L'affaire du glyphosate, un cas d'école de désinformation

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Gil Rivière-Wekstein.
Gil Rivière-Wekstein. (Crédits : DR)
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) vient de classer le glyphosate comme « cancérogène probable ». Or, il n'y a aucune association entre l'usage du glyphosate et le développement de cancers, selon l'étude de l'Agricultural Health Study, l'une des plus vastes études épidémiologiques réalisées dans le monde agricole, puisqu'elle concerne 89.000 participants. Par Gil Rivière-Wekstein, fondateur du site d'information Agriculture et Environnement, coauteur avec Denis Corpet de "Panique dans l’Assiette - Ils se nourrissent de nos peurs" (mai 2017).

L'affaire autour du glyphosate, l'herbicide désormais le plus connu du monde, est stupéfiante. Tant par la virulence des prises de position de ses détracteurs que par les multiples rebondissements que connaît cette saga qui a commencé au printemps 2015. Dans sa nouvelle évaluation, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le produit comme « cancérogène probable ». Depuis, l'écolosphère s'est embarquée dans un combat sans merci contre cet herbicide, dont la faute originelle consiste à avoir été conçu et commercialisé par la firme américaine de Saint-Louis, Monsanto. Signée par plus d'un million de personnes, une pétition circule sur internet exigeant son interdiction.

Et pourtant, le glyphosate reste l'un des herbicides les moins toxiques encore disponibles pour les agriculteurs. Utilisé depuis plus de trente ans, il a largement fait ses preuves, et cela sous la vigilance constante et renouvelée des agences d'évaluation sanitaire du monde entier. Elles sont unanimes : le glyphosate n'est ni cancérogène, ni mutagène et il n'a aucun effet toxique sur la reproduction. C'est encore ce qu'a rappelé l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) dans un avis rendu le 15 mars 2017. Pour toute personne connaissant le mode d'action très particulier de cet herbicide - il bloque le processus de la photosynthèse chez les plantes -, il est aisé de comprendre pourquoi ce produit n'est pas vraiment le candidat idéal pour déclencher des maladies de type cancers. Dès lors, comment expliquer qu'une institution de renommée internationale comme le CIRC puisse se distinguer et faire « cavalier seul » ?

Une des plus vastes études jamais réalisées non prise en compte

Une partie du voile vient d'être levée par l'agence de presse britannique Reuters, qui a eu accès à la déposition d'Aaron Blair, le président du groupe de travail du CIRC en charge d'évaluer le glyphosate. Effectuée sous serment dans le cadre d'une procédure judiciaire en Californie, sa déposition révèle qu'une étude essentielle a tout simplement été écartée au motif que ses résultats - pourtant connus par Aaron Blair - n'étaient pas encore publiés.

Il s'agit des conclusions de l'Agricultural Health Study. Or, les auteurs ne trouvent aucune association entre l'usage du glyphosate et le développement de cancers, alors qu'il s'agit d'une des plus vastes études épidémiologiques réalisées dans le monde agricole, puisqu'elle concerne 89.000 participants - des travailleurs agricoles, agriculteurs et leurs familles de l'Iowa et de la Caroline du Nord. Interrogé par les avocats de Monsanto, Aaron Blair a reconnu que si ces conclusions avaient été prises en considération par les experts du CIRC, le classement du glyphosate aurait certainement été différent. Et il n'y aurait pas eu d'« affaire glyphosate ».

Pilonnage médiatique

Sauf qu'aujourd'hui il est difficile - sinon impossible - pour le CIRC de revenir sur sa décision sans perdre la face, et surtout sans apparaître comme disqualifiée aux yeux du grand public. En effet, les ONG hostiles au glyphosate ont gagné la bataille de l'opinion publique. Désormais, nous n'assistons plus à une simple querelle d'experts, mais à un véritable pilonnage médiatique judicieusement organisé par l'écolosphère, et ses relais, dont quelques journalistes « acquis à la cause ».

Il faudra donc un sacré courage aux responsables des pays européens - et en particulier au gouvernement français - pour soutenir la proposition de la Commission européenne, qui souhaite ne pas priver nos agriculteurs de cet herbicide, au profil toxicologique très favorable. C'est pourtant le choix le plus raisonnable au regard des éléments dont disposent nos décideurs. Notamment grâce aux documents tout récemment rendus public par Reuters.

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Par Gil Rivière-Wekstein, fondateur du site d'information Agriculture et Environnement, auteur de "Panique dans l'Assiette - Ils se nourrissent de nos peurs", aux Editions Le Publieur (mai 2017), 214 pages, 19 euros.

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Commentaires
a écrit le 09/07/2017 à 12:48 :
Soyons clair: je n'ai pas les compétences pour porter un jugement définitif sur le glyphosate.
Cela dit l'argumentation de l'auteur ne paraît fort contestable.
Le désherbant ne serait pas dangereux puisque c'est la conclusion d'une étude ...
Peut on imaginer que le CIRC aura eu des études jugées sérieuses qui mettent en cause ce produit ?
En quoi une étude, fut elle d'ampleur, devrait avoir plus de poids que d'autres?
Peut on affirmer que le CIRC aurait a coup sûr changé ses conclusions ce rapport rendu public? Ce fameux rapport apporte t il les assurances méthodologiques et éthiques nécessaires?
L'attitude des anti Monsanto est effectivement particulière , mais elle réponds pour parti à celle de cette firme qui n'est pas un modèle de transparence.
Réponse de le 10/07/2017 à 17:09 :
Bravo à ce monsieur qui délivre un message sensé dans un monde de désinformation alimenté par des études peu crédibles ou des scientifiques en mal de pub ou de crédits. En effet la peur fait vendre ou rapporte des crédits. En bref une étude sérieuse doit être pratiquée selon des normes établies que l'on a imposé aux industriels. Cela implique un très grand nombre d'animaux ou sujets mais aussi des contrôles stricts du matériel et des conditions. Heureusement que ces normes existent car sinon les industriels pourraient faire n'importe quoi. Par contre elles ne sont pas appliquées par la plupart des études réalisées par des scientifiques indépendants. Et là on peut faire dire ce que l'on veut à une étude.
a écrit le 09/07/2017 à 12:23 :
Pulvérisé (par erreur) à 3 m d'un nid de bourdon : colonie nettoyée en 1 journée !!!!!
Produit inoffensif ? j'en doute !
Depuis je ne l'utilise plus (jamais !)
Réponse de le 10/07/2017 à 17:19 :
Cher monsieur , sans présager de votre métabolisme (;-) ) si vous aviez uriné à 3 mètres d'un nid de bourdon il est possible qu'il ait disparu également. Ce sont des hyménoptères très sensibles au dérangement ce qui explique aussi leur raréfaction. De plus le principe actif du glyphosate n'agit efficacement que sur la biosynthèse des acides aminés des plantes.
Pour valider votre hypothèse je vous invite à vaporiser de l'eau à 3 mètres de 12 nids de bourdon (stade de développement identique, de taille égale et d'espèces identiques) dans des conditions contrôlées (T°, hygrométrie, pression et aération) ainsi que du glyphosate à côté de 12 autres nids. Pour démontrer l'effet il est aussi nécessaire d'essayer des concentrations différentes (3 au minimum sur 36 nids de bourdons). N'hésitez pas à venir nous faire part des conclusions de votre étude !
Cordialement ;-)
a écrit le 07/07/2017 à 14:56 :
De toute façon le peuple ne veut plus l'utilisation de produit chimique même si nous allons à court terme vers une augmentation "grâce" aux lobbys du chimique. Je suis convaincu qu'il y aura un effondrement de la production et l'explosion de maladies ce qui poussera le peuple à demander des comptes. C'est juste une question de temps
a écrit le 02/07/2017 à 18:46 :
L'UE est le domaine des lobbyistes.

Lorsqu'une étude est faite et que le premier producteur mondiale de glyphosate fait parti du groupe de travail, le résultat est connu d'avance.

https://echa.europa.eu/documents/10162/13626/efsa_glyphosate_conclusion_en.pdf
voir summary, 2e paragraphe
a écrit le 02/07/2017 à 14:41 :
"il bloque le processus de la photosynthèse chez les plantes -, il est aisé de comprendre pourquoi ce produit n'est pas vraiment le candidat idéal pour déclencher des maladies de type cancers."

On peut vraiment dire qu'on a là un argument scientifique d'une rigueur incroyable ! Et pourquoi pas : L'amiante isole de la chaleur, il est aisé de comprendre que le produit n'est pas cancérigène.
a écrit le 02/07/2017 à 11:13 :
Note pour les modérateurs et autres professionnels de la gestion de commentaire, depuis 20 ans que je viens sur les forums j'ai remarqué autant de mauvaise foi dans les trolls pro-nucléaires que ceux pro-agroindustrie et bien souvent ces mêmes stratégies de plus on ment plus ça passe, je trouve ce fait fascinant étant donné qu'il y a de grandes chances qu'il y ai un lien.

Les soldats du nucléaires semblent être les mêmes que ceux de l'agro-industrie et on peut bien se demander pourquoi si ce n'est le traitement radioactif de nos aliments par l'agro-industrie pour des fins de conservation qui est le seul lien que je vois mais qui a prit une véritable ampleur.

"Irradiation des aliments" https://fr.wikipedia.org/wiki/Irradiation_des_aliments
Réponse de le 03/07/2017 à 15:36 :
pour certain la définition d'un troll de mauvaise fois c'est quelqu'un qui n'a pas les même opinion et qui a l'outrecuidance non seulement des les défendre mais d'avancer des preuves.

Foucart à ce titre a pour habitude de virer les gens pas de son avis en les appelant des trolls.

A ce jours les chiffres sont du coté des trolls, donc il faut les attaquer sur des procès en sorcellerie, genre vendu à satanistes du commerce.

Aucune référence aux ONG qui se gavent de milliards, ni a l'IARC qui est infesté d'activistes notoires qui ne jugent même pas nécessaire de déclarer leurs conflits d'intérêts lors de la publication, et se permettent de supprimer des articles dérangeants.

aucune référence aux géants de la distributions qui financent, via des activistes, des études, qui outre l'accusation de mauvais traitement aux animaux, sont clairement accusé de torturer les statistiques.

Vous soulever un gros problème, celuis de la partialité des modérateurs, et la notion de "trolls" sur certains médias.

Je crois par contre que vous faites parti du problème et pas de la solution.
Réponse de le 03/07/2017 à 18:46 :
Quels chiffres svp ? ,Ceux cités dans l'article ne prouvent certainement pas que la chimie est moins dangereuse que le naturel.

Mais bon vous le savez déjà hein...

Marre de vous signaler je préfère que vous exposiez votre stratégie devant tout le monde.

Si vous voulez par contre on prend un journaliste de la tribune comme témoins et on lui parle de nos expériences respectives, OK ?

Non parce que vous n'avez vraiment pas intérêt à ce que la sordide vérité éclate car la vérité sur lagroindustrie elle est vraiment moche et bonne pour les assises et pas seulement la correctionnelle.

Arrêtez donc vous êtes obligé d'être perdant de part la nature même de ce que vous defendez. Merci
a écrit le 02/07/2017 à 0:06 :
Le glyphosate est devenu dangereux depuis qu'il est tombé dans le domaine public. Avant quand il s'appelait roundup et était propriété de Monsanto, tout le monde l'appréciait. Maintenant que n'importe qui peut le produire pour pas cher il est dangereux. Pourquoi? Allez dans peu de temps Monsanto, déguisé en Bayer, va sortir un herbicide BIO (???) très cher, qui sera un énorme progrès (???) pour l'agriculture. Et les idiots utiles auront contribué à la remontée des profits de Bayer Monsanto
Réponse de le 10/07/2017 à 17:21 :
C'est une hypothèse intéressante en effet.
a écrit le 01/07/2017 à 20:50 :
Sinon, pour votre information, une étude a été faite : "Durant deux ans, les chercheurs du Criigen ont nourri quotidiennement 200 rats avec du maïs NK-603, tolérant au glyphosate, l’herbicide commercialisé par Monsanto dans son produit phare, le Roundup".
Réponse de le 03/07/2017 à 6:45 :
Ne pas confondre OGM, ou tolérance génétique du maïs et roundup.... C est deux choses différentes !
a écrit le 01/07/2017 à 19:26 :
A chaque élection présidentielle, le principe de précaution peut donc être remis en cause, telle la culture du maïs transgénique. Il s'agirait de ne pas freiner l'agrobusiness, la liberté d'entreprendre, tout ça ... On se souvient que Macron avait rendu un vibrant hommage à Xavier Beulin, président de la FNSEA, et ce n'est pas avec Stéphane Travert, actuel ministre éclairé de l'agriculture intensive, que ce principe de précaution se poursuivra. On ne peut que constater la puissance du lobby Monsanto face à l'UE .
Réponse de le 03/07/2017 à 15:45 :
le principe de précaution s'il était bien compris aboutirait mécaniquement à interdire l'agriculture Bio.

déjà elle viole le principe de sécurité, puisque entre les 50 morts et milliers de reins détruits des graines germées bio, ou l'on a refusé de ne plus interdire la désinfection, et les intoxications aux halucinogènes de la Datura et autre parasites, les aflatoxines cancérigènes, nous avons des risques objectifs, sérieux, et mesurés qui devrainet faire interdire si ce n'est la filière, tout au moins des pratiques.

Quand on ajoute le fait que ca consomme plus de terre et d'énergie, que les produits sont plus riches en phytosanitaires endogènes (genre les furanocoumarisne du celeri qui blessent les cueilleurs, la cucurbitacine qui a tué un allemand, et autres noirceurs de pommes) parce que la plante mal protégée se protège avec des produits que l'on ne se permet même pas de mesure lors des analyse toxicologiques, le bilan devient catastrophique.
si on ajoute les pesticide bio comme la bouillie bordelaise qui ravage le bassin d'Arcachon, ou l'atrazine, PE interdit sauf dans l'huile de neem, ca dépasse l'entendement que ces pratiques soient encore autorisée...

mais bon, c'est bio c'est donc bon.

les gens de la ville, les jeunes surtout, sont incultes en matière de sécurité alimentaire et d'agriculture, mais ils ont de l'argent et regardent arte et lisent Le Monde. ceci explique cela.

Le deux poids deux mesures est... fatiguant.
a écrit le 01/07/2017 à 18:32 :
Tout a déjà été écrit ci-dessous. Personnellement, un produit que l'on retrouve intact dans toute la chaine alimentaire, il faut commencer à se méfier.
Votre argument principal étant un phénomène de blocage de la photosynthèse, il me semble par contre TOUT BETE que cette société PROUVE que le cassage d'une molécule VIVANTE n'a AUCUN effet sur une autre.
Alors, pourquoi ne le fait-elle pas..???
Je sais, j'ai des questions trop gênantes...
Réponse de le 02/07/2017 à 14:20 :
Mille regrets, mais la science ne pourra jamais prouver une non action. Elle ne peut prouver qu'une action bénéfique ou néfaste d'une chose sur une autre. C'est déjà très bien.
a écrit le 01/07/2017 à 16:35 :
Quel étrange choix de porter ce point de vue faiblement argumenté sans accompagnement critique.
Rubrique idée peut être mais avec un minimum de ligne éditoriale non ?
a écrit le 01/07/2017 à 16:23 :
Le Glyphosate est un produit chimique parmi les nombreux produits chimiques déversés, pulvérisés, atomisés sur les terres. Individuellement, ces produits sont dangereux et plus encore par effet"cocktail". Soi-disant bio-dégradables, ils empoisonnent au fil des décennies les sols et le produits cultivés sur des terres, qui, sans d'autres apports chimiques sous forme d'engrais ne produiraient plus rien.
Nier que les produits chimiques sont nocifs pour la santé (humaine ET animale) relève de la méthode Coué, mais plus sûrement de la protection des intérêts de l'agro-chimie.
L'industrie chimique voit bien que les communautés de consommateurs informées ne veulent plus de chimie , ni de produits vétérinaires (antibiotiques, hormones...) dans leur assiette. Les études qu'ils produisent sont aussi fausses que les documents qu'ils fournissent pour faire homologuer leurs produits...avec la complicité de "scientifiques", des lobbies, en fait d'une mafia pour qui l'argent n'a pas d'odeur et surtout pas celle de la chimie.
Réponse de le 01/07/2017 à 17:15 :
Vous répétez le discours ambiant mais n'avancez pas vraiment de preuves !!!
a écrit le 01/07/2017 à 15:15 :
Comme pour le Médiator, le Distilbène, le Vioxx, l'amiante, le sel dans les plats préparés.

Tant que ça rapporte du fric, il faut en profiter !
a écrit le 01/07/2017 à 11:07 :
Bon c'est pas un peu fini ce bourrage de crâne svp ?

Les défenseurs du bio auront toujours raison sur ceux des produits chimiques étant donné que ces derniers ne peuvent être motivé que par l'avidité.

Et bizarrement... :"Gil Rivière-Wekstein défend des thèses qui servent les multinationales agroalimentaires et chimiques" http://www.buvettedesalpages.be/2013/11/gil-riviere-wekstein-defend-des-theses-qui-servent-les-multinationales-agroalimentaires-et-chimiques.html

Face à la volonté du consommateur de vouloir des produits plus sain l'agro-industrie contre attaque de toutes les façons. C'est vraiment moche de la part de tout les obscurantistes qui la suivent hein...

Au moins cela permet de nous montrer l'ampleur de la propagande agro-industrielle, merci beaucoup monsieur.
Réponse de le 01/07/2017 à 16:30 :
cerveau bien lavé plutot que bien informé.

sinon les bio est super toxique en fait.
les produist bio sont en fait simplement plus anciens, moins bons, moisn sélectifs, moins efficaces. il faut en mettre plus pour le même effet.

si on en met moins, les plantes se défendednt et produisent leur propres insecticides et fongicides naturels, parfois mortel comme pour le papi allemand mort d'une courge croisée avec du sauvage parce que cet idiot recyclait les graines comme il ne fait surtout pas le faire. (sa femme a survécu, il savait même pas comme nos parents que l'amertume indique poison, il pensait détox).

la malhonêteté de l'industrie du bio a atteint son paroxysme quand on a tué 50 personnes et envoyé des milliers de personnes aux soins intensif pour défaillance rénale , parce qu'on s'était refusé d'utiliser du chlore chimique (lol), pour nettoyer des graines qu'on faisait germer à température tiède.

les gens sont mort et on s'est interdit de corriger le problème...
et on a fait un scandale parce que des escrocs ont mis du cheval (très gouttut et sain) dans les lasagnes au boeufs...

le deux poids deux mesures est pathétique.

on a ainsi autorisé l'huile de neem qui contien en plus de principes pas vraiement bien conneu nis stables en composition, de l'atrazine qui comme perturbateur endocirnien bien identifié, est interdit en agriculture classique.

le bio peut emproisonner les gens sans scrupile, et on emmm... les agriculteurs avec des risques bidons ou des risques qu'il savent gérer avec professionalisme.

a ce propos êtes vosu incultes au point de ne pas savoir que le café est un insecticides, et que les furanocoumarine cacérigènes du céleri sont amplifiée par la culture bio vu que les plantes souffrent de mal être protégées, au point de rendre malade les ceuilleurs?

savez vous que le soja, comme les choux, sont des perturbateurs endocrinien ubicuitaire ?

l'inculture des défenseurs du bio est pathétique, comme celle des journalistes ...ou est-ce autre chose que de l'inculture, ?
Réponse de le 02/07/2017 à 10:31 :
"sinon les bio est super toxique en fait."

Incroyable dites moi, ça fait des milliers d'années que les humains s'empoisonnent en mangeant. Heureusement que monsanto est là pour sauver l'humanité !

Ce que vous faites là c'est vraiment moche mais vu que l'agroindustrie et mafia travaillent ensemble c'est pas étonnant non plus.

Au secours..
a écrit le 01/07/2017 à 9:51 :
La logique militante et d'une partie des populations européenne mais également d'une partie des scientifiques notamment les microbiologistes du sol est pourtant très simple :
Il faut moins de chimie dans les sols et l'agriculture et retrouver une vie plus naturelle.

Car comprenons nous bien le problème ne vient pas uniquement du glyphosate mais du cocktail chimique utilisé par l'agriculture, par l'agro-alimentaire, par l'industrie pharmaceutique etc ... .

Ce cocktail est une bombe chimique qui détruite les terres agricoles en les stérilisant de leur humus ce qui est un suicide économique et écologique. Mais également es coprs et générant la plus grande épidémie de cancers et troubles dégénératifs que l'humanité ait connue de mémoire d'humain. Et enfin cette pollution se retrouve dans les nappes phréatique et plus de 80% des cours d'eau qu'il faut ensuite dépolluer pour pouvoir boire, se laver et irriguer.

Tout cela est un non sens. Aucune molécule non biodégradable naturellement par des organismes naturels ne devraient être en circulation dans les circuits commerciaux que ce soit pour l'agriculture ou toute autre raison.

Le problème c'est le besoin d'enrichissement personnel de nombreuses firmes au travers des brevets sur des molécules chimique. La véritable racine du mal et donc de la pollution de notre planète est là : Les brevets générant de l'argent.

Pour désherber il existe des méthodes naturelles qui créé de l'emploi, il existe des machines et enfin il existe des robots.
Pour lutter contre les nuisibles il existe des méthodes naturelles qui consistent à mélanger les éspèces végétales afin qu'elles se protègent mutuellement.
Enfin pour lutter contre les parasites, il existe des méthodes de lutte biologique par les prédateurs naturels des envahisseurs.

Bien évidemment ces méthodes reconnues dans le monde entier comme efficace sont peu connues des agriculteurs lambda qui sont juste des techniciens spécialisé en chimie et non de véritables paysans protégeant le vivant. Et surtout ces méthodes rapporte zéro argent aux industries chimiques issues de la 2ème guerre mondiale qui ont reconverti les armes de l'époque en pesticide.

Et pourtant nous pourrions avoir un pays totalement en BIO, avec de l'agroforesterie, des intrants naturels, une population plus nombreuse travaillant dans les champs, des nappes phératiques non polluées, desc ours d'eau ou nous pourrions de nouveau nous baigner et des fruits dans lesquels nous pourrions croquer sans risquer l'empoisonnement chimique.

Ce qui me dégoûte le plus c'est de voir des gars en tenue de cosmonaute pulvériser sur nos fruits et légumes des produits toxiques et qu'ensuite nous achetions ces mêmes fruits et légumes en supermarché pour les manger. C'est un paradoxe infernal digne de kafka.
Réponse de le 10/07/2017 à 17:39 :
"Tout cela est un non sens. Aucune molécule non biodégradable naturellement par des organismes naturels ne devraient être en circulation dans les circuits commerciaux que ce soit pour l'agriculture ou toute autre raison."

Je suis entièrement d'accord avec vous ! C'est bien pour ça que le glyphosate est un produit utile car biodégradable par les organismes naturels. Si vous désherbez votre trottoir par contre il ne sera pas dégradé rapidement car trop peu de bactéries.
a écrit le 30/06/2017 à 20:38 :
C' est bien d' avoir essayé!

"Mauvaises herbes résistantes au glyphosate : espèces envahissantes suprêmes


Énorme ironie mise en relief par l'article de Cockburn, la dépendance de l'Amérique au glyphosate cancérigène probable se retourne contre elle. Le recours excessif au glyphosate à la fois sur les espèces envahissantes et les cultures génétiquement modifiées tolérantes à cet herbicide, a entraîné le développement de mauvaises herbes résistantes au glyphosate. Dans l'article, le Dr Charles Benbrook, consultant agricole, est cité : « C’est un désastre ... Comme les mauvaises herbes résistantes se disséminent et deviennent de plus en plus un enjeu économique pour davantage d'agriculteurs, le seul moyen qu'ils connaissent pour réagir – la seule manière dont ils estiment pouvoir agir – consiste à pulvériser toujours plus. »


Il est devenu courant pour les agriculteurs de pulvériser trois fois par saison au lieu d'une fois, et Benbrook estime que les doses supplémentaires d'herbicide s’élèveront à 75.000 tonnes en 2015. Les agriculteurs doivent désormais composer avec le marestail tolérant au glyphosate, qui grandit jusqu'à huit pieds de haut, avec des tiges assez épaisses, selon un agriculteur, « pour stopper dans son élan une moissonneuse-batteuse ». Selon Cockburn, c’est la suprême « invasion étrangère, faite par ici, en Amérique ».
http://www.alterinfo.net/Nouvelle-revelation-sur-le-lien-entre-glyphosate-et-cancer_a116511.html
Réponse de le 30/06/2017 à 21:23 :
Le développement de résistances est très classique, extrêmement fréquent et donc n'a rien de très spécifique au RoundUp. Une résistance ne confère aucun avantage compétitif, si ce n'est pour le caractère en question, et ne plante résistante au glyphosate reste sensible à de multiples herbicides, donc il n'y a aucun problème pour gérer ces plantes résistantes (qui peuvent au surplus être aussi détruites par d'autres techniques plus traditionnelle comme la rotation des cultures ou le désherbage mécanique). Il faut donc revoir votre copie, et intégrer au surplus tous les avantages que confèrent les nouvelles technologies utilisant le glyphosate, y compris le développement du no-till qui a réglé un problème majeur d'érosion des sols aux USA, les plus économiques et d'organisation du travail, les avantages environnementaux comme la diminution d'énergie par hectare etc...Enfin, dans la même catégorie de "potentiellement cancérogène" du CIRC, on trouve aussi les charcuteries et le saucisson qui comme chacun sait ont vocation à être ingérées. In fine, le produit est en usage depuis 30 ans sans que l'on ait noté des problèmes de santé..
Réponse de le 01/07/2017 à 8:45 :
Vous affirmez '''glyphosate cancerigene ''' alors qu'il est '''''cancerigene probable '''''.Vous savez ce que veut dire probable !Comme ce n'est pas quantifié (comme ça ils se mouillent pas et restent dans le flou total )ça veut tout dire .Une chance sur deux c'est probable mais une chance sur cent milles milliards c'est probable aussi .Et dire que vous accusez l'auteur de l'article de malhonneteté intellectuelle que dire de vous !!!!!!!!!
a écrit le 30/06/2017 à 19:52 :
royal l'inutilité personnifiée a voulu se faire mousser, encore une fois, cette personne est une tache, que dis-je une tare pour la politique, l'écologie, le Français en général, toujours à se montrer pour un poste de ministre. Elle était bien digne d'hollande les mêmes tares.....
a écrit le 30/06/2017 à 19:46 :
A lire l'article on sens la sueur froide qui coule sur la nuque du lobbyiste à court d'argument et bientôt de clients. C'est pas la fin du monde mais c'est la fin d'un monde de dérivés pétroliers.
a écrit le 30/06/2017 à 19:02 :
Ah oui ? Qu'ont à gagner ceux qui se nourrissent sur nos peurs ? Rien. Qu'ont à gagner ceux qui utilisent ce type de produit ? Une meilleure marge. Je préfère croire ceux qui n'ont rien à gagner.

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