La triple erreur de la réforme du code du travail

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(Crédits : Reuters)
Avec la loi El Khomri, même revue, le gouvernement commet une triple erreur: celle de déterrer la hache de guerre avec les syndicats, celle de donner l'impression de prendre le parti des patrons contre les salariés, et enfin de détourner l'attention de la question économique essentielle, à savoir la création d'activité. Par Gilles Lecointre, entrepreneur, professeur à l'Université de Paris Ouest et enseignant à l'Essec

Comme dans tout projet de réforme, il y a de bonnes et de moins bonnes choses. Clarifier les conditions d'indemnités de rupture du contrat de travail me paraît positif. Cela sera favorable au salarié qui touchera son indemnité beaucoup plus rapidement (en tombant d'accord  avec son employeur sur un montant reconnu valable) ; cela garantira une égalité de traitement entre les salariés et entre les employeurs ; cela réduira l'incertitude de l'entreprise sur le coût de sa décision.

En revanche les règles envisagées pour mener à bien un licenciement économique me paraissent plus contestables car trop floues, sujettes à discussion, susceptibles de manipulations ; on voit bien (une fois encore) que ces règles ne peuvent être les mêmes dans une petite entreprise indépendante et dans un grand groupe ramifié en multiples filiales.

Etablir un équilibre syndicat-patronat

Favoriser les accords d'entreprises, pousser les syndicats (de salariés et d'employeurs) à changer de logiciel pour être davantage représentatifs sont des objectifs acceptables par tous. Mais il faut les envisager dans un cadre plus général où on essaierait d'établir un équilibre des obligations réciproques des parties.

En fait, ce qui manque dans ce projet de loi, c'est une vision de l'économie que l'on souhaite privilégier et l'objectif prioritaire que l'on poursuit. Fluidifier la gestion du contrat de travail dans le temps pour tenir compte de la saisonnalité des commandes, pour faire face à une rupture ou bien à un excès d'activité, pour mieux coller à la réalité des rapports sociaux au sein de chaque entreprise, tout cela, d'accord. Mais ce n'est pas avec ces recettes-là que l'on trouvera le gisement de nouveaux emplois dont on a besoin pour sortir du chômage de masse.

Fallait-il déterrer la hache de guerre avec les syndicats?

En mettant l'accent uniquement sur la nécessité de précariser les relations de travail afin de tenir compte des fluctuations de l'économie, on commet une triple erreur. D'une part, on déterre la hache de guerre avec des syndicats de salariés qui ont ainsi une occasion unique de se relégitimer sur la base d'un discours radical et nécessairement excessif. On dessert l'image de l'entreprise en donnant l'impression qu'on prend ouvertement le parti des patrons contre les salariés, ravivant ainsi une opposition frontale dont on espérait enfin sortir. Et, pour finir, on détourne l'attention de la question économique essentielle : comment favoriser la création d'activité.

L'amélioration de l'emploi vient des PME

Car il faut le répéter une nouvelle fois : l'amélioration de l'emploi provient essentiellement  des PME « de croissance » (entreprises de 20 à 200 salariés). Ces PME exceptionnelles créent de l'emploi parce qu'elles ont un projet de développement et des produits nouveaux à présenter sur leur marché. En dehors de ce cadre, point de solution durable. Tout le reste est secondaire, y compris ce projet de Loi.

En conséquence, il faut favoriser tout ce qui va dans le sens des investissements en faveur de la création de richesses (les crédits innovations pour financer l'amélioration du capital immatériel sont un bon exemple à développer). Il faut revenir à une vision positive de l'économie, une vision dans laquelle salariés et employeurs sont solidaires et confiants dans leur avenir commun. Cette réalité, on la rencontre quotidiennement chez nos jeunes « pousses ». Suivons leur exemple !

Le choix du court terme

En mettant l'accent sur la flexisécurité, on fait du court terme, on privilégie au mieux l'indifférence, au pire la défiance d'acteurs qui devraient pourtant être partenaires. Discutons enfin de ce qui lie employeurs et employés. Mettons sur pied un nouveau contrat d'obligations réciproques qui dessinera une relation apaisée et constructive au service du développement de l'entreprise et de l'emploi.

L'économie a besoin de confiance et de temps. Les entrepreneurs indépendants connaissent parfaitement cette équation. Laissons les travailler et réfléchissons à la meilleure manière de favoriser leur prise de risque et leur investissement sur l'avenir. Arrêtons de subventionner l'économie négative, celle de la peur, et mettons toute notre force et nos moyens sur le moteur de la création d'activités.

Gilles LECOINTRE

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a écrit le 11/03/2016 à 16:46 :
Il n'est évidemment pas question de remettre en cause les compétences de l'auteur de cet article. Sauf sur une omission, volontaire sans doute, nulle part il est précisé :"Qu'un investisseur (plus connu sous le vocable entrepreneur) n'a pas d'autre objectif que...de gagner de l'argent, ne serait ce que pour en vivre lui même. Sa "raison sociale" n'est jamais, jamais de créer des emplois ! C'est peut être regrettable mais c'est ainsi ! Pour gagner de l'argent il lui faut deux conditions: la première avoir des clients la seconde être compétitif. Et ce n'est pas dans un pays qui cumule deux records: la plus haute fiscalité du monde et le coût du travail le plus élevé du monde
a écrit le 09/03/2016 à 19:18 :
Arrétez de nous rebattre les oreilles avec cette loi vous savez très bien que c'est le MEDEF et Bruxelles qui sont derrière. barre, elle ne connaissait meme pas le nombre de CDD renouvelables alors autant de technicités , je me marre (jaune) gouvernement facho, il ne leur reste que cela .....
a écrit le 08/03/2016 à 11:04 :
Résumé rapide: il ne faut absolument, surtout, rien changer. Et c'est ce que pense le Français moyen, à en juger par les sondages. C'est ce que font nos politiques depuis plus de 30 ans. En France on préfère entretenir des chômeurs à vie plutôt que de les faire travailler, ne serait-ce qu'un peu, et on préfère garder des incompétents en CDI à vie plutôt que de faire du turnover. Car dans ce pays, on pense que CDI = Contrat à durée infinie et non indéterminée.
Réponse de le 08/03/2016 à 18:06 :
Pourquoi ? Changer c'est forcément régresser ? On supprime tous les gardes fous obtenus par les salariés depuis au moins 50 ans et la machine va repartir ? On peut déjà licencier en France ce qu'on ne peut pas faire c'est abuser du licenciement. On veut nous faire croire que cette loi est un progrès alors si c'est vrai toutes les avancées sociales obtenues sont une très mauvaise chose pourquoi ne pas revenir directement à l'esclavage ? Ceci ferait drastiquement baisser les coûts ! J'ai une idée faisons bosser les enfants gratuitement plutôt que d'aller à l'école !
a écrit le 08/03/2016 à 8:37 :
Il y a aussi un problème de clarté dans la communication. On nous dit vouloir lutter contre le chômage et tout aussitôt on choisit l'exemple des PME qui ne recrutent qu'en CDD, ce qui est injuste, etc...Il me semble que lorsqu'on a un CDD ou un contrat d'interim, on n'est plus au chômage. Après si je prends exemple sur les pays qui ont véritablement moins de chômeurs que nous c'est à dire l'Allemagne et l'Angleterre, a-t-on dans ces pays un discours visant à éradiquer les minijobs ou les contrats zéro heure au motif qu'ils sont injustes vis à vis des autres contrats ? Je regrette qu'on ne se soit pas attelé à la seule mesure susceptible de créer réellement de l'emploi c'est à dire la baisse drastique du coût global (super brut) des CDI...
a écrit le 05/03/2016 à 17:33 :
Résumé de l'article: ne réformons rien, cela pourrait fâcher les syndicats.
a écrit le 04/03/2016 à 16:47 :
Dans cette analyse il manque un constat c'est que les salaries. du Prive sont très peu syndicalises du fait que les syndicats actuels : Cgt .Cfdt,Fo sont surtout des syndicats de la Fonction Publique qui defendent surtout les interets des fonctionnaires et non les intérêts des salariés du Prive . Plusieurs entreprises auraient pu être sauvees si les syndicats avaient accepte comme les salaries de Smart de repasser à 39h mais les syndicats ont trop peur que si le Privé repasse à 39 h la fonction Publique soit obligée de suivre. Ils preferent donc laisser couler les entreprises et les emplois . CGT ,CFDT, FO ne sont pas du tout représentatifs du Prive. Leur dirigeant sont tous issue de la Fonction Publique comme les députés d'ailleurs ! Elle est Où la parite privé public à l'assemblee nationale ?? On comprend mieux le gaspillage et la pletore de fonctionnaires avec leurs privilèges mais peu de travail et beaucoup de vacances.
Réponse de le 05/03/2016 à 8:42 :
Ce qu'il faut faire surtout c'est supprimer toute référence à la durée légale hebdomadaire du travail pour les emplois non pénibles (dont tous les cols blancs) avec en contrepartie l'obligation de négocier par branche une norme de salaire horaire par niveau de classification. Pour les emplois pénibles je pense qu'il faut maintenir la réglementation actuelle.
a écrit le 04/03/2016 à 14:52 :
Dans cette analyse il manque un constat c'est que les salaries. du Prive sont très peu syndicalises du fait que les syndicats actuels : Cgt .Cfdt,Fo sont surtout des syndicats de la Fonction Publique qui defendent surtout les interets des fonctionnaires et non les intérêts des salariés du Prive . Plusieurs entreprises auraient pu être sauvees si les syndicats avaient accepte comme les salaries de Smart de repasser à 39h mais les syndicats ont trop peur que si le Privé repasse à 39 h la fonction Publique soit obligée de suivre. Ils preferent donc laisser couler les entreprises et les emplois . CGT ,CFDT, FO ne sont pas du tout représentatifs du Prive. Leur dirigeant sont tous issue de la Fonction Publique comme les députés d'ailleurs ! Elle est Où la parite privé public à l'assemblee nationale ?? On comprend mieux le gaspillage et la pletore de fonctionnaires avec leurs privilèges mais peu de travail et beaucoup de vacances.
a écrit le 04/03/2016 à 14:35 :
Dans cette analyse il manque un constat c'est que les salaries. du Prive sont très peu syndicalises du fait que les syndicats actuels : Cgt .Cfdt,Fo sont surtout des syndicats de la Fonction Publique qui defendent surtout les interets des fonctionnaires et non les intérêts des salariés du Prive . Plusieurs entreprises auraient pu être sauvees si les syndicats avaient accepte comme les salaries de Smart de repasser à 39h mais les syndicats ont trop peur que si le Privé repasse à 39 h la fonction Publique soit obligée de suivre. Ils preferent donc laisser couler les entreprises et les emplois . CGT ,CFDT, FO ne sont pas du tout représentatifs du Prive. Leur dirigeant sont tous issue de la Fonction Publique comme les députés d'ailleurs ! Elle est Où la parite privé public à l'assemblee nationale ?? On comprend mieux le gaspillage et la pletore de fonctionnaires avec leurs privilèges mais peu de travail et beaucoup de vacances.
a écrit le 04/03/2016 à 7:55 :
Il faut établir un équilibre entre le cout du travail et le prix de l'énergie.(On augmente l'un en réduisant l'autre)
a écrit le 03/03/2016 à 17:54 :
Ils bloquent un jour,deux jours et après ils se calment.
a écrit le 03/03/2016 à 17:54 :
Ils bloquent un jour,deux jours et après ils se calment.
a écrit le 03/03/2016 à 15:28 :
On se plaint mais avec l'arrivée de la droite et ses projets de réformes ultra-libérales c'est toute la France qui sera bloquée !
Réponse de le 03/03/2016 à 22:32 :
Sauf Mariton, tous les autres n'ont rien de liberal...
- toujours plus d'intervention de l'état
- aucune diminution des dépenses ( sérieuses et douloureuses)
- pas de mise en concurrence des assurances sociales ,de l'éducation
- le maintien des professions réglementées, dès barrières corporatistes.
- rien qu'au salon de l'agriculture : des prix administrés, des subventions à foison,
a écrit le 03/03/2016 à 14:06 :
Approche très intéressante, pertinente et constructive. Mais pour cela, encore faut-il que les gouvernants dépassent la vision à court terme et purement politicienne et stratégique. Mais pour en arriver là, il y a encore un sacré boulot.

Ceci dit, les entrepreneurs (TPE/PME) devraient être bien plus entendus et valorisés. Ce sont eux qui sont les forces vives et réactives de notre économie. Mais l'instabilité législative, la lourdeur administrative et le manque de vision ne les aident pas.

Si seulement on avait des politiciens/technocrates qui connaissaient réellement la vie d'une entreprise pour y avoir travailler, serait constructif. Mais en France, le statut de fonctionnaire à vie, de politicien à vie plombe toute évolution positive.

Du coup, tout est long, tout est plombant, tout est si difficile en France.
a écrit le 03/03/2016 à 13:38 :
Très bonne analyse. Ce qui compte en effet, c'est que patron et employé travaillent dans un climat apaisé vers un but commun. C'est l'intérêt de tous ! C'est pourquoi je ne comprends pas ces demandes incessantes du patronat de faciliter les licenciements afin de les mettre en oeuvre au moindre hoquet de l'activité. En se séparant d'employés qui connaissent leur boulot, l'entreprise ne peut pas aller bien loin car elle n'est pas près de les retrouver !
Réponse de le 04/03/2016 à 14:45 :
42 ans dans l'industrie ,une carrière commencee comme ouvrier et échelon après échelon j'ai termine cadre. Vous racontez des betises. Un employeur ne licenciera jamais un ouvrier serieux. !!!!! et n'oubliez pas que les patrons de PME sont souvent des personnes qui ont monte et fait grossir leur entreprise apres avoir travaille 80 heures par semaine pendant des annees et qu'ils sont capables de se mettre derriere une machine. Le problème se sont les salariés fainéants et bien oui cela existe comme dans d'autres professions et que c'est ces gens là qui sont à la charge de l'entreprise et des autres ouvriers ..Ceux sont ces gens que l'on doit pouvoir virer.
Réponse de le 04/03/2016 à 14:52 :
42 ans dans l'industrie ,une carrière commencee comme ouvrier et échelon après échelon j'ai termine cadre. Vous racontez des betises. Un employeur ne licenciera jamais un ouvrier serieux. !!!!! et n'oubliez pas que les patrons de PME sont souvent des personnes qui ont monte et fait grossir leur entreprise apres avoir travaille 80 heures par semaine pendant des annees et qu'ils sont capables de se mettre derriere une machine. Le problème se sont les salariés fainéants et bien oui cela existe comme dans d'autres professions et que c'est ces gens là qui sont à la charge de l'entreprise et des autres ouvriers ..Ceux sont ces gens que l'on doit pouvoir virer.
Réponse de le 05/03/2016 à 8:52 :
@Réponse de Duhamel
"Ceux sont ces gens que l'on doit pouvoir virer. "
Du point de vue de l'entreprise vous avez raison. Après du point de vue de la société ça signifie que la personne ne sera jamais recrutée dans le secteur marchand et on a donc le choix entre la recruter dans le secteur non marchand ou la payer a minima à ne rien faire. Le pb de la loi c'est qu'elle ne doit pas se contenter de régler le pb des entreprises. Elle doit régler le pb de la société...
a écrit le 03/03/2016 à 13:14 :
Toutes les fois que quelque chose est proposée, c'est toujours la même chanson !!! Les "soviets" syndicaux, les (faux) étudiants, mais vrais activistes, les "professeurs" et autres économistes de bazar, les Médias friands de polémiques, tout cela s'agite, évidemment négativement ,avant toutes choses.... Maintenant, pour l'opinion des français, voyez ce qu'ils pensent de vous !!!!
Réponse de le 03/03/2016 à 17:23 :
Pour MADUF. A part votre aréopage d'idées préconçues coupées de la réalité, avec le même discours que dans les années 1970 (bonjour le progrès), vous avez quelque chose de concret à proposer ?

Moi je pense que c'est en favorisant les licenciements que la FRANCE :
- va pouvoir fabriquer des produits à haute valeur ajoutée qui vont permettre de distribuer de généreuses subventions pour que les agriculteurs sous-productifs cessent de saccager les routes .
- que c'est en favorisant la précarité que la consommation va rebondir et que le prix du lait va augmenter.
-que c'est en favorisant les situations conflictuelles au sein des entreprises qu'il n'y aura plus de crises des subprimes et de crise INTERNET.

Mais enfin, je suis peut-être aussi coupé de la réalité.
Réponse de le 04/03/2016 à 9:52 :
Il vous suffit de regarder ce que les autres pays ont fait !!! Tous, vraiment tous, Canada, Suède, DK, Allemagne, UK, Espagne, Italie, tous ont rendu leur marche du travail plus flexible et le résultat est la : presque le plein emploi... Vous dites que vous pourriez être en dehors de la réalité ? Oui, la réalité, elle est la. Je suis farouchement en faveur d'une vraie politique de l'emploi, celle qui marche, non pas celle qui ne fait que protéger exagérément ceux qui ont un emploi au détriment de ceux qui en cherchent un. Oui, Aubry, Amon, Martinez et consorts, sont objectivement contre les chômeurs et en faveur de leur "petites boutiques".
Réponse de le 05/03/2016 à 8:56 :
Oui c'est comme les pétitions anti impôts. Il ne faut jamais oublier quand on entend légiférer qu'on est en France et c'est en France qu'habitent les français en majorité encore.
Réponse de le 05/03/2016 à 9:02 :
@Réponse de Maduf
Pour rendre le travail plus flexible en le faisant accepter aux français, il suffit d'étendre les conditions d'emploi d'intérimaires. Ensuite, en baissant simplement de manière importante le coût du CDI tel qu'il est, on développera le CDI interimaire et on incitera les entreprise à arbitrer différemment entre CDI et interim...
a écrit le 03/03/2016 à 12:00 :
Cette loi est surtout injuste car elle crée une catégorie corvéable à merci et sous payée ! Si vous voulez faire avancer la France dans le domaine économique la première chose à faire c'est déjà de remettre à plat tous les régimes. Remettons tous le monde aux 39 heures y compris les fonctionnaires, faisons une énorme cure d'amaigrissement de la fonction publique et reportons les économies en totalité sur le coût du travail. Déjà vous vous retrouvez avec des embauches à foison.
Là le projet proposé qui facilite grandement les licenciements dans le seul secteur privé sans toucher au cout du travail va avoir pour conséquence une explosion du chômage surtout des séniors qui ont de l'ancienneté.
Réponse de le 05/03/2016 à 9:12 :
Pourquoi parler de 39h ou de 35h ? La seule chose importante pour les fonctionnaires comme pour les autres, c'est le salaire horaire par niveau de classification. Si on veut que la concurrence soit loyale, il faut imposer une négociation par branche sur ces salaires horaires (et aligner les salaires horaires des fonctionnaires hors cotisations de chômage sur celui des CDI). Après, le temps de travail contractualisé en CDI est une négociation individuelle. Je ne suis pas certain du tout que toutes les entreprises ont intérêt à garantir 39h payées au tarif du marché dans les contrats. Je suis même convaincu du contraire (voir contrats à zéro heure outre Manche). Pourquoi voulez-vous qu'il en soit autrement des fonctionnaires ?
Réponse de le 08/03/2016 à 18:26 :
@Théophile : arrêtez de dire n'importe quoi. Les salariés gagnaient bien plus du temps des 39 heures. Et les 35 heures ont considérablement désorganisé l'économie. Vos nuances machin chose cout horaire et classification gardez les pour impressionner dans les diners ;-)
Donc pour remettre l'économie en route il faut remettre pour tous les travailleurs salariés et fonctionnaires les 39 heures, supprimer une semaine de congés payés (quatre semaines pour tous y compris pour ceux qui ont parfois trois mois de CP dans la fonction publique ), licencier une bonne moitié des élus en France et contraindre l'autre moitié à avoir travaillé dans le secteur marchand, supprimer tous les privilèges comme les chauffeurs,etc. dans la fonction publique.En gros faire le même ratio de prélèvements obligatoire que l'Allemagne et reporter toutes les économies sur le coût du travail qui est le nerf de la guerre contre le chômage de masse.
Réponse de le 08/03/2016 à 21:26 :
@Réponse de Fredo30
Et expliquez-moi je vous prie comment outre Manche vous pourriez convaincre les entreprises qui recrutent avec des contrats à zéro heure de recruter avec des contrats à 39h ? Faire travailler les fonctionnaires 39h ne fait rien gagner si l'administration concernée ne peut produire de la valeur. La seule action permettant de gagner quelque chose dans ce cas est de ne pas les remplacer quand ils partent. Dans certains cas vous pourrez gagner en prix de revient si vous arrivez même en baissant le temps de travail de chaque personne à couvrir une plage horaire plus grande pour faire tourner une machine très chère plus longtemps. Donc excusez-moi de vous le dire, je ne sais pas ce que vous faites dans la vie, mais votre raisonnement est simpliste.
a écrit le 03/03/2016 à 11:26 :
Un peu de lucidité fait du bien... alors écoutons les patrons ( pas le medef non représentatif)

« Je croule sous les obligations administratives »
1.1- doubler les seuils d'obligations et contraintes sociales
1.2- rendre aux salariés la charge de s'assurer socialement
1.3- transformer toutes les obligations et normes administratives et corporatistes en RECOMMANDATIONs... s'en écarter relevant de la responsabilité du chef d'entreprise.


« Le travail coûte trop cher »
- les mesures du chapitre précedent ne font pas baisser la masse salariale, mais diminue considérablement les couts de gestion
- baisser de manière drastique le smic ( attention, en version salaire complet)

« Je n’ai pas assez de commandes »
- l'imposition des entreprises doit se faire via une flat tax basée sur le CA-masse salariale-investissement.
- l'administration met en ligne la DUE , pour que les consommateurs sachent si l'entreprise a ses propres salariés, les taux d'absentéisme et de turn over, et l'ancienneté médiane..
- la fin de la sécu professionnelle redonne un peu de pouvoir d'achat aux salariés

« Je ne trouve pas de personnel compétent »
- joker
« Le contrat de travail est trop difficile à rompre »
- Statut de l'actif, unique compris pour les fonctionnaires et les indépendants, prévoyant l'indemnité de rupture de contrat par l'employeur.
- en finir avec la judiciarisation : l'employeur doit avoir le droit de rompre le contrat, il ne faut pas sous estimé le pouvoir de la transparence du taux de turn over et d'ancienneté.
- développement de l'intermittence pour toute création de poste ( 18 mois ?) ou pour tout aléas économique : perte de CA, perte d'un gros contrat..

En contrepartie plus aucune subvention sur l'activité, aux entreprises, ni à l'employeur... et tous ces milliards redistribués aux salariés sous forme d'un revenu universel
Réponse de le 05/03/2016 à 9:33 :
« Je croule sous les obligations administratives »
- développer l'externalisation (et la variabilisation des coûts) des fonctions non cœur de métier. Un gestionnaire de site peut fournir l'expertise RH et juridique, une fonction achat, une cantine et des bonnes conditions de travail, un syndicaliste local pour les CHST...Donc pas besoin de seuil pour garantir des droits aux salariés sans embêter le patron qui a autre chose à faire (sauf le seuil du CE qui nécessite que le syndicat soit dans l'entreprise)
« Je n’ai pas assez de commandes »
- Baisser de façon importante le coût du travail super brut (en CDI)...En nationalisant la sécurité sociale et en la finançant par l'impôt (TVA sociale pour la retraite par répartition, CSG redistribuée pour la solidarité)
- Une flat tax sur le free cash flow (ne pas taxer l'investissement) pour financer exclusivement la recherche et le coût social du chômage (si moins de chômage, l'impôt baisse)
- en finir avec la judiciarisation : oui hors cas individuel mais ça ne veut pas dire "rendre le licenciement de CDI plus attractif" !
- pas de surréglementation française par rapport à l'UE hors domaine social (qui doit rester national)
« Je ne trouve pas de personnel compétent » et « Le contrat de travail est trop difficile à rompre »
Je propose de développer de façon très importante l'interim en facilitant son usage et en développant le CDI interimaire (par baisse du coût du CDI entre 1 et 2 SMIC), et de monter en valeur ensuite vers le business model de sociétés de services (sur le modèle des SSII mais dans tous les domaines)
Réponse de le 07/03/2016 à 17:40 :
+1 pour les propositions de CAP2006. Pour ce qui concerne le revenu universel, ce serait quoi le montant ? 1500, 2000, 2500 ?
a écrit le 03/03/2016 à 11:04 :
Chacun a bien compris désormais que toute réforme de structure en France devra se faire sans l'accord des syndicats!
Il faut aussi avoir présent à l'esprit que seuls 8% des salariés sont syndiqués !
Réponse de le 03/03/2016 à 18:03 :
Et aussi sans l"accord des français . L' essentiel c 'e
Réponse de le 08/03/2016 à 21:57 :
Ce ne sont pas les syndicats qui bloquent en général. Ce sont les français car ce sont les français qui font grève ou manifestent au point de bloquer le pays. Les syndiqués eux sont beaucoup trop peu nombreux pour y parvenir.
Dans les pays où il y a beaucoup de syndiqués, ça ne se passe pas ainsi. En fait nous n'avons pas changé depuis 1789 : ni les dirigeants ni le peuple ne discutent de quoi que ce soit, c'est uniquement une question de rapport de force. C'est d'ailleurs la France qui a le plus inspiré Marx.
Réponse de le 08/03/2016 à 21:58 :
Ce ne sont pas les syndicats qui bloquent en général. Ce sont les français car ce sont les français qui font grève ou manifestent au point de bloquer le pays. Les syndiqués eux sont beaucoup trop peu nombreux pour y parvenir.
Dans les pays où il y a beaucoup de syndiqués, ça ne se passe pas ainsi. En fait nous n'avons pas changé depuis 1789 : ni les dirigeants ni le peuple ne discutent de quoi que ce soit, c'est uniquement une question de rapport de force. C'est d'ailleurs la France qui a le plus inspiré Marx.
a écrit le 03/03/2016 à 10:59 :
On ne peut pas demander aux entreprises privées et notamment aux PME d'accorder à leur salarié le statut de fonctionnaire. Qu'une loi ne plaise pas aux syndicats c'est courant ils sont contre tout. Il faut savoir s'adapter à la réalité même et surtout quand elle est moins favorable. j'ai toujours été stupéfait qu'un juge décide de c e qui est bien ou pas pour l'entreprise ou le salarié même s'il n'a jamais mis les pieds dans une entreprise. idem pour les élus qui font des lois pour des activités qu'ils ne connaissent pas;
a écrit le 03/03/2016 à 10:48 :
analyse objective, hélas gattaz prefere garder les milliards d'aide de l'état pour lui.
comment se fait-il que ce patapouf représente les patrons" ?
c'est son père qui lui a laissé les clés de la boutique, il a jamais bossé lui.
Réponse de le 03/03/2016 à 11:45 :
Parce que bien entendu pour vous, une PME du secteur industriel totalement exposée à la concurrence mondiale roule toute seule 22 ans après le départ de son fondateur... Quant au CICE et au pacte de compétitivité ce ne sont que de petites mesures qui restituent aux entreprises une partie marginale de ce qu'elles versent de plus que ce qu'elles paieraient si elles se trouvaient ailleurs en Europe, elles n'empêchent pas l'état de se gaver sur le dos des entreprises. Elles ont juste permis de ramener le coût du travail français au niveau allemand, pire, il n'est même pas garanti qu'elles soient pérennisées. Il faudrait, outre leur renforcement, les transformer en baisses de charges définitives et inconditionnelles au plus tôt.
Réponse de le 04/03/2016 à 16:48 :
se qui bloque la reprise ! se sont les charges sociales ! voter une LOI DU TRAVAIL ! qui ne vas faire revenir les emplois delocaliser ! et les capitaux qui sont partie avec !
Réponse de le 10/03/2016 à 19:04 :
Réponse à Bruno : il y qd meme un problème : 40 milliards d'aides aux entreprises -> aucune création d'emploi et un chomage qui < . Imaginons que l'état ait consacré cette masse â creer des emplois . Sur la base d'un coût annuel chargé de 30k€ , on pouvait creer 1, 3 millions d'emploi sur 1 an , ou plus raisonnablement faire tourner 300 ooo emplois sur 4 ans . Sachant que les 9/10emes seraient de facto réintégrés dans l'économie ( logement, nourriture , etc..) et induiraient de l'emploi , on se rend compte que l'efficacité serait nettement supérieure . Étonnant , non ?

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