La concurrence n'est pas toujours ce que l'on croit

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(Crédits : DR)
Baisse de la qualité des produits, chute de l'emploi, nombreux sont les arguments souvent entendus contre la concurrence. La réalité est fort différente. Par Emmanuel Combe, Professeur des Universités, Vice-Président de l'Autorité de la concurrence

A l'heure où le gouvernement s'apprête à ouvrir l'épineux dossier des professions réglementées, il n'est pas inutile de revenir sur la notion centrale qui va sous-tendre l'ensemble des débats : la concurrence. Une notion qu'il est bien souvent difficile d'appréhender.

Pas plus de droite que de gauche

D'abord parce qu'elle est parfois assimilée à tort à une pensée économique - le libéralisme- alors même qu'elle constitue essentiellement un outil, qui permet aux marchés de fonctionner de manière plus efficace, en éliminant les rentes injustifiées tout en récompensant les mérites: sauf à rejeter le principe même d'une économie de marché, la concurrence n'est pas plus de droite que de gauche. On peut d'ailleurs noter que des gouvernements dits "de centre gauche" ont engagés dans le passé d'ambitieuses réformes pro-concurrentielles, à l'image de Romano Prodi en Italie au cours de la période 2006/2008.

Ensuite, la concurrence  suscite en chacun de nous une attitude ambivalente : en tant que consommateurs, nous la plébicitons toujours ; en tant que salariés ou entrepreneurs, nous la redoutons parfois. La concurrence, se dit-on, c'est bon pour les autres, mais rarement pour soi même.

 Contre la concurrence, des arguments qui ont l'apparence du bon sens

Cette attitude ambivalente prend appui sur des arguments, plus ou moins explicites, qui ont pour eux l'apparence du bon sens :

- la concurrence, en baissant les prix, bénéficierait aux consommateurs mais pénaliserait  les producteurs. Loin de créer de la richesse, elle ne ferait que redistribuer les parts du gâteau des uns vers les autres. Dans cette perspective, promouvoir la concurrence reviendrait simplement à défendre un intérêt particulier, celui des consommateurs et de leur pouvoir d'achat ;

- la concurrence, en incitant à l'efficacité se ferait au détriment de la qualité : nous devrions choisir entre des prix bas et une qualité médiocre ou des prix élevés et une meilleure qualité. Appliqué à la distribution de médicaments par exemple, cela signifierait que plus de concurrence se traduirait nécessairement par une dégradation du niveau de sécurité sanitaire ;

- la concurrence, en incitant les entreprises à comprimer leurs coûts se retournerait contre l'emploi et la croissance. Par une sorte de ruse de la raison, le consommateur du week-end participerait ainsi à sa propre spoliation, lui qui est aussi un salarié la semaine.

Ces arguments -largement répandus- donnent le sentiment qu'il faudrait en quelque sorte choisir son camp : celui des prix bas, des consommateurs, de la quantité ou celui de la production, des salariés et de la qualité.

Comment convaincre nos concitoyens que ce choix binaire est  trop simple pour être vrai ?

 Pas seulement une baisse des prix

Le discours sur les vertus de la concurrence a souvent tendance à se focaliser sur un aspect particulier : les baisses de prix qu'elle occasionne. Certes, la concurrence constitue un puissant levier de pouvoir d'achat, dont on sous-estime d'ailleurs souvent l'ampleur car les baisses de prix sont diffuses : chaque client gagne peu à la baisse de prix mais l'effet agrégé sur l'économie peut s'avérer non négligeable, compte tenu de la taille du marché. Économiser 30 euros par an par client grâce à la concurrence peut sembler anecdotique ; mais lorsque les clients sont 65 millions, le gain total avoisine les 2 milliards d'euros. Pour autant, l'impact de la concurrence sur la demande ne se réduit pas à ce seul effet, aussi important soit-il : en diminuant le prix, la concurrence peut également élargir la taille du marché et participer ainsi, à sa mesure, à une forme de démocratisation de l'accès au marché. Ceci est particulièrement vrai dans le secteur des transports, et notamment dans l'aérien. Même lorsque la demande n'augmente pas lorsque le prix baisse  -songeons au cas du médicament que nous n'allons pas consommer plus à cause d'une baisse de son prix-, elle redonne du pouvoir d'achat qui ira se reporter sur d'autres biens et services.

Favoriser la variété, et souvent la qualité

La concurrence favorise également la variété, en élargissant la gamme des produits et services disponibles : chaque client trouvera en quelque sorte "chaussure à son pied ". Par exemple, un distributeur, confronté à l'arrivée de nouveaux concurrents, choisira de mettre l'accent sur les prix bas, sur les horaires d'ouverture, sur la largeur de l'assortiment, tandis qu'un autre préférera se différencier en misant sur la qualité de service ou sur la proximité de la relation avec ses clients.

La concurrence n'est pas non plus antinomique avec la qualité. En premier lieu, face à la menace concurrentielle, les entreprises sont incitées à être plus attentives aux attentes des clients, qui ont toujours le loisir de comparer et, le cas échéant,  "d'aller voir ailleurs". Les études empiriques confirment qu'une intensification de la concurrence incite une partie des acteurs à se différencier par la qualité de service : dans le transport aérien de passagers, il a été montré que la concurrence sur une ligne améliorait le taux de ponctualité des vols aux Etats-Unis. En second lieu, la concurrence n'exclut pas une régulation proportionnée, qui impose à tous les acteurs du secteur un standard minimum de qualité, notamment par le biais de normes (diplômes, composition des produits, règles de sécurité, etc).

 Un effet sur l'offre souvent méconnu

 Au-delà de son impact sur la demande, la concurrence exerce également un effet sur l'offre, effet qui est souvent méconnu.

Pour bien appréhender cet aspect, il est nécessaire de revenir à la nature même de la concurrence. La concurrence se définit comme un processus de rivalité entre entreprises, qui permet d'éviter le maintien ou la création de rentes injustifiées et qui simultanément récompense les plus méritants, en leur octroyant un surprofit temporaire. La concurrence a donc pour effet d'inciter les entreprises à explorer en permanence de nouveaux territoires, notamment en termes d'innovation (entendue au sens large : produits, techniques de vente, etc). La concurrence exerce à ce titre un effet positif sur la productivité, au travers de deux canaux principaux :

- elle joue le rôle d'un « aiguillon » auprès des entreprises installées, en  les incitant à « donner le meilleur d'eux-mêmes », pour conserver leur part de marché et croître ;

- elle permet l'entrée sur le marché de nouveaux acteurs, disposant de modèles économiques différents, parfois plus efficaces et incitent les « business model » existants à se remettre en question et à se renouveler.

Favorable à  la productivité

Les nombreuses études empiriques confirment l'existence d'une relation positive  entre concurrence et productivité au niveau sectoriel, quelle que soit la manière de mesurer la concurrence. De même, au niveau macroéconomique, les travaux empiriques concluent qu'un renforcement de la concurrence exerce un effet favorable sur la productivité dans les secteurs où l'intensité concurrentielle est limitée au départ. L'enjeu de réformes pro-concurrentielles n'est pas seulement de redonner du pouvoir d'achat aux consommateurs mais aussi d'améliorer la compétitivité globale de l'économie.

 Et l'emploi?

L'impact de la concurrence sur le niveau de l'emploi est sans doute le sujet  le plus controversé et polémique qui soit : chaque fois qu'un choc concurrentiel survient dans un secteur, l'argument des faillites et des destructions massives d'emplois est brandi par les opérateurs installés, tandis que les outsiders promettent de leur côté des créations d'emplois. Dans ces batailles de chiffres, souvent faites dans le feu de l'action et sans le recul nécessaire, qui croire ?

Une solution possible consiste à prendre appui sur les nombreuses études empiriques menées ex-post par des chercheurs sur la relation entre concurrence et emploi. Certes, ces études ne reflètent que l'état actuel de nos connaissances en la matière et ne préjugent en rien de résultats futurs différents ; elles fournissent toutefois une première tendance assez claire : la concurrence n'est pas l'ennemi de l'emploi.

En premier lieu, les études empiriques montrent que les restrictions à la concurrence brident l'essor de l'emploi : ainsi, les travaux sur l'effet des lois Royer-Raffarin dans la distribution alimentaire concluent à un impact négatif d'environ 100 000 emplois. Dans la même veine, les études sur le protectionnisme mettent en évidence des pertes d'emplois significatives, lorsque les effets sur l'ensemble de la chaîne de valeur sont pris en compte : ainsi, lorsque Georges Bush instaure des droits de douane sur l'acier pour préserver 3500 emplois chez les producteurs d'acier, cette mesure conduit à renchérir le prix de l'acier et à détruire entre 12000 et 43000 postes en aval chez ... les entreprises utilisatrices, devenues moins compétitives.

En second lieu, les travaux sur les expériences d'ouverture à la concurrence ne confirment pas la thèse d'une diminution nette de l'emploi. Lorsque la demande est élastique au prix, la concurrence accroît la taille du marché et créé de ce fait des emplois, notamment chez les nouveaux entrants. Ainsi, la libéralisation du transport routier en 1986 en France a conduit à une baisse des prix de 10%, à une hausse du trafic et de l'emploi, passé de 200 000 à 300 000 salariés en l'espace de 10 ans. Lorsque la demande n'est pas élastique au prix, il faut tenir compte des effets indirects de la concurrence sur l'emploi :  les gains de pouvoir d'achat réalisés ici vont se reporter très vite ailleurs. Ainsi, une étude d'ODIT France sur l'essor du transport aérien, marqué par de fortes baisses de prix du billet, conclut à des créations d'emplois indirects en France de l'ordre de 65000 à 72 000 dans ... le secteur de la restauration et de l'hôtellerie-tourisme.

Rémunérations et conditions de travail

Est-ce à dire pour autant que l'impact de la concurrence sur l'emploi n'est pas un sujet ? Sûrement pas. Tout d'abord, la concurrence peut avoir un impact indésirable sur les rémunérations et les conditions de travail. Mais c'est précisément le rôle du droit du travail que de faire respecter un ensemble de règles du jeu qui s'imposent à tous les acteurs. Ensuite, la concurrence conduit à réallouer les emplois entre entreprises d'un même secteur et/ou entre secteurs, générant ainsi des coûts sociaux. A nouveau, c'est le rôle de la formation continue et d'une politique efficace de mobilité des salariés que de préparer en amont et d'accompagner les transitions d'emploi.  La concurrence sur le marché des biens n'est pas antinomique avec une protection des salariés, à la fois forte et efficace, sur le marché du travail.

Plus généralement, la concurrence ne tient toutes ses promesses que si elle est régulée, encadrée, que ce soit par le droit de travail, de la concurrence ou de la consommation. Concurrence et règles du jeu, loin de s'exclure, se complètent ; n'oublions pas que le terme anglais pour designer la concurrence -"competition"- renvoie explicitement au registre du sport : a-t-on déjà vu une compétition sportive se dérouler avec succès sans un minimum de règles du jeu et sans un arbitre impartial ? La concurrence n'est pas toujours

ce que l'on croit

Emmanuel COMBE

Professeur des Universités

Vice-Président de l'Autorité de la concurrence

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Commentaires
a écrit le 21/08/2014 à 17:47 :
Relativité en matière de concurrence.
Avant l'arrivée de FREE, quand c'était lui le nouvel entrant:
Bouygues Telecom ajoute: "les derniers entrants ont largement contribué à la baisse des prix de la téléphonie mobile. Ils ont régulièrement joué le rôle d’agitateur. Ils ont également massivement contribué à l’emploi et à l’innovation".
Après l'arrivée de Free :
« Avec Free, l'amélioration du pouvoir d'achat va être passagère ; pour l'emploi, c'est un désastre et l' ETAT va y perdre en recettes fiscales autour d'un milliard d'€ par an » Mr Bouyghes lors de la présentation des résultats le 29/08/2012 ( Le Monde.fr du 31/08/12)
a écrit le 21/08/2014 à 14:10 :
L'effet de ciseaux consiste en ce fait qu'en perdant 30 ou 50 emplois quand on n'en récupère qu'un, les 49 cotisants anciens ne cotisent plus et même ils deviennent à charge.
D'où la dette qui pourrait se produire même en cas de balance commerciale créditrice !
C'est pour cela que la dette européenne continue d'augmenter malgré une balance positive !
Cela a échappé et échappe toujours à nos experts!
a écrit le 20/08/2014 à 21:54 :
La concurrence a de bons cotés, sauf entre pays à niveau de vie très différents, selon Maurice Allais, la preuve :

D'un lecteur de Nouvelle Cité en Février 95 :
« Si l'on prend en compte le fait que, au cours des 20 dernières années, le Revenu National a augmenté de 50 % et, cependant, le nombre des chômeurs est passé d'un à trois millions et demi, il n'est pas faux de dire que l' économie de marché est plus destructrice que créatrice d'emplois.
« En fait, lorsqu'un consommateur cherche à acheter le moins cher possible, il est, de par sa démarche, indirectement destructeur d'emplois. On objectera que l' économie ainsi réalisée, par exemple dans l'achat de vêtements, lui permettra d'acquérir un ordinateur et donc de faire marcher l'industrie correspondante. Ce raisonnement oublie une partie de la réalité : que l'industrie du vêtement , ou de la chaussure, est de trois fois plus consommatrice de main d'oeuvre ( par millier de Francs de chiffre d'affaires) que ne l'est l'industrie informatique. Cela signifie que, dans ce cas, pour trois emplois détruits, il y a un emploi créé. »
L'effet de ciseaux démontré ci-dessus est à multiplier par 10 dans les échanges avec les pays pauvres. C'est là-dessus qu'il faudrait revenir au lieu de se résigner au déclin !
a écrit le 20/08/2014 à 18:40 :
Bonjour Monsieur Combe,
En tant que Vice-Président de l'Autorité de la concurrence, êtes-vous prêt à défendre le principe de concurrence au niveau du corps enseignant (puisque vous êtes également Professeur des Universités) ?
a écrit le 20/08/2014 à 12:31 :
Les producteurs sont CONTRE la concurrence car elle induit une baisse des prix et/ou une plus grande qualité.

Suivant que vous serez consommateur ou producteur, vous serez pour ou contre.

Personnellement je suis pour la concurrence sauf pour la boîte ou je travaille.
a écrit le 19/08/2014 à 19:36 :
"Beau" discours théorique ...
Nous sommes 12000 magasins d'optique en France, contre 6000 il y a 20 ans, proposant des forfaits à partir de 29 euros montures et verres simples ou 79 euros monture et verres
Réponse de le 19/08/2014 à 23:17 :
La concurrence est exacerbée. Le gouvernement nous dit qu'il y a trop d'opticiens et qu'il en faudrait bcp moins pour faire baisser les prix ! Chercher l'erreur ...
a écrit le 19/08/2014 à 17:37 :
La concurrence c'est d'abord le choix pour le consommateur,quelque soit le prix à payer.
a écrit le 19/08/2014 à 17:02 :
Belle démonstration académique valable dans un monde idéal.
Malheureusement, en pratique la concurrence s'avère rarement, voire jamais, "libre et non faussée"...
Réponse de le 19/08/2014 à 20:16 :
Il faut immédiatement supprimer toute concurrence : et rétablir les ouvriers d'état et les grandes entreprises nationalisées .
Les gens n'ont pas besoin de tout ce faux luxe : me principal c'est d'y voir, pas d'engraisser les lunetiers sur le dos de la sécurité sociale que tout le monde paie.
a écrit le 19/08/2014 à 16:37 :
Propos de "professeur". Ils supposent à tort toujours et encore que la concurrence serait le "libéralisme" ni de gauche ni de droite il est amusant de le voir précisé puisqu'il s'agit de la même politique, et que par principe elle ferait baisser les prix à l'avantage du consommateur tout en augmentant les volumes de production à l'avantage des entreprises. Sur cette idéologie véritable on construit des schémas dont la création fictive de l'Europe de Bruxelles est une parfaite illustration. Rien n'est plus faux! Cela a été démontré par un illustre économiste, Veblen, dont on s'est empressé d'étouffer les travaux au point qu'il demeure inconnu et jamais cité. Il a démontré le contraire des propos européïstes libéraux assez facilement. Par exemple un sac Vuitton voit son prix augmenter si ses ventes progressent, elles ne le font jamais baisser. Des phénomènes de cartels et de "corners" sont également à l'oeuvre et à cela il faut ajouter que 70% des achats BtoC sont administrés de fait comme en BtoB par l'action des "normes" sans cesse plus actives qui limitent le choix. Discuter sur une fausse économie de marché est devenu stupide. C'est nier la réalité qui voudrait que l'on trouve des solutions différentes pour préserver le consommateur en le faisant participer à la richesse produite. Les professeurs qui freinent l'évolution de la pensée se votent ainsi un large avenir de lobbyistes ... qui ne peuvent ignorer ce qu'ils sont.
a écrit le 19/08/2014 à 16:16 :
La concurrence est une évidence, sauf que les entreprises françaises n'y ont rien compris, le moins cher à tout prix est une approche idiote.
Il vaut mieux en offrir de meilleure qualité pour le même prix, comme dit l'adage, "quand c'est pas cher, c'est toujours trop cher"
Reste intéressant l'inertie de l'administration.
En Bretagne ou l'immigration est parcellaire, la religion omniprésente, chaque village a son école privée (catholique), et de la maternelle à l'université on peut rester dans l'éducation diocesaine.
Bien sur ça coûte moins cher à l'état, et le taux de réussite est très supérieur, croyez-vous que l'éducation nationale fait le moindre effort pour faire aussi bien?
Quand à l'emploi, le refus de la concurrence des entreprises françaises pour des raisons de structures fait que le salarié le plus difficile à dénicher, soudeur par exemple, est obligé de toucher moins que son supérieur alors que pour un cadre moyen, les files d'attentes sont pleines à pôle emploi.
Donc le salarié ne reste pas, et l'entreprise a sur les bras un inutile bien encombrant et n'évolue pas.
Le concurrence c'est aussi payer le prix qu'il faut.
Réponse de le 20/08/2014 à 21:59 :
Réalisme allemand !

Ma femme, professeur d' allemand en retraite a connu en 1976 un journaliste allemand qui tenait à ce que ses enfants aient un métier manuel car il se méfiait déjà des diplômes qui ne débouchent sur rien.
La force de l' Allemagne vient de la haute considération du travail manuel et de la qualité de la formation assumée et suivie par les entreprises elles-mêmes, contrairement à beaucoup de formations-bidon Françaises !
La qualité, ça paye !
a écrit le 19/08/2014 à 15:06 :
Votre raisonnement ne tient pas devant le réseau des pharmacies: il existe plus de 22.000 pharmacies en France et aucune d'entre elles ne pratiquent d'entente sur les prix. Il y a toutes sortes de gamme de prix dans les pharmacies françaises du plus bas au plus haut. A Courchevel et St Tropez, les prix seront plus élevés (hors médicaments remboursables) que dans une pharmacie discount de Marseille ou Paris.
Mais toutes les officines sont soumises à une réglementation extremement contraignante (code de la securite sociale, code de la sante publique, code du commerce, code du travail, etc...)
demander d'enlever le monopole aux pharmacies française, c'est demander de changer la législation au profit de la consommation et de libéraliser les règles de dispensation des médicaments. Un peu comme aux USA. L'argument massue de votre Autorité de la Concurrence et de l'IGF est de dire qu'il y a une majorité de pays occidentaux qui le font!
Est ce réellement un argument car on pourrait dire pareil pour les armes: beaucoup d'Etats américains laissent la vente des armes au public alors faisons pareil en France?
Pour la pharmacie, vous ne proposez pas un modèle de concurrence mais vous proposez une nouvelle approche de la Santé Publique ou ceux qui ne pensent qu'à faire des profits sans morale auront le droit de vendre des médicaments.
Votre supérieur hiérarchique, Bruno LASSERRE, a déjà montré les a-priori qu'il a sur ma profession et il est évident que ce qui vous dérange le plus est le fait que nous ayons un monopole qui empêche la GMS (la seule à pouvoir embaucher des pharmaciens à perte sur un marché peu intéressant) d'avoir un marché qui lui échappe depuis fort longtemps et qui emmène les consommateurs loin de leur surface de chalandise, les pharmacie étant bien trop trop près des commerces de proximité.
Réponse de le 20/08/2014 à 22:15 :
Une meilleure solution consisterait en un système de rémunération mixte : d'une part une retenue légale d'une sorte de fixe par emploi sur une taxe générale sur la Valeur ajoutée de 20 %, d'autre part une participation à la masse salariale elle-même indexée sur la valeur ajoutée de l'entreprise à hauteur de 50 %. Des taux d'intérêt faibles favoriseraient les investissements au lieu d'un auto-financement important au départ nécessitant des marges élevées et par la suite des bénéfices excessifs, donc fragiles face à une concurrence agressive.
Cela permettrait d'éviter les licenciements, la partie fixe faisant l'objet d'un crédit d'impôt éventuel et la partie variable des salaires s'adaptant à la hausse comme à la baisse des ventes de l'entreprise. D'ailleurs ce contrôle de la valeur ajoutée brute des entreprises ne doit pas être confondu confondu avec la TVA, qui elle rapporte à l' ÉTAT.
Réponse de le 21/08/2014 à 4:08 :
"La force de l' Allemagne vient de la haute considération du travail manuel et de la qualité de la formation assumée et suivie par les entreprises elles-mêmes, " : En France, c'est toute la technique qui manque de considération. Seuls les passionnés suivent ces filières pour une raison simple : La technique ne paye pas. On forme de bons techniciens, mais s'ils veulent gagner plus, ils doivent se tourner vers l'encadrement ou la vente.
Pour le travail manuel, n'en parlons même pas : Combien sont à plus de 45 heures payées 35? Combien ont le même salaire avec 10 ans d'expérience qu'en débutant? La seule solution consiste à se mettre à son compte et l'opération est délicate quand vous faites face à une concurrence cassant les prix avec des hordes d'apprentis ou quand vous avez besoin d'un gros capital de départ (dans ce pays, on ne cherche pas une boulangerie dans laquelle on peut investir, on demande des aides fiscales pour investir dans un studio à 150 000 euros).
Ajoutons justement une dimension au problème : Un ouvrier qualifié à 1500 euros pour 39h peut se loger où en région parisienne, en région PACA, etc.? Qu'en est-il en Allemagne?
Réponse de le 21/08/2014 à 4:08 :
"La force de l' Allemagne vient de la haute considération du travail manuel et de la qualité de la formation assumée et suivie par les entreprises elles-mêmes, " : En France, c'est toute la technique qui manque de considération. Seuls les passionnés suivent ces filières pour une raison simple : La technique ne paye pas. On forme de bons techniciens, mais s'ils veulent gagner plus, ils doivent se tourner vers l'encadrement ou la vente.
Pour le travail manuel, n'en parlons même pas : Combien sont à plus de 45 heures payées 35? Combien ont le même salaire avec 10 ans d'expérience qu'en débutant? La seule solution consiste à se mettre à son compte et l'opération est délicate quand vous faites face à une concurrence cassant les prix avec des hordes d'apprentis ou quand vous avez besoin d'un gros capital de départ (dans ce pays, on ne cherche pas une boulangerie dans laquelle on peut investir, on demande des aides fiscales pour investir dans un studio à 150 000 euros).
Ajoutons justement une dimension au problème : Un ouvrier qualifié à 1500 euros pour 39h peut se loger où en région parisienne, en région PACA, etc.? Qu'en est-il en Allemagne?
Réponse de le 21/08/2014 à 15:07 :
Les mesures que j'ai imaginées entraîneraient un véritable aménagement du territoire, les usines - moins grosses - iraient où sont les hommes et où le foncier n'est pas cher, au lieu de la concentration actuelle§
Puisque tout se tient, ou on change tout ou on ne change rien !
a écrit le 19/08/2014 à 11:58 :
Article très intéressant.
Dommage que les lecteurs de la tribune, qu'on aurait pu croire un peu plus intelligent; n'en prennent que des extraits pour le critiquer.
Entre ceux qui reproche à la concurrence d'avoir fait baisser la qualité; personne ne vous oblige a acheté premier prix et a enrichir les esclavagistes chinois. La concurrence à permis la diversité; si j'ai peu de moyen, je peux acheter la mauvaise qualité; sinon, je sais bien que tout se paye.
Et l'argument de l'ouverture des services publics qui auraient augmenté les prix; ben l'exemple du renseignement téléphonique, désolé Friendly si tu n'a pas trouvé mieux que le tarifs des renseignements téléphonique, mais je crois qu'on s'en fout un peu d'un service que plus grand monde n'utilise. Et si on doit augmenter tes impôts pour subventionner les services publics, tu va approuver?
Et Zadok the geek qui nous dit que la concurrence augmente les marges???? Euh... après réflexion, je trouve pas d'exemple où l'arrivé d'un nouveau concurrent sur un marché à permis au entreprise de baisser leur cout de production sans baisser le prix de vente. (Il y a bien sur des histoires d'arrangement entre société pour fixer les prix; mais les amandes sont quand même dissuasive).
L'exemple des règles sportives est plutôt bon, il y a toujours des tricheurs; il faut donc donner aux arbitres les moyens de faire leur travail sérieusement.
Réponse de le 19/08/2014 à 12:44 :
arrangement mais les amendes sont dissuasives....., mais vous rêvez car avant de mettre la sanction il faut trouver la preuve et surtout celui qui va dénoncer. L'entente est quelque chose de courant et sans sanction. Vous travaillez au coin de la rue ou dans un groupe qui défend ses marges pour maintenir son dividende ou pour continuer à bénéficier d'un cout de crédit correct.
Réponse de le 19/08/2014 à 13:12 :
@Nico : il y a quand même un problème de fond qui n'est pas du tout évoqué. La concurrence, c'est la fuite en avant. Et comme les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, à un moment ... soit la concurrence s'arrête, et on tombe en situation de monopole (si l'un a bouffé tous les autres) ou d'entente implicite, soit çà continue et les acteurs n'ont d'autres choix que d'utiliser des moyens de moins en moins légaux et moraux. Et là, on fait quoi ... ?
Réponse de le 19/08/2014 à 20:57 :
Le prix d'un produit c'est d'abord ce que le consommateur est prêt à payer. La concurrence n'est pas toujours un facteur déterminant. Le prix de fabrication d'un jeans, c'est moins de 5 Euros peut être 10 Euros pour la très bonne qualité.
Si nos grandes surfaces sont envahies de produits made in china ce n'est pour le bien être des consommateurs c'est pour les marges des distributeurs.
Professionnellement, je vois passer quelques marges sur des produits qui ne manquent pourtant pas de concurrence. Si les français connaissaient la marges sur les produits qu'ils achètent, il bondirait au plafond.
a écrit le 19/08/2014 à 11:11 :
Impossible de croire un seul mot de cet article écrit par un membre du groupe de rentiers privilégiés les plus puissants, et qui ne connaissent absolument rien à la concurrence: les fonctionnaires!!
a écrit le 19/08/2014 à 11:01 :
Pas étonnant, la cohérence des matières utilisées, avec trop de plastique fragile là où il faudrait de l'acier souple, comme pour mon fermoir clipsé de pochette à la ceinture qui vient de lâcher, du coup, plein de synthétique polluant à jeter §!§ Voilà un exemple de changements durables à opérer d'urgence pour ne plus tant polluer la planète...
Tout comme pour les eaux en bouteilles, faisqant des bénéfices colossaux..., mais nullement obligés de faire leurs récipients en verre recyclés, alors que la planète devient inondée de plastique jusque dans les océans !§!
La perte de savoir raison garder est énormes sous prétextes de fortunes abusives faites, et pour quoi faire...? Pour rendre moins inventifs et réactifs les belles âmes désireuses d'apprendre en masse que sont nos enfants ? Fous-thèses !!!
a écrit le 19/08/2014 à 9:08 :
Cet article présente une vision complètement idéalisée et simpliste de la réalité.
Par exemple:
La concurrence provoque la baisse des prix; Pas toujours, souvent c'est surtout une augmentation des marges, le consommateur lui paye le même prix. Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles.
Autre exemple:
Pour contrer les géants US comme Netflix, les fournisseurs de contenu Allemands ont essayé de se regrouper mais les technocrates (pour une fois les leurs, pas ceux de Bruxelles) on fait échouer le projet pour des raisons de concurrence. Netflix qui opère depuis un paradis fiscal à donc le champ libre. Ces règles de concurrence sont d'une bêtise absolue et sont en train de tuer notre économie.
a écrit le 19/08/2014 à 8:51 :
On est contre la concurrence quand on est en situation de monopole donc d'exploitation de la société. Le fonctionnariat français est dans cette situation dans bien des cas...
Réponse de le 19/08/2014 à 10:33 :
Le fonctionnariat dans le monde entier y compris et surtout dans les pays liberaux voire ultra liberaux est dans ce cas.Si vous croyez que Tatchers et Reagan ont diminués les fonctionnaires chez eux vous vous trompez lourdement !L'anti fonctionnaires de droite est un attrape gogos on le voit en France avec tous les gouvernements de droite qui se sont succédés depuis 50 ans .
a écrit le 19/08/2014 à 7:28 :
sans la concurrence faussée,de très nombreux français seraient au chomage!
a écrit le 19/08/2014 à 7:10 :
Dans ce type d'analyse on peut toujours prouver le contraire car le marché producteur/consommateur est compliqué, le plus bel exemple l'agroalimentaire qui sur le fond part des moyens du client et le fournisseur mais à disposition un produit dont la qualité varie en fonction des moyens du consommateur . Ce Monsieur est comme un théoricien certainement sincère mais bien loin de la complexité des marchés.
a écrit le 19/08/2014 à 0:32 :
La concurrence c’est surtout le problème de la concurrence déloyale à l’international. La concurrence dont cet article est la conséquence directe de la concurrence internationale depuis le traité de Maastricht. Le problème de la concurrence, n’est pas seulement le problème de la baisse des prix, mais de la fermeture des usines, parce que cette concurrence n’est pas protégée par des règles au niveau international, comme par exemple taxer la concurrence déloyale, une double concurrence que doivent supporter les entreprises françaises. Ces bien beau de favoriser la concurrence dans un pays, mais encore faut-il protéger ce système des autres concurrents qui ne sont plus taxer aux frontières, car c’est celui-là le plus catastrophique. Récemment j’ai vu dans les médias un restaurateur qui faisait une concurrence déloyale, il se servait de produit surgelé tout en expliquant que les produits frais n’étaient pas l’idéal, et cela est soutenu pas la classe politique UMPS. Il n’y a aucune imposition de standard minimum de qualité et le transport aérien concerne surtout les gens qui ont les moyens de prendre l’avions, ils ne sont pas tant que cela. La concurrence est un système créé par les plus riches à l’internationale et elle est tout simplement déloyale, celui qui a les moyens de payer la publicité est tout simplement très avantagé par rapport à d’autres avec moins de moyens, sans compter la corruption politique. La concurrence entraine la concurrence, c’est toujours une question de temps avant qu’elle ne devienne déloyale, la seule solution, c’est de règlementer dans l’utile et l’intérêt général en fonction, non pas de l’offre et la demande, mais en fixant les prix et en mettant les banquiers d’affaires à la retraite. La concurrence amène inévitablement à s’agrandir, donc à l’internationale, donc à corrompre le politique et puis l’économiste, et les médias. La concurrence n’exerce rien de positive sur la productivité, elle amène au 3x8, à un rythme de travail dégénéré, ce qui entraine tous les patrons qui ne pensent qu’à bouffer à prendre des immigrés pour faire concurrence aux travailleurs français, et cela amène à la baisse des salaires, une baisse des salaires qui pose problème puisque notre modèle économique dépend beaucoup de la consommation, d’où la stupide revendications des syndicats de la « lutte pour le pouvoir d’achat ». Le macroéconomique dont parle cet article n’est que la conséquence de la concurrence déloyale, car le macroéconomique n’est que le nœud difficile à discuter, car l’économie sert une minorité de multinationales et de banques d’affaires qui sont en concurrence entre eux, c’est pour cela que certains économistes vous disent, « attention c’est plus compliqué que ça ». Le macroéconomique c’est le méta-économique. La concurrence n’est pas l’ennemi de l’emploi, à condition qu’elle soit règlementée, mais de nos jours c’est la concurrence déloyale voulue par l’Europe fédérale qui détruit tous les jours de l’emploi. On ne peut pas juste se contenter de parler de la concurrence de la production, il faut aussi parler du rôle de la finance internationale depuis quelques décennies. C’est un pur mensonge que de dire que le protectionnisme économique détruit de l’emploi, c’est exactement le contraire ; depuis que nous avons supprimé les taxes aux frontières, autorisé les capitaux à quitter notre pays pour les réinvestir en chine ou ailleurs, que nous avons mis en concurrence tous les travailleurs du monde entier, sans compter l’euro, nous voyons tous les jours des emplois disparaître. Cet article ne fait qu’aller dans le sens des propositions des socialistes, il défend ce que veut la classe capitaliste, le libre-échange, et il se réfère aux droits du travail, comme si le droit du travail existait encore, ridicule. Cet article c’est l’économie unique, la pensée unique, résultat de la concurrence de soumission des économistes.
Réponse de le 19/08/2014 à 8:55 :
C'est quoi la concurrence déloyale exactement? Celle que ceux qui travaillent le plus font à ceux qui travaillent le moins? Ne pas oublier que c'est le consommateur qui a droit de vie ou de mort sur les entreprises. Le consommateur est implacable; il veut plus, mieux, pour moins cher.
Réponse de le 19/08/2014 à 11:57 :
Travailler plus ou travailler moins peut jouer un rôle, mais je ne pense pas que c'est le fond du problème, car on est tous mis en compétition. La concurrence déloyale c'est des produits fabriqués à bas coût à l'étranger, avec effectivement des gens dans d’autres pays qui sont bien plus exploités que les français, et qui fabriquent des produits qui ne sont plus taxés en entrant en France, ainsi les français vont acheter chinois plutôt que français, c'est cette logique qui pousse à la délocalisation, aux licenciements, à la fermeture des petites et moyennes entreprises. Le problème qui se pose avec le traité de Lisbonne, confirmation du libre-échange déloyal, c'est que les États n'ont plus le droit d'intervenir pour sauver les entreprises françaises, surtout les petites et moyennes entreprises, qui pourtant créent le plus d’emplois. En réalité les l’État français est géré par la commission européenne, gardienne des intérêts du grand patronat et des banques d’affaires euro-américaines, et cela se fait contre les petit entrepreneurs enracinés, car les multinationale du CAC40 sont bien moins taxés par l’État que les petites et moyennes entreprises, qui elles sont lourdement taxés et empêche l’embauche, et donc, diminue la consommation. Le problème de travailler plus ou moins est assez complexe, car si nous travaillons pour une multinationale, ou même une petite et moyenne entreprise, nous sommes dans une logique de concurrence, mais si nous travaillons pour l’utile de la population, dans le respect de l’homme dans l’économie, nos conditions de travail peuvent bien se facilité, à conditions de mettre la finance internationale et les arrivistes en prison. Le fond du problème, c’est l’usure, une escroquerie qui permet à une minorité de commercer à l’international sur le dos des nations, là aussi, les économistes sont très silencieux, ils préfèrent vous parler de Macroéconomique, qui n’est que la gestion de capitaux imaginaires, sur lesquelles vivent la classe capitaliste euro-américaine. La concurrence dont parle cet article est très probablement liée au traité transatlantique, on ne sait pas véritablement ce qui s’y cache derrière.
Réponse de le 20/08/2014 à 22:26 :
Bravo, Frédéric, il est tard, je reviens demain !

Le modèle économique privilégiant le consommateur est au bout du rouleau ! Le Progrès nous permettrait d'être généreux, la concurrence nous en empêche ! La politique de la demande est en échec depuis 40 ans, à cause de la mondialisation et des concurrences déloyales diverses, toutes au détriment de l'emploi, seul en charge des cotisations ou salaires différés...sine die ! ou payés par une dette devenue insupportable.
La solution ne peut venir que de la fin du client-roi irresponsable, grâce à un changement radical du financement des charges par l'intermédiaire de la valeur ajoutée portant sur tous les produits proposés à la consommation, pour qu'on ne puisse plus y échapper.
Le pouvoir d'achat doit venir seulement des salaires et non des prix afin que les banques aient de nouveau devant elles des emprunteurs crédit-bles, car le moteur de l' économie est le crédit, et il est en panne !
Nous avons tué la poule aux oeufs d'or ! il faut la ressusciter !
a écrit le 18/08/2014 à 22:57 :
la qualité ultra médiocre de tous les produits (meubles, electro ménagé etc...) made in china alors que de vieux objets made in france des années 70/80 fonctionnent encore parfaitement et avec une finition et une qualité des matériaux qui ne se fait plus, suffit pour voir que la concurrence mondialisée à permis de faire fabriquer à bas coûts (par des esclaves soyons clairs) des produits de qualité très inférieure revendu à un prix/qualité relativement élevée et surtout de démultiplier les marges et de remplir les poches des actionnaires...
a écrit le 18/08/2014 à 21:51 :
"Plus généralement, la concurrence ne tient toutes ses promesses que si elle est régulée, encadrée, que ce soit par le droit de travail, de la concurrence ou de la consommation."
Tout est dit dans cette phrase que personne ... mais alors personne ne lira assez attentivement, puisque ces petits mots qui sont résumables à la Régulation ne sera jamais appliqué dans ce pays, seul l'idée d'ouverture de ces "monopoles abusifs" restera et le constat sera l'inverse de ce que ce monsieur nous vend comme soupe !!! est-il à la solde de l'état peut-être ? il se couvre en ne détaillant pas ce qu'induit cette régulation ... l'administration française ne sait que pénaliser et non encadrer guider ... réguler
Réponse de le 20/08/2014 à 3:34 :
"personne ... mais alors personne ne lira assez attentivement, puisque ces petits mots qui sont résumables à la Régulation ne sera jamais appliqué dans ce pays" : Le hic, c'est que les règles doivent être les mêmes pour tous les concurrents sans quoi ceux qui sont un environnement plus contraint ont quasiment aucune chance de tenir...
a écrit le 18/08/2014 à 18:59 :
"a-t-on déjà vu une compétition sportive se dérouler avec succès sans un minimum de règles du jeu et sans un arbitre impartial "... peut-être, mais quid des joueurs de foot, de rugby, de foot américain, les cyclistes etc.. qui faussent la concurrence en recourant à des substances illicites pour gagner? Pareil en économie, les règles et les arbitres existent, mais les règles sont contournées, montages financiers tordus, paradis fiscaux, ententes sur les prix, pression sans fin sur les producteurs, les sous-traitants pour des prix toujours plus bas et des dividendes toujours plus confortables pour les actionnaires et dirigeants. Concurrence? Certainement pas, vol en bande organisée, à coup sûr.
a écrit le 18/08/2014 à 18:36 :
encore un fantaisiste de plus bien installe dans ses pantoufle de salon parisien
vient nous expliquer a nous les gueux comment réintroduire l' esclavage moderne
pour dilapider les ressources de la planète au profit des privilégiées qu'il défent si
ardemment
a écrit le 18/08/2014 à 17:46 :
"Appliqué à la distribution de médicaments par exemple, cela signifierait que plus de concurrence se traduirait nécessairement par une dégradation du niveau de sécurité sanitaire". C'est oublier un autre aspect que la qualité et le prix : Les contraintes.
Quand au rôle du droit du travail, qu'en est-il avec une concurrence internationale? Quand il est possible de sous-traiter la production à l'étranger où ce droit ne s'applique pas, les entreprises qui produisent avec plus de contraintes ont peu de chance de tenir. D'ailleurs, les reculs du droit du travail seront justifiés par cette concurrence internationale...
a écrit le 18/08/2014 à 17:16 :
LA CONCURRENCE UN bien grand mot ;ex en ce moment ,si les jouirnalistes n'etaient pas manipules, ils devraient nous parler du brut TRES BAS ET UN PRIX A LA POMPE TRES HAUT IL est vrai que cela arrange l'etat qui nous pique des taxes
a écrit le 18/08/2014 à 17:11 :
Il n y a qu en France que une telle idée puisse être regardé comme un scoop! Peut être naîtra t il dans 50 ans la première génération française qui accepte enfin la fin des monopoles colonisateurs.
a écrit le 18/08/2014 à 16:32 :
La concurrence comme seule règle, sans la solidarité par exemple, conduit toujours à l'élimination des autres concurrents par les plus avides et n'est qu'une première étape du monopole. Pourquoi devrait-on basé nos relations humaines, économiques, sociales uniquement sur la concurrence? Les bénéfices de la concurrence que vous citez ne sont pas valable pour tous. Certains partent sur la ligne de départ avec une Rolls et d'autres en fauteuil roulant!
a écrit le 18/08/2014 à 16:19 :
Je bien
Je défie Monsieur Combe de me démontrer que l'ouverture des services publics Français a la concurrence a pas provoqué d'inflation des prix (renseignements téléphoniques entre autre, autoroutes,...), une jungle tarifaire, la priorité de la rentabilité sur le service rendu, et que des armées d'avocats n'ont pas fait fortune par des recours de consommateurs...
Réponse de le 18/08/2014 à 16:45 :
Cela pose la question de "Qui supporte le cout"..

" la priorité de la rentabilité sur le service rendu" sous-entend une meilleur gestion du service. Apres le paiement du service peut se faire via l impot ou directement..
a écrit le 18/08/2014 à 16:06 :
Sans la concurrence, 95% des français ne sauraient ni lire ni compter, ni utiliser une baignoire..
a écrit le 18/08/2014 à 16:04 :
Les ideologues ne s'interessent pas a la realite. Ce Monsieur vient une nouvelle fois d'en faire la demonstration.
Réponse de le 18/08/2014 à 16:33 :
C'est mal connaitre l'autorite de la concurrence et son role..

Le fameux demantelement du "cartel des mobiles" est surement l'exemple le plus recent et le plus connu..

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