enfin arrêter de mêler UMP (ou autre parti de droite) et catholicisme. Le jour où les cathos liront pour de vrai la doctrine sociale de l'Eglise (pas de travers comme les auteurs), une révolution sera possible et ce système de racket mondial chancellera. Malheureusement, pour l'instant, la confusion demeure dans les chaumières entre libéralisme et christianisme. La bonne nouvelle c'est que le Pape est en train de lui tordre le cou.
a écrit le 03/04/2014 à 16:33 :
Je suis "scotché" par la qualité des commentaires ci-dessous. Je trouve leur niveau de réflexion supérieur à celui des auteurs de l'article...

Bravo
Réponse de le 04/04/2014 à 15:24 :
c'est de l'ironie, évidement...
Réponse de le 14/04/2014 à 11:48 :
Ce qui est ironique, c'est de voir qu'en 2014, des personnes ultra-qualifiées, travaillant dans une grande école française puissent aligner autant de propos simplistes et idéologiques, dont on connaît depuis longtemps les erreurs intrinsèques. Bref, tout cela n'est qu'une litanie d'auto-conviction qui sert à entretenir une certaine illusion pour les derniers fidèles de cette religion économique.
a écrit le 03/04/2014 à 15:33 :
Je ne pense pas que le Pape ait l'intention d'obtenir le Nobel d'économie.
L'article des ces deux éminents profs de l'Essec (filiale de l'institut catholique de Paris?) est aussi utopique que le passage au communisme, imaginé par Marx et Lénine.
En attendant, sans aller jusqu'aux favellas d'Amérique du sud, il y a des gens sous nourris et mal soignés dans des pays libéraux (UK, US). Et il ne me semble pas que les évangiles (qui sont quand même la référence N°1 du Pape) soit u traité d'économie de marché !
a écrit le 03/04/2014 à 8:36 :
A lire l'article et les commentaires, il faut être soit libéral, soit catholique. Encore une guerre de religions. Y a-t-il des théoriciens agnostiques (ni catholiques, ni marxistes, ni libéraux, ni musulmans, etc.) de l'économie ? Si oui, il serait bon qu'on nous en présente les analyses, pour sortir du marasme des dogmes figés qui s'entrechoquent.
a écrit le 02/04/2014 à 19:49 :
Et dire que c’est la Catho ( l’Institut Catholique de Paris) qui a créé l’ESSEC au début du XXeme siècle pour ne pas laisser l’administration des entreprises dans les seules mains « impies » des écoles consulaires. A lire comment ces doctes professeurs prennent leurs utopies libérales pour des lanternes capables d’éclairer le monde, on comprend pourquoi nos dirigeants, sortis de ces mêmes moules, souffrent de cette cécité de l’entendement qui amène les riches à confondre systématiquement leurs intérêts avec ceux des perdants du système. Les écoles de commerce françaises sont les seules institutions d’enseignement supérieur où on prend au sérieux la production académique américaine. Ce qu’on lit dans ces lignes n’est en réalité que le hoquet, au relent de vomis, de débats académiques américains sur le caractère libéral ou anti-libéral des discours du nouveau pape, comme si l’histoire du catholicisme n’était pas d’abord et avant tout l’histoire d’un perpétuel combat contre les prétentions des libéraux ET des progressistes à vouloir affranchir l’homme de ses déterminismes sociaux et/ou naturels. Comme dissent les catholiques, " Pardonnez leur, mon père, car ils ne savent pas ce qu’ils ecrivent."
a écrit le 02/04/2014 à 18:22 :
L' éthique du Pape François – Réponse à l'article de Guyot et Radu Vrancéanu : Tribune 2 / 4 /14

L' Économie de marché est particulièrement humaine ? 1ère nouvelle ! Le renard libre dans un poulailler libre !
Pour le Pape, ce n'est pas la liberté qui est humaine, mais la solidarité, le partage, avec le prochain, non le lointain ! La liberté est un minimum, un moyen, pas un but ! Pour cela le travail est nécessaire, c'est la dignité qui est en jeu ! C'est de l'ordre du qualitatif, pas du quantitatif !
Et la solidarité entre pays riches et pays pauvres incombe logiquement aux riches, qui non seulement n'ont pas été sollicités au portefeuille mais ont trouvé l'occasion de s'enrichir encore. Et par la dette qu'ils ont creusée dans leur pays on leur verse encore des intérêts !
Le Pape n'a jamais dit qu'un seul pays pouvait être donné en exemple.
L' Économie de marché est supérieure et réglementée, mais les patrons n'ont pas besoin d'être « domptés » pour servir le client-roi ! Ils sont obligés de marcher dans un système inhumain mais perfectible où producteurs et salariés sont sans cesse obligés de se disputer leur gagne-pain. Concurrence = division, piètre conception de la société humaine ! C'est chacun pour soi au lieu de tous pour un !
Effectivement, la magie du système libéral échappe complètement au Pape, qui pense que la solidarité doit être inscrite dans le marché et que celui-ci a besoin d'un contre poids, qu'il y a un équilibre à trouver entre consommateur et producteur.
Jean-Paul II, sortant d'un système oppressif a mis un moment à comprendre que le système libéral n'était qu'un matérialisme qui ne peut rendre l'homme heureux !
L'accord de Doha, comme tous les accords OMC va aboutir aussi à augmenter la richesse des plus riches et à précipiter dans les bidonvilles les paysans pauvres du tiers monde qui ne pourront supporter la concurrence des excédents des pays riches. Les PIB augmenteront bien sûr, mais les inégalités encore plus !
Enfin ce commerce débridé ne peut continuer du fait de l'accroissement des dettes des pays riches qui produisent de moins en moins du fait de concurrences déloyales : où est le bénéfice, dette exclue, dans quelles poches ?
On comprend votre déception de ne pouvoir jouir, la conscience tranquille, de faire partie de la minorité qui profite de la situation, un peu et provisoirement, à cause de ce Pape qui voit plus clair que les autres dans ce grand marché de dupes !
Réponse de le 07/04/2014 à 14:47 :
Cela m'amuse ces gens qui répondent par suite de slogans. Surtout pour tenter de démonter une argumentation pas trop mal ficelée.
Réponse de le 12/04/2014 à 10:59 :
Enlevez les points d'exclamation et tout rentrera dans l'ordre !
Merci, quand même !
a écrit le 02/04/2014 à 17:58 :
A l'heure où l'ESSEC crée une chaire Edgar Morin, il faut bien que l'orthodoxie la plus simpliste s'exprime par un texte prétentieux et aveuglé par l'idéologie. Il s'agit de dialogie.
a écrit le 02/04/2014 à 16:17 :
"Mais elle est particulièrement humaine, car elle protège le bien le plus important de la personne humaine qui est la liberté d'action, y compris d'action économique."
Le bien le plus précieux de tout humain est le fait de pouvoir (sur-)vivre. Les libéraux ont toujours tendance à oublier un axiome fondamental de leur belle construction irréaliste: le fait qu'un individu ne soit pas obligé de lutter pour sa (sur-)vie (physique ou psychique). Ainsi la vision libérale oublie ce que tout biologiste ou écologue sait: il n'y pas de survie possible sans entraide, coopération et interdépendance. Bref, le libéralisme marche une fois posés des postulats irréels. Au final, seuls sont favorisés celles et ceux qui ont la capacité de lutter pour se conformer à ces postulats. Le libéralisme ne dit donc qu'une seule et unique chose: si vous êtes conforme aux exigences de cette théorie, alors le libéralisme sera une excellente chose pour vous. Bref, on arrive rapidement dans un pur truisme stérile. Ainsi le libéralisme est soit inapplicable (les axiomes ne sont pas vérifiés), soit un truisme. Et dire que ces inepties sont enseignées, reproduites et crues... Au passage, je tiens à dire que ce genre de propos simpliste ne constitue pas la totalité (juste la majorité, ce qui est déjà trop) de ce qui est véhiculé dans les grandes écoles de commerce: je suis moi-même enseignant en comptabilité dans un grand établissement. Un autre exemple (plus prestigieux sans doute) est celui d'Eve Chiapello qui enseigne à HEC Paris.
a écrit le 02/04/2014 à 15:42 :
Les auteurs tentent subrepticement l'amalgame entre la théorie et la réalité économique ( ce qu'a due condamné le Pape). Le passage le plus drôle reste lorsqu'ils défendent mordicus que le libéralisme permet la fragmentation du capital et l'antitrust. Dire ça à l'époque des oligopoles et des banques systémiques, c'est désolant...
a écrit le 02/04/2014 à 13:44 :
Non seulement les propos du pape ont été déformés mais en plus les auteurs se permettent de l'insulter et prétendent même lui donner des leçons d’exégèse sur les textes ecclésiastiques alors qu'il en est le dernier auteur avec "Evangelii Gaudium" !!!

Autant de cuistrerie et d'arrogance ça mériterait un bon coup de pied de la part d'une mule papale.
Réponse de le 02/04/2014 à 14:33 :
Après l'effondrement du communisme, l'église (en grand danger d'effondrement elle aussi) se lance dans le clientélisme des miséreux et autres paresseux...
Réponse de le 02/04/2014 à 16:37 :
"se lance dans le clientélisme des miséreux et autres paresseux" Vous résumez bien pourquoi notre monde est invivable: des gens comme vous le rendent extrêmement dur et insoutenable. Je ne suis ni communiste, ni socialiste, ni catholique mais juste sensible aux autres comme tout être humain normalement constitué (ce qui n'a pas l'air d'être votre cas).
a écrit le 02/04/2014 à 13:30 :
Le niveau dialectique de l'ESSEC a bien baissé. Un gamin de 13 ans pourrait détruire votre argumentation en moins de 10 min de réflexion.

Quand aux jugements insultants envers sa Sainteté présenté comme un imbécile qui ne comprendrait rien au fonctionnement de l'économie libérale, un naïf, un manichéen, et à qui vous vous pensez autorisés (comble de la cuistrerie) à expliquer le contenu des textes ecclésiastiques, ils vous disqualifient et par ricochet salissent l'image de l'école dont vous vous réclamez.
a écrit le 02/04/2014 à 13:22 :
Je pense que l'analyse des propos du Pape François a été mal analysée, et les arguments présentés, peu pertinents dans la mesure ou les propos du pape concerne l'observation des effets de la crise et que la défense du système ne s'applique qu'au principe fondateur d'un système libéral qui n'en a que le nom dans la mesure où les effets de la concurrence vont majoritairement à la concentration et non à la diversité, et le laisser faire aux transferts de fragilité pour reprendre les termes de M. Taleb
a écrit le 02/04/2014 à 12:33 :
Franchement, j'espère que les étudiants de l'ESSEC reçoivent différents sons de cloche en matière d'économie et qu'ils savent prendre du recul par rapport à ce qu'on leur raconte. L'angélisme ne caractérise pas trop les nouvelles générations...
Réponse de le 12/04/2014 à 10:24 :
Malheureusement pour fréquenter ce type d'institution ils sont "picousés" à cette seule lecture ... Voila comment l'on forme nos élites ...
a écrit le 02/04/2014 à 12:26 :
Le pape n'est pas anti-libéral, il veut montrer les limites de cette idéologie lorsqu'elle est appliquée radicalement : exclusion de certaines personnes, pillage des ressources, etc...
Réponse de le 03/04/2014 à 17:43 :
Le libéralisme repose sur le fait que les vices privés mènent aux vertus publiques. Cf la Fables des abeilles de Mandeville (qui est VRAIMENT une fable pour le coup).

Au fait lisez Octegesima adveniens de Paul VI: §26: Aussi le chrétien qui veut vivre sa foi dans une action politique conçue comme un service ne peut-il, sans se contredire, adhérer à des systèmes idéologiques qui s’opposent radicalement ou sur des points substantiels à sa foi et à sa conception de l’homme : ni à l’idéologie marxiste, [...] ; ni à l’idéologie libérale, qui croit exalter la liberté individuelle en la soustrayant à toute limitation, en la stimulant par la recherche exclusive de l’intérêt et de la puissance, et en considérant les solidarités sociales comme des conséquences plus ou moins automatiques des initiatives individuelles et non pas comme un but et un critère majeur de la valeur de l’organisation sociale.

Cela dit, bon séminaire, je prie pour vous. Mais faites gaffe quand même. Une ânerie dans la bouche d'un laïc est un blasphème dans la bouche d'un prêtre (St Bernard).
a écrit le 02/04/2014 à 11:58 :
Incroyable comment on peut nier les faits...
a écrit le 02/04/2014 à 11:55 :
Tout le monde il est beau et gentil dans ce tableau libéral et l'argent ce dieu de ruisseler sur nous tous! Sinon le bonheur par la compétitivité et vive les drogues pour tenir le rythme, les suicides au travail…que des faibles. Enfin le pillage des ressources jusqu'à épuisement et une planète rendue invivable ne sont que des vues de l'esprit. Le partage "libéral" c'est quoi au juste? si c'est à l'image de renflouement de banques mal gérées par nos impôts…
a écrit le 02/04/2014 à 11:52 :
Les auteurs de l'article semblent oublier que c'est la doctrine ultra-libérale de Hayek ou Friedmann qui est l'une des causes de la crise de 2008 et de ses conséquences. La non-intervention des Etats a été catastrophique. L'incitation aux subprimes par l'Etat fédéral dans les années 1995-2005 n'avait rien de dirigiste et les banques américaines ne se sont pas fait prier. Je rejoins l'analyse de Joseph Stiglitz, prix Nobel d'Economie, ou de Gaël Giraud en France : le désordre économique et financier actuel est d'abord un désordre moral où l'homme concret est oublié, où les structures sociales sont brisées en maint pays pour des raisons d'optimisation de la création de valeurs fiancières et de course au rendement.
Réponse de le 02/04/2014 à 17:59 :
Stiglitz prix Nobel d'Economie, comme Hayek et Friedman.
a écrit le 02/04/2014 à 11:34 :
C'est peut être de cela que le Pape s'inquiète et dont il n'est pas fait état dans cet article:
Aujourd’hui, près de la moitié des richesses mondiales sont maintenant détenues par seulement 1% de la population. La richesse des 1% les plus riches s'élève à 110 trillions de dollars.

Pour illustrer l'ampleur de la concentration des richesses, la fortune combinée des 10 personnes les plus riches d'Europe (217 milliards d'euros) dépasse le coût total des mesures de relance mises en œuvre dans l’Union européenne (UE) entre 2008 et 2010 (200 milliards d'euros)
a écrit le 02/04/2014 à 11:09 :
Article intelligent qui pose une pierre dans le jardin de ceux qui croient que le Pape est parfait...
a écrit le 02/04/2014 à 11:06 :
On enseigne l'utopie à l'ESSEC?
a écrit le 02/04/2014 à 10:42 :
Il y a confusion entre un système économique et une philosophie.
L’économie n’est pas une science mais une technique expérimentale. Explication : une science est une relation directe formelle, rigoureuse entre des éléments (exemple 1+1 = 2 ) une technique expérimentale ajoute à cette relation directe entre ces éléments une inflexion humaine (exemple 1+1 + un grain de sel humain = 2 ou 3 si ce n’est 4) . On pourrait alors parler de « science manipulée » par l’Homme.
Et ce grain de sel c’est la philosophie de l’Homme. : Tout système économique est valable lorsque l’Homme ne le pollue pas avec son égocentrisme. Relisez le libéralisme de Frédéric BASTIAT avec ses contraintes morales et ne pas oublier que ce genre de libéralisme était classé, à l’époque, socialisme !
a écrit le 02/04/2014 à 10:31 :
Le Pape comme Confucius nous demande de réfléchir aux conséquences plutôt qu' a l immédiateté .
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a écrit le 02/04/2014 à 9:43 :
Vision partielle et très réductrice du pape actuel qui est d'une bien plus grande intelligence!!!
a écrit le 02/04/2014 à 9:33 :
Belle rédaction... mais hors sujet. Le pape ne mène pas une croisade anti-libérale, il rappelle seulement, me semble-t-il, la place de l'humain dans une société dématérialisée qui a tendance à l'oublier. Il n'est probablement pas nécessaire d'être professeur à l'Essec pour comprendre que le monde n'est pas manichéen. Après si certains veulent jouer les Don Quichotte...

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