La pression fiscale sur les ménages : le bilan

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Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de Xerfi. / DR
La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, le bilan de la pression fiscale sur les ménages.

Quel bilan de la fiscalité pesant sur les ménages durant les quinquennats Sarkozy et Hollande ? Je ne vais pas faire le match, car en fait tout s'est joué à cheval sur les deux présidences. Il suffit de regarder l'historique de la pression fiscale et de connaître le timing des lois de finance pour comprendre que les deux dernières lois de finance de Nicolas Sarkozy contribuent largement aux inflexions, l'essai étant transformé, sans faillir par François Hollande.

Bilan, le poids des prélèvements obligatoires a connu le gros de son augmentation entre fin 2010 et fin 2014.

Durant cette période de responsabilité partagée, où la fiscalité franchit une nouvelle marche, le poids des prélèvements obligatoires augmente de 3,7 point de PIB. Sur ces 3,7 points, 2,2 points sont le fait de la fiscalité des ménages (en y intégrant les indépendants) ; plutôt de 1,6 point lorsque l'on cherche au maximum à expurger les chiffres de ce qui relève des entreprises indépendantes. A quoi il faudrait ajouter 0,2 point pour la TVA, et 0,4 point pour les autres impôts indirects (notamment, convention d'assurance, électricité, boissons), même s'il est abusif de les affecter aux ménages exclusivement.

Si je resserre maintenant l'observation sur la législature actuelle autrement dit, entre la mi-2012 et le dernier point connu, soit le 3ème trimestre de 2015, le poids des prélèvements obligatoires a augmenté globalement de 1,9 point, dont 1,4 point se concentre sur les ménages. A quoi on peut encore ajouter 0,1 point de TVA et 0,2 point pour les autres impôts indirects.

Responsabilité partagée avec quelques distinguos

Nicolas Sarkozy cherche à faire refluer la fiscalité des ménages en début de mandat, notamment en haut de la distribution. François Hollande cherche à inverser cette courbe en fin de mandat, mais plutôt sur le bas de la distribution. Et autre distinguo, compte tenu du pacte de responsabilité, l'effort contributif s'est finalement bien davantage polarisé sur les ménages sous François Hollande que sous Nicolas Sarkozy.

Si l'on regarde maintenant par quels impôts transite cet effort des ménages, depuis 2010, on trouve en haut du palmarès :

  • l'IR avec au menu, parmi les mesures les plus commentées, la désindexation du barème jusqu'en 2013, la limitation des niches sociales sur l'épargne salariale, la suppression des allègements sociaux attachés aux heures supplémentaires et complémentaires de travail, l'abaissement du seuil de l'abattement personnel applicable aux donations en ligne directe, la réduction de l'avantage lié à l'exonération des plus-values à long terme réalisées à l'occasion de la cession de titres de participation, la nouvelle tranche de 45%, le plafonnement du quotient, l'imposition au barème des revenus du patrimoine, hors assurance-vie, etc ...
  • Les impôts indirects avec là encore une myriades de mesures essaimées
  • Une hausse de la CSG pour certains produits d'épargne et pour les retraités.

L'essaimage a pris le dessus sur une véritable stratégie fiscale

Derrière cet inventaire, c'est finalement la fiscalité du capital, déjà élevée en France qui a fait l'objet de tirs croisés, pour faire écho au récent rapport de COE REXECODE. Mais sans que soit véritablement prise en compte la question de la mobilité des bases, question cruciale pourtant. Résultat, il ressort que  la plupart des mesures censées viser le haut de la distribution a eu certes un résultat positif en termes de recettes, mais avec un rendement systématiquement en deçà des attentes. Résultat, aussi, ce sont les ménages les plus riches, mais n'appartenant pas à la catégorie des hyper-riches, autrement dit ceux qui recyclent leurs revenus sur le territoire sans avoir l'échelle de fortune leur permettant de jouer à plein l'optimisation, aidés de conseillers et de la complaisance de l'Etat, qui se retrouvent en cœur de cible. Et une nouvelles fois, la fiscalité du capital bouge, sans que soit opéré un véritable distinguo entre ce qui est productif, et ce qui ne l'est pas.

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Commentaires
a écrit le 02/03/2016 à 9:45 :
Une flat taxe basse et surtout un état responsable de l'argent public avec moins de fonctionnaires.....
a écrit le 01/03/2016 à 18:38 :
Quand je vois ce qui me reste sur mon compte en banque après avoir nourri grassement l'état, je me dis que travailler devient sans intérêt. Il faut vivre de subventions, d'aides d'état etc... Plus de salaire, donc moins d'impôt ! Et l'on a une France d'assistés pendant que le pays croule.
a écrit le 01/03/2016 à 18:34 :
" Résultat, aussi, ce sont les ménages les plus riches, mais n'appartenant pas à la catégorie des hyper-riches, autrement dit ceux qui recyclent leurs revenus sur le territoire sans avoir l'échelle de fortune leur permettant de jouer à plein l'optimisation, aidés de conseillers et de la complaisance de l’État".

En parlant de ça :
Le seuil de déclenchement d’assujettissement aux cotisations de sécurité sociale dès le 1er euro des indemnités de rupture les plus élevées, que l’on appelle parfois les « parachutes dorés », est modifié par la loi. Il est aujourd’hui de 10 plafonds (380 400 € en 2015) et passe à 5 plafonds, soit 190 200 € en 2015.Sont concernées les indemnités de rupture versées aux dirigeants et mandataires sociaux, au sens de l’article 80 ter du code général des impôts.Suppression de la contribution additionnelle sur les rentes des retraites chapeaux.
Rappelons que le Conseil constitutionnel a censuré le 20 novembre 2015 la contribution additionnelle de 45 % sur les rentes versées au titre des retraites chapeaux. Aucune contribution additionnelle ne sera donc versée au titre de l’année 2015 puisque celle-ci n’aurait été exigible qu’à compter du 1er janvier 2016.
a écrit le 01/03/2016 à 18:20 :
Il est grand temps de réfléchir a un système fiscal plus simple et qui inciterait au travail.
Il faut arrêter de faire porter notre système social de plus en plus lourd et complexe par ceux qui travaillent, mais taxer plutôt ceux qui profitent de rentes

Je propose la suppression de toutes les charges sociales sur le travail et le remplacement par une taxe sur la propriété d'immobilier ancien (>10ans) de 3% par an. Plafonnement des loyers a 5% de la valeur du bien.
=> pas d impact pour un salarié propriétaire (plus de charges a payer mais une taxe sur son immobilier)
=> augmentation du pouvoir d achat des salariés locataires (plus de charges a payer, loyer stable en moyenne)
=> pas d impact sur la construction, voir impact positif car les constructions neuves ne sont pas taxées
=> impossible de tricher en minimisant ses déclarations (impossible de cacher un bien immobilier - Alors qu une taxe sur les avoirs monétaires comme l ISF est stupide car les vraies riches ont caché leur argent a l étranger ou dans des trusts)


Cela va évidement faire creuver la bulle immobilier mais c est une bonne chose
=> la bulle ne profite qu aux propriétaire et principalemt au propriétaires fonciers

Dans le cas de baisse trop importante de l immobilier, augmentation de la taxe a 4 voir 5% (loyer a 6 et7% max)


Réponse de le 01/03/2016 à 19:50 :
Quelle imagination!!!!!
Couvrons la France d'hlm.
A bas la propriété

Réveille toi,Michel, cela a déjà été appliqué, cela a déjà foiré.
Réponse de le 01/03/2016 à 19:52 :
@michel: juste un petit détail : dans votre idéal pourquoi être propriétaire? tous en hlm camarades !
Réponse de le 01/03/2016 à 22:21 :
Michel:
Vous etes totalement ignorant des finances et de la taxation.
le rendement de l'immobilier en France est moindre que ce que vous proposez comme taxation, en plus n'oubliez pas l'impot sur la fortune.
Si vous croyez que la Frnce vas mal, en mettant vous idee en marche, plus personne n'investirez dans l'immobilier.
Et n'oublions pas l'impot sur la plus value de 50% pour les non residents.
Un impots sur des profits n'existant pas car la majoritee de l'augmantation est due a l'inflation.
En fin de compte partez de France en courant.
Réponse de le 02/03/2016 à 8:19 :
Parfait Michel,

Veillez trouver ci joint le courrier stipulant que vous devez libérer les lieux sous trois mois.
Ma rentabilité locative étant proche de zéro, je procède à la vente de mon bien.
D'autres bailleurs faisant de même, le marché devrait s'écrouler, ce qui vous permettra d'acquérir mon bien par la suite à moindre coût.
Le résultat de ce mécanisme fera de vous un méchant propriétaire capitaliste .
Welcome et bon courage...
Réponse de le 02/03/2016 à 9:06 :
@Geo
"Ma rentabilité locative étant proche de zéro, je procède à la vente[...]
D'autres bailleurs faisant de même, le marché devrait s'écrouler, ce qui vous permettra d'acquérir mon bien par la suite à moindre coût.
Le résultat de ce mécanisme fera de vous un méchant propriétaire capitaliste ."

Oh mon Dieu quel scénario horrible vous nous décrivez là : des gens qui achètent des appartements uniquement avec les revenus de leur travail. Des logements dont le prix redevient en phase avec les salaires! Tous ces sales pauvres (moins de 10 000€/mois et pas de sommes à 6-7 chiffres donnée par Papa ou issue de gains spéculatifs précédents) qui vont pouvoir acheter des logements et, comble du comble, vont les utiliser pour des choses saugrenues comme habiter dedans au lieu de les mettre en location pour les utiliser comme une rente (loyers) et un "investissement" spéculatif (plus-values). Des cadres supérieurs qui gagnent 6000€/mois et dont le pouvoir d'achat immobilier à Paris va repasser au dessus de la barre des 29m². C'est clairement du nivellement par le bas. Et c'est clairement horrible.
Réponse de le 02/03/2016 à 11:31 :
@geo : mieux faites comme @alatar et louez à un ami ou à vos enfants mais dans ce cas évitez de jouer le "Boboantipropriobailleur" comme lui..
Réponse de le 03/03/2016 à 14:01 :
Commentaire précédent censuré, je retente

@malcomprenant
"faites comme alatar et louez à un ami ou à vos enfants mais dans ce cas évitez de jouer le "Boboantipropriobailleur" comme lui.."
Manque de pot, j'ai changé de locataire pour passer au dispositif Visale. Vous n'allez plus pouvoir radoter vos attaques ad hominem à mon encontre à chacun de mes posts, et, rêvons un peu, un jour vous répondrez peut-être sur le fond.

Mais le débat de fond qui nous oppose est assez intéressant : vous défendez qu'il faut avant tout protéger la rente, le patrimoine (y compris hérité et aucunement issu du mérite) et vous affirmez qu'ils doivent être au centre et tout permettre. Pour ma part, je défends que c'est le travail qui doit être au centre, que les revenus du travail doivent toujours dépasser ceux de la rente, et que les patrimoines n'ont pas à être hérités ou détenus oisivement, et que le travail doit permettre d'acquérir un capital (y compris de l'immo) si on veut conserver les incitations à travailler.
Ce qui est cocasse d'ailleurs, c'est que :
- Je défends la valeur travail, la méritocratie, en réalité je défends des principes de base du capitalisme libéral (qui hait la rente et valorise avant tout le travail), et pourtant je suis de gauche.
- Vous défendez la rente, la force du capital plus que celle du travail, l'assistanat, et en outre vous êtes extrêmement collectivistes dès que vous évoquez les pertes ("l'Etat doit me renflouer à coups d'argent public") ou les risques baissiers (l'Etat doit sauver le marché à coups d'argent public"), et pourtant, vous êtes très à droite.
Réponse de le 03/03/2016 à 16:26 :
@alatar : vous me faites rire! Ou ai je dit qu il fallait privilégier la rente plus que le travail?? Quand vous aurez bossé autant que moi comme salarié on en reparlera .J affirme qu aujourd hui il est justement totalement inutile d investir comme bailleur dans dispositif standard location vide avec taxes et impôts entre 50 et 65% . Vous êtes dans la caricature en pensant que tous les bailleurs louent à paris , en meublé , sont tous multiproprietaires et ne vivent que de leur rente . J affirme que cette fiscalité est nécessaire dans un état providence mais ne pas mentir : si l état ( droite ou gauche) met en place des dispositifs type pinel avantageux pour les locataires c est bien parque l état et les collectivités sont incapables de construire des logements hlm et de pas dire que c est pour avantager les bailleurs . Le droit au logement existe en France ..il s'agit appelle hlm!! Un exemple : trouvez vous normal la situation du logement étudiant (crous) sur tout le sud de Paris ? Puisque vous êtes banlieusard allez faire un tour à paris 11 , université scientifique prestigieuse , et dites moi s il est impossible de construire sur ces centaines d hectares des logements étudiants?
Réponse de le 03/03/2016 à 17:14 :
"vous me faites rire! Ou ai je dit qu il fallait privilégier la rente plus que le travail?? Quand vous aurez bossé autant que moi comme salarié on en reparlera .J affirme qu aujourd hui il est justement totalement inutile d investir comme bailleur dans dispositif standard location vide avec taxes et impôts entre 50 et 65%."
Facile : selon vous, il faudrait que les taxes sur l'immo soient allégées. Evidemment, la seule contrepartie possible, pour maintenir les comptes à l'équilibre, serait que pour compenser on augmente soit les impôts des locataires (Taxe d'Habitation, autres), soit les taxes sur les revenus du travail. Sinon, soit on crée de la dette (mais pas grave, on aura défiscalisé l'immo), soit on taille dans les dépenses (en supprimant des Services Publics).
Sinon, pour ce qui est de "tout le monde n'est pas un Parisien", on se retrouve là-dessus : je suis tout à fait pour un panel de mesures applicables uniquement en zone tendues dans nos bassins d'emploi (taxation très violente des résidences secondaires et du vacant, encadrement des loyers radical) qui non seulement ne s'appliqueraient pas dans les zones non-tendues, mais en plus permettraient de baisser un peu la taxation dans ces zones.

"Vous êtes dans la caricature en pensant que tous les bailleurs louent à paris , en meublé , sont tous multipropriétaires et ne vivent que de leur rente."
A Paris du moins, on s'en approche : les moins de 30 ans sont totalement exclus du marché, ainsi que les primo-accédants, et le profil-type de l'acheteur est 10 ans plus âgé qu'il y a 15 ans, est au pire secundo-accédant. Mais si vous proposez des mesures différentiées entre les bassins d'emploi et les zones non-tendues, on peut se retrouver là-dessus.

"Le droit au logement existe en France ..il s'agit appelle hlm!! "
Le problème est quand les hausses vertigineuses des loyers et prix de vente fait que 65% des ménages sont éligibles à un logement social comme c'est le cas aujourd'hui. Le logement social, ça devrait être l'urgence, les 5%, 10% les plus précaires, qui devraient en bénéficier provisoirement.

"Un exemple : trouvez vous normal la situation du logement étudiant (crous) sur tout le sud de Paris ? Puisque vous êtes banlieusard allez faire un tour à paris 11 , université scientifique prestigieuse , et dites moi s il est impossible de construire sur ces centaines d hectares des logements étudiants?"
Bien tenté, mais j'y ai effectué une partie de mes études, et séjourné dans des vieilles résidences CROUS d'un autre âge. Il se trouve qu'en ce moment un pôle scientifique est en train d'émerger à cet endroit, espérons que les logements suivent (la spéculation immobilière a déjà commencé à faire grimper les prix sur des villes comme Orsay, Palaiseau et d'autres).
Réponse de le 03/03/2016 à 18:33 :
@alatar : l immobilier coûte 40 milliards dont 22 milliards d APL ( dont plus de la moitié aux résidents hlm) et rapporte 60 milliards et rien de prévu dans mon ex pour université Paris Sud pour les logements crous qui n ont pas changé depuis votre passage ..J affirme que ce n est pas au privé de loger ces étudiants : finalement @alatar je suis plus à gauche que vous! !
Réponse de le 04/03/2016 à 9:06 :
"@alatar : l immobilier coûte 40 milliards dont 22 milliards d APL ( dont plus de la moitié aux résidents hlm) et rapporte 60 milliards"
Vos chiffres sont faux car vous attribuez LA TOTALITE des revenus de l'immo aux aides. Selon vous, s'il n'y avait pas ces 42 milliards annuels de subventions, il y aurait exactement zéro ventes d'appartements et zéro baux de location signés. Ce n'est pas comme cela qu'on fait le bilan des "aides" pour dire que l'Etat est "excédentaire".
S'il n'y avait pas ces aides, l'Etat économiserait 42 milliards d'euros par an directement. Ensuite, les revenus baisseraient effectivement : au lieu de "rapporter" 60 milliards à l'Etat, l'immo en "rapporterait" entre 40 et 50 milliards peut-être.
En parallèle, les "investisseurs" fuiraient probablement le marché, qui devrait baisser pour s'ajuster aux revenus de tous ces losers que vous conspuez (des cadres, des salariés, tous ces gens qui vivent de leur travail et n'ont pas hérité d'argent), qui achèteraient ces logements pour y habiter (pfff, quelle idée!) et on gagnerait à la fois en efficacité économique (les heures passées quotidiennement dans les transports par les Français faute de logement abordables situés proche du boulot coûtent une fortune au pays économiquement) et en "coût du travail" (avec des logements abordables à la location et l'achat, les salariés n'ont plus besoin d'être aussi gourmands). Donc le bilan global serait ultra-positif pour le pays.
Réponse de le 04/03/2016 à 10:17 :
@alatar : impossible de s entendre vous êtes reparti dans la caricature. La vente de logements aux investisseurs pinel c'est est à peine 5 % du total des ventes ( neuf ou ancien) . Les prêts à tau zéro ne sont pas des aides aux investisseurs il me semble. Le investissement pinel a été booste ( un peu) par le fait de pouvoir louer à sa famille mais l investissement locatif est terminé en France tout comme, pire, acheter une résidence de campagne , réservé aux riches . Vous pouvez écrire que je défends l idée d une baisse de la fiscalité immobilière ce qui est faux mais vous ne pouvez pas nier que cette fiscalité est de loin la plus lourde du monde ..
Réponse de le 04/03/2016 à 13:06 :
"Les prêts à tau zéro ne sont pas des aides aux investisseurs il me semble."
Ca tombe bien, je n'ai jamais dit que c'était une subvention aux investisseurs. Le PTZ partait d'un constat : au niveau actuel des prix, les primo-accédants et les moins de 30 ans étaient totalement exclus. A partir de là, il y avait deux options : que le Marché corrige ses prix pour qu'ils reviennent dans la course, ou que l'Etat brûle de l'Argent Public pour les solvabiliser artificiellement et que le Marché puisse maintenir ses prix. Le PTZ relève de la seconde option.

"La vente de logements aux investisseurs pinel c'est est à peine 5 % du total des ventes ( neuf ou ancien) . [...] Le investissement pinel a été booste ( un peu) par le fait de pouvoir louer à sa famille mais l investissement locatif est terminé en France tout comme, pire, acheter une résidence de campagne , réservé aux riches ."
Je ne nie pas du tout qu'avec des prix d'acquisition aussi indécents, la rentabilité soit au plus bas. Ensuite, si vous avez des chiffres, je serais curieux de savoir combien de transactions sur les 700 000 annuelles sont à des fins d'habitation comme résidence principale, et combien sont à des fins d'investissement locatif ou de résidence secondaire. Quoiqu'il en soit, si la majorité des investisseurs immo venait à disparaître, est-ce que ça serait vraiment un problème?

"Vous pouvez écrire que je défends l idée d une baisse de la fiscalité immobilière ce qui est faux mais vous ne pouvez pas nier que cette fiscalité est de loin la plus lourde du monde .."
Là aussi, je n'en suis pas convaincu. Quand on sait que certains pays ont adopté le loyer implicite sur les résidences principales ou encore les taxes locales annuelles de 3% du prix du bien sur le marché, la fiscalité Française semble plutôt clémente.
Réponse de le 04/03/2016 à 15:13 :
@alatar : Trouvez moi un article , un économiste dire que la fiscalité immobilière en France n est pas la plus lourde du monde .Évitez de mentir par désinformation ou omission quand vous évoquez par ex les taxes sur loyer fictif sans parler de l ensemble des taxes de ces mêmes pays sur l immobilier . Je n ai rien contre cette taxe à condition de remettre à plat toute la fiscalité immobilière et pour vous faire plaisir car par contre vous êtes le champion de la taxomanie on peut mettre aussi pour les payboomers retraités une taxe sur le potager ..c est pô juste , ils ont le temps! Plus sérieusement nous sommes d accord sur le constat : l immobilier est trop cher en France .Vous pensez qu il faut encore et encore surtaxer pour faire baisser les prix , et moi pense le contraire qu un taxe n a jamais fait baisser un prix .
Réponse de le 05/03/2016 à 0:01 :
"Trouvez moi un article , un économiste dire que la fiscalité immobilière en France n est pas la plus lourde du monde .Évitez de mentir par désinformation ou omission quand vous évoquez par ex les taxes sur loyer fictif sans parler de l ensemble des taxes de ces mêmes pays sur l immobilier ."
Et je vous ai dit qu'à Paris, les impôts locaux sont très faibles, et pourtant les prix sont les plus hauts du pays. Donc votre raisonnement selon lequel les prix sont dûs à la fiscalité s'écroule. Vous allez me dire que la France n'est pas Paris, eh bien vous commencez à comprendre le problème : la fiscalité Française est taillée sur mesure pour le rentier multipropriétaire parisien. Et il est tout à fait possible que les petits bailleurs de Province en souffrent eux aussi, je ne le nie pas.

"Vous pensez qu il faut encore et encore surtaxer pour faire baisser les prix , et moi pense le contraire qu un taxe n a jamais fait baisser un prix ."
Et pourtant, nos chers martyrs de la fiscalité méchante continuent de trouver tout à fait viable économiquement et fiscalement d'acheter leurs residences secondaires, leurs pied-a-terres, leurs maisons de vacances et autres en plein bassin d'emploi, là où les gens ont besoin d'habiter pour aller travailler. Donc oui je suis pour une hausse de la fiscalité. Taxons ces résidences secondaires et autres logements vacants en zone tendue. S'ils ont les moyens de se permettre d'étouffer l'activité économique du pays, qu'ils payent. Augmentons les impôts locaux pour tout ce qui n'est pas occupé comme résidence principale dans ces zones tendues (Paris et autres) et en contrepartie baissons les impôts locaux des actifs. Que la Mairie de Paris fasse son budget sur leur dos à eux seuls, et ne demande pas un centime d'impôt aux actifs. Ensuite, s'ils jugent encore utile d'étouffer le pays et d'avoir leur maison de vacances en plein bassin d'emploi en déficit de logements, taxons-les encore! Et en contrepartie faisons baisser l'impôt sur le revenu pour les actifs. Il faut valoriser le travail et la réussite par le travail,il y a urgence.
Réponse de le 05/03/2016 à 9:02 :
@alatar: Je vous ai dit 100 fois que Paris n obéissait pas aux mêmes règles mais suivra l évolution de toutes les capitales du monde à savoir explosion des prix .Vous pouvez chasser par la fiscalité et mieux exploser les résidences secondaires rien n y fera . En province , taxer et surtaxer les résidences secondaires est une énorme bêtise car s il y a un domaine qui n est pas délocalisable c'est est bien le tourisme . Du nord médoc jusqu a biarritz ( en passant par la zone tendue d arcachon , ça me fait rire) le marché immobilier est en crise . Vous pensez que les artisans commerçants et salariés s en réjouissent ? Je peux vous parier que d ici quelques années la France ne sera plus la première destination touristique du monde ..cela devrait vous réjouir

Réponse de le 05/03/2016 à 9:16 :
lire " expulser" et non exploser : problème écriture intuitive smartphone ..scusez moi
Réponse de le 05/03/2016 à 23:23 :
"Je vous ai dit 100 fois que Paris n obéissait pas aux mêmes règles mais suivra l évolution de toutes les capitales du monde à savoir explosion des prix .Vous pouvez chasser par la fiscalité et mieux exploser les résidences secondaires rien n y fera ."
Justement, En expulsant les résidences secondaires et autres, on libère le marché pour les actifs qui travaillent dans le coin. Et s'ils ne veulent pas partir, qu'ils financent à eux seuls l'intégralité du budget et permettent de réduire les impôts des actifs.

"En province , taxer et surtaxer les résidences secondaires est une énorme bêtise car s il y a un domaine qui n est pas délocalisable c'est est bien le tourisme . Du nord médoc jusqu a biarritz ( en passant par la zone tendue d arcachon , ça me fait rire) le marché immobilier est en crise . Vous pensez que les artisans commerçants et salariés s en réjouissent ?"
Et ? Qu'ai-je dit sur ces zones? Ce sont des zones essentiellement touristiques. Présentent-elles des graves problèmes de déficits de logements pour les actifs pour cause d'excès de résidences secondaires? Le problème est autre. Ensuite, il est possible que ces villes se désertifient au profit d'habitants de type "deux mois sur douze". Toutes les grandes villes connaissent ce problème de quartiers fantôme, ce n'est pas une exclusivité de la France et de ses méchants socialo-communistes.

"Je peux vous parier que d ici quelques années la France ne sera plus la première destination touristique du monde ..cela devrait vous réjouir "
Qui vous a dit que je me réjouissais que le tourisme baisse? Au contraire, les touristes seront toujours les bienvenus, D'ailleurs, à cet effet, il est prévu tout un tas d'hôtels, ainsi qu'un machin qu'on appelle AirBnB (je ne sais pas si vous connaissez), qui a été conçu à l'origine pour louer sa résidence principale quelques jours voire une poignée de semaines par an, et pas pour des rentiers multipropriétaires en bassin d'emploi qui voient un moyen de se goinfrer davantage en logeant des touristes au tarif à la nuitée qu'en louant à des actifs.
Réponse de le 06/03/2016 à 10:43 :
@alatar: je tiens le pari en ce concerne le tourisme France ..dans quelques années l Espagne nous dépassera faute à une fiscalité exessive et confiscatoire ..En moyenne montagne par exemple , la rentabilité est négative et ce n est plus une question de prix ( voyez auprès des agences immobilières s ils me contredisent) . Comme certains le disent dans les commentaires il ne sert plus à rien à baisser les prix . Pour la région parisienne puisque votre rêve est d expulser via des sursurtaxes les résidences secondaires pourquoi n allez vous manifester pour qu on reconstruise par exemple Jussieu sur le campus de saclay ? En voilà des milliers de logements libérés ! On peut aussi pour faire plaisir trouver de nouvelles taxes comme taxer tout étudiant ou tout salarié habitant paris mais travaillant sur la banlieue .
Réponse de le 07/03/2016 à 9:34 :
@malcomprenant
L'exemple de montagne que vous citez est très bon. Et je sais faire la différence entre les zones tendues de type "bassin d'emplois non-touristiques" et les zones tendues de type "touristiques".
NON, il n'y a pas de "surtaxe" en IDF (région qui a une des fiscalités locales les plus faibles de France), les gens considèrent toujours qu'il est pertinent de scléroser Paris avec 34% du parc immobilier constitué de résidences secondaires et 120 000 logements vacants à but spéculatif, et on commencera à parler de "sursurtaxe oh mon dieu les martyrs des temps modernes" lorsqu'ils commenceront à avoir envie de partir (et attention, cet "exode" pourrait s'accompagner d'une embellie économique pour le pays, étant donné que les actifs vont avoir une part importante de leur budget qui va se libérer). A l'heure actuelle, on en est loin.

Pour le reste, vous avez raison sur ce que vous dites sur la Province, et je ne le nie pas : la fiscalité calculée sur mesure pour les rentiers multipropriétaires à Paris doit frapper durement les petits propriétaires en Province, je ne le nie pas. Et c'est pour ça que je préconise de faire payer, dans de tels bassins d'emploi, tout ce qui n'est pas une résidence principale, et en contrepartie d'alléger les impôts des actifs franciliens (et autres bassins d'emploi) et des autres régions problématiques.
Réponse de le 07/03/2016 à 11:03 :
@alatar : On peut trouver des points d accord mais SVP cessez de desinformer ou verifiez vos sources ..vous faites grave confusion entre residences secondaires et residences secondaires dites occasionnelles ( " la maison de campagne") .A paris 90 000 logements residences secondaires et 110 000 vaquants soit 14 % et non 34 % comme vous l affirmez .A votre decharge il est vrai que cette confusion est entretenue par l etat qui ne fait pas distingo fiscal enyre bailleur et proprietaire de logement occasionnel . Il est grand temps de revoir le statut du bailleur ( toute la fiscalité) et meme si cela vous choque d amortir le bien investi comme cela se pratique presque partout ( allemagne EU.
) . Par contre je peux vous rejoindre sur une fiscalite plus "dure" pour les etrangers comme cela se pratique aux EU ou pire en Suisse .
Réponse de le 08/03/2016 à 9:03 :
""vous faites grave confusion entre residences secondaires et residences secondaires dites occasionnelles ( " la maison de campagne") .A paris 90 000 logements residences secondaires et 110 000 vaquants soit 14 % et non 34 % comme vous l affirmez."
La proportion atteint 34% dans certains arrondissements, et certains quartiers comme le Marais ont commencé, certains mois de l'année, à avoir plus de touristes AirBnB que d'habitants. Donc oui le problème est réel.

"A votre decharge il est vrai que cette confusion est entretenue par l etat qui ne fait pas distingo fiscal enyre bailleur et proprietaire de logement occasionnel."
Là aussi je vous rejoins : il faut une fiscalité punitive en bassins d'emploi à l'encontre des résidences secondaires et du vacant, et en contrepartie réduire également les impôts des bailleurs là où c'est nécessaire (indice : à peut près partout sauf pour les multipropriétaires parisiens).

" Il est grand temps de revoir le statut du bailleur ( toute la fiscalité) et meme si cela vous choque d amortir le bien investi comme cela se pratique presque partout ( allemagne EU."
Je ne suis pas choqué. Je suis tout à fait pour une refonte de la fiscalité, éventuellement avec un amortissement si cela se pratique effectivement partout (qui pourrait se substituer aux saletés défiscalisantes actuelles dont chacune porte le nom d'un ex-ministre), ainsi qu'une refonte de la taxe foncière pour qu'au lieu de très opaques "indices locatifs" qui datent des années 70 et recalculés tous les 45 ans, on définisse une fiscalité plus claire : la taxe foncière, c'est 3% du prix du logement sur le marché.

"Par contre je peux vous rejoindre sur une fiscalite plus "dure" pour les etrangers comme cela se pratique aux EU ou pire en Suisse ."
Pour les étrangers et au delà : si quelqu'un considère pertinent d'avoir sa maison de vacances et des "placements" laissés vides dans les bassins d'emploi où les salariés ont besoin d'habiter, qu'il paye pour compenser le coût de son caprice pour l'Economie française (les temps de trajet ont un impact assez terrible et en France, ils sont parmi les plus élevés d'Europe). Et qu'indirectement il indemnise tous ces actifs qui passent 3 heures par jour dans les bouchons ou les transports à cause de son caprice.
Réponse de le 08/03/2016 à 11:59 :
@alatar : nous finira par se retrouver autour d une bière mais je vous invite à arcachon ou à biarritz ! Pensez vous qu arcachon ou biarritz ou beaucoup d endroits sur la cote qui vivent du tourisme doivent etre classees en zone tendue ? Pourquoi vouloir taxer les étrangers ( les parisiens !) qui font vivre ces communes? Mieux pensez vous que bordeaux est une zone tendue ? On en a dejà parlé : la plus grosse zone idustrielle par exemple merignac se trouve limite au parc des landes donc des terrains ( "nus" non amenagés à des prix tres faible et donc il est tres facile par decision des communes ou l etat de construire ( modification par le PLU) . Je ne vois pas en quoi bordeaux et son agglomération se trouve en zone tendue mais j aurai pu dire la meme chose pour toulouse nantes .
Réponse de le 08/03/2016 à 15:41 :
@malcomprenant
"Pensez vous qu arcachon ou biarritz ou beaucoup d endroits sur la cote qui vivent du tourisme doivent etre classees en zone tendue ? Pourquoi vouloir taxer les étrangers ( les parisiens !) qui font vivre ces communes? Mieux pensez vous que bordeaux est une zone tendue ? On en a dejà parlé : la plus grosse zone idustrielle par exemple merignac se trouve limite au parc des landes donc des terrains ( "nus" non amenagés à des prix tres faible et donc il est tres facile par decision des communes ou l etat de construire ( modification par le PLU) . Je ne vois pas en quoi bordeaux et son agglomération se trouve en zone tendue mais j aurai pu dire la meme chose pour toulouse nantes ."
Une fois de plus, ce que j'affirme ne concerne aucunement les zones tendues pour cause de tourisme. Ce dont je parle, pour lequel j'utilise les termes de "zone tendue de type bassin d'emplois", ce sont les grosses zones où on trouve tous les locaux des entreprises, comme l'IDF, Lyon et d'autres, et où les salariés des secteurs non-touristiques travaillent et doivent habiter. Je parlais exclusivement pour ces zones, pas pour les villes qui vivent essentiellement du tourisme.
a écrit le 01/03/2016 à 17:13 :
Même Piketty est favorable à un impot sur la consommation, c'est à dire sur le revenu. Il lui reste à envisager un impot sur la consommation d'énergie. (basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique). Ca viendra.
a écrit le 01/03/2016 à 15:24 :
Bilan : tout le monde perdant :
1 / les ménages :
11 - ceux qui bossent : hausse des impôts sur le revenu, prise en compte de la mutuelle d'entreprise, création ou augmentation de certaines cotisations (financement des syndicats, etc...) ;
12 - ceux qui bossent et ont des enfants : idem, mais aggravé par la réforme du quotient familial (baisse de la valeur des "parts" et berezina pour les mono parents actifs. Ça pique ! ;
13 - ceux qui ont un toit sur la tête (mais pas les heureux exemptés de TH) : revalorisation de la base locative; prélèvements à la hausse des droits département/commune etc..,
14 - ceux qui ne bossent pas : augmentation de certains prélèvements (ex = les retraités)
2 / pour les entreprises : augmentation de certaines "charges" dites patronales (mais suppression des charges AF); le RSI qui fait un peu n'importe quoi ;
3 / pour tout le monde : Augmentation de la TIPP (carburants), de la TVA, taxe "verte" sur les énergies fossiles, de la redevance autoroutes...
4 : l'Etat ( personne dite "Morale") : à part nous la faire, la morale (faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais - ex Cahuzac etc) il n'a fait que des mécontents, n'a pas équilibré les comptes, plumé ses ouailles, tondu même les chauves, et grillé presque toutes ses cartouches, qu'il soit de droite ou de gauche. Bref, mis tout le monde à dos. En plus, désigné l'état d'urgence dans le pays et mis les paysans sur la paille dans nos vertes vallées... Bref : pourrais faire mieux.
a écrit le 01/03/2016 à 14:09 :
Pression fiscale ? il ne c'est jamais autant vendu de Mercedes BMW Audi (made a l'étranger donc non créateur d'emploi) en France qu'actuellement et grace au avantages fiscaux l'achat immobilier remonte fortement !
Réponse de le 01/03/2016 à 15:33 :
Heureux les jeunes ménages qui peuvent encore s'acheter un toit sur la tête moyennant 30 ans de crédit. Ne souhaiteriez vous pas cela pour vos propres enfants (le toit, bien sûr) ?
a écrit le 01/03/2016 à 13:21 :
Il y a le niveau de l'impot, et aussi le point de prélèvement de cet impot, sur la production ou sur la consommation. Il fut basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique.
a écrit le 01/03/2016 à 13:08 :
Pour faire simple , les classes moyennes. Ces augmentations et c'est un comble, ont été
néfastes pour la croissance. Résultat, une dette qui augmente toujours, une croissance
nulle et un chômage de masse. On peut se demander légitimement à quoi peuvent servir
les politiques. Bien au contraire, l'action des politiques aggrave les problèmes prouvant le manque de compétence des élus qui préfèrent conserver des postes et manipuler l'opinion avec des délires idéologiques.
a écrit le 01/03/2016 à 12:56 :
Hollande Fiscal Premier ! ne restera pas comme le président Normal mais comme celui qui aura massacré les classes moyennes dans son ensemble par une fiscalité galopante afin de toujours servir une clientèle des plus assistées qui se retrouvent n'avoir que des droits et aucun devoir envers notre chère République... Plus belle la vie des sociaux aidées en socialie ! c'est une triste réalité de notre très cher Fiscal premier...

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