Crise : on n'en est qu'au début

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La crise, due à une austérité généralisée en Europe, sera longue. Seul un choc de confiance -impulsé par Manuel Valls?- peut nous sortir de l'ornière. Par Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire au Plan

La France traverse une grave crise, politique et économique. Elle devrait être longue et son issue est incertaine.

Crise politique: les Français sont repassés durablement à droite. Quelques mois après l'élection de François Hollande, les sondages sur les « valeurs » faisaient apparaître un changement d'orientation ;  « solidarité » « tolérance » « attachement à l'État et à son rôle dans la vie économique »  étaient en recul alors que les valeurs libérales et individualistes progressaient de façon spectaculaire. Depuis 2012, les échecs succèdent aux échecs. Les partielles ont été perdues par la majorité, le candidat socialiste étant parfois éliminé au premier tour. La débâcle des municipales montre que la qualité de gestion de nombreuses municipalités socialistes n'a pas suffi à empêcher les électeurs socialistes de bouder les urnes, voire de voter Front National.

Un rejet d'une telle ampleur ne s'efface ni en quelques semaines ni en quelques mois. Le PS perdra les élections européennes, les élections régionales de 2015 et les partielles quand il y en aura.

Vers le "sauve qui peut"

Gouverner de façon cohérente dans ce contexte est quasiment impossible. Les élus -c'est vrai à droite comme à gauche- suivent les consignes venant d'en haut parce que leur fidélité leur garantit une probable réélection. Comme ce n'est plus le cas pour les élus socialistes, il va en résulter sinon un « sauve qui peut » tout au moins une agitation compulsive. La discipline de vote au Parlement sera aléatoire.

Les textes du gouvernement vont être sinon recalés au moins fortement amendées selon l'humeur et les peurs du jour. Comment croire qu'un Parlement qui n'a pu voter une réduction réelle des dépenses publiques va adopter un programme de 55 milliards d'économies dans quelques jours, dont le contenu reste inconnu (pas de fuite pour une fois) ?

Le talent des ministres, anciens ou nouveaux, mais tous des « hollandais » pourra éviter telle ou telle « révolte » mais ne sera pas suffisant pour rassurer les parlementaires sur leur avenir. Comment croire qu'une loi ambitieuse de « transition écologique » sera adoptée alors que les ministres n'ont pas été capables de se mettre d'accord entre eux depuis deux ans ? Il en est de même pour la réforme territoriale.

Il existe une limite à ce cahot parlementaire. Les députés socialistes ne voteront pas la censure et éviteront un blocage qui les renverrait devant les électeurs et pour la majorité d'entre eux dans leurs foyers.

La tentation de gérer les affaires courantes

Avec une majorité incertaine et une pression accrue de l'opposition, des lobbies, voire de l'Europe, la tentation pour le gouvernement sera de s'en tenir à la gestion des affaires courantes. Mais compte tenu des échéances nationales et internationales, l'attentisme est pratiquement impossible. On ne peut donc exclure que vers la fin de l'année le président constatant son impuissance sur le plan intérieure dissolve et remette une grande partie du pouvoir à une droite largement majoritaire dans le pays. L'issue de la crise serait une cohabitation volontaire, le président conservant ses prérogatives dans le domaine de la défense et de l'international où son action n'est guère critiquée.

 Une crise économique profonde

Ce scénario noir peut il être infirmé par un rebond de confiance qui ouvrirait de nouvelles perspectives au président de la République. C'est très improbable à cause de la crise économique. Pour qu'il y ait un rebond, il faut que la situation de l'emploi s'améliore significativement et rapidement, mettant au second rang les inquiétudes sur la sécurité et les problèmes d'identité nationale.

Cette amélioration peut-elle venir de la conjoncture ? Certes une faible reprise de la croissance, alimentée par les exportations et l'investissement privé -liée à un meilleur moral des chefs d'entreprise- est possible mais elle ne sera pas suffisamment forte pour faire reculer le chômage.

La politique économique impuissante

Cette amélioration peut-elle venir de la politique économique ? C'est malheureusement tout le contraire qui est probable. Celle-ci est contrainte suite au péché originel commis par l' « UMPS » pour parler comme le leader du Front National.

Du fait de notre faiblesse, conséquence de notre incapacité à tenir nos engagements budgétaires et de nos mensonges répétés, nous avons cessé depuis longtemps de mener une bataille intellectuelle et politique contre la politique macro-économique désastreuse de Bruxelles. Une réduction simultanée et rapide des déficits dans la plupart des pays a mené l'Europe au bord de la récession et de la déflation, sans réduire substantiellement la dette. Il n'y a pas que M Mélenchon et Mme Le Pen à le dire, le FMI le dit. Il n'y avait pas qu'une politique macroéconomique possible, il y avait la policy mix d'Obama qui est une réussite. En utilisant habilement de l'arme monétaire et budgétaire, les Etats-Unis ont attendu la reprise pour réduire la dépense…et le déficit a baissé. Nos petits- enfants nous reprocheront avec raison de ne même pas avoir essayé de nous battre contre une telle politique. Notre establishment a applaudi au traité européen…

Moins de dépenses publiques signifie un peu plus de croissance, mais seulement à moyen terme

Notre politique économique officielle à ce jour consiste à respecter nos engagements européens et à alléger les charges des entreprises, moyennant un programme d'économies de 55 milliards (qui d'ailleurs ne sont pas suffisants) Compte tenu du multiplicateur keynésien (il est vrai que la commission européenne nie son existence) cette réduction des dépenses affaiblit mécaniquement la croissance et peut étouffer la relance conjoncturelle qui s'esquisse. Les Français ont été convaincus que moins de dépenses publiques veut dire plus de croissance, ce qui n'est vrai qu'à moyen terme. Ils devraient relire (ou lire) l'Ecclésiaste « il est un temps pour chaque chose ».

L'erreur de se concentrer sur les finances publiques, et non sur les réformes

Bien évidemment nos dirigeants le savent. Ils mentent ou pour parler correctement, ils font de la communication (comme pour la courbe de l'emploi)

Bien évidemment, Michel Sapin va tenter par tous les moyens de desserrer la contrainte. Le combat n'est pas perdu. M Renzi va dans le même sens (mais l'Italie de Mario Monti, elle, a déjà fait des réformes). Le risque de déflation peut inciter à la souplesse, si celle-ci n'implique pas une confession spectaculaire des erreurs commises.

Mais il ne suffira pas de gagner du temps, il faudra simultanément montrer son sérieux, notamment par rapport aux marchés, en entreprenant, enfin, un certain nombre de réformes, demandées avec raison par Bruxelles. Depuis des années, l'erreur commise, c'est de se concentrer sur les chiffres des finances publiques et pas assez sur les réformes : système de santé, lutte contre les rentes, organisation territoriale. Les objectifs doivent être clairs et ambitieux, la première étape clairement identifiée mais là aussi il faut laisser du temps au temps et procéder par étapes.

Un choc de confiance nécessaire: le discours de politique générale?

Bien sûr, chaque réforme sera un combat politique et le second volet de la crise française, le volet politique, rend le combat difficile et aléatoire Quant aux marges de manœuvre, si elles existent, il faut les utiliser au profit des exportations et de l'investissement productif.

Pour éviter d'être emporté par la crise politique, il faut recourir à une solution politique extrême, soit une émancipation complète de notre nouveau Premier Ministre par rapport au président. Que Michel Sapin négocie bien à Bruxelles ne suffira pas. Que la policy mix soit mieux en phase avec la conjoncture, non plus. Il faut un choc de confiance. Ce peut être le discours de Manuel Valls devant l'Assemblée Nationale, qui devrait être l'équivalent du discours sur la nouvelle société de Jacques Chaban- Delmas sur la Nouvelle Société. Ce dont les Français ont besoin, c'est d'une vision. Oui, la France a toute sa place dans la mondialisation. Oui ses facultés d'invention, de création et d'innovation sont intactes, à condition que les Français en aient l'envie et soient préparés à cet effet.

Au point où en est notre président, le risque d'être congédié, comme le fut Jacques Chaban-Delmas est faible. Laisser gouverner son premier ministre, c'est mieux qu'une crise de régime en fin d'année. Et pour Manuel Valls, le risque le plus grave est de végéter dans une semi paralysie.

En a-t-il l'envie et autour de lui l'équipe pour une telle aventure, attendue à mon sens par le pays ? Je ne saurais le dire.

 

Pierre-Yves Cossé

 

 

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Commentaires
a écrit le 19/05/2014 à 13:03 :
le plan quinquennal a déjà fait disparaitre les sovietiques, et bientot hollande. Confier aux politiques le soin de nous sortir de la crise ou ils nous ont mis est sans espoir! Et les francais vont le montrer en s'eloignant des urnes. Moins d'état, moins d'impots sera la seule issue pour en sortir. Qu'on en revienne aux missions regaliennes, defense, justice, ambassades, police et basta!
a écrit le 12/05/2014 à 12:39 :
Ancien secrétaire Général au Plan. On a déjà donné avec le Plan Calcul. Nos super diplomés qui voyaient le minitel comme une calculatrice. On voit ce que cela a donné...
a écrit le 02/05/2014 à 19:25 :
"Il faut créer une union économique de la Mitteleuropa par des accords douaniers communs avec la France, la Belgique, la Hollande, le Danemark, l’Autriche-Hongrie, la Pologne et, éventuellement, l’Italie, la Suède et la Norvège. Ce groupement, probablement sans couronnement institutionnel commun, avec égalité extérieure de droits pour ses membres mais effectivement sous direction allemande, doit stabiliser la prépondérance économique allemande dans la Mitteleuropa." programme allemand de....1914. L'Allemagne ne se conçoit que comme un empire, hier comme aujourd'hui. Mais notre classe politique ne comprend rien à l'histoire.
a écrit le 26/04/2014 à 12:33 :
ah! bon??? et nous qui pensions en être presque sortis , au vu de ce qu'ils nous font ch....er !!
a écrit le 22/04/2014 à 18:08 :
Tout cela c'est de la communication distillée à faible dose pour faire comprendre aux Français moyens qu'ils devront payer encore et encore. Pendant ce temps la le nombre de milliardaires explosent, d'autant qu'ils payent peu d'impôts car leur argent est caché dans les paradis fiscaux.
a écrit le 21/04/2014 à 22:20 :
Il faut vite qu'il prenne sa retraite tranquillement ....
a écrit le 12/04/2014 à 1:58 :
D'où vient la crise ? de wall street et du dollar qui ne vaut rien... Ils font tourner la presse à billets dans la FED (banque privée appartenant à rockefelle et autres). Conséquence, les riches ont des milliards de dollar et achètent le monde entier, les pauvres n'ont rien.
a écrit le 11/04/2014 à 13:05 :
L'héritage devient de plus en plus grave. La grenade est sur le point d'exploser mais ceux qui la tienne l'ont dégoupillée...alors c'est l'arroseur arrosé.
a écrit le 10/04/2014 à 22:06 :
Messieurs ...Messieurs !!!
Le problème , tel qu'il est posé nous conduit dans une aporie.
Je vous invite à prendre un peu de hauteur...
Vous évoluez autour de Keynes...soit dit en passant , Keynes a piqué les idées de Gunnar Myrdal , dont la compagne était également prix Nobel.
Donc , Keynes , c'est assez simple et je ne vous ferai pas l'injure de m'attarder dessus , si ce n'est d'ajouter , au passage , que l'on peut faire dire tout et son contraire à cet homme décidément prolifique.
Considérez seulement la gestion à flux constants...à somme nulle , si vous voulez.
Là dessus , vous pouvez ajouter des flux secondaires...émissions d'obligations , politique monétaire , Banque Centrale...
Ces flux secondaires , qui s'ajoutent aux flux du jeu à somme nulle que devrait être un budget domestique...j'ai bien dit domestique pour européen , sont de plus en plus importants. Au point qu'ils vont le supplanter.
Conclusion : Messieurs , nous ne sommes plus dans la réalité des chiffres , mais dans une monnaie semi-virtuelle alimentée par des flux qui n'ont plus aucune réalité.
Un Krach...et tout s'évapore...
Bienvenue dans le Meilleur des Mondes Financiers... ;-)
Réponse de le 26/04/2014 à 12:35 :
les BULLES ", ça se crève!! et HOP! fini! ...ENFIN !
a écrit le 10/04/2014 à 17:49 :
Il y a peu de choses qui impressionnent les Français. Et ils se font volontiers passer pour tels. C'est une posture commode , un peu suffisante. Si l'on regarde dans le passé , l'évènement le plus prôche est la défaite de 40.
Une débandade...Les Allemands ont même du leur dire , du haut de leurs Panzers...
- " Excusez-nous , mais nous n'avons pas le temps de vous faire prisonniers...".
La situation économique ne semble pas les inquiéter...Bon...
Nous verros , lorsque nous serons dans le paroxysme de cette crise , la tête qu'ils feront...
Même si , à mon avis , je les vois davantage enlever leurs chaussures pour courir plus vite...comme ce fut le cas pour certaines troupes durant la Guerre des 6 Jours...
L'Histoire va se répéter...
a écrit le 08/04/2014 à 17:58 :
Une dissolution, un gouvernement Cope, puis ...une réélection. C'est un grand classique. Et puis deux ans de vacances à l'Elysée, avec un scooter tout neuf, cela ne se refuse pas.
a écrit le 08/04/2014 à 17:52 :
L'Italie a choisi un bonapartiste, Renzi, et la France la "Casta" On verra les résultats!
a écrit le 08/04/2014 à 9:45 :
Il faut juste pendre quelques voleurs qui sont actuellement à la tête du gouvernent, question de donner à réfléchir aux autres.
a écrit le 07/04/2014 à 19:19 :
Pierre Yve , C EST LDEBUT DLA FIN!!!!!
a écrit le 06/04/2014 à 12:25 :
oui, tout ça.. tout ça pour nous dire du gaullisme-sans-le-dire, tout ça.. de l'analyse intellectuel sans-intellectuels, tout ça.. issu du "trop-plein" politique franco-français pour s'abstenir ?.. etc.. non, les Elections Municipales furent juste un Référendum, celui qui existe mais.. qui nous manque à nous et.. pas à eux, c'est.. c'était tout pour la France et pour la (P) Politique, ah.. comme si.. notre Histoire n'avait pas existée pour.. nos élites.
a écrit le 06/04/2014 à 10:57 :
Ce Monsieur explique tout à fait et dans le bon sens ce que nous vivons ou risquons de vivre. Et là j'insiste comme lui sur trop de dépenses publiques qui nous amènent au désatre : faiillite ! Bonjour les dégâts. Arrêtons, arrêtons tant qu'il est temps. Fin 2014 ou c'est fichu.
a écrit le 05/04/2014 à 18:19 :
le café du commerce ou l'économie pour les nuls; mais c'est assez drôle parfois, tous ces commentaires
Réponse de le 10/04/2014 à 11:52 :
Il y a longtemps que les "pas-nuls" ne font plus rire avec leurs fausses certitudes et leur fausse science.
a écrit le 05/04/2014 à 16:44 :
exellente analyse,mais la crise politique n'a rien à voir avec la crise économique qui est une crise systémique que tout les politiques refusent d"e voir,les politiques sont des marionnettes dans les mains des banksters,Obama s'est fait rappeler à l'ordre il n'y a pas longtemps par le Pdg d'Exon (descendant direct des Rockfeller ) ce qui a fait la une des journaux Us et passé sous silence par la presse aux ordres européenne.Rien de ce qui était en 2007 n'a changé si ce n'est en plus grave ,alors Vals c'est un pouième de rien du tout ,un rond dans l'eau ,le bateau coule normalement
a écrit le 04/04/2014 à 19:02 :
Vous nous dites que la crise n'est qu'au début, en effet, les dettes continuent d'augmenter ce qui pose toujours la question de l'austérité. C'est une Europe qui compte un nombre de chômeurs inégalé surtout chez les moins de 35 ans... mais n'aurons-nous pas une crise avec le vote FN qui s'annonce aux Européennes devant le parti du gouvernement? Chez les jeunes, c'est une hécatombe avec une véritable déchéance... c'est plus que de la discrimination par l'âge, c'est de l'élimination tout court on pourrait dire sociale! Que dire lorsque 76% des gens demandent un contrôle des dépenses?
a écrit le 04/04/2014 à 18:37 :
on a bien compris que c'est une maladie chronique, et qu'on nous la refile allègrement, pendant que d'autres se mettent à l'abri!
a écrit le 04/04/2014 à 18:17 :
halali: on intervertit la cause(la crise) et la conséquence visible (l'austerité), qui n'a d'austerité que le nom puisqu'on a pas commencé le moindre début de baisse des dépenses. Ensuite on prétend que la France qui n'arrive pas à se sauver elle même sauverait l'Europe. Tout çà relève plus de la foi que de la logique.
a écrit le 04/04/2014 à 17:39 :
Il est temps que nos élites politiques arrêtent de mentir et de se mentir à eux mêmes.
Ce n' est ni plus simple ni plus difficile à faire que cela.
a écrit le 04/04/2014 à 17:23 :
Le rejet des socialistes ne vient pas que des aspects économiques, mais aussi pour une très large part de leur échec dans le domaine de la sécurité des biens et des personnes. Le laxisme insensé de la justice conduit de nombreux Français à un sentiment d'abandon face aux malfrats de tous calibres qui restent impunis. Et ainsi dégradation forte de la société.
Réponse de le 08/04/2014 à 1:32 :
Tout à fait de votre avis ! Que reste t -il des belles valeurs de la " République " ?
a écrit le 04/04/2014 à 16:03 :
C'est une blagounette..? ou de l'humour noir...?
a écrit le 04/04/2014 à 15:57 :
C'est sûr: malgré des niveaux record d'impôts, la France est plombée par d'énormes dettes et ne veut rien réformer (nous sommes les meilleurs !). Il faudra bien réduire cette distribution de prestations et autres (sans contrôle) sous peine de faillite: on ne peut distribuer que les richesses produites, or depuis 40 ans, on fait l'inverse !!!
a écrit le 04/04/2014 à 15:06 :
S'il voulait être cohérent jusqu'au bout, il devrait nous dire que le système est au bout du bout parce que le financier l'a emporté sur l'économique, qu'on va devoir passer à autre chose et que ce sera douloureux, mais que c'est le prix à payer si on veut que l'Etat ( en tant qu'entité démocratique) reprenne la main. Pas pour demain... on n'en a pas fini avec les replâtrages, ce qui confirme qu'un jour tout les plâtres vont tomber et qu'il faudra tout refaire.Ceci dit, si c'est pour mettre du placo...
a écrit le 04/04/2014 à 14:16 :
C'est la crise du capitalisme mondialisé et la revanche des esclaves... ceux qui ont donné leur sang pour faire des chemises à 3euro ont par leur sacrifice humain concentré toute la liquidité industrielle... La cigalle ayant chanté tout l'été se trouva ... bien pauvre quand elle avait bouffé toute sa liquidité
a écrit le 04/04/2014 à 14:11 :
Il est clair que l'heure n'est plus à la bonne gestion et au rééquilibrage des comptes. Cela aurait servi il y a 20 ou 30 ans. Il faut aujourd'hui totalement repenser la place des pouvoirs publics dans notre société (Etat + collectivités locales). Gratter un peu d'argent par ci ou par là ne servira qu'à prolonger la souffrance des Français.
a écrit le 04/04/2014 à 13:49 :
il faut supprimer les écoles et les profs pour faire des économies. les écoles c'est du superflu.
a écrit le 04/04/2014 à 13:47 :
il n' a qu'une solution achetez français dommage que top peu de français ne le fassent.
Réponse de le 09/04/2014 à 21:02 :
même si tu veux acheter français tu peux pas on ne fabrique plus rien!
a écrit le 04/04/2014 à 13:42 :
Ce billet ultra-keynésien se heurte à la réalité : si le déficit budgétaire créait la croissance, la France dépasserait largement la Suisse (en excédent budgétaire) en PIB par habitant ! Cela fait 40 ans que l'Etat français est en déficit, pour quel résultat ??
Même aux USA le fabuleux "multiplicateur keynésien" ne fonctionne pas : la Fed a injecté près de 3000 milliards de $ depuis 5 ans et le PIB n'a cru que de 1000 milliards de $ !
Réponse de le 04/04/2014 à 16:51 :
+1. Le keynesianisme genere de la croissance a CT en creant de la dette a L T pour nos enfants !
Réponse de le 04/04/2014 à 19:11 :
A mais nous sommes bons dans la crise, seulement on la rend permanente... Et si le déficit nous sort de la crise pourquoi ne pas le doubler? Le conjoncturel, tripotage monétaire et budgétaire est du court terme, sur 40 ans, on compte combien de croissance en terme d'emplois? Le structurel, c'est différent. Sous les monarques on endettait et puis on ruinait les créditeurs ou on les brûlait, à la Révolution, la monarchie ruinée, n'a pas réformé. Les assemblées, les capitouls ont toujours demandé des libertés contre des participations aux dépenses dispendieuses. L'Etat est-il encore instituteur du social?
a écrit le 04/04/2014 à 12:07 :
Homme de droite,

Je prie pour que les élus de droite de l'assemblée nationale votent les lois de ce gouvernement qui permettront aux "bonnes" réformes de passer. Après tout c'est notre pays et la politique politicienne doit s'arrêter devant l'intérêt national : il n'est que temps

Fosco
a écrit le 04/04/2014 à 11:47 :
Le multiplicateur keynesien des déficits publics, çà ne marche que quand le budget est équilibré au départ. C'est pour çà que çà ne marche pas en France, puisque le budget est toujours déjà en déficit. Et qu'on n'arrive même pas à l'équilibrer dans les hauts de cycle économique, tellement on gère mal. Il a vu çà, ce bon Monsieur Cossé ?
Réponse de le 04/04/2014 à 13:32 :
bien vous avez l air de vous y connaitre ce qui n est pas mon cas...mes questions alors : c'est la votre seul critique ?? et il a bon ou tout faux ???
Réponse de le 04/04/2014 à 15:00 :
@okAYYYYYY : je ne sais pas si il a tout bon ou tout, et peu m'en chaut d'ailleurs. Tout ce que je sais, c'est que nos amis allemands (encore eux!) avait mis leur budget presque à l'équilibre en 2007. Ce que les politiciens, les économistes, et les journalistes français, qui savent vraiment ce qui est bon et ce qui ne l'est pas, n'ont surtout pas voulu voir. On ne se refait pas.
a écrit le 04/04/2014 à 11:42 :
"végéter dans une semi paralysie", comme le dit Mr Cossé, est le scenario le plus probable, puisque l'histoire est la même depuis 35 ans :
- le gouvernement issu des présidentielles commence à réformer (mollement), ce qui suscite une levée de boucliers générale,
- le parti au pouvoir perd alors quelques positions aux élections intérimaire, les municipales le plus souvent. Le gouvernement s'estime donc désavoué, et stoppe donc toutes ses (petites) velléités de réforme,
- en attendant les présidentielles, qu'il perd, bien entendu.
Et on repart donc pour un tour, avec les autres, qui sont presque les mêmes, et le cirque recommence.
C'est le système UMPS, dans lequel les politiciens ont tous un bout de pouvoir à un moment ou à un autre, les intérêts corporatistes dorment sur leurs deux oreilles, et la France s'enfonce peu à peu dans la m...
a écrit le 04/04/2014 à 11:07 :
Un endettement systémique qui dure depuis une quarantaine d'années ne constitue pas une crise. Tout le monde à laissé faire et maintenant que la situation est irrémédiable, tout le monde donne sa solution. La finance a été transformée en arme de destruction massive d'économies nationales. Cette arme, comme toutes les autres, aurait dû être laissé sous contrôle démocratique des accords de Bretton Woods. Le comportement anti-démocratique est manifeste dans l'action de la finance internationale et la construction de l'Europe.
a écrit le 04/04/2014 à 10:29 :
Avec des boulets comme Ségolène, Taubira, Montebourg et surtout Hollande, c'est pas gagné un tel sursaut...
a écrit le 04/04/2014 à 10:20 :
Quand on s'est fait élire par des mensonges, il ne faut pas s'étonner du retour de bâton...
Réponse de le 04/04/2014 à 10:27 :
C'est pour cela que Sarko s'est fait jeter il y a peu
Réponse de le 04/04/2014 à 14:15 :
Sauf que Sarkozy n'avait pas vu venir la crise et que ses promesses non tenues trouvent une large explication dans la crise, même si à titre personnel je ne partage pas les options qu'il a choisies pour affronter cette crise. Au contraire, Hollande a sciemment ignoré la crise. Le comble c'est qu'il a la chance de profiter d'une conjoncture internationale qui s'améliore progressivement, mais qu'il est incapable de prendre la moindre décision pour en profiter.
a écrit le 04/04/2014 à 10:19 :
Très juste tout cela. Tout est de la faute de Hollande qui avec ses éternelles hésitations, nous plonge dans l'ornière. Valls arrive trop tard. Hollande, la tragédie française...
a écrit le 04/04/2014 à 9:49 :
Quand on a tellement menti pour se faire élire, il ne faut s'étonner des conséquences quand on fait le contraire de ce qu'on a promis...
a écrit le 04/04/2014 à 9:41 :
un très bel article qui resume tout , l'euro nous plombe et bruxelles et ses dictats forcés par l'Allemagne qui joue avec la BCE risque un jeu mortel , tout cela fait le lit de démagogues , de sourds , d'autistes et d'aveugles qui pousse vers le clash generalisé pour ne pas montrer leurs échecs patents , plus on retarde l'évidence de l'échec plus la facture sera lourde et le jour ou cela se produira on pourra pas dire , je ne savais pas , car ce que vous dites est déjà un fait historique
Réponse de le 04/04/2014 à 13:49 :
rigolo! la gauche qui menace tt le monde de revolution et de 1789 revival se met a gemir de devoir recolter ses fruits ( tt en accusant les autres d'etre responsables, comme d'habitude).... heureusement qu'il y a bruxelles, sinon vous seriez oblige d'accuser les chinois et les americains!
a écrit le 04/04/2014 à 9:19 :
Employer le terme "crise" relève de la malhonneteté intellectuelle , cela laisse entendre qu'une fois la crise passée tout reviendra comme avant ce dont je doute .
En fait nous vivons une mutation de la société occidentale telle qu'elle avait été pensée à la fin des années 40 et qui a vécu son apogée avec la fin des trente glorieuses.
a écrit le 04/04/2014 à 9:17 :
Comment perdre le travail de toute une vie, et bien c est simple être français et réside en France, mais a cause de qui de quoi, et bien c est simple a cause de profiteurs de la république, le gouvernement.

Merci
a écrit le 04/04/2014 à 9:04 :
Très bonne analyse. Il faut en effet espérer que M. Valls soit à l'hauteur de l'enjeu et puisse impulser cet "policy mix" à la manière d'Obama dont la France a besoin.
Réponse de le 04/04/2014 à 9:43 :
désolé mais mr Valls ne pourra rien faire , il est tributaire de l'abandon de souveraintée sur la monnaie , donc il prendra ses ordres de la BCE qui elle meme prend ses ordres de berlin , le changement dans la continuité et en 2017 une grosse catastrophe ou le 21 avril restera comme mineur .. continuons ainsi courage on traverse le mur
Réponse de le 04/04/2014 à 10:51 :
Il y arrivera parce qu'il est entouré de multiples talents.Ne sous-estimez pas madame Pinel ou monsieur Pau Langevin
a écrit le 04/04/2014 à 8:59 :
Un pays par définition qui ne maitrise plus ni sa monnaie et encore moins son budget n'existe plus en tant que tel.La France étant sous tutelle,quelque soit l'équipe au pouvoir ,je ne vois pas ce que l'on peut changer. Sinon à sabrer dans les catégories les plus faibles,avec la crainte toujours possible d'une révolte du peuple à la clé.Nous nous sommes mis dans une nasse (Europe) et nous ne pouvons pas revenir en arrière.Tous les pays de la zone Euro sont confrontés au même dilemme .Un modèle d'économie unique mis en place dans un ensemble d'états hétérogènes socialement et économiquement ne peut et ne pourra jamais fonctionné.La bonne nouvelle c'est que maintenant tout le monde est d'accord sur le constat cela a pris un certain temps,mais comme dit l'autre les faits sont têtus.
Réponse de le 04/04/2014 à 9:33 :
y a pas le choix ....votre analyse est juste
Réponse de le 04/04/2014 à 10:11 :
@KIRK:

Votre analyse est très juste sauf sur un point: "nous ne pouvons pas revenir en arrière"

--> L'article 50 du TUE permet a n'importe quel état de sortir de la zone euro à tout moment. mais ça, on se garde bien de vous le dire :-)

Je vous conseil de faire quelques recherche sur cette article...
Réponse de le 04/04/2014 à 18:12 :
FXH je suis naïf mais je me soigne ;).
a écrit le 04/04/2014 à 8:51 :
Le problème c'est notre administration gérée comme au 19ieme siècles.
Il faut supprimer les communes
Il faut supprimer les départements
Il faut réduire de moitié les députer
il faut supprimer le sénat
Il faut réduire le nombre de ministre
Tout cela réduira les coûts et donc les charges et impôts et la compétitivité sera retrouvée.
Evidemment il faut du courage et de la compétence pour un tel programme.
Réponse de le 04/04/2014 à 9:40 :
Il faut aussi reduire de 50% au moins les categories A de la fonction publique en tapant en priorite dans les categories les plus cheres et les plus inutiles : Inspecteurs d'accademie, Generaux et Colonels sans commandements, Conseillers Economique et Social, etages medicalises du Conseil d'Etat, Inspecteurs hors classe en tout genre, Administrateurs Senats et Assemblee, Prefets sans prefecture..
Réponse de le 04/04/2014 à 12:51 :
Entièrement d'accord avec cette mise "au régime très sec" de notre administration.
Il y a des économies à faire et il faut quelqu'un qui ait le courage politique de le faire... j'ai quand même quelques doutes avec ce gouvernement, mais sait-on jamais.....Je suis de nature positive, alors...positivons!
Réponse de le 04/04/2014 à 13:13 :
La meillure solution ? Supprimer le plus gros handicap de la France : les Français !
Réponse de le 04/04/2014 à 13:25 :
bref c'est pas demain la veille......deja pour la seule retraite des senateurs et la declaration de patrimoine des deputes ce n'a pas ete possible
Réponse de le 04/04/2014 à 13:45 :
il faut supprimer les communes ????? il faut aussi supprimer les pompiers, la police, les hopitaux, les écoles, lés éboueurs, l'état civil, les prisons, les hopitaux psychitriques, les tribunaux; etc
Réponse de le 04/04/2014 à 14:20 :
Votre argument est nul ! Il ne sert qu'à justifier l'embauche de centaines de milliers de fonctionnaires à des postes inutiles. Car c'est une réalité, notamment dans l'Education Nationale où les effectifs sont globalement trop élevés alors qu'il est véridique que nous manquons de profs sur le terrain. Il y a trop de planqués dans toutes les administrations et ce sont ceux qui se retrouvent au contact du public qui morflent.
Réponse de le 05/04/2014 à 17:22 :
de mon temps un instit pour 50élèves point barre
Réponse de le 09/04/2014 à 11:31 :
il faut .............y a ka !
faisons donc de la re-centralisation !
et un col Mao pour tous
a écrit le 04/04/2014 à 8:12 :
Oui , Pierre-Yves Cossé a raison...Fuyez , fuyez pauvres fous...Actionnez vos jambes à toutes vitesse et fuyez pour sauver vos vies...
a écrit le 04/04/2014 à 7:58 :
Quel flatteur !

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