Déficits, réformes : faut-il accepter la vision allemande ?

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(Crédits : Fabrizio Bensch/Reuters)
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, le couple franco-allemand battrait-il de l’aile ?

Une réduction des déficits publics contre une relance par la demande : c'est en somme le marché que veut proposer Manuel Valls à la chancelière allemande Angela Merkel. La visite du premier ministre français aujourd'hui et demain à Berlin s'annonce donc pour le moins périlleuse. Le couple franco-allemand battrait-il de l'aile ? 28' fait le point.

28 minutes

MISE AU POINT
Par Sandrine Le Calvez

RETROVISEUR
Par Marc-Antoine De Poret

Les réformes Hartz
Si l'Allemagne est intransigeante sur la question de l'équilibre budgétaire et des réformes structurelles, c'est parce qu'elle, elle s'est s'y est collée il y a 10 ans ! Retour en images sur les réformes des sociaux-démocrates Schroeder et Hartz.

VU D'AILLEURS
Par Juan Gomez

Espagne : l'élève modèle d'Angela Merkel
Entre Berlin et Madrid, l'entente n'a jamais été aussi parfaite. D'abord, parce que l'Espagne apparaît comme un des rares exemples de « succès » de l'austérité en Europe. Ensuite, parce que l'Allemagne se cherche des alliés face aux critiques de la BCE et de plusieurs pays d'Europe contre l'austérité. Mais si l'économie espagnole se relève, le pays reste miné par la dette tandis que la pauvreté et les inégalités progressent.

DEBAT
Pour en débattre, la députée des Hautes-Alpes et secrétaire nationale à l'économie du PS Karine Berger, le correspondant à Paris du « Frankfurter Allgemeine Zeitung » Christian Schubert et le rédacteur en chef d'Alternatives Economiques Guillaume Duval.

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Commentaires
a écrit le 24/09/2014 à 12:37 :
Arte a viré à gauche, même si c'est enrobé façon "intellectuel de gauche".
En tout cas, la gauche française n'aura pas le courage de la gauche allemande qui a fait les réformes Schröder/Hartz ; faire baisser d'un million le nombre de fonctionnaires et n'accorder les aides sociales qu'à ceux qui travaillent (même si c'est un travail à 1€/heure) selon la logique : on aide ceux qui font l'effort. On peut ajouter la réforme du système hospitalier, qui n'est plus subventionné par rapport au privé et qui est maintenant en excédent.
La gauche française entretient le parasitisme, le laxisme et la mauvaise gestion. C'est dans sa tradition...
a écrit le 24/09/2014 à 11:13 :
Il y a belle lurette que les Allemands ne nous accordent plus le moindre crédit, avec raison! Nous ne faisons que promettre...et notre situation catastrophique ne cesse de se détériorer plus encore. Nous sommes champions du monde de la dette publique ET du nombre de fonctionnaires par habitants ! Chez nous, on n'ose même pas "prononcer" le mot "austérité" ! PITOYABLES sous doués !!!!!!!
a écrit le 24/09/2014 à 10:28 :
Il faut plutôt se poser la question inverse : l’Europe peut-elle faire confiance à l’Allemagne ? sur le plan économique elle défend ses intérêts immédiats en profitant de son avantage économique temporaire d’exportateur, en profitant de façon éhontée des difficultés de ses voisins pour maximiser ses profits et en cachant son impasse démographique à long terme. Elle fait passer l’encaissement des intérêts à des taux actuellement exorbitants de l’aide européenne aux pays en grande difficultés pour de la générosité, alors que c’est de l’extorsion. Sur le plan militaire elle s’brite derrière la protection militaire de ses voisins, sans en payer le prix du sang ni le prix économique, tout en maximisant ses exportations d’armes. Sur le plan environnemental el empoisonne le monde et ses voisins européens avec la fumée nocive de la multitude de ses centrales à charbon. Et en plus elle pense être un modèle de vertu et de moralité en faisant la leçon au reste de l’Europe, alors qu’elle défend uniquement ses intérêts immédiats ! assez d’hypocrisie.
a écrit le 24/09/2014 à 9:45 :
Les Allemands ne sont pas des rêveurs Français, la confiance ou non ce seront les réformes structurelles ou non réalisées parla France; paroles et paroles et paroles....ça c'est Français. Quant aux 10 ans de mise en application des réformes Allemandes il en faudra au moins 20 pour une France qui a déjà perdu 12 ans à se demander s'il fallait ou non les faire surtout lorsqu'on fait l'inverse en dépenses de fonctionnement aggravées entre 2012 et fin 2013.
a écrit le 24/09/2014 à 9:28 :
Faire des promesses sur "notre dos"! Juré sur "la tête des français"! C'est bien une attitude pitoyable de nos gouvernants qui ne sont que des fusibles entre Bruxelles et les populations! Car pour être "président" il faut l'aval moral de l'UE.
a écrit le 24/09/2014 à 9:10 :
Une question? sont ils les maitres de l'Europe?......faut il être au garde à vous(nonobstant, le fait , que des réformes devraient être faites sur les gaspillages à outrance, millefeuille" gouvernemental etc...)..pour le reste, il nous manque notre SOUVERAINETE !!:!!!!
a écrit le 24/09/2014 à 8:40 :
les allemands regardent les faits et les resultats... les promesses ' a la francaise' de l'ami francais ils savent ce que ca veut dire
Réponse de le 24/09/2014 à 9:06 :
au pire aller, pourquoi devrions nous les conforter dans la confiance,.. eux, "travaillent bien pour eux mêmes, non? !
a écrit le 24/09/2014 à 8:23 :
Aucune importance confiance ou pas l Allemagne vit sa vie . Il nous reste qu' a vivre la notre .
a écrit le 24/09/2014 à 8:22 :
ARTE n'est pas une chaîne TV objective : il n'y a qu' regarder 28' ou le caricatural et biaisé documentaire sur l'impôt du 23/09 dernier : quel tissu d'erreur digne de la PARVDA sous l'URSS.
La confiance on l'obtient dans la durée et la vérité des actes, pas par des paroles téitérées tout les mois selon les saisons, et ça se perd trés vite et quand on l'a perdue on ne la récupére JAMAIS.
a écrit le 24/09/2014 à 7:36 :
En Espagne, le gouvernement a fait des réformes de structure. La croissance est au rendez-vous même si le chomage reste massif. Il l'était déjà avant les réformes de structure.
Réponse de le 24/09/2014 à 9:54 :
une hirondelle ne fait pas le printemps. Esperons qu'effectivement la croissance espagnole accèlère mais l'Espagne actuellement retrouve a peine son PIB d'avant la crise. On peut parler de "rebond" technique. Phénomène qu'on observe aussi au Portugal voisin et même en Grèce. Mais est ce qu'à moyen terme la croissance espagnole pourra accélérer assez pour réduire les chiffres du chomage. Le déficit commercial enregistré récemment semble montrer des limites à l'austérité et compétitivité prix de l'Espagne car il y a encore moins cher que l'Espagne coté cout de la main d'oeuvre et les principaux clients de l'Espagne (France en tête) ralentissent fortement leur demande, l'Amérique latine patine (argentine brésil en récession ces derniers trimestres). Alors parler de succès de l'austérité après un tel massacre et des résultats encore bien maigres et non pérennes , cela semble un peu être un voeu pieu de Mr Rajoy et Mme Merkel qui ne veulent pas se dédire alors même que le problème de l'Espagne n'a JAMAIS été la dépense publique mais l'endettement PRIVE
a écrit le 24/09/2014 à 7:09 :
La confiance vient avec les résultats. Et aujourd'hui, après 2 ans et demi de pouvoir, aucune réforme de structure n' a été commencée (histoire d'équilibrer un budget déficitaire tous les ans de 80 milliards d'euros) ! Sarkozy, lui n' en n' a fait aucune en 5 ans (et a emprunté 600 milliards d'euros pendant son quinquennat. Scandaleux !).
a écrit le 24/09/2014 à 4:41 :
"les Allemands peuvent-ils encore nous faire confiance ?"

Ils ont déjà donné, pour eux, la confiance c'est comme une allumette, ça ne sert qu'une fois !
a écrit le 23/09/2014 à 21:52 :
Le problème est la France qui ne voit pas le monde évoluer et à peur du changement
Le crash est pour bientôt
Parlons des retraites dans 2 ans avec l'épuisement des réserves AGIRC pour commencer ...
Vous avez dit guignols ?
Réponse de le 23/09/2014 à 22:28 :
"qui ne voit pas le monde évoluer et a peur du changement" : platitudes.
le crash aura lieu partout, je suppose.
a écrit le 23/09/2014 à 21:46 :
on s'en fout des germains. le problème c'est la défiance qui règne dans ce pays (qui est en plus exacerbée par les médias...).
Réponse de le 24/09/2014 à 9:07 :
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