#JeSuisCharlie  : les ressorts psychologiques du fanatisme

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(Crédits : Illustration de Joachim Roncin)
La peur est au coeur du processus conduisant au fanatisme de ceux qui ont assassiné les salariés de Charle Hebdo. Développer la conscience de l'autre, la fraternité, devrait faire partie de l'éducation par Catherine Remoussenard-Pourquier, enseignant-chercheur en management des émotions, Groupe ESC Dijon-Bourgogne

L'attentat perpétré contre Charlie Hebdo montre à quel point la peur de la différence peut conduire à des comportements inhumains. Pourquoi avons-nous peur ? Qu'est-ce qui pousse une personne à rejeter l'autre parce qu'il ou elle est différent ?

 La peur : une émotion, une réaction physiologique et un système de croyance

 La peur est une émotion primaire qui a sa source dans une réaction face à un danger. A l'origine la peur est un mécanisme de défense, lié à notre programme biologique. La peur nous protège en nous donnant une réponse physiologique pour notre survie et plus généralement la survie de l'espèce.

Ce mécanisme de la peur, en grande partie assuré par les glandes surrénales, est donc initialement là pour nous protéger. Comment expliquer alors que ce que la nature a prévu pour protéger la vie puisse devenir un moteur pour l'enlever aux autres ?

Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, la peur est mise en action par notre zone du cerveau la plus primitive qui ne distingue pas le danger réel du danger imaginaire. Ensuite, « ce ne sont pas les évènements eux-mêmes qui engendrent l'émotion, mais des évaluations et interprétations de ces évènements qui interviennent entre la stimulation environnementale et les réponses physiologiques et comportementales » (Lazarus). En clair, c'est notre système de croyance qui crée notre réalité émotionnelle.

 Le fanatisme et la déformation du réel

 On peut dès lors s'interroger sur la mécanique mise en œuvre dans l'acte fanatique, « qui se croit inspiré de la divinité, de l'esprit divin » (Robert). La peur semble bien au cœur du processus, peur et rejet de tout ce qui n'est pas conforme à l'objet vénéré.

La peur ne correspond pas ici à un danger réel, mais à un danger imaginaire. C'est en effet tout un système de croyances qui verrouille le processus cognitif et rationnel de la personne fanatique.

Les études sur le cerveau humain ont montré le rôle déterminant du cerveau reptilien dans l'anxiété et la peur (Damasio). Cette partie du cerveau fonctionne dans la réactivité mais n'est pas à elle seule capable d'affiner l'information de danger afin de l'analyser sous l'angle cognitif. Elle a en effet besoin du cerveau limbique et du néocortex.

Le fanatique se crée un monde dans lequel il faut combattre des ennemis (en tout cas supposés), même au prix de sa vie. Le fanatisme est une déformation mentale qui embrume l'esprit et la clairvoyance. La personne fanatique, enfermée dans ses conditionnements et ses préjugés, reste à un niveau frustre de conscience émotionnelle.

 Développer la conscience émotionnelle et le respect de l'autre

 En réaction à ce type d'événements dramatiques, il ne faut surtout pas répondre avec le même type de mécanisme. C'est à dire tomber à son tour dans la spirale de la peur et de la méfiance à l'égard de l'autre. Au contraire il est essentiel de garder l'esprit clair.

Une première solution se situe au niveau individuel en étant capable de trouver en soi le calme et la raison nécessaire pour faire la part des choses entre le danger réel et le danger imaginaire. Ce qui peut nous aider, c'est de choisir en conscience d'alimenter en chacun de nous des valeurs et des émotions positives et constructives. En cela il est primordial de développer une bonne intelligence émotionnelle, discipline qui, cela est bien dommage, ne s'enseigne pas à l'école comme la lecture ou l'arithmétique.

 Ceci est bien entendu tout aussi valable au niveau collectif avec un effet démultiplicateur. Il s'agit de choisir des valeurs de solidarité, d'entraide, de respect de soi même et des autres. Le mouvement collectif « Je Suis Charlie » est dans cette mouvance, il met de l'humain là où, par un acte odieux, il a complètement disparu. C'est un reflexe sain qui montre que l'humanité existe et qu'elle est prête à renaître de ses cendres.

 Choisir la fraternité

 La devise de la République est Liberté - Egalité - Fraternité. La liberté est un combat de tous les instants. L'égalité est un idéal à atteindre qui se heurte au réel. Reste la fraternité. Elle suppose un engagement mais n'exige rien d'autre que la bonne volonté. Elle est un premier pas vers l'autre en dépit des différences.

 Et sur ce point le civisme est rejoint par la science puisque les chercheurs ont découverts des neurones miroirs qui nous permettent de ressentir ce qu'éprouve l'autre. Ainsi ces neurones de l'empathie peuvent être des neurones de la peur si nous faisons écho à la peur de l'autre.

 Ou bien alors des neurones de la fraternité si nous savons reconnaitre nos peurs pour les dépasser et aller à la rencontre de la différence. C'est là qu'est la conscience émotionnelle. À nous de choisir.

Catherine Remoussenard-Pourquier, enseignant-chercheur en management des émotions, Groupe ESC Dijon-Bourgogne

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Commentaires
a écrit le 05/02/2015 à 11:39 :
Vous écrivez: "Le mouvement collectif « Je Suis Charlie » est dans cette mouvance, il met de l'humain là où, par un acte odieux, il a complètement disparu. C'est un reflexe sain qui montre que l'humanité existe et qu'elle est prête à renaître de ses cendres."
Je ne me reconnais pas dans l'humour de Charlie, et j'avoue avoir eu plusieurs fois envie de me faire faire un T-shirt "Je suis moi-même, et vous?".
Depuis, on a vu des images de foules brandissant des panneaux "Je suis Musulman"...
Il me semble que, pour remettre de l'humanité, il est important que chacun respecte sa propre identité... Et l'union sacrée, celle des "je suis tel groupe", celle qui a motivé les français à partir au front, la fleur au fusil, en 1914, est bien souvent la négation de l'identité... Je ne peux m'empêcher de penser au troupeau qui se resserre lorsque la peur du loup est là...
Il ne s'agit pas ici de faire l'apologie de l'individualisme, bien au contraire. Lorsque l'on met quelqu'un dans une catégorie, que ce soit "Charlie" ou "Musulman", on rejette tout ce qui fait ses qualités propres et uniques.
Voir les gens en terme de catégories est un point de vue utilitariste, et/ou motivé par la peur. Les primates, dont nous faisons partie, ont l'habitude de considérer leurs congénères de façon binaire: cet individu est-il une menace, ou pourrait-il m'être utile? On joue à des jeux de pouvoir dans les familles comme dans les entreprises. On veille à étendre son influence par le networking, par les réseaux sociaux ou les évènements dans lesquels le but majeur est d'échanger des cartes de visites... Bref, il nous faut l'avouer, nos rapports sont la plupart du temps intéressés, et cela ne favorise ni l'éthique, ni l'humanité...
Je crois qu'il nous faut sortir de ces habitudes simiesques, et commencer à regarder l'autre comme un être humain unique et intéressant... en lui-même! Et aussi, par la même occasion, de commencer à nous regarder nous-même, dans notre unicité, sans avoir à faire appel à des catégories.... Ne serait-ce pas une libération?
Dans "Le philosophe et le loup", l'auteur dit qu'au contraire du singe qui observe ses congénères, le loup, simplement, les regarde.
Peut-être que ce dernier animal, sur lequel nous avons projeté nos peurs depuis des siècles, nous montre en fait une voie d'évolution...
a écrit le 31/01/2015 à 15:27 :
Résumons. Nous (lOccident) avons engagé une guerre monétaire, disons quelques temps avant le siècle précédant. Elle consiste à ne pas reconnaître les signes monétaires de l'Autre comme probants. Ainsi il ne peut échanger qu'à très faible niveau et s'étouffe. Plus il faiblit plus la pertinence du procédé trouve sa logique après coup et se renforce jusqu'à zéro. Cette guerre monétaire a été conduite jusqu'à la famine de certaines populations ciblées : jusqu'à la mort. Nous avons tellement assimilé le phénomène que nous ne le voyons plus ou bien nous ne voulons plus le voir. certains disent déjà qu'ils ne savaient pas. Dans ces zones monétaires exclues, pour profiter des ressources pouvant nous satisfaire, nous avons nommés de rois fantôches qui ont siphonné les richesses au seul profit de leur petit groupe. Il vient alors un moment où les populations exclues se rebiffent. Elles ne savent pas comment, elles savent seulement pourquoi par instinct : à cause de Nous. A certitude sans exposé construit, action primaire avec son lot de héros de l'excès que l'on nomme fanatiques. Est-ce le seul moyen laissé ? Maintenant nous avons donc peur de ce que nous savons par instinct nous aussi sans vouloir l'entendre : ce sont les conséquences de ce que notre crime monétaire a commis. C'est ça Charlie ! J'ai sur ce fil depuis plusieurs mois proposé que soit fixé un plancher monétaire acceptable systématique mondiale, donc automatiquement échangeable sans sanctions. Relever le seuil monétaire des devises à bon niveau relève d'un respect à parfaire, quasi chrétien, de l'Autre. L'Economie est une arme, nous nous en sommes servis.
a écrit le 20/01/2015 à 17:25 :
Je ne suis pas du tout Charlie ! Je suis contre la guerre que fait la France à d'autres pays sans que l'on sache pourquoi, je suis contre les assassinats et il me suffit de le dire simplement. Par contre je ne peux féliciter ceux qui organisent des attentats visant à détruire la croyance des autres en la ridiculisant, sous aucun prétexte, y compris le pire. Dans cette affaire, les français ont dit NON à ces pratiques haineuses sans autre analyse, pourtant avec affront certains comprennent un OUI à leur politique et se croient soutenus. Le mensonge est épais mais il a pour lui de se baser sur du factuel alors que personne en face qui n'ose lui répondre on ne sait non plus pourquoi. Il est assurément temps et nécessaire de "préciser" en disant : Je ne suis pas Charlie !
a écrit le 18/01/2015 à 22:40 :
Dommage. Avec le titre, j'espérais lire l'article le plus stimulant et le plus utile du moment. Un article nous expliquant par exemple que pour comprendre comment les Kouachi, Coulibaly etc. ont pu en arriver-la, il suffirait d'observer les MÉCANISMES par quoi nous-mêmes sommes arrivés à devenir "tous Charlie". A savoir :
- une indignation légitime renforcée par une très forte émotion
- un soutien social solide fondé sur le consensus du nombre (JesuisCharlie) ou sur la certitude d'être une "élite" que le commun ne comprendra pas mais qui sait être en train de faire ce qu'il faut (The right thing), le Bien...
- le silence des modérés et des circonspects (censure ou autocensure)
- ...
Les travaux de R. K. Merton : "structure sociale et anomie" (de 1949 !) aurait bien alimente l'analyse. Au lieu de ça, cette insipide bouillie pour chats.

Dommage : quand loin de se taire, sans penser moins, même les "scientifiques" ne pensent pas et joignent leurs voix au "charlievari" on peut dire que c'est vraiment le triomphe des émotions... et que nous sommes partis pour un long tour de violence mimétique.
Dommage, vous avez perdu une bonne occasion de nous être utile.
a écrit le 14/01/2015 à 23:22 :
Il fallait bien que le charlatanisme psychodéconnologique entre dans la danse...
a écrit le 12/01/2015 à 15:52 :
Merci pour cette interprétation fouillée des événements dramatiques. Chose qui malheureusement se font rares et n'ont pas bonne presse en France. La tribune de Madame Remoussenard-Pourquier nous invite à réagir et affronter les événements de la vie de façon raisonnable, c’est-à-dire en se positionnant par rapport aux événements et à ce qui les motive : la peur. Cela veut dire émettre un jugement, avoir un avis, choisir, et agir. Seule cette valeur républicaine qu'est la fraternité pourra nous permettre d'affronter ces tragédies.
a écrit le 11/01/2015 à 23:37 :
Jésus reviens! Toi aussi tu es Charlie!
a écrit le 11/01/2015 à 19:50 :
a force de vouloir expliquer le pourqui du pourquoi et le poirquoi du pourqui, on s'enmele,, ditesmoi comment un petit comme la france peut recevoir tous les miseureux du monde et tout les pauvres du dud de la france qui me veulent pas adopter le mode vie a la francaise, comment faire, on ne peut pas demander aux auctochtones de se convertir ou de se plier face aux immigres de culture opposees
a écrit le 11/01/2015 à 16:53 :
Je reviens de la manif. Au risque de deplaire Super mobilisation a nimes....cependant bien trop peu de musulmans....j'en suis le premier désolé.
Réponse de le 11/01/2015 à 17:29 :
@jo: comme je dis toujours: chacun défend ses propres intérêts. tu devrais être réaliste plutôt que de croire que tout le monde a tes intérêts à coeur :-)
a écrit le 11/01/2015 à 16:38 :
Lecture intéressante du problème.
La question pourrait se poser aussi sur le rôle de l'école et des institutions religieuses face aux dérives constatées.
a écrit le 11/01/2015 à 11:40 :
Et comme d'habitude, on va leur trouver des circonstantces atténuantes. Il faudra malgré tout un jour poser les vrais questions !!! Pourquoi par exemple si l'islam est une religion de tolérance, il existe un fort pourcentage de tarés issus du Maghreb et du Moyen-Orient en général. C'est peut-être une question de gènes ? Quelqu'un aura-t-il le courage de poser les vrais questions sans être traité immédiatement de raciste et autres noms d'oiseaux !!!
a écrit le 11/01/2015 à 9:53 :
Une réflexion justement pensée sur un sujet brûlant qui a toujours divisé le monde et l 'homme.
La lutte contre les abus d'autorité, la peur de la différence et l 'acceptation des différences?
Quand on pense que des personnes s'excluent encore d'un village à l 'autre en France... que dire alors d'un pays à l autre ou d'une religion à l autre!
a écrit le 10/01/2015 à 20:41 :
Mon dieu ,que de suffisance bobo !
a écrit le 10/01/2015 à 19:23 :
bel étalage de médiocrité intellectuelle
a écrit le 10/01/2015 à 19:07 :
Article un peu léger. Le ressort du fanatisme n'est pas la peur (qui est un circuit court de penser - Action -> Réaction) mais plutôt basé sur l'angoisse ou la "crainte", le "système de pensé" étant le fantasme.
"Neurone de ..." est une ineptie. On mélange ici choux et carottes.Bref, un sacré fourre-tout cet article !
a écrit le 10/01/2015 à 16:53 :
Très bon article, il y a toutefois une subjectivité qui fait que le propre développement de l’auteur est contredit plus tard. Je pense que le mouvement "Je suis Charlie" peut tout aussi bien être vecteur d'une peur "imaginaire" certes l'attentat a bien eu lieu et la menace est bien présente. Mais il ne faut pas négliger les effets pervers de ce genre de mouvements de masse, comme les expéditions punitives qui en résulteront forcément. Les neurones miroirs nous réservent beaucoup de surprises encore.
a écrit le 10/01/2015 à 13:30 :
mon sentiment est que ce qui vient de se passer doit nous aider à prendre conscience que nous devons nous libérer du conditionnement dans lequel nous vivons TOUS, pas seulement ceux qu'on qualifie d'intégristes: on nous dit sans cesse quoi acheter, quoi penser, comment réagir... Voulons nous répondre à la violence par la violence et utiliser ainsi le même mode opératoire que ceux qui agressent? Ou voulons nous faire bloc et montrer qu'être unis contre la violence dans la paix et le respect des uns et des autres est une question du sens que nous donnons à notre vie. Charlie Hebdo défendait la liberté de conscience, c'est ce qui donnait un sens à leur vie et à la notre : sachons cultiver intelligemment notre liberté de conscience
Réponse de le 10/01/2015 à 16:12 :
tout à fait d'accord!
a écrit le 10/01/2015 à 10:42 :
"L'attentat perpétré contre Charlie Hebdo montre à quel point la peur de la différence peut conduire à" Et vous tirez cette bêtise d'où??? Non mais franchement, hors sujet.... Vous racontez n'importe quoi !!! Il n'y a aucun lien avec des quelconques peurs !! L'attentat, c'est un exemple de la pure bêtise humaine de fanatiques qui veulent soit-disant se venger.... Alors ayez un peu de respect envers les victimes et on vous remercie de ne pas rajouter plus de bêtises à la bêtise....
a écrit le 10/01/2015 à 8:32 :
Comme les attentats de 2001, la présence des médias, dés la première heure, était indispensable pour l'enfumage!
a écrit le 10/01/2015 à 3:41 :
La peur de l'Autre (avec une majuscule), de celui qui est différent. Ca fait longtemps que je n'avais pas entendu cette mièvrerie. On se croirait revenu dans les années 80 : touche pas à mon pote etc. Et la dame qui dit cela est enseignant-chercheur en management des émotions (sic) dans une école de commerce. Eh bien, envoyez vos enfants dans des écoles d'ingénieurs, c'est plus sérieux.
a écrit le 10/01/2015 à 1:11 :
ce n'est pas la peur ici qui est en cause mais la haine, il ne s'agit pas du racisme ordinaire du voisin de palier, c'est tout un discours, une organisation, rien de psychologique, mais purement politique, comme l'était le nazisme et comme il l'est toujours, sous couvert de religion il ne faut pas s'y tromper, c'est bien le vieux système du bouc émissaire qui reprend du poil de la bête, ce système est simple sinon simpliste, il dit : si je vais mal, si je suis nul, trop moche, c'est la faute à un système régi par les occidentaux et bien sûr les juifs, l'attaque de l'hyper cacher n'est pas une anecdote, il met la cerise sur le gâteau, il révèle la logique profonde de ces attentats, mahomet depuis sa captation d'héritage des livres juifs ne peut souffrir le devoir de mémoire, ces gens là se sentent spoliés alors même qu'ils spolient et tuent sans vergogne, quelque chose est pourri au royaume d'islam, il faut le dire, il faut avoir le courage de le dire
a écrit le 09/01/2015 à 20:21 :
Un fanatisme de gauche, une mutilation de la liberté d'expression par la gauche est la seule réponse de mr hollande à ces radicaux musulmans. Tous les messages à la fois anti islamistes mais aussi anti charlie sont supprimés de tous les forums. En bref, charlie de gauche aurait le droit de tous dire alors que les cotoyens anti gauche sont muselés. C'est une honte ! Censure de gauche...
Réponse de le 10/01/2015 à 0:42 :
Don't feed the troll
Réponse de le 10/01/2015 à 3:10 :
Même avec des événements pareils, vous restez prisonniers d'une seule dimension : Gauche et droite... Il va falloir arrêter de chercher un sauveur parmi les politiciens! Jusque là, on fermait les yeux en masse sur les mouvances radicales sur notre sol en évitant soigneusement les sujets qui fâchent. Ces sujets doivent être abordés et ils ne peuvent pas être abordés s'ils sont pollués par les fans de tel ou tel parti politique.
En outre, il va falloir commencer par respecter l'ordre : Vous n'êtes pas content du gouvernement? Vous arrêtez de le rendre impuissant en critiquant toutes les institutions!!!

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