Le Cercle des économistes propose douze mesures pour réhabiliter le travail

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Au terme de trois jours de débats aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence sur le thème de l'avenir du travail, le Cercle des économistes a formulé douze propositions pour sortir du chômage de masse. Dont certaines iconoclastes, voire politiquement incorrectes.

Et si le travail était la solution ?

 À l'heure où, dans le monde, sur 5 milliards de personnes en âge de travailler, à peine 3 milliards disposent d'une activité salariée ou indépendante, l'absence d'emploi est la première des inégalités, et il peut sembler provocateur de vanter les mérites du travail. Pourtant, nous sommes convaincus que, s'il met à profit les gains de productivité et les perspectives qu'ils ouvrent, le travail est essentiel pour surmonter les tensions politiques, identitaires et sociales. Dans une période de chocs technologiques, de mutations démographiques et environnementales, le travail devra connaître des évolutions profondes. Mais, loin de vérifier les prédictions d'Habermas sur « la fin prévisible de la société fondée sur le travail», ou de s'effacer devant la sophistication croissante des machines, nous affirmons qu'il sera au cœur de l'émergence de nouveaux modèles sociaux. À condition d'être exercé dans des conditions décentes et durables, le travail réinventé restera facteur de progrès matériel, d'épanouissement individuel, de construction du lien social.

Avant tout, un état des lieux s'impose. Le marché du travail, déjà à la recherche d'un équilibre, doit absorber chaque année 40 millions de nouveaux entrants. Un milliard de travailleurs pauvres vivent avec moins de 2 dollars par jour. De plus, d'ici deux décennies, il faudra satisfaire, malgré la raréfaction des ressources, les besoins élémentaires d'une population qui atteindra 9 milliards d'individus, et tirer parti des migrations économiques, politiques ou liées au changement climatique, aujourd'hui trop souvent perçues comme des dangers. Pour créer les emplois durables de demain, il faut bâtir, en mobilisant totalement l'épargne mondiale, notamment en Afrique, les infrastructures cruciales du développement. On ne peut imaginer un avenir satisfaisant sans que soient résolus l'accès à l'eau, à l'énergie, et à la formation.

Transformation de la nature du travail

es bouleversements conjoints de la robotisation, du big data et de l'économie collaborative transforment la nature du travail, et déstructurent les formes traditionnelles du salariat, notamment industriel, en polarisant les emplois. Les mieux insérés, ultra-qualifiés, voient leur productivité s'accroître grâce aux nouvelles technologies, mais les emplois intermédiaires sont peu à peu remis en cause par l'automatisation, et, à l'autre bout de l'échelle, se créent massivement des emplois de services faiblement qualifiés. Pourtant, nous considérons que, si ces technologies bouleversent souvent notre rapport au travail, l'Europe et la France doivent apprendre à les percevoir comme des développements bienvenus, facteurs de richesses et de nouvelles opportunités d'emplois. À l'attitude craintive qui prévaut trop souvent, en Europe et en France, nous préférons un optimisme sans naïveté, et un choix commun de tirer le meilleur parti du progrès technique qui se déploie.

En Europe, le récent rapport des 5 Présidents a souligné, avec raison, que l'emploi doit être mis au cœur de notre projet politique, pour lutter contre l'exclusion, la lassitude et le scepticisme qui gagnent trop d'Européens. Cela fait trop longtemps que ne sont évoquées que les dimensions financière et budgétaire de la convergence européenne. Après les marchés uniques des biens et des capitaux, la prochaine étape est un marché européen du travail unifié, qui donne sa chance à chacun, notamment aux moins qualifiés. L'ambition doit être de construire une protection sociale européenne, adaptée à l'ère du numérique et des mobilités. Promouvoir les emplois vacants dans toute l'Union, et mutualiser partiellement l'assurance-chômage rapprocheraient des citoyens une Europe souvent technique et éloignée du quotidien. Ceci suppose une transformation des esprits, pour que chaque citoyen soit pleinement accueilli sur le marché du travail d'un autre pays.

Remette à plat les dispositifs en faveur de l'emploi

D'autre part, le drame de plus de 3,5 millions de chômeurs en France doit nous forcer à remettre à plat, en urgence, tous les dispositifs qui peuvent contribuer à créer des emplois. Cela n'a aucun sens, par exemple, de refuser par dogmatisme l'analyse approfondie du contrat de travail, ou de son coût, quelles qu'en soient les conclusions.
La polarisation technologique peut être limitée, mais elle fera partie de notre futur, et nous nous devons de valoriser tous les métiers, et toutes les formations qui y mènent.

Mais, pour ne pas sceller les destins, nous devons entrer dans le paradigme de la seconde chance, qui va bien au-delà de l'apprentissage ou de la formation professionnelle, et intègre tous les aspects de la vie. Face à l'obsolescence accélérée des compétences, nul ne doit sortir du collège sans un socle de savoirs fondamentaux, pour gagner la « course de vitesse » entre formation et technologie.
Car ce n'est qu'en valorisant tous les parcours, que nous aborderons sereinement la question du coût du travail ou de la flexi-sécurité. Peut-être doit-on également poser, avec prudence et rigueur, la question d'une simplification de notre code du travail, notamment sur le contrôle juridique du licenciement. Pour favoriser la mobilité, notamment des jeunes, les leviers sont nombreux, de la portabilité des droits à la levée des blocages du logement, ou à la simplification des seuils sociaux.
Enfin, l'épanouissement dans le travail passera par des relations plus sereines au sein de l'entreprise. Le temps est aux entrepreneurs d'eux-mêmes et de leur capital humain. Pour accompagner cette évolution, il faut encourager l'initiative individuelle par des statuts d'auto-entrepreneurs plus ouverts, mais limités dans le temps, pour encourager l'accès des jeunes entreprises à une taille critique. Pour améliorer les relations dans l'entreprise, nous souhaitons une meilleure représentation des salariés et des non-salariés. Mettons à profit les reconfigurations du temps de travail et l'allongement de la vie active, pour repenser des statuts figés, bouleverser financement et contenu de la protection sociale, et ouvrir, en particulier aux seniors et aux jeunes, des passerelles vers l'entrepreneuriat.

Sur ces sujets, nous proposons 12 mesures. Mais pour faire face à l'urgence, dès aujourd'hui, de la reprise de la création d'emplois, il faut une politique volontariste et efficace. L'amélioration des conditions d'offre ne produira ses effets qu'à la condition d'une véritable relance de la demande, menée à l'échelle européenne. Deux exemples de mesures dont les effets peuvent être très rapides sont les suivantes. D'abord, un vrai contrat de confiance avec les PME, par le relèvement des seuils sociaux et la réforme des délais de paiement; ensuite, l'exploitation du potentiel considérable du secteur du bâtiment, en levant les obstacles à la construction, et en tirant parti des impératifs environnementaux dont la COP21 va rappeler l'importance.

12 mesures pour réhabiliter le travail en Europe et en France

En Europe


1. Encourager la mobilité du travail intra-européenne
Pour unifier le marché du travail en Europe, il faut lutter vigoureusement contre toutes les initiatives qui tendent à restreindre la mobilité intra-européenne, comme celles venues récemment du Royaume-Uni. La reconnaissance mutuelle des qualifications, mais aussi l'aide à la mobilité pour les travailleurs intermédiaires, sont ainsi des priorités. Afin de pourvoir à des emplois trop souvent vacants dans toute l'Europe, les Agences nationales pour l'emploi doivent en assurer la publicité, et mieux se coordonner, via l'usage des méthodes nouvelles d'appariement (big data, matching). Il est souhaitable de mieux intégrer les travailleurs mobiles en Europe, notamment via l'apprentissage de la langue du pays d'accueil. Toutefois, il faut veiller à l'application de la directive sur les travailleurs détachés, pour éviter le dumping social, en excluant par exemple les agences d'intérim du bénéfice de cette directive.

2. Assurer la portabilité des droits dans l'Union, et créer une assurance-chômage commune.
Chacun s'en rend désormais compte, la prochaine étape de la construction européenne doit être une convergence progressive des règles fiscales et sociales. La portabilité de la protection sociale doit être étendue à tous, notamment les non-salariés. Dans une Europe qui compte 23 millions de chômeurs, il nous semble important de débuter un processus d'harmonisation de l'indemnisation du chômage (plafonds de durée et de taux de remplacement). À terme, le véritable projet doit être la mutualisation partielle du risque économique, via une assurance-chômage commune en zone euro, qui viendrait compléter les dispositifs nationaux, par exemple en prenant en charge uniquement le chômage de courte-durée, ou en venant compléter l'indemnisation nationale dans les périodes de chômage élevé, afin de lisser les chocs asymétriques.

3. Faire de l'apprentissage pour les moins éduqués un grand projet européen


Quand près de 15 millions d'Européens de 15 à 29 ans ne sont ni en emploi, ni en formation ni en études, il nous faut valoriser toutes les qualifications et tous les métiers, en développant massivement l'apprentissage. Nous soutenons le projet Erasmus Pro, qui, pour un coût de 5 milliards d'euros, montant dérisoire au vu de l'enjeu, permettra d'atteindre dans toute l'Europe les taux d'apprentissage élevés obtenus dans certains pays, en ciblant les élèves les moins formés. L'objectif d'un million de participants d'ici 2020, dans une voie d'excellence européenne, est atteignable. En associant étroitement les entreprises au contenu des programmes, il faciliterait l'insertion des primo-entrants. Il nécessite de favoriser l'acquisition des compétences non cognitives, par la scolarisation maternelle précoce des moins favorisés, et d'imaginer pour les adolescents des dispositifs de préapprentissage.


4. Construire le marché unique du numérique, pour une Europe technologique pionnière

Dans les bouleversements technologiques récents, l'Europe est trop longtemps restée à l'arrière-garde. Nous n'avons pas encore su construire un véritable marché unique du numérique, et faire émerger un écosystème européen de l'innovation, par exemple via des échanges de start-ups entre incubateurs des villes européennes. Pour mieux tirer parti des économies d'échelle et de réseau à l'échelle du continent, il faut militer pour une harmonisation urgente des règles sur la protection des données personnelles. Plus généralement, nous souhaitons un processus de convergence des conditions d'exercice des entreprises du numérique. Les activités de réseaux sont régulées à une échelle nationale, de moins en moins pertinente, qui contribue à la fragmentation extrême du marché, et empêche la naissance de géants européens capables de rivaliser avec les GAFA. Une autorité européenne de régulation des télécoms nous semble ainsi un objectif à atteindre.

5. Coordonner les politiques migratoires en Europe

La situation tragique des personnes migrantes qui traversent la Méditerranée requiert une approche humanitaire commune en Europe. Toutefois, les flux migratoires sont dans leur grande majorité économiques. La France, en particulier, a une des politiques d'immigration les plus restrictives d'Europe. Nous ne devons pas considérer l'immigration comme un coût, et il faut se rappeler que les flux demeurent faibles relativement à notre dynamique démographique. Les Etats-membres doivent se doter d'une politique migratoire cohérente et coordonnée pour attirer les plus qualifiés, par exemple via l'instauration de titres de séjour, assortis de visas Schengen, pour les étrangers créateurs d'entreprise, ou la pérennisation des parcours des étudiants. Pour les travailleurs moins qualifiés, tout en rendant moins arbitraires les conditions d'accueil, l'essentiel est d'abord de faciliter leur intégration, en œuvrant notamment sur le logement.

En France

6. Concentrer les allègements de charges sur les bas salaires pour relancer l'emploi peu qualifié
Si l'on ne crée pas massivement des emplois, d'ici 2020, plus de 2 millions de personnes peu diplômées ne trouveront pas de travail. Il faut pour cela réduire le coût du travail des bas salaires, avec une efficacité maximale en termes d'emploi. Nous proposons de reprofiler les allègements de charge du Pacte de Responsabilité, qui couvrent des revenus relativement élevés (jusqu'à 3.5 SMIC) et sont souvent captés par des augmentations de salaires. L'objectif est une suppression des cotisations patronales restantes au niveau du SMIC (chômage et retraite), de façon dégressive jusqu'à 1.6 SMIC, pour un coût d'environ 6 à 7 milliards d'euros, qui ne peut être entièrement financé par la seule réallocation du Pacte. L'évaluation du CICE, encore en cours, devra donc estimer s'il est envisageable de mieux le cibler, lors de sa transformation en baisse de charges. S'agissant des plus qualifiés, les allègements de charges ne sont pas l'instrument approprié. Il est nécessaire de revoir le mode de détermination des salaires, en favorisant des accords d'entreprise qui tiennent compte de façon fine de l'environnement économique, notamment la faiblesse de l'inflation et des gains de productivité.

7. Garantir pouvoir d'achat et incitations à l'emploi par un revenu-socle repensé
Pour garantir une incitation claire au retour à l'emploi, la future « prime d'activité » (RSA-activité et PPE) est un pas dans la bonne direction, mais encore insuffisant. Nous affirmons qu'il faut remettre à plat les mécanismes de soutien au pouvoir d'achat des bas revenus, en fusionnant les Aides Personnelles au Logement (18 milliards d'euros), le RSA-socle et la prime d'activité, pour créer un filet de sécurité conservé en majeure partie en cas de retour à l'emploi, et qui nous semble un meilleur

instrument de redistribution que le salaire minimum. En contrepartie de ce revenu-socle, sanctuarisé sur le plan budgétaire, et revalorisé chaque année, le SMIC serait désindexé, jusqu'à ce que le chômage soit redescendu en dessous d'un seuil acceptable.

8. Créer un contrat de travail progressif et protecteur, pour lutter contre la dualité du marché
Aujourd'hui en France, le débat sur le contrat de travail est tabou. C'est absurde, alors que l'on voit se multiplier, notamment pour les jeunes, les CDD à répétition. Il faut trouver un meilleur équilibre entre facilité d'insertion sur le marché du travail, et prévisibilité du contrat, notamment pour accéder au logement et au crédit. La réponse que nous privilégions est un contrat progressif, aux indemnités de licenciements et aux droits croissants avec l'ancienneté, pour réduire la dualité du marché du travail. Il faut également cantonner le contrôle juridique du licenciement économique à la réalité de la réorganisation, sans préjuger de son opportunité. Cette mesure sécuriserait les ruptures, sans remettre en cause les directives européennes sur les droits des travailleurs, ni la convention 158 de l'OIT ratifiée par la France, comme par d'autres pays : en Suède, par exemple, le juge ne contrôle pas l'opportunité du licenciement économique. En contrepartie, les entreprises doivent assumer le coût social du licenciement, via un bonus-malus de cotisations. Elles financeraient l'assurance-chômage selon leur impact net sur les comptes sociaux.

9. Libéraliser les marchés de biens et services capables de créer rapidement de l'emploi
Nous pouvons créer massivement des emplois, en ouvrant largement des professions rendues accessibles par le développement de la technologie. Il faut donc poursuivre la réforme des professions réglementées engagée par la loi « Croissance et activité ». En parallèle, il est indispensable de simplifier les réglementations de nombreux marchés. Généraliser le contrat de projet, flexibiliser les horaires d'ouverture, ou faciliter le recours au temps partiel, mieux adapté, notamment, aux contraintes des seniors, sont des pistes à envisager. En particulier, un plan massif en faveur de la construction de logements doit favoriser l'insertion des jeunes sur le marché du travail et la mobilité géographique. Il est urgent de donner à l'Etat ou aux communautés d'agglomération la maîtrise des permis de construire, baisser les droits de mutation, et réformer le marché locatif.

10. Structurer le marché de la formation professionnelle: un droit pour chacun à une 2e chance
Il faut faire de la formation professionnelle une véritable fabrique de la deuxième chance, en individualisant le choix de formation et en assurant la portabilité des droits, car nous devons sortir d'une conception administrée, que symbolisent les contributions obligatoires des entreprises, et leur utilisation par les organismes gestionnaires. Un dispositif comme le Compte Personnel de Formation, abondé de façon inversement proportionnelle au diplôme initial, pourrait être utilisé directement et simplement par les bénéficiaires, auprès de prestataires certifiés de façon indépendante, y compris pour financer le conseil en évolution professionnelle. Les dépenses seraient mieux ciblées sur les moins qualifiés, plus transparentes pour les utilisateurs, et plus efficaces pour les employeurs.

11. Donner un rôle central à l'accord collectif en assurant la représentativité du dialogue social
Chacun s'accorde à reconnaître que la frontière entre norme législative et négociation collective est à revoir. Nous souhaitons que la loi se limite à fixer les normes fondamentales du droit du travail. Des accords majoritaires négociés dans l'entreprise (ou au niveau des branches, drastiquement réduites en nombre, pour les TPE et PME) moduleraient les règles pour les adapter au contexte de l'entreprise, tout en portant sur des sujets plus larges que la seule négociation salariale. Un tel changement suppose évidemment un rôle accru des représentants du personnel. C'est la raison pour laquelle, afin d'améliorer la diversité de la représentation, chaque employé, sans condition d'appartenance à un syndicat, pourrait se présenter aux élections professionnelles. Il est aussi nécessaire de donner aux organisations syndicales des incitations, y compris financières, à défendre les intérêts des actifs les moins employables que sont les jeunes et les moins qualifiés.

12. Construire la protection sociale des nouvelles formes d'emploi à l'ère du numérique

Les nouvelles technologies et l'économie collaborative impliquent des carrières plus fragmentées, auxquelles il est nécessaire de s'adapter. Susciter l'initiative entrepreneuriale, notamment chez les étudiants et seniors (en favorisant le cumul avec les études ou la retraite), passe par la simplification administrative. Nous souhaitons doubler le seuil de chiffre d'affaires de l'auto-entrepreneur, mais, en même temps, pour éviter le salariat dissimulé, limiter la durée du statut pour les auto-entrepreneurs ne travaillant que pour un seul commanditaire. Notre contrat social doit évoluer, pour s'adapter à la croissance prévisible du statut d'indépendant au détriment du salariat traditionnel. Il faut refonder un régime de sécurité sociale des indépendants, finançant de façon distincte une sécurité sociale de base, et obéissant à des règles de recouvrement strictes.

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Commentaires
a écrit le 02/10/2015 à 5:58 :
Cet article fait part de propositions toutes très raisonnables.
Mais avant n'aurait il pas fallu se poser la question : pourquoi n'y a t il pas de travail pour tout le monde ou plus précisément, puisque le travail ne manque pas (!!!), pourquoi tout le monde ne trouve-t-il pas du travail ??
La réponse à cette question donnerait sans doute une grande part de la solution au problème posé.
C'est là que le débat serait intéressant ....
a écrit le 06/07/2015 à 16:04 :
quelques observations:
quoi que l'on fasse, nous en sommes tous responsables, nous voulons toujours le moins cher et tout de suite, résultat:
une industrie et une agriculture tirées vers l'abîme en Europe, tirées vers le haut dans les pays à bas coûts; des robots de plus en plus nombreux et pas que dans les emplois difficiles (poste, banque, péage, magasins,...); de plus en plus de vieux dont le marché du travail ne veut pas; des pans entiers de l'économie "réelle" qui disparaissent au profit de centres informatiques et de l'internet ...balance totalement déséquilibrée.
Ce n'est pas être pessimiste c'est l'histoire du monde avec ses hauts toujours suivis par des bas
quand à l'intégration des étrangers, toutes les politiques et millions injectés par tous les gouvernements non servis à rien, c'est à eux de s'intégrer

les solutions: réintégrer les industries chez nous, préférence nationale, européenne puis le reste du monde, éviter les robots si non pénibilité, patienter si nous n'avons pas les moyens à l'instant t, marquage des produits avec le made in en %
a écrit le 06/07/2015 à 12:50 :
1 : je dois aller vivre où ca les arrange sinon chomage; il manque un pan du concept de Liberté de circulation : la liberté de choisir oui ou non je reste avec mes proches ou je redémarre une vie
4 : nous sommes déjà dans un marché unique et de plus le numérique (encore plus dans un monde dit globalisé et capitaliste) se contre fiche des frontières depuis le début d'internet; qu'ils sont largués nom de dieu qu'ils sont incompétents

et le reste? modifier les assurances et protection pour être "mieux" on a déjà qu'on avait moins bien car plus de chomage donc d"impots

rien de neuf
Réponse de le 06/07/2015 à 16:42 :
Vous avez toujours la liberté de créer votre propre emploi, au lieu de ne considérer que votre seul choix est de vivre de la création d'emploi faite par autrui !
Réponse de le 07/07/2015 à 19:13 :
C'est devenu tellement compliqué et coûteux de créer une entreprise en France. On a même pas encore fait de bénéfices que les taxes vous tombent dessus. Les entrepreneurs ne travaillent plus pour eux, mais pour le fisc. Quand on voit notre argent dilapidé en radars ou ralentisseurs sur les routes, qui au lien de créer des richesses, nous appauvri, on a plus envie de se retrousser les manches. Sans parler des multinationales qui elles font de l'évasion fiscale impunément.
a écrit le 06/07/2015 à 12:15 :
Traduction :
1. Encourager la mobilité du travail intra-européenne = déporter les pauvres dans des pays plus adaptés à leur condition.
5. Coordonner les politiques migratoires en Europe = importer de la main d'oeuvre corvéable et bon marché.
6. Concentrer les allègements de charges sur les bas salaires pour relancer l'emploi peu qualifié = inciter les entreprises à baisser les salaires
7. Garantir pouvoir d'achat et incitations à l'emploi par un revenu-socle repensé = faire disparaître le SMIC
8. Créer un contrat de travail progressif et protecteur, pour lutter contre la dualité du marché = mettre toute la charges des aléas économiques et de mauvaise gestion sur les salariés.
9. Libéraliser les marchés de biens et services capables de créer rapidement de l'emploi = la régulation, c'est le mal ! La jungle, c'est écologique...
10. Structurer le marché de la formation professionnelle: un droit pour chacun à une 2e chance = plutôt que de donner un budget à chaque étudiant, formons les chomeurs.
11. Donner un rôle central à l'accord collectif en assurant la représentativité du dialogue social = le législateur démocratiquement élu n'est pas compétent, laissez nous faire... C'est vrai que jusqu'à présent, la réussite des élites est incontestable...
Réponse de le 06/07/2015 à 16:29 :
@Dingo : Il est clair que pour vous, un entrepreneur qui crée un emploi :
- s'il réussit à en tirer profit, doit redistribuer les bénéfices retirés,
- s'il échoue et doit mettre fin au contrat de travail, alors, il doit indemniser le salarié ...
En fait, le salarié gagné à tous les coups, et l'entrepreneur-créateur d'emploi, bon qu'à financer des œuvres sociales !!
C'est Grace à des logiques comme la votre que je préfère renoncer à recruter !!
Réponse de le 07/07/2015 à 9:36 :
Le code du travail actuel a permis à un petit pays comme la France d'être le 5ème puissance économique mondiale. Donc ça marche ! Les entrepreneurs que je connais me disent tous que leur problème n'est pas le code du travail. Le nombre croissant de chômeurs en France prouve qu'il est facile de licencier, et encore plus avec les transactions. Le principal soucis des entrepreneurs, c'est les démarches administratives et les charges qu'ils doivent payer, même si leur chiffre d'affaire chute. Un bon employé permet de faire du chiffre d'affaire, et les entrepreneurs n'ont certainement pas envie de faciliter son licenciement. Le fisc Français ne s'inspire pas du Fisc Américain, mais veut par contre imposer un code du travail du moyen âge. Pour l'instant, je constate que les réformes apportées dans ce domaine ont été très préjudiciables aux entreprises, même si à court terme cela semble positif.
a écrit le 06/07/2015 à 11:47 :
Et si on ne rémunérait pas le licenciement? Pourquoi un salarié touche des indemnités de licenciement alors que son employeur cotise déjà au pôle emplois? 100000 emplois sauvegardés par an.
a écrit le 05/07/2015 à 22:31 :
Je ne vois pas: réduction du coût de fonctionnement de l'appareil de l'état pour réduire les charges salarials et réduire le coût du travail. Fini la mille feuilles...
a écrit le 05/07/2015 à 21:19 :
Les auteurs auraient pu se pencher dur la'faisabilite technique et financière de ces mesures qui sont des tartes a la crème.

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