La frilosité, ce poison français qui dévore le goût du risque

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Selon Olivier Mathiot, le monde politique français non seulement reste enfermé dans la « forteresse hexagonale assiégée », mais de plus a contaminé de sa frilosité une bonne partie de la société. Heureusement, des remèdes à ce mal existent et des changements commencent à se faire sentir au sein des jeunes générations.
Selon Olivier Mathiot, le monde politique français non seulement reste enfermé dans la « forteresse hexagonale assiégée », mais de plus a contaminé de sa frilosité une bonne partie de la société. Heureusement, des remèdes à ce mal existent et des changements commencent à se faire sentir au sein des jeunes générations. (Crédits : Photolia)
Déni de réalité, faiblesse de la vision, manque d'agilité... À ces trois maux de la classe politique française s'ajoute un autre, qui les englobe tous : la frilosité, qui est la marque du creusement d'un « conflit de génération » économique, dénonce ici Olivier Mathiot, cofondateur et président de Price Minister / Rakuten France, coprésident de France Digitale et porte-parole du Mouvement des "Pigeons".

Quelques-uns se rappellent qu'il y a un an je publiais un livre La Gauche a mal à son entreprise (Plon, 2013). Faisant suite au mouvement des « pigeons », je ressentais le besoin d'interpeller le président de la République, et l'ensemble de la classe politique, sur la distance trop grande qui les sépare du monde de l'entrepreneuriat. Mon idée d'alors consistait à puiser dans le pragmatisme de l'entreprise des solutions pour sortir de la crise par l'innovation. Mais encore fallait-il accepter de porter un regard bienveillant sur les entrepreneurs et de voir en eux des sources d'inspiration plutôt que des empêcheurs de tourner en rond poujadistes. Pour autant, je ne clame pas la toute-puissance de l'entrepreneur, qui n'a pas réponse à tout.

Trois points essentiels

Depuis, certains sont sortis du bois, tels Denis Payre, Xavier Niel, Rafik Smati : des entrepreneurs qui agissent avec conviction sur le politique. Mais dans le même temps, la crise s'installe, la France coule et les hommes politiques s'entredéchirent...

Cependant une ligne politique sociale-démocrate semble enfin se dessiner, un gouvernement plus proche de l'entreprise, sans doute même plus encore que lors du quinquennat Sarkozy. Plus proche mais pas assez rapide face à l'urgence internationale qui nous accable.

Quels sont les trois points essentiels que je reproche aux (hélas) « professionnels » de la politique ?

1. Le déni de réalité : il serait inconcevable pour un dirigeant d'entreprise d'ignorer les conséquences économiques de sa gestion. On appelle cela le « reality check ». Confronté à l'évolution des indicateurs, on doit réagir, adopter des contre-mesures, communiquer des tableaux de bord, pour montrer où sont les écarts et les discuter.

2. La faiblesse de la vision : elle frappe aujourd'hui les citoyens. En entreprise, sans vision, les équipes se démotivent, se désintéressent du projet... La vision donne la direction mais aussi l'envie de s'y rendre. Est-on capable aujourd'hui de nommer un homme politique visionnaire ? Ou tout au moins avec une vision claire ?

2. Le manque d'agilité : en chemin, on rencontre systématiquement des imprévus, des opportunités ou des difficultés. L'organisation et l'état d'esprit des cadres doivent permettre de tester de nouvelles idées, de fonctionner en mode projet en créant des « proofs of concept ». On appelle cela le « test and learn, try and fail ». Il faut accepter mentalement d'échouer sinon on n'essaie jamais rien de nouveau.

Mais ces trois lacunes ne suffisent pas à expliquer notre enlisement national. Il en est une autre qui englobe toutes les autres. En tant que chef d'entreprise et coprésident de France Digitale, je représente le secteur, en très forte croissance, des start-up et à ce titre, j'ai multiplié les dialogues avec le monde politique et administratif durant ces deux dernières années. J'ai le plaisir d'évoluer dans un groupe international (le japonais Rakuten) qui m'offre le loisir de comparer mais aussi de comprendre le regard que les autres nations portent sur nous. De ce point d'observation je prends conscience désormais avec certitude que le poison qui nous paralyse s'appelle la frilosité.

Oui, il fait froid dehors. Mais dehors est là, à nos portes. Comme derrière le « grand mur du Nord » de la série Game of Thrones. Pourquoi le peuple français est-il devenu le plus frileux au monde ? Pourquoi reste-t-il enfermé « dedans » ? Si vous commencez à penser le monde politique comme craintif, alors tout s'explique. Mais la classe politique n'est pas la seule en cause : notre frilosité est démontrée à tous les étages de la République. Elle est en train de s'intégrer à notre ADN national. Elle est même le symptôme le plus aigu d'une grave crise de génération. La discussion avec le gouvernement nous démontre qu'en restant enfermé derrière la porte de la « forteresse hexagonale assiégée », on a égaré les clés qui nous permettraient de comprendre le monde et donc d'imaginer les bonnes solutions.

Des schémas de pensée à remplacer

Chez France Digitale, nous avons identifié trois sujets que nous avons du mal à faire comprendre, mais sur lesquels nous allons insister car le monde a trop changé. Il exige que l'on prenne des risques, que l'on guérisse de la frilosité. Les schémas de pensée issus du colbertisme gaullien doivent être repensés pour intégrer systématiquement dans toutes nos mesures : la comparaison internationale (fiscalité, ressources humaines, financement, compétitivité, actionnariat salarié) pour rendre notre écosystème plus attractif ; la révolution numérique, avec des organisations plus collaboratives, ouvrant leurs données pour une transparence plus efficace ; des formations continues à des nouveaux métiers que nous ne connaissons pas encore mais qui ne manqueront pas d'émerger ; une définition plus large du soutien à l'innovation, dont nos schémas sont issus de l'industrie traditionnelle ; le lissage des effets de seuils, pour que nos PME puissent grossir plus vite ; des contrats de travail plus flexibles, un droit du travail plus simple, des relations avec les grands groupes et les grandes administrations fluidifiées : ce sont les start-up d'aujourd'hui qui vont créer les emplois de demain.

Entrons ensemble dans les XXIe siècle

Le fossé de génération sur ces dossiers est abyssal, car les évolutions internationales et technologiques ont bouleversé les certitudes de nos parents. Dans les années 1960, on a eu peur du rock'n'roll ; dans les années 1980, on conspua la télé. Aujourd'hui, l'Internet - c'est-à-dire l'accès à et l'interaction avec l'information et la somme de données globale - fait paniquer nos législateurs et nos parents. La réalité est que le xxie siècle a commencé, on ne reviendra pas en arrière. Essayons d'y entrer ensemble et de reconnaître les vieux réflexes qui nous retiennent : les frontières sont déjà tombées, aussi plutôt que de « protéger » nos commerces ou nos productions, passons à l'offensive. Plutôt que de nous demander comment empêcher nos jeunes d'aller entreprendre à l'étranger, demandons-nous comment attirer chez nous les talents du monde.

Le rapport à l'intimité a déjà profondément changé : nos enfants maîtrisent les réseaux sociaux et savent jongler avec les données. La notion de vie privée a évolué. Ce n'est pas seulement de « contrôle » dont nous avons besoin, mais surtout d'exploiter ces nouvelles occasions pour la santé, pour l'éducation, etc. avec les meilleurs ingénieurs en mégadonnées... qui sont formés en France ! Le monde de demain matin est un courant d'air, « ouvert » et circulant : données libres et sans frontières. Il fait froid ? Mais aujourd'hui, les hommes politiques raisonnent en fonction de ce qu'ils ont à perdre, pas de ce qu'ils ont à gagner, donc ils restent calfeutrés. Le seul programme politique qui m'apparaisse valable est celui qui remettra de la CONFIANCE dans les rouages pour vaincre la frilosité. Le risque est aussi un frisson, mais de ceux dont il faudrait susciter le désir !

Les Français, frileux, thésaurisent : mettons en place des mesures reposant par exemple sur le financement participatif et le PEA-PME, qui transforment les épargnants en investisseurs. Les compagnies d'assurances et les banques se réfugient derrière leurs ratios prudentiels imposés par les normes internationales pour ne plus investir dans l'économie réelle de la création d'entreprise : créons des exceptions, même limitées, pour flécher les milliards endormis vers les PME ; les gestionnaires de patrimoine revaloriseront alors les rendements si faibles de nos assurances-vies. Les grands groupes du CAC 40, champions du monde, ne savent pas aujourd'hui valoriser l'investissement dans les start-up françaises : culturellement et fiscalement, il va falloir les bousculer, car ils ont encore aujourd'hui des moyens mais sont menacés de s'ankyloser ; déjà, en moyenne, ils ne créent plus d'emplois en France depuis dix ans. Les hommes politiques sont trop nombreux, trop professionnels, trop frileux et trop entre eux : revalorisons là encore un risque en favorisant les allers-retours entre engagement public et pratique en entreprise.

Notre frileuse aversion au risque et au changement est ancrée dans nos institutions et nos mentalités. Elle est en train de condamner la nouvelle génération : si on attend encore que la vieille génération des électeurs babyboomers

qui fantasment dans le paradigme des « trente glorieuses » ne soit plus majoritaire dans les urnes, alors nous allons dépérir à petit feu pendant quinze ans... Si on veut aller plus vite, passons par l'électrochoc d'un changement de gouvernance, non pas un nouveau président mais une nouvelle constitution, plus agile et qui inspire confiance. Vite. C'est le moment d'entrer dans l'histoire, de nous secouer pour faire tomber les fruits pourris.

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Commentaires
a écrit le 25/11/2014 à 15:09 :
C'est sur qu'aucun de nos politiques n'ont de vision à long terme depuis De Gaulle, entre giscard (regroupement familial, majo à 18 ans, heure d'hiver, lol) mitterand et l'informatique au rebus etc,sarko et la vente de l'or de la banque de france, et François qui pédale dans la choucroute
Ces trois exemples montrent bien comme nos politiciens sont nuisibles au pays par manque de vision à long terme.
Et même De Gaulle, y avait t'il nécessité d'abandonner le sahara?
Sinon avec les patrons français et les salaires de merde, tout un chacun qui a de bonnes capacités ne rève que de devenir fonctionnaire ou de bosser à l'étranger.
Alors on manque seulement d'entrepreneurs, c'est tout puisque le graal c'est de bosser pour l'état ou aux states.
Et puis ne pas taper sur le système de charges des indépendants, c'est manquer d'indépendants, les futurs entrepreneurs ou cadres.
Quand votre bénéfice est de zéro on vous réclame 600 euro d'urssaf, c'est qu'il y a un gros malaise.
a écrit le 25/11/2014 à 13:05 :
La frilosité, ce poison français qui dévore le goût du risque...??

Pour combattre la frilosité il faudrait d'abords savoir d’où vient le froid afin de remédier à la cause du froid !!.
Avant de créer des richesses il faut en détruire de sorte à laisser la place à la reconstruction puisque nous ne savons rien faire de mieux que de nous occuper des effets avant de soigner les causes du froid par une intelligence que nous n'avons pas !!
a écrit le 25/11/2014 à 10:26 :
Le diagnostic de l'auteur me semble pertinent...Le corset administratif, élitiste, bureaucratique,politique,corporatiste (de tous bords..) spéculatif, étouffe le fonctionnement de l'entreprise, et décourage l'initiative..nous avons progressivement basculé vers une économie étatique bureaucratique, et financière spéculative qui a mis la main sur l'économie productrice de richesse...mais ce modèle ne peut perdurer et est a bout de souffle, car le secteur productif ne créé plus assez de richesses pour financer ce mode de fonctionnement...Il est urgent de rééquilibrer l'économie vers l'initiative qui créé de la richesse "réelle"...en allégeant profondément les structures politiques, administratives étatiques et territoriales...et en réformant également le fonctionnement de l'entreprise par la participation de tous, l'innovation et l' intéressement...
a écrit le 25/11/2014 à 9:08 :
je suis atterré par la teneur des commentaires.

Quand cesserons nous de nous raconter des histoires, de croire en celles des bonimenteurs ?
Quand est ce que nous cesserons de faire l'autruche ?

L'auteur a raison : combatons cette frilosité qu paralyse, qui autocensure...

Et à sa liste de responsable, j'ajoute volontier toute cette élite produite par notre systeme scolaire qui écarte la moindre personalité rebelle, créative, différente.
dirigeants et hauts cadres administratifs, mediatiques et économiques sont imbus de leur pensée unique.
Ce sont eux qui diffusent leurs propre peurs, leur propre sterilité, leur propre frilosité au reste du pays.

Je le vois bien dans le fonctionnement à lechelle d'un grand groupe du cac40 qui m'emploie.

Je le vois bien dans les entreprises dont je m'occupe.

Que dire de la manipulatipn de masse, qui est capable de faire croire à la fin du monde si une centaine de couples homos se marient !!
Que dire de ces chefs d'entreprise qui comme de vulgaire syndicats marxistes et retrogrades qu'ils honnissent pourtant, pleurent pour préserver leurs avantages acquis, pour renforcer les regles corporatistes hors d'age.
Réponse de le 27/11/2014 à 14:59 :
Je suis atterrée de VOTRE commentaire.
Vous fustigez tous azimuts depuis votre confortable emploi salarié d'une grande boite.
Vous critiquez, vous déplorez.
Vous n'envisagez pas être la paille dans l'œil du voisin, et pourtant c'est bien le cas. Vous êtes la masse qui changez en un clin d'œil la loi pour une centaine d'homos, donnant l'impression que le sol est mouvant. Vous êtes le trait d'union entre syndicats et chefs d'entreprise, cet énergumène si rare et si puissant qui permet que les extrêmes se rejoignent dans un effrayant magma.
Pourtant, pour vous, tout va bien (sauf les autres).
Comme quelque chose doit indéniablement changer, c'est tout le reste (sauf vous).
Et vous vous dites atterré.....
a écrit le 24/11/2014 à 21:24 :
Frileux, dites-vous ? Ben voyons, il ne faut surtout pas confondre les conséquences avec les vraies causes responsables de cet état ++ quand l’environnement inventé et mis en place par les décideurs improductifs ne vise qu’à mettre la pression sur les vrais producteurs de richesse du pays.
Comment être efficace et ne pas être la risée du monde quand la France ressemble de plus en plus à l’armée mexicaine où il ya plus de généraux qui donnent des ordres au chaud que de soldats qui combattent réellement sur le terrain ?
Quand la finalité n’est pas le pays mais leur propre personne ? et vous voulez que nous fonçions tête baissée pour défendre leurs privilèges, leurs cumuls de mandats et autres indemnités de chapeau ( qui n’ont pas l’air de les choquer de tout bord d’ailleurs )
Pour vous être trompé aussi ridiculement de cible, je ne vous dis pas « chapeau bas » monsieur… mais je ne vous tiens finalement pas rigueur car votre vue déformée montre que vous êtes aussi une victime du système, car vous mordez les autres victimes comme vous, pas vos bourreaux… connaissez-vous le syndrome de Stockholm ?
a écrit le 24/11/2014 à 21:19 :
Je ne connais pas Mr Mathiot, mais vu la courte introduction qui le présente (mouvement "les pigeons", cofondateur de PriceMinister), on aimerait savoir de quelles innovations il voudrait vraiment.
PriceMinister est un site de négoce ou visiblement l'objet de vendre moins cher et on ne peut pas parler d'innovation dans cette activité qui ne se contente que d'appliquer des technologies créées ailleurs. La vraie innovation est ailleurs.
Bref, si il a envie de bouger, il vaudrait mieux qu'il développe ses activités ou il y a peu d'intervention de l'état (sinon dans ses investissement militaires et spatiaux en particuliers) et beaucoup d'investissement de grandes entreprises privées : je parle des États-Unis.
Peut-être aussi faut-il ne pas se cantonner dans ce domaine à une vision nationale : il vaudrait certainement mieux regarder l'éventuelle politique européenne dans ce domaine et aller dans des pays moins "frileux" comme la Roumanie (où parait-il la main d’œuvre qualifiée existe) ou l'Estonie qui mène une politique volontariste dans l'innovation.
Bref, effectivement, la question n'est pas franco-française.
Négliger l'Europe dans ce domaine, c'est peut-être se tromper d'échelle.
a écrit le 24/11/2014 à 20:49 :
y a du vrai
sauf que le vrai pb c'est qu'il faut etre idiot ou inconscient pour prendre des risques, avec pour seul resultat de ne rien gagner de plus ( tout perdre, ca eventuellement c'est possible), se faire insulter, traiter de patron negrier ou d'actionnaire voyou ( qui refuse d'investir gratuitement), scraifier ses WE et sa vie de famille quand tt le monde glandouille, etc....
voila ou il est le VRAI pb
Réponse de le 25/11/2014 à 7:49 :
Tout à fait exact. Avec une mentalité française comme cela mieux vaut ne rien faire comme vous dites et c'est barrez-vous les jeunes ! c'est bien ce qui se passe en France.
Réponse de le 25/11/2014 à 15:37 :
ah ah "tout perdre", c'est exactement ce qu'on m'a dit quand je me suis inscrite à Pôle emploi: "surtout si vous trouvez un boulot, ne le prenez pas... si vous perdez des droits.."
ce serait drôle si c'était pas ce qu'on répète a 3.5M de chômeurs tous les mois...
... et si c'était vrai.
Signé: une jeune qui songe à partir
a écrit le 24/11/2014 à 19:35 :
Comment voulez vous donner le goût du risque et de la liberté à une population si elle se fait matraquer de PV et perde son permis pour avoir roulé 6 km/h au dessus d'une limite purement administrative et qui doit remplir 50 formulaires et obtenir douze autorisations avant même de pouvoir entreprendre quoi que ce soit?
a écrit le 24/11/2014 à 19:19 :
Il faudrait avoir confiance! Mais quand je vais au supermarché on me refourgue des produits malsains, et à la caisse la note est souvent fausse (pas à mon avantage). Je veux acheter un smartphone? on va me dépouiller de mes données personnelles. Une voiture pleine de gadgets inutiles? c'est pour mieux me facturer les réparations en cas de panne. Un logement neuf en defisc? c'est pour engraisser le promoteur. Ma banque fait tout pour ne pas que je retire mes économies en espèces, alors que je n'ai que faire d'un compte bancaire. Acheter un billet d'avion c'est comme jouer en bourse, un jour c'est 200 euros, le lendemain 100...Bref les entreprises ne sont pas au service des consommateurs, le client n'est plus roi. Si je voulais monter une entreprise ce serait pour rendre service, or visiblement ce n'est plus la règle. Je ne suis pas frileux, mais l'entreprise me dégoute.
Réponse de le 24/11/2014 à 22:21 :
Je suis bien d'accord avec vous Mr tintin...
a écrit le 24/11/2014 à 19:12 :
Blablabla!
"des contrats de travail plus flexibles, un droit du travail plus simple" : laissez faire ce que nous voulons : licencier librement sans indiquer le motif, payer les gens au lance-pierre, les faire travailler à notre guise et supprimez tout ces syndicats, tout ces gens qui rêvent d'un autre monde et les autres gêneurs.
Moi, je rêve d'un monde plus égalitaire, plus solidaire et plus écologique...
Rêveur? Oui! Mais je préfère rêver d'un monde meilleur pour tous que d'un monde meilleur pour ma pomme!
a écrit le 24/11/2014 à 19:02 :
Mince... Encore un qui découvre que le Français est réaliste. Certainement par manque de superman et autre disney. Faut recruter les talents d'entourloupeurs pour s'en "sortir"...
a écrit le 24/11/2014 à 18:56 :
Il fallait mettre des lunettes hexagonales aux couleurs nationales sur le nez du mec plutôt, ainsi on montrerait bien la largesse de sa vision, à l'origine de toutes ses peurs….
a écrit le 24/11/2014 à 18:08 :
Manque de vision, ou au contraire clairvoyance!
Chaque action réussie se voit détruite par de nouvelle règles et de nouvelles taxes pour financer ce qui ne marche pas et nous entraîne vers le fond. C'est du contre darwinisme, et ça ne peut pas marcher.
Réponse de le 24/11/2014 à 19:01 :
Alors partez aux US! Là-bas, vous pourrez réussir à constater que l' "ascenseur" anti-social est en panne.
a écrit le 24/11/2014 à 17:59 :
Toujours le même discours, en plus venant de quelqu'un prêchant pour sa chapelle. Mais pourquoi n'y a-t-il pas de vision partagée ? Pourquoi les nouvelles technologies ne motivent-elles pas plus d'entre nous ?
Il faudrait déjà que le monde des machines de demain soit un peu plus viable qu'il ne l'est aujourd'hui et intégré dans un cycle qui ne boulverse pas notre planète avec des menaces de rupture (sociale, écologique) avec par exemple plus de ré-emploi et de recyclage, de modularité, moins d'obsolescence rapide... Il faudrait aussi moins de gadgets...
Le goût du risque ? Il faudrait là encore que l'innovation ne savonne pas la planche sur laquelle nous nous tenons ? Or souvent, la technologie est entreprise par des mercenaires, qui, une fois bien gavés, se retournent vers des activités plus sereines et perennes. Les autres participants sont épongés puis largués sans regrets à l'oubliette. Donc la technologie doit viser par exemple à plus d'intégration sociale.
Ensuite ce discours est trop corporatiste, isolé du reste des facteurs qui sous-tendent la situation politique actuelle : la finance et la question monétaire sont absentes alors qu'elle sont fondamentales, l'accroissement des inégalités, l'exclusion sont d'autres facteurs à gérer aussi.
Bref, contribuer à la reflexion avec ses élements de connaissance est souhaitable ; donner des leçons avec ses petites recettes, juste fatiguant.
Réponse de le 24/11/2014 à 18:11 :
Les Français veulent gagner seulement, on ne se contente pas d'être au peloton de tête. Et être au peloton de tête, vous savez, ça coûte…. donc on boude. Et on reste à la maison en train de voir TF1, les feuilletons de l'été, le bêtisier de fin d'année, la coupe Davis….
a écrit le 24/11/2014 à 17:49 :
C'est mathématique : la frilosité française est directement proportionnelle à notre grande gueule nationale. C'est assez simple: il va falloir diminuer une ou l'autre pour obtenir des meilleurs résultats.
a écrit le 24/11/2014 à 17:26 :
Article tres interessant.
Et finalement tres realiste et factuel sur la realite.
a écrit le 24/11/2014 à 16:55 :
Les Français ne sont pas frileux mais prudents. Là est la différence entre faire n'importe quoi et se poser des questions avant.
Réponse de le 24/11/2014 à 18:45 :
prenons exemple sur les anglo-saxons ou les canadiens ! en France on réfléchit 2 mois pour savoir si on va investir 25k pour voir une nouvelle technologie, dans ces autres pays on va sortir 150k pour voir et se projeter. on ne fait pas du tout les mêmes choses. nous ,français, nous devons trop réfléchir et du coup nous n'agissons plus. voilà le fond du problème !
a écrit le 24/11/2014 à 16:43 :
C’est trop compliqué, votre truc. Faites simple : proposez d’interdire aux fonctionnaires de faire de la politique. Comme çà, on ne sera pas gouverné par des énarques.
Réponse de le 24/11/2014 à 17:20 :
Sans interdire, obliger à démissionner de la Fonction publique quand on est élu, comme en Grande-Bretagne. Et fermer l'ENA.
Réponse de le 24/11/2014 à 19:01 :
Le mieux c'est de supprimer cette école inutile, et de permettre aux gens de la vie civile au contact de la réalité de participer à la gestion du pays.
a écrit le 24/11/2014 à 16:33 :
Pire même, certains cherchent à dégommer des entrepreneurs qui ont une vision.
a écrit le 24/11/2014 à 16:31 :
On a pris le risque de faire une union européenne et d'abandonner la monnaie nationale pour l'euro, en sommes nous récompensé?
Réponse de le 24/11/2014 à 16:45 :
Cela n'a rien à voir avec le sujet qui est le rapport à l'entreprise !

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