Les lois El Khomri vont créer de nouveaux chômeurs

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Romain Blachier et Yann Galut
Romain Blachier et Yann Galut (Crédits : DR)
Le projet de loi que s'apprête à présenter la ministre du Travail va avant tout contribuer à détruire des emplois. Par Yann Galut, député (PS) du Cher et Romain Blachier, adjoint (PS) au Maire de Lyon 7e et conseiller Métropolitain du Grand Lyon

Certes il y a aussi de bonnes choses dans l'avant projet de loi de la Ministre du Travail Myriam El-Khomri. La démocratie sociale et la légitimité syndicale est notamment renforcée puisque désormais il faudra, pour qu'un accord d'entreprise soit considéré comme valable, qu'il soit paraphé par des organisations représentant au moins 50% des suffrages exprimés. La réflexion sur le droit à la déconnexion est aussi une piste importante dans les contextes de l'entreprise actuelle. Par ailleurs la création d'un compte personnel d'activité en faveur des professions indépendantes et libérales est un indéniable progrès à souligner et à saluer.

Des chômeurs supplémentaires dans un pays qui n'en a pas besoin

Mais d'autres dispositifs de la loi, beaucoup d'autres même, risquent de créer du chômage supplémentaire et des inégalités dans un pays qui n'a pas besoin de ce poids en plus.

Rappelons qu'il y a moins de 10 ans, alors que le Droit du Travail était bien plus protecteur qu'aujourd'hui, notre pays se trouvait avec un taux de chômage 30% moins élevé qu'actuellement. Si des rigidités qui empêchent les entrepreneurs d'embaucher existent et doivent être levées, si la bataille de l'emploi doit être menée au niveau des territoires, si entrepreneuriat est indispensable pour créer de l'emploi, le projet de loi El-Khomri risque à l'inverse de créer des bataillons de nouveaux chômeurs.

Un véritable danger pour l'emploi

Les dispositions prévues par l'avant-projet de la Ministre rendant plus facile les licenciements économiques sont par exemple un véritable danger pour l'emploi. Il sera bien plus facile pour une entreprise de se séparer d'un collaborateur en cas de ralentissement de son activité. Et ceci sans aucun contrôle de la réalité de la situation de la société concernée.
La Ministre disposant d'une expérience professionnelle acquise uniquement dans le monde politique, ignore visiblement qu'il est très facile, par exemple pour un grand groupe privé ou public, de déclarer en déficit l'une de ses branches par un jeu comptable. C'est pourquoi jusqu'à présent un contrôle pouvait exister et sera supprimé si la Ministre réussi à faire passer son point de vue. Cette loi risque tout simplement d'ajouter des chômeurs aux déjà nombreux inscrits à Pole Emploi sans aider aucunement les entreprises à trouver de nouveaux clients.

Des heures supplémentaires moins bien payées qu'en Chine

De même, la possibilité de faire oeuvrer les salariés 25 heures hebdomadaires au-dessus du seuil actuel, soit 60 heures par semaine, est un véritable danger pour l'emploi dans notre pays. Faire travailler beaucoup quelques-uns quand d'autres n'ont du tout de gagne-pain est une absurdité . Et une véritable incitation à la culture d'un chômage élevé, véritable dogme chez nombre de classes dirigeantes françaises. Au lieu de créer des nouveaux postes de travail, on laissera davantage de personnes privées d'emploi à la porte des entreprises. Et les heures supplémentaires ainsi dégagées sont moins bien payées qu'auparavant, bien moins d'ailleurs en pourcentage qu'en Chine, pays qui ne passe pourtant pas pour un modèle social éclairé. Bien pire, il sera possible de se retrouver à travailler 5 heures de plus par semaine à certaines périodes sans aucune compensation. Alors que des millions de personne ne demandent qu'à trouver un moyen de vivre, eux et leurs familles.

Autant d'emplois non créés

Avec de telles mesure, ce seront autant de salariés qui ne pourront pas trouver d'emploi. Et qui devront se contenter de vivre d'allocations de la collectivité. Avec une telle mesure, ce seront autant d'emplois qui ne seront pas créés et autant de semaines de très dur labeur pour les quelques salariés qui seront dans l'entreprise, au détriment de leurs familles et de leur bien-être.

Autre dispositif visant involontairement à favoriser le chômage: celle du plafonnement des réparations des dommages subis par les salariés. Ce serait une première en Droit que d'ignorer ce principe « le propre de la réparation est de rétablir aussi exactement que possible l'équilibre détruit par le dommage. Et de replacer la victime dans la situation où elle se serait trouvée, si l'acte dommageable n'avait pas eu lieu. ». Il est anormal qu'une situation spéciale soie faite pour les travailleurs privés d'emploi par une faute de leur employeur. Et risque là encore une fois, d'amener de nouveau salariés au chômage puisque la sanction pour licenciement illicite sera plus légère.

Un besoin de clients et d'innovation

Le premier besoin des entreprises, la Ministre ne semble visiblement pas le voir, c'est des clients et de l'innovation

Ce n'est pas non plus en rendant gratuit les astreintes le week-end, en ne comptant pas le temps d'habillage en tenue professionnelle pour les ouvriers ou en faisant travailler des mineurs 10 heures par jours, autres aspects du projet de loi, que nous diminuerons le chômage dans notre pays. Mais nous créons à coup sûr, en plus du chômage supplémentaire, de nombreuses injustices. Il serait bon que notre Ministre aille connaitre un jour sa 1ere expérience en entreprise, publique ou privé pour connaitre concrètement la réalité des salariés et des indépendants dans notre pays.

C'est en réfléchissant au pouvoir d'achat, à l'innovation (rappelons que les budgets de recherche sont en berne dans notre pays, alors que nos entreprises ont besoin d'innover), aux green-techs, aux simplification administratives comme cela a déjà commencé d'être fait par ailleurs, au locavore, à relancer nos exportations, à diminuer notre dépendance au pétrole, au partage du travail, à la question du rapport entre actionnaires et salariés, en agissant pour l'emploi à partir des territoires, en pensant aussi et surtout que le premier besoin de l'entreprise est celui d'avoir des clients et un carnet de commande rempli, que nous relancerons la machine de l'emploi et de la compétitivité.

Pas en rendant plus facile la création de nouveaux chômeurs et en instaurant de nouvelles injustices.

Yann Galut, député (PS) du Cher et Conseiller Départemental, membre du bureau national du Parti Socialiste
Romain Blachier Adjoint (PS) au Maire de Lyon 7e et conseiller Métropolitain du Grand Lyon, membre du conseil national du Parti Socialiste

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Commentaires
a écrit le 26/02/2016 à 16:19 :
je suis consternée par ce que je lie.Vous ne croyez pas que c'est plus haut que c'est à l'échelon des salaires cumulés par des mandats que reçoive notre gouvernement que l'ont devrez s'attaqué et non à notre niveau Quand à travaillé au delà de ans je regrette beaucoup d'entre nous on un travail physique qui finisse à la retraite bousillé et je rejoint ce qu'a dit roussea et anselme.J'ai été licencié et j'ai eue la chance que mon patron actuel soit venu me chercher, par contre s'il avait su qu'il y avait la prime de départ à la retraite eh bien ! je serais toujours au chômage vous devez savoir qu' à partir d'un certain âge il va être très difficile de se faire engager.D'où prendre le problème au sommet de la pyramide
a écrit le 26/02/2016 à 11:58 :
Il est étonnant de donner une tribune pour réagir sur ce projet à des politiques, qui de part leur propre inexpérience au milieu économique ne sont pas crédibles et ne savent que mettre en avant une démarche partisane, donc clientéliste. Ecouter un ou plusieurs entrepreneurs aurait pour le coup un réel intérêt.
Réponse de le 29/02/2016 à 7:03 :
Romain Blachier et Yann Galut ont des activités professionnelles en dehors de leurs mandat. Ils sont bien loin d'être inexpérimentés.
a écrit le 26/02/2016 à 10:27 :
pour certaines entreprises elles ne manquent de commandes ce dont elles manquent le plus c'est des effectifs qualifiés (voir les dernières statistiques) donc le problème vient bien de la formation qui est inadaptée où ne correspond pas aux demandes de certaines d'entre elles
a écrit le 25/02/2016 à 11:41 :
Que la liberté de licencier conditionne un employeur à embaucher plus facilement découle du bon sens.
En revanche, donner plus de travail à ceux qui en ont déjà, n'en donnera pas à ceux qui n'en ont pas. Quand admettrons-nous que le travail, aussi, peut se partager.
32 heures pour tout le monde et travailler jusqu'à 65 ans, voire plus pour ceux qui le veulent, résoudrait probablement en partie le problème du chômage et celui des retraites
a écrit le 25/02/2016 à 0:24 :
eh bé, si des socialistes s'expriment, tout espoir n'est pas mort!
mis s'ils parlaient un peu plus fort...?
a écrit le 24/02/2016 à 15:29 :
Avant de durcir les règles, commençons par supprimer les exonérations à la règle générale : intermittents du spectacle, interim, CDD courts et bien sûr la sphère publique pour les cotisations, y compris nos élus. Faisons d'ailleurs la même chose pour les contrats de travail, les retraites ou les impôts. Quand toutes les niches auront disparu, on pourra voir si les cotisations assurantielles (chômage, retraite) ne couvrent pas les prestations. Si des changements sont encore nécessaires, ils seront, en tous cas, bien plus acceptables.
a écrit le 24/02/2016 à 6:49 :
Il est fort probable qu'une mesure simplifiant les licenciements aura, par effet d'aubaine, pour résultat immédiat des licenciés - avec l'espoir qu'à moyen terme une fluidification du marché du travail inversera la tendance ... Le faible taux des heures supplémentaires voire leur requalification empêchera des nouvelles embauches. Ces mesures sont pas idiotes mais contracycliques. Ou bien il faudrait leur adjoindre un solide système de chômage partiel pour de pas detruire de nouveaux emplois et supprimer les CDD pour acter cette nouvelle fluidification. De même la négociation au niveau de l'entreprise avec l'arme absolue du référendum devrait être complétée du fameux "chèque syndical" pour renforcer la représentativité. Bref y a du boulot !
a écrit le 23/02/2016 à 23:36 :
Résumé des commentaires : ce sont des socialistes donc ma seule critique est qu'ils sont socialistes... Argumentation : 0. intelligence : idem.
a écrit le 23/02/2016 à 22:50 :
Un article bien pensant écrit par deux politiciens qui ont vraisemblablement la sécurité de l'emploi. Et qui raisonne faux, ce qui est normal pour ce genre d'apparatchiks, en partant du principe que le travail est une quantité limitée, et que si quelqu'un en fait trop, il en prend aux autres.
Le travail, c'est de l'énergie : plus on en dépense, plus il y en a. Ce n'est pas de l'argent comme le pensent ces raisonneurs tout juste bon à distribuer des prébendes.
Essayons au moins une fois de prendre le problème par le bon bout : s'il y a autant de chômage, c'est parce que les employeurs ont peur d'employer, faute de pouvoir réduire la toile quand il le faut. En d'autres termes : les salariés en postes sont vraisemblablement trop protégés, et les chômeurs n'ont plus qu'à crever.
Si c'est çà que veulent ces deux nantis de la République des camarades, c'est nul!
Nul!
Réponse de le 29/02/2016 à 7:06 :
Sauf en dictature les politiques n'ont pas la sécurité de l'emploi.
a écrit le 23/02/2016 à 15:14 :
Un article de politiciens plein d'approximations !

Non, en dix ans, le taux de chômage n'a pas augmenté de 30%.

Non, il ne sera pas "plus facile" pour une entreprise de se séparer d'un collaborateur, la loi ne faisant que reprendre une pratique jurisprudentielle constante.

Par ailleurs, il n'y a actuellement pas plus de contrôle de la réalité de la situation de la société concernée, les juridictions n'ont pas à apprécier l'opportunité d'un licenciement économique qui relève du pouvoir de direction de l'employeur.

Enfin, concernant les heures supplémentaires, la majoration légale applicable à défaut d’accord collectif demeure inchangée (25 % pour chacune des huit premières heures supplémentaires et 50 % pour les heures suivantes).

La comparaison avec la Chine est intéressante... mais démagogique. Si, comme vous le dites, la Ministre ne dispose que d'une expérience professionnelle acquise dans le monde politique, il serait pertinent que vous vous intéressiez à l'ensemble du droit du travail chinois afin d'être intellectuellement honnêtes.
a écrit le 23/02/2016 à 11:28 :
La connerie n'a pas de limite.... Dômage !! ( Avec un accent circonflexe )
a écrit le 23/02/2016 à 10:11 :
Je suis retraitée, mon aide ménagère m'a assignée aux Prud'hommes. Une demande diabolique, elle était représentée par une avocate de la cgt. Elle a pourtant été déboutée mais elle nous a profondément stressés à plus de 80 ans et nous ne pouvons espérer aucune réparation pour ce dommage à notre équilibre et à notre santé est ce juste ? Elle réclamait un différentiel de salaire de 3000€, des congés payés et des congés maladie déjà indemnisés et une indemnité de dommage et intérêt de 10000€. On voit bien la disproportion, 37 fois l’indemnité légale de licenciement de 267,78€, même si le différentiel de salaire avait été uniquement de la responsabilité de l’employeur.
Dans le système actuel avec l’espérance d’un tel gain tout accord amiable devient très difficile, et explique le taux d’échec élevé de la conciliation 90 %.
Imaginez un ouvrier qui travaille chez un artisan avec 3 autres salariés à temps plein, soit 1457,52€ brut par mois son indemnité s’élèverait a 54385 €. Il est probable que l’artisan mettra la clef sous la porte et que les 3 autres salariés perdront leur emploi avec au mieux s’il reste quelque argent l’indemnité légale de licenciement.

j'ai été salariée et je dis bravo aux nouvelles dispositions du code du travail. Les auteurs de l'article ne sont pas honnêtes dans leur analyse ils oublient de préciser que les dérogations concernant par exemple le temps de travail sont limitées à 16 semaines et récupérables le reste du temps.
J'ai témoigné dans le livre "l'aide ménagère" qui est en cours d'édition (sortie en Avril).
Je ne souhaite à personne de voir ses parents confrontés au problème que nous avons vécu.
Réponse de le 26/02/2016 à 15:19 :
vous avez très bien résumé avec un cas concret de plus

le problème c'est que pour les idéologues, il faut faire tomber le patron, en oubliant que si le patron trombe, ce sont tous les employés qui trinquent

un patron ne licencie pas par plaisir mais par nécessité, et en général c'est quand l'entreprise va mal, mais on peut compter sur la cgt pour finir de détruire l'entreprise, le seul endroit où elle excelle !
Réponse de le 29/02/2016 à 7:08 :
Sauf que cette histoire de 16 semaines détruira de l'emploi, comme le disent les auteurs
a écrit le 23/02/2016 à 4:13 :
B la bla bla même les commentaires ces les politiciens qui les écrits tous au chômage et les vaches seront biens garder.
a écrit le 22/02/2016 à 18:57 :
une vérité a été dite, cette ministre ne connaît que la politique comme travail, donc pour faire simple elle ne connaît pas le mot "travail" ... arrivé dans son vocabulaire il y a quelques semaines maintenant ...

maintenant, les dogmatiques politiciens ne sont pas tout à fait dans le vrai pour le reste ...

une entreprise qui ne produit pas ou peu doit se séparer de certains de ses employés, sinon c'est toute l'entreprise qui coule, et donc tous au chômage

une entreprise qui a licencié mais fait faire des heures supp à son personnel, pourra se refaire une trésorerie, regagner la confiance des banques, et donc investir, et donc créer de l'emploi

contraindre un employeur par des mesures prudhommales insupportables, c'est détruire l'entreprise, car bien souvent les indemnités finissent de couler l'entreprise ...

donc recours au cdd et adieu le cdi? à croire que c'est le choix qui est fait ...

mes propos ne concernent que les petites entreprises, pas les grands groupes ... dont il serait peut être temps de différencier les obligations ...
Réponse de le 26/02/2016 à 10:37 :
raisonnement tout à fait exact donc les syndicats devraient être plus clairvoyants au lieu de bloquer toutes négociations
a écrit le 22/02/2016 à 18:07 :
pour faire baisser le déficit de l'assurance chômage , il faudrait considérer que ce n'est plus une assurance , mais une allocation ! avec un déficit de 32 milliards il faut considérer autrement la cotisation chômage! les chômeurs disent : j'ai cotisé donc j'y ai droit ! non parce que les cotisations ne sont pas à la hauteur du déficit , il faudrait commencer par les augmenter considérablement ou réduire les allocations versées ! Il y a un nombre conséquent d'emplois disponibles , non pourvus par les
chomeurs disponibles pour des raisons de facilité : l'emploi ne leur convient pas : trop loin , pas assez payé etc etc ! si on mettait en demeure les gens de prendre ces jobs ou de perdre leurs allocations , comme ça se passe en Angleterre , on aurait plus de gens au boulot ! ceux qui disent que faire des alloc dégressives n'incite pas à reprendre un boulot se trompent : en Angleterre , alloc chômage maxi 580 L par mois pendant 6 mois, quelque soit le salaire précédent ! les gens se précipitent sur tous les boulots , même avec contrat zéro heures , taxi livreurs etc , le principal c'est de recevoir un peu d'argent et de rester dans le monde du travail ! en France , dans la région Languedoc , 600 000 chômeurs et pour les dernières vendanges ,20 000 Espagnols sont rentrés en France , c'est scandaleux , parce que là , il n'est pas question de formation ! simplement de courage !et à longueur d'année on voit des Espagnols , logés en camping-car dans la région pour prendre tous les petits boulots qui trainent en particulier dans le batiment , il faut savoir qu'en Espagne beaucoup de gens ont un 2°emploi non déclaré parce qu'ils en ont besoin ; Tant que les chômeurs auront autant de revenu que ceux qui travaillent , ils resteront à attendre leur enveloppe à la fin du mois
a écrit le 22/02/2016 à 17:45 :
Ce sont les grandes surfaces qui vont se régaler , la ou 3 personnnes en temps partiel travaillaient une seule suffira puisque cette charmante dame veut faire travailler 12h par jour les travailleuses

bravo le socialisme a la hollande
Réponse de le 22/02/2016 à 19:10 :
Mais ou encore hollande a encore trouvé cette ministre incompétente car loin des réalités. Franchement qu'il l'a dégage celle là. Elle sert a rien et elle ne connaît même pas le monde du travail si temps soit peu qu'elle connaisse ce que veut dire le mot travail. Je pense que hollande cherche a réformer le code du travail coute que coute pour favoriser le licenciement et par contre les aides pour rester au chomage deviennent de plus en plus importante au point que rester inactif est plus lucratif. Franchement le monde à l'envers
a écrit le 22/02/2016 à 16:15 :
Il se trouve que Romain Blachier est actuellement cadre dans le privé, ou l'était il y a peu ... contrairement à e que laisse entendre certains commentaires peu éclairés
a écrit le 22/02/2016 à 14:55 :
Est-ce que "le bataillon de chômeurs " est une référence à marx qui parlait des chômeurs comme "une armée industrielle de réserve " ?
a écrit le 22/02/2016 à 14:13 :
Qu'il est peinble de toujours penser que les dirigeants ne souhaitent que licencier leur employé.
Ils feraient comment si tous etaient licenciés?.

Ils ont besoin des employés comme ceux ci ont besoin d'un job

Il faut desacraliser le licenciement, tout le monde devrait avoir ete licencié 2-3 fois dans sa vie et pouvoir rebondir facilement
(Aujourd'hui on licencie en toute derniere extremité et reste très stigmatisant, bref un licenciement est vécu comme un echec et très difficile de rebondir par la suite)
Réponse de le 22/02/2016 à 15:18 :
Je crois que vous n'avez pas bien saisi ! Il n'y a rien de pénible quand on travaille et que l'on parle ainsi de haut de son sofa, bien au chaud devant son poste de télévision. Par contre on ne peut pas parler ainsi quand on a connu le chômage qui est un vrai cancer de notre Société et qui touche tout le monde "attention, vous y compris" Echec oui c'est vécu ainsi parce que bien souvent "injuste" mais la réalité est là. Il y a même un certain "racisme Social " à l'égard du chômeur. Il est vrai qu'il ne faut pas tout mettre dans le même sac mais je n'ai jamais vu un gouvernement Socialiste mener une politique de droite à ce point, comme aujourd'hui. "Ils feraient comment s'ils étaient tous licenciés" je vous répond "ils feraient marcher le turn over " ce qu'ils font aujourd'hui pour toujours payer moins !
Michel, je suis Patron d'une TPE et j'ai été dans la rue (ancien SDF), je ne vous souhaite pas d'être au chômage et d'être envahi par ce sentiment d'impuissance à gérer une situation, qui vous dépasse. N'oubliez pas, la chute est facile et très rapide, moins de quinze jours pour vous retrouver dehors. La remontée prend des années !
Réponse de le 22/02/2016 à 19:16 :
Complètement faux votre commentaire. Le licenciement ne doit être possible que si l'entreprise "risque la liquidation" et on voit bien actuellement que le medef souhaite surtout pouvoir faciliter le licenciement pour "se débarasser de son effectif" pour accroitre ses bénéfices et là ce n'est pas la même chose. Ce que vous dites "rebondir" après un licenciement ne pourrait être le cas si il y avait le plein emploi hors actuellement ce n'est pas le cas car le licenciement ne permet pas d'avoir un nouvel emploi de suite et les périodes de chomages s'allongent quoi que vous puissiez dire, c'est la réalité
a écrit le 22/02/2016 à 13:14 :
Il y a deux façons de lire cet article, on peut le lire en partant du "chacun pour soi et Dieu pour tous" et être contre les freins a l'enrichissement individuel, ou bien comme un ensemble de citoyen qui forme un peuple et qui partage cet enrichissement!
a écrit le 22/02/2016 à 13:12 :
Car bien entendu, celui qui écrit cet article, lui a ne expérience professionnelle dans le privé....................................tu parles !!
Réponse de le 29/02/2016 à 7:10 :
Oui c'est le cas. Pour les deux.
a écrit le 22/02/2016 à 12:45 :
On n'est plus à un million de chômeurs près
5.5 millions, 6 millions, le même nombre de chômeur que sous la république de Weimar....
Puis confier une réforme à une ministre du travail incapable de répondre à une question portant justement sur le droit du travail sur une radio, je trouve ca comique.
Mais depuis que les socialistes sont au pouvoir, je trouve que tout est devenu comique....Le plus drôle à été de voir EELV retourner au gouvernement, alors là je dois l'avouer j'ai pleuré xD
a écrit le 22/02/2016 à 12:38 :
Rarement lu autant d'âneries sur le travail et l'emploi en si peu de mots !
Ah ! Ce sont des socialistes ! Des gars qui n'ont jamais travaillé dans le privé !
D'accord...
a écrit le 22/02/2016 à 11:31 :
Affligeant conservatisme du PS qui considère encore le travail comme une marchandise que l'on partage aux ouvriers selon les règles du droit. Alors le créateur suprême du travail est l'innovation puis l'entreprise qui la met en oeuvre. Mais la vie humaine n'est pas une mécanique de fluide bureaucratique. N'en déplaise à ces messieurs. L'innovation est aussi travail, le travail est qualifié, différencié et évolutif. Une entreprise doit pouvoir s'adapter librement à ses clients. Des équipes de recherche et développement et investissement doivent pouvoir librement choisir leurs membres. Le travail crée le travail. Les limitations infondées imposées au travail créent le chômage.
a écrit le 22/02/2016 à 10:39 :
De toutes façons, tout comme la surprotection légale du locataire en place a aggravé la crise du logement, la surprotection du salarié en France a aggravé le chômage. Il est plus que temps d'engager un tournant de libéralisation et de déréglementation puisqu'il n'y a que ça qu'on n'a pas essayé en France (alors que ça semble avoir marché partout).
a écrit le 22/02/2016 à 10:20 :
Premiere fois que je suis d accord avec des membres du PS... C est assez amusant d ailleurs que ceux ci demande a la ministre d avoir une experience professionnelle reelle au lieu d etre une politicienne: je suis sur que les auteurs n ont fait que de la politique dans leur vie ...

Sinon c est clair que c est pas en facilitant les licenciements que l economie francaise se redressera. Mais les auteurs doivent etre logique: si on veut que les entreprises francaises investissent et fassent de la R&D il ne faut pas les taxer a mort, il ne faut pas que les salaires soient ponctionnes de 50 % (cotisations sociales) , il ne faut pas defendre les rentes de situation (genre taxis, notaires ... pour prendre des echecs du gouvernement actuel). Bref la loi actuelle c est juste pour faire plaisir a Gattaz junior et ca ne va avoir quasiment aucun effet positif. Mais redresser la France c est pas non plus taxer plus pour subventionner plus (genre intermittent du spectacle) comme le souhaitent ces messieurs
a écrit le 22/02/2016 à 9:48 :
DEPUIS DES ANNEES LES ELUES ECOUTENT LES SIRENNES PATRONNALES? RECULE L AGE DE DEPART EN RETRAITE ? PERMETRE LES HEURES SUPLEMENTAIRE ?ET MAINTEMENT FACILITE LES LICENCIMENTS? CHANGE LES RENBOURSEMENTS PRUDHOMALE? TOUS CELA VAS EMPECHE L ENBAUCHE DES JEUNES A L EMPLOIES? LES 35HEURES ETAIS UNE AVANCE QUI A PERMI D ENBAUCHE? BEAUCOUP D ENTREPRISE SE SONT BIEN ADAPTER? ET ON MEME PRODUIT PLUS .CAR LE PERSONNEL ETAIS PLUS REPOSE DONC PLUS ACTIF? TOUS LES PATRONS DISSENT QU IL N ENBAUCHE QUE SI LEURS CARNETS DE COMANDE EST PLEIN? SUR LES CONTRAT D ENBAUCHE IL A POSIBILITE DE FAIRE DES CONTRAT POUR SUPLEMENT DE TRAVAIL? CELA EXISTE EST LES OUVRIERS SAVENT QUE LEURS CONTRAT PRENDRAT FIN? DONC ILNE FAUT PAS TOUS CHANBOULE IL SUFIT DE REFLECHIR ET DE SADAPTER??? LES ELUES DE GAUCHE QUI S EXPRIMENT DANS CETTE ARTICLE ONT RAISON LE CHOMAGE VAS EXPLOSEZ ET/// LES SOCIALITES DU GOUVERNEMENTS/// AURONS PERDU LEURS PARIES DE LE FAIRE BAISSE???
a écrit le 22/02/2016 à 9:03 :
Bravo messieurs, enfin deux hommes politiques du PS qui disent la vérité.
Moi je suis socialiste mais le PS actuel me fait horreur. Je suis actuellement retraité, j'ai été toute ma vie syndicaliste et 15 ans conseiller prud'homal. Vous avez tout à fait raison. Macron, Valls, El ....... n'ont rien à faire au PS.
a écrit le 21/02/2016 à 21:59 :
Un article archaïque à souhait, digne de l'époque Jospin - Aubry.. Il faut empêcher les entreprises de licencier, et l'innovation doit venir de l'état. Karl Marx n'aurait pas démenti.
Réponse de le 22/02/2016 à 18:49 :
A l'époque Jospin a crée 1 million d'emploi en cinq ans là où Hollande en a perdu 1 million. Votre exemple est mal choisi.
Honnêtement dans ce pays où le travail est très taxé une telle loi va entrainer un million de chômeurs supplémentaires d'ici 2017 !
Et comme ces personnes consommeront moins on va continuer à couler.
La seule véritable réforme c'est de virer une bonne moitié des élus, un bon tiers des fonctionnaires, remettre tous le monde aux 39 heures y compris les fonctionnaires, supprimer une semaine de CP y compris au fonctionnaires, faire subir un véritable régime minceur à l'état sur le modèle allemand, etc.
a écrit le 21/02/2016 à 21:50 :
Si ces deux personnes croient en ce qu'ils écrivent dans cet article, nous sommes dans une mauvaise posture car ils ont un peu de pouvoir.
C'est hors sujet mais il convient de préciser monsieur Yann Galut avait proposé la déchéance de nationalité pour les exilés fiscaux français (voir chaine LCP 12/2/2012) mais a voté contre cette déchéance pour les terroristes le 10 février 2015 (voir site AN)....
Nous ne sommes pas à une contradiction près; les élections approchent....
Cordialement
Réponse de le 22/02/2016 à 13:33 :
Monsieur Galut a effectivement une curieuse hiérarchie des valeurs. En 2017 il faudra qu'il soit déchu de son mandat de député.
a écrit le 21/02/2016 à 21:06 :
Maintenant qu'on a tout ce qu'il faut pour que les entreprises embauchent, on doit pouvoir en retour s'engager à fournir un travail à toute personne qui aura bien voulu suivre la formation que Pole Emploi va lui conseiller. Si ce n'est pas dans le secteur marchand ce sera dans le secteur non marchand. Cette promesse ne va pas nous coûter cher puisque la probabilité de devoir créer un emploi du secteur non marchand sera faible, tout le monde ayant dit que c'est cela qui résoudrait le problème.
Au fait, si vous pensez que mon raisonnement ne fonctionne pas, on dit quoi aux gens qui cherchent du travail après avoir été licenciés faute de performance suffisante ?...Mais oui j'oubliais, les gens ne vous intéressent pas.
a écrit le 21/02/2016 à 19:13 :
Force est de constater que l'on fait moins bien que d'autres pays, avec notre certitude d'être les meilleurs.. et si on se recentrait, si on se décidait à suivre les exemples qui marchent plutôt que de croire en notre mission d'éclaireurs du Monde..?
a écrit le 21/02/2016 à 18:58 :
Ca c'est vraiment la France dès qu'on veut changer quelque chose, il y en a toujours qui sont contre. J'espere qu'elle utilisera le 49-3 et qu'ils arreteront de discutailler.
Réponse de le 23/02/2016 à 11:03 :
Parce que vous trouvez que c'est normal de favoriser le licenciement économique, et donc de créer plus de chômage au lieu de le baisser?
Que c'est normal d'augmenter le nombre d'heures supplémentaires possibles, et donc de ne pas permettre de baisse du chômage?
Qu'il est normal que les heures supplémentaires soient moins payées qu'en Chine, pays qui n'est pourtant pas un exemple de modèle social?

Cette réforme va créer plus de chômage que d'emplois (si tant est qu'elle en crée!), et va faire baisser la consommation.
a écrit le 21/02/2016 à 18:53 :
Mais c'est le but ! Il y en a qui ne comprennent pas que le chômage n'est pas un problème mais une solution pour les maîtres du monde. Pour soumettre les gens, il faut un chômage élevé.
Réponse de le 23/02/2016 à 22:07 :
Bien vu !
a écrit le 21/02/2016 à 17:42 :
Le principal problème en France est le coût du travail. Alors je supprime les cotisations patronales (uniquement) pour les entreprises de moins de cinq salariés. on les bloque à 50% pour les 4 embauches suivantes et ensuite c'est du 100%. Egalement suppression des syndicats, CE délégués et CHSCT dans les entreprises de moins de 100 salariés.
Ceci ajouté à un lifting du droit du travail mais concernant uniquement les PME et TPE et la situation de la France changera rapidement.
Réponse de le 21/02/2016 à 18:36 :
Et tous ceux qui ne sont pas d'accord seront virés et remplacés par des réfugiés syriens, libyens, irakiens. Non mais !.
Réponse de le 21/02/2016 à 19:43 :
Non Etienne tous ceux là on les laisse chez eux jusqu'à ce qu'il n'y ai plus de chômeurs et que l'on puisse les loger dignement
Réponse de le 21/02/2016 à 19:43 :
Non Etienne tous ceux là on les laisse chez eux jusqu'à ce qu'il n'y ai plus de chômeurs et que l'on puisse les loger dignement
a écrit le 21/02/2016 à 17:40 :
Permettre de licencier plus facilement ne réduit pas le chômage de même qu'augmenter le temps de travail. Un rapport de L'OCDE a indiqué le contraire : la meilleure protection des salariés allemands a limité les licenciements Quand la reprise est là les entreprises ont pu réagir : les salariés opérationnels étaient sous la main. Le modèle allemand ne semble intéressé que quand on le tort dans le sens d'un plus grand libéralisme.
a écrit le 21/02/2016 à 15:55 :
Étant donné que nous somme dans l'Euro, dans une zone de libre échange et régit par les traités européens, il va falloir que les Français et les européens comprennent que notre pouvoir d'achat va devoir s'adapter en fonction de notre compétitivité relative à celle des autres pays de cette zone.

Ce qui veut dire que nous aurons des mesures d'austérité de ce genre tant que nous resterons dans l'Euro, que notre pouvoir d'achat sera supérieur et que notre compétitivité inférieur à celui des petits allemands ou que nous fassions évoluer l’Europe en État ou que l’Allemagne face une relance.

Cela ne sert absolument à rien de geindre, mais on va s'en prendre plein la tronche et ce pour des années encore.
a écrit le 21/02/2016 à 15:52 :
Je suis daccord avec l'analyse des auteurs. Trois exemples différents
1) je constate une provision pour depreciation juste comptablement mais discutable économiquement
2) des fonds de pensions investissent dans une entreprise française rentable en échange d'intérêts d'emprunts à 10%
3) l'entreprise mère basée en Irlande facture des redevances à 30% à ma fillale française et les bénéfices remontent dans des pays off shore.

Dans ces trois cas les entreprises sont systématiquement déficitaires et ont le droit de faire des licenciements économiques. Les patrons sont ils des voyous?
Réponse de le 21/02/2016 à 19:01 :
C'est même inquiétant.

Nos politiques ignorent les prix de cession interne, l'utilisation de royalties... et toutes les stratégies d'optimisation fiscales qui permettent aux grand groupe de ne presque pas payer d'IS (on a dépassé le stade de la délocalisation des profits on est dans les profits off-shore!).

Total ne paye pas d'IS en France, donc je suppose qu'ils ne font pas de profits, donc ils pourraient faire demain un énorme licenciement économique pour perte de compétitivité!?

Ou alors nos gouvernants sont idiots comme lorsque la France a prêté de l'argent à l'Irlande pendant la crise sans exiger qu'ils alignent leur IS sur le notre, ou que le Luxembourg a finalement pu passer entre les goutes en dépits de leurs accords fiscaux immondes.
a écrit le 21/02/2016 à 15:24 :
Pour le travail, comme les produits, la qualité est aussi importante que le prix.
a écrit le 21/02/2016 à 14:17 :
La destruction créatrice vous connaissez ? Pourquoi un patron garderait-il des salariés dans son entreprise s'il ne peut leur donner du travail ? En général c'est l'intérêt du groupe (et donc de l'entreprise dans notre cas) qui prime sur l'intérêt de l'individu (salarié en l'occurrence).
Si les entreprises avaient pu licencier rapidement dès 2008 elles auraient sans doute aujourd'hui plus de capacités pour créer de nouveaux emplois. Le système retardant français est un leurre qui affaiblit tout le pays.
a écrit le 21/02/2016 à 14:09 :
non au retour au XIX siècle et aux conditions de travail à la ZOLA. Mais comme d'habitude les locataires du palais Bourbon et du Sénat s'empresseront de voter allègrement tout ça. Et après on s'étonne de la montée des extrêmes dans ce pays!!!
Ne cherchons plus les responsables, ils sont connus de tous!
Réponse de le 21/02/2016 à 18:12 :
vous etes un etienne lantier avec iphone6, vous travaillez 35 heures par semaine dans une ecole surchauffe ou un bureau, vous avez une jolie voiture sociale ( genre audi a3), et votre principal pb pour la lutte des classes c'est de savoir si vous allez passer vos vacances a saint trop ou a palavas les flots?
pas vrai?
a écrit le 21/02/2016 à 13:37 :
Pour dire des sottises, il n'y a pas de chomage !!! C'est manifeste !!!
a écrit le 21/02/2016 à 12:20 :
Incroyable! Ces personnages sont dans l'idéologie et le déni pur et ne défendent plus qu'une caste qui se réduit: les fonctionnaires et les salariés des grands groupes syndiqués et ultra protégés au détriment des jeunes. Les principaux employeurs du privé sont les artisans, les patrons de TPE et PME. Si ces messieurs les connaissaient un petit peu ils ne pourraient pas contredire le fait que beaucoup d'entre eux rechignent à embaucher en CDI parfois en refusant des commandes ou des chantiers en raison des contraintes de ces contrats de travail: batailles au prud'hommes a n'en plus finir, difficultés à se séparer d'un salarié qui ne fait plus m'affaire une fois sa période d'essai passé ou en raison de difficultés économiques... Allez dire aux pays nordiques que la flexibilité fait augmenter leq chômage...
Réponse de le 21/02/2016 à 12:54 :
Hier soir, sur Public Sénat. Un documentaire sur les magouilles plus grosses les unes que les autres des syndicats genre CGT SUD FO, qui jouissent d'une impunité financière totale, qui possèdent même des châteaux et dont les responsables mènent la grande vie. C'est le genre de caste à laquelle appartiennent ces deux énergumènes. C'est justement l'absence de réformes d'envergures qui nous plombe, pas l'inverse. Ils sont complètement déconnectés de la réalité Française ces deux-là, c'est très très facile de faire la morale quand on a des rentes de luxes indécentes et imméritées à vie.
Réponse de le 21/02/2016 à 13:44 :
Vous êtes dans l'idéologie et le déni.

Avec un droit du travail bien plus protecteur et bien plus complexe la France a connu des taux de chômage nettement plus faibles.


Ce qui n'était pas un problème le serait soudainement devenu?

Foutaise!
Réponse de le 21/02/2016 à 14:43 :
@gringo: c'est vous qui êtes dans l'idéologie et le déni. A vous lire, on croirait que la France est seule au monde. Et entre il y a 15-20 ans et aujourd'hui, les charges ont explosé. Oh, je vous entend déjà répondre "et le CICE, et le pacte machin, et les aides truc, tous ces cadeaux faits aux entreprises". Toutes ces usines à gaz ne sont que des trappes à bas salaires, ou des compensations partielles de hausses de charges précédentes. Dans mon entreprise, où tous les salariés ont un salaire correct, mon taux de charges par rapport au net, CICE déduit, est de 94%. Vous trouvez cela normal? Qu'on me baisse les charges de 20 points, je les reverserai intégralement à mes salariés, sans hésiter. Mais les dispositifs en place, pour ceux qui peuvent en profiter (réduction dégressive "Fillon" plafonnée à 1,6 smic, prime à l'embauche plafonnée à 1,3 smic...), ne finissent que par appauvrir les salariés, et à réduire l'écart entre travail et assistanat. Comment voulez-vous dans ces conditions que ja consommation, et donc la croissance, reparte?
Réponse de le 21/02/2016 à 18:47 :
On va reprendre les bases pour pouvoir échanger normalement.

Les cotisations sociales sont de la rémunération différée (retraite, maladie, chômage...)

Si vous baissez les cotisations sociales, il faut baisser les prestations sociales.

Cela implique que vos salariés devront épargner pour leur retraite, payer plus cher leur complémentaire santé...pour compenser les baisses des prestations.

Donc si on baisse les cotisations sociales de 20%, cette baisse devra être compensée par des dépenses supplémentaires de vos salariés pour maintenir leur niveau de protection, votre augmentation ne changera rien à leur rémunération ni même à la consommation, elle sera neutre.

Pour votre problème spécifique et personnel

Tout d'abord je pense que nier l'impact du CICE est assez malhonnête mais c'est un autre sujet.
Je vous conseille d'utiliser des périphériques de rémunération qui permettent d'augmenter la rétribution avec des exonérations sociales et fiscales assez intéressantes (PEE, véhicule, crêche d'entreprise, chèques vacances, participation...)

Maintenant dans le fond ce que vous dénoncez est juste: le tassement de l'échèle de rémunération, la trappe à bas salaires que constituent les exonérations pour les salaires proche du smic sont des problèmes.

A cela si on ajoute un salaires médian à 1700€ un prix de l'immobilier démentiel... un jeune ne peut plus s'enrichir par le travail.

Le mérite n'est pas récompensé dans notre société, c'est un problème.

Cette réforme ne va pas dans le bon sens.
a écrit le 21/02/2016 à 10:42 :
Eh bien c'est très bien qu'il y ait de nouveaux chômeurs avant Mai 2017 ! Vous savez ce que vient de répéter pour la unième fois Monsieur PLUS (du chômage) sur France Inter.
Donc chômage en hausse, plus d'HOLLANDE à la Présidentielle. Par contre les effets positifs de cette réforme, si elle est votée rapidement et les décrets d'applications publiés donneront de bons résultats en.......2018 !!!
a écrit le 21/02/2016 à 10:37 :
très bien, Messieurs.Il y aura une grande "casse sociale", un retour au 19eme siècle.Je pense que d'aucuns ont intérêt à maintenir un chômage élevé notamment pour faire baisser le coût du travail.Il y a aussi un calcul électoraliste de la part de Monsieur Hollande qui cherche à "ramasser" un maximum de voix de droite ou extrême droite.En temps qu'élus au Parlement adressez donc une lettre ouverte à Madame El Khomri, car entre nous, vous allez bien la voter vous aussi cette loi?
a écrit le 21/02/2016 à 10:18 :
La nouvelle gauche obsolette ,celle qui perd a chaque election;evidement on ne retrouve plus ds ces gens ceux qui ont manifesté jadis pour obtenir des droits pour AMELIORER les conditions des travailleurs ,aux mieux ceux qui planque leur ARGENT en suisse,evasion Fiscale ou qui jure sur l'honneur devant les autres malfaiteurs !! de l'assemblee ,d'ailleurs n'ayons pas peur, la justice LES BLANCHIS TOUS ;elle est BELLE LA FRANCE
Réponse de le 22/02/2016 à 10:50 :
EXAT? LA JUSTICE EST UNE QUESTION DE RANG SOCIAL? OU SI VOUS PREFERAIS SELON QUE VOUS ETTE RICHES OU MISSEREUX ? ZOLA REVIENT???
a écrit le 20/02/2016 à 22:48 :
pourquoi ne pas dire la verite d ici 30 ans il y aura la moitie de la population mondiale au chomage cf mr stephen haukings
le progres technique et l intelligence artificielle vous connaissez
le million d emplois qui devez etre créer badge de mr Gattaz il est ou
par contre les 50 milliards d euros ont bien ete encaissees par les entreprises
alors du courage annoncez qu il faudra vivre avec 5 a 6 millions de chomeurs et adapte la societe a cette nouvelle donne
Réponse de le 22/02/2016 à 10:52 :
EXAT???
a écrit le 20/02/2016 à 22:09 :
Si Mme la ministre Myriam El-Khomri, n'a jamais travaillée en entreprise il est évident que Mrs Yann Galut et Romain Blachier n'ont jamais géré d'entreprises. Il s'agit d'une mesure de droite proposée par un gouvernement de gauche un an avant l'élection qui nous montre que la droite, comme aux dernière élection, peut se faire élire avec des voies de gauche et la gauche avec des idées de droite. Nos gouvernants sont devenu des incapables, opportunistes, ploutocrates et sans aucune grandeur, ni dans les idées ni dans leur comportement. La situation est pathétique et nous constatons les résultats tous les jours, la médiocratie crasse est au commande le peuple souffre au pris de sa vie parfois, mais ils ne sont pas responsables. Ils ont créer par un jeu de passe passe les responsables sans responsabilités, tout est dans le mot, le phrasé, la manipulation, l'esbroufe !!! Nos démocraties sont devenues Kafkaïennes se transforment en démocratures.
a écrit le 20/02/2016 à 21:23 :
Oui, mais El Khomri a tout prévu. On va bientôt ne comptabiliser que ceux qui ont du boulot. Comme ces derniers seront moins nombreux et qu'on oubliera de compter les chômeurs, les statistiques seront nettement meilleures et Hollande sera réélu :-) Il suffisait d'y penser ! Allez, vous pouvez tous le dire: j'ai les talents d'un homme politique :-)
a écrit le 20/02/2016 à 18:32 :
Je suis atterré par autant d'âneries "racontée" par des députés qui n'ont jamais, sans doute, travaillé dans le secteur concurrentiel (celui qui crée la richesse de la France !).
Notre droit du travail est fait pour protéger les gens qui ont un emploi, mais il est tellement compliqué que peu de chefs d'entreprises osent embaucher, donc cela favorise le chômage, et non l'inverse. dans TOUS les pays où on a simplifier le droit du travail, les embauches ont flambé ! Alors, effectivement, cela va défriser les syndicats qui ne représentent que 8% des travailleurs, mais se "goinfrent sur la bête" ! Et bien, quand les syndicats n'ont pas une attitude responsable en regard de ce que veulent les employés et ouvriers d'une entreprise, il me parait normal de recourir à une consultation et de tenir compte de l'avis de la majorité....cela s'appelle la démocratie !
Réponse de le 21/02/2016 à 14:06 :
Accuser la gauche et les syndicats, alors que c'est le vide dans les bibliothèques des patrons la cause de leurs difficultés n'est pas très digne.

Le droit social est complexe mais abordable pour un esprit agile. Refuser d'embaucher pour motif d'inculture juridique ou de paresse intellectuelle de la part des employeurs est honteux!

Il existe de bons manuels, et si cela n'est toujours pas votre fort n'hésitez pas à consulter des juristes ou votre expert comptable.

Vous aurez au moins contribué a réduire le chômage!
Réponse de le 22/02/2016 à 8:27 :
On embauche et on investit quand on a possibilité de vendre. On consomme quant on a de l'argent et le coeur ça. Si mon restaurant déborde j'embauche une serveuse. Si le restau est vide, vous pouvez pondre n'importe qu'elle loi, je n'embaucherait pas.
Le taux d'épargne en France est tel que la consommation pourrait monter de 10% si la confiance était là. Faire des lois facilitant le licenciement diminue la confiance, donc la consommation et augmente l'épargne.
A mon avis Il faut faire des lois qui augmentent la confiance et qui favorisent l'économie de proximité et protégent les petites entreprises des grosses.
Réponse de le 22/02/2016 à 10:40 :
...votre réponse insultante mérite malgré tout réponse ! Ingénieur également diplômé en Economie, j'ai créé 300 emplois et ai eu à me "frotter" à un droit du travail tellement absurde, souvent redondant et contraire d'un article à l'autre, que votre commentaire laisse à penser que vous n'avez pas eu souvent à le pratiquer ou alors dans des salons ou des salles de cours ! On n'embauche pas par inculture économique, mais parce qu'on a des marchés et donc du travail à fournir. D'autre part, il est vrai que lorsqu'on travaille de 12 à 15 heures par jour, ce qui est le lot quotidien de nombreux "patrons" de PME-PMI, on n'a pas beaucoup de temps à consacrer à consulter chaque semaine les nouveaux articles du code du travail.
Votre commentaire orienté me laisse à penser que vous n'auriez JAMAIS été capable d'être un patron, alors que ce sont eux qui créent la richesse de chaque pays, et donc permettent par ricochet, de financer tous les services de ce pays.
a écrit le 20/02/2016 à 14:23 :
une fois pour toute ,on ne vote pas pour un représentant , mais pour sa rémunération
ses frais , ses primes .
pour ce représentant , l'indispensable est de faire bouillir la gamelle, et de s'enrichir.
RICHIR :médecin lillois que gérer la voirie Lilloise, double la valeur des PV et du temps de stationnement. qui vit de ses honoraires et de ses indemnités municipales.
a écrit le 20/02/2016 à 11:46 :
Ces messieurs qui visiblement maîtrisent bien la réalité économique et le marché du travail, ne parlent que des grands groupes en excluant de leur discours les PME qui pourtant représentent le gros des embauches en France.
Désespérant de malhonnêteté
Il ne sont que le reflet de l'incompétence de nos dirigeants qui se foutent comme de leur première chemise du marché de l'emploi
Toutes les lois dans ce pays sont taillées pour contrer les grands groupes qui trouvent le moyen de les contourner, et ne font qu'empêcher les PME de travailler
a écrit le 20/02/2016 à 10:54 :
comme disent certains ceci est le modernisme, mais pour qui.
On recule d'un siècle avec l'allongement de la durée du travail jusqu'à 60 heures, la régression des droits prud'hommaux, le licenciement ouvert à tout vent, la baisse du prix des heures supplémentaires, le droit patronal revenu au temps de Zola, le tout accompagné de baisse de salaires, de concurrence entre salariés par des référendums sous la pression à l'emploi.
Voici la nouvelle sauce du progrès social made PS/MEDEF et les socialistes de cet article ergote à comment veux tu être mangé en sauce PS ou en sauce MEDEF.
Ni l'un, ni l'autre,le progrès c'est le travail aux services du bien être de la société et non pas la société au service du travail ou plus simplement l'asservissement au patronat.
Le monde de la finance ne partage pas ses profits et voir les sommes exorbitantes reversées aux actionnaires est inacceptable.
Alors les travailleurs n'ont pas à brader leur force de travail.
Messieurs les socialistes qui faites semblant de contester cette attaque contre les droits des salariés, vous ne trompez plus les gens, car en dernier ressort vous voterez ces lois après avoir changer une ou deux virgules dans les textes, comme d'habitude.
Beaucoup on compris le jeu des socialiste, certains annonces le pire, d'autres crient au loup mais votent ensuite une compromission minimale.
Réponse de le 20/02/2016 à 22:32 :
Comme beaucoup, il semblerait que la seule chose que vous connaissiez des entreprises se limite à celles du CAC40.
La majorité des salariés travaille dans des PME et ETI.
Et votre vision des entreprises est à un million d'années lumière de ce qui se passe dans les PME et ETI Françaises.
La finalité de toutes entreprises est de remplir les carnets de commandes, et quand les carnets de commandes seront pleins, les embauches suivront. Depuis 40 ans, tout est fait pour saborder la compétitivité des entreprises, tout est fait pour compliquer les embauches et les licenciements, tout est fait pour contrecarrer la réussite des créateurs de richesse.
A partir du moment ou les carnets de commandes seront pleins, c'est un non sens de croire qu'une entreprise licenciera, comment honorera t-elle ses commandes ?
Dès lors que le chômage baissera et que par conséquent il sera plus difficile à une entreprise de recruter parce que moins de candidats, comment voulez que cette entreprise veuille baisser les salaires ?
Essayez de refuser une augmentation de salaire à un salarié qui menace de quitter l'entreprise quand vous savez que vous aurez toutes les difficultés du monde pour recruter son remplaçant.
Trente ans que je suis cadre dirigeant dans des PME et j'ai jamais vu ça.
Aucune entreprise au monde qui a des commandes formule le souhait de licencier. Bien au contraire, rare voir inexistant sont les dirigeants qui ne souhaitent pas voir leur entreprise grossir et donc recruter de nouveaux collaborateurs. Malheureusement, beaucoup de mes compatriotes sont convaincus du contraire, souvent par méconnaissance ou pire par bourrage de crâne. A tous, je vous encourage à créer votre entreprise afin de savoir. Vive les PME et vive La France.
Réponse de le 21/02/2016 à 14:26 :
La réponse est intéressante.

Si je suis votre raisonnement,
Une entreprise qui n'a pas de commandes n'embauchera pas que le droit du travail soit flexible ou complexe!

Donc une entreprise qui a des commandes embauche et ne licencie pas qu'importe la complexité du droit du travail?

Il n'y a pas de lien entre complexité du droit du travail et emploi!

Pour info:

Il y a des mutations importantes de l'environnement des entreprises (technologie, internationalisation, nouveaux process...) et il peut être préférable de licencier des quinquagénaires couteux pour prendre des jeunes plutôt que de former son personnel, même lorsque les carnets de commande sont pleins.

Il reste une tendance à l'augmentation des rémunération décorrélée de la productivité qu décline à partie de 40 ans, il peut être intéressant de licencier ces salariés moins productif et couteux pour les remplacés par des jeunes même lorsque les carnets de commande sont pleins.

Le plafonnement permettra de licencier facilement les salariés usés, blessés, malades, les femmes en congé maternité et autres puisque le prix sera fixé forfaitairement... Pourquoi se priver si c'est possible?

Enfin, la création de valeur actionnariale peut pousser une entreprise rentable à détruire de l'emploi et des activités si celles-ci ne rapportent pas plus que le cout du capital (WACC) et on ne renonce jamais à une économie de couts.
Réponse de le 22/02/2016 à 10:49 :
...merci L'entrepreneur pour votre commentaire réaliste et motivé !
Quant à gringo, il montre une fois de plus son incompétence concernant la réalité du monde du travail, et un raisonnement de salon des plus simplistes ! Bien sûr qu'il y a corrélation entre complexité du droit du travail et licenciement, ne vous déplaise...c'est pourtant facile à comprendre, même pour un donneur de leçons !
a écrit le 19/02/2016 à 18:52 :
Bla bla. J'aimerais que les politiciens cessent de parler des entreprises.

Les entreprises ont besoin d'une réglementation stable, prévisible et simple.
Les entreprises ont besoin d'une fiscalité simple, transparente et... prévisible.
Il serait bon de sortir des visions erronées d'un certain nombre de politiciens et d'économistes.
Les entreprises aimeraient être libérées du surcroît de paperasserie qu'elles voient s'accumuler depuis plus de trente ans.

Et c'est pareil pour les citoyens, on a pas besoin de bureaucrates et de formulaires. L'être humain n'est fondamentalement pas fait pour entrer dans des cases, il a besoin de liberté. Le système est devenu trop complexe et trop compartimenté.

L’administration ne doit pas chercher à atteindre l’exhaustivité et la précision mais apparaître légitime, claire et transparente... et souple.

L'esprit des lois a complètement été oublié alors qu'il dépasse largement ce cadre : la loi mais les normes, les droits les devoirs doivent être fondamentalement les mêmes pour tous, les régimes spéciaux n'ont aucune légitimité.

Il ne s'agit pas pour autant de rejeter toute forme d'aménagement, mais ces aménagements doivent être pensés d'une manière simple, souple, adaptable.

Depuis plus de trente ans, on fait tout le contraire : plus de lois, plus de décrets, plus de normes, plus de règlements, plus de formulaires etc. Alors quand dans ce qui relève de la fonction publique, jamais il n'y a eu autant d'administratifs, les services publics sont sans cesse moins nombreux avec, sublime paradoxe, une fiscalité qui augmente au delà du raisonnable.

Les premiers à devoir se réformer, ce sont les politiciens et les syndicats. Ensuite, peut-être qu'ils sauront prendre les décisions qui s'imposent. Comme défendre bec et ongle, enfin un Glass Steagall Act mondial et le retour d'un étalon monétaire (on peut rigoler dessus, mais si les monnaies devaient subir une débandade, si l'or est vu par certains comme une relique, une chose est certaine, cette relique redeviendrait essentielle car il n'y a guère qu'en Occident qu'elle est considérée comme préhistorique!).
a écrit le 19/02/2016 à 17:27 :
Oui mais comme on peut le constater le gouvernent applique une politique de droite en matière économique, vous devriez plutôt nous dire pourquoi il est impossible d'inverser la vapeur politiquement dans ce pays, on pourrait apprendre quelque chose là au moins.
a écrit le 19/02/2016 à 17:21 :
Exactement ! Comment espérer avoir des créations d'emploi avec une loi aussi déséquilibrée ( et qui ne vise encore que les seuls salariés du privé ) ? Ce sera bien plus simple administrativement de faire bosser plus ceux qui sont en place (et formés) plutôt que d'embaucher (moins de paperasse).
C'est une loi anti modernité : travailler plus à l'heure de l'automatisation généralisée qui arrive est un contresens historique car bientôt seul 20 % des salariés actuels seront suffisants pour faire tourner l'économie. Alors que fera t-on des autres ? Alors même qu'on nous parle de baisse des droits des chômeurs et que les départements n'arrivent plus à financer le RSA ? On leur demandera poliment de crever en silence ?
a écrit le 19/02/2016 à 16:59 :
C'est bien que des députés PS s'opposent -après élections- à une Loi en préparation dont ils comptent bénéficier des effets à la prochaine élection. Le cynisme crasse en oeuvre. Cependant leur affirmation tient de la pétition de principe car étayée par des illusions tandis que l'application réelle de telles mesures dans d'autres grands pays prouve le contraire : sans particulièrement créer d'emploi, avec cependant un léger mieux, les mesures n'en détruisent pas mais positionnent assurément les situations en possibilité d'une amélioration. Autrement dit d'éventuels freins sont levés. Hollande en fin stratège qu'il est considère que la gauche-gauche lui sera acquise faute de mieux, qu'il trône sur la gauche-centre avec des fulgurances marxistes et qu'il lui faut conquérir en quelque sorte une gauche-droite voire extrême droite pour réunir les deux tenants du global parti en écrasant Sarkozy que l'on aura entre-temps collé en prison. Le parti national et patriote de Marine Le Pen se trouve donc seul devant les six faces du cube que veut représenter Hollande à lui seul, un global parti unifié.
a écrit le 19/02/2016 à 16:51 :
Le chomage est lié à l'arrivée à l'age de la retraites des classes issues du baby boom, et aux effets des gains de productivité liés à l'usage de l'énergie. L'énergie permet de travailler moins pour la même production, ce que l'on assimile à du chomage. Il faut rémunérer ce temps libéré par un prélèvement sur l'énergie. Qui est contre?
Réponse de le 19/02/2016 à 20:01 :
Moi parce que ça n'a guère de sens si c'est pris unilatéralement. Si on taxe unilatéralement un facteur de production comme l'énergie on favorise encore un peu plus les délocalisations. C'est sur la consommation finale (c'est à dire de la TVA sociale) qu'il faut asseoir les prélèvements notamment sociaux.
Réponse de le 20/02/2016 à 8:09 :
@bruno. Merci pour votre réponse. Il s'agit d'une mesure à niveau constant, comme le propose la note n°6 du CAE. DE plus, une taxe sur l'énergie permettrait d'agir pour la protection du climat comme le propose notre prix Nobel. Cela nécessiterait plus de développement.
Réponse de le 20/02/2016 à 8:17 :
Suite. Taxer l'énergie en réduisant le cout du travail est favorable jusqu'à un certain seuil que l'on doit obtenir progressivement, suivant un raisonnement du double dividende de Mireille Chiroleux-Assouline. Un peu comme pour les impots.
Réponse de le 20/02/2016 à 8:25 :
Suite 2. Il faut tenir compte de la relation cout du travail et prix de l'énergie pour choisir des investissement pour économiser ou produire de l'énergie. Il y aurait encore beaucoup à dire!
Réponse de le 20/02/2016 à 8:32 :
En fait, taxer l'énergie correspond à basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique; à taxer la consommation au lieu de la production.
a écrit le 19/02/2016 à 16:36 :
L'erreur est de ne pas avoir supprimé complètement toute référence à la durée légale hebdomadaire du travail. En revanche on aurait pu renforcer l'obligation de discuter d'un salaire horaire par niveau de classification dans les branches (en valorisant davantage les emplois pénibles) et baisser davantage les charges des heures contractualisées en CDI sans le faire pour les heures supplémentaires. Contractualiser trop d'heures par rapport à l'activité aurait été cher (puisque le salaire horaire était verrouillé) et ne pas en contractualiser assez (comme en UK) aurait été cher aussi puisque les heures supplémentaires (c'est à dire "hors contrat") restaient chargées.
a écrit le 19/02/2016 à 16:32 :
Ce projet de loi devrait permettre de discuter et de trouver la bonne solution. Pour moi, il faudrait faire intervenir le role de l'énergie (répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie), mais cela impliquerait d'associer au débat des spécialistes de l'énergie et de l'écologie. Jean Tirole propose de mettre une taxe sur l'énergie pour tenir compte de l'action sur le climat. D'autres envisagent d'utiliser cette taxe pour réduire le cout du travail. Il y a surement un compromis.
a écrit le 19/02/2016 à 16:32 :
Ce projet de loi devrait permettre de discuter et de trouver la bonne solution. Pour moi, il faudrait faire intervenir le role de l'énergie (répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie), mais cela impliquerait d'associer au débat des spécialistes de l'énergie et de l'écologie. Jean Tirole propose de mettre une taxe sur l'énergie pour tenir compte de l'action sur le climat. D'autres envisagent d'utiliser cette taxe pour réduire le cout du travail. Il y a surement un compromis.
Réponse de le 19/02/2016 à 20:04 :
La TVA sociale taxe le contenu en facteurs de production (donc le travail ET l'énergie) sans handicaper la compétitivité.
Réponse de le 20/02/2016 à 8:48 :
@bruno. La TVA sociale n'est pas suffisante; elle permet seulement d'obtenir le choc de compétitivité. Elle doit être accompagnée d'un autre prélèvement (sur la consommation).
Réponse de le 20/02/2016 à 10:00 :
@Réponse de Gépé : Pourquoi la TVA sociale devrait-elle être complétée par un autre prélèvement ? La TVA sociale c'est une augmentation de TVA compensée par une baisse de charges. Les recettes publiques sont globalement les mêmes. Par contre ça a pour effet de surenchérir les produits importés et de donner une marge de manœuvre supplémentaire aux exportateurs. C'est une dévaluation interne, instrument indispensable pour la respiration de notre économie.
Réponse de le 20/02/2016 à 13:27 :
@Théophile. La TVA sociale rapporterait 30 à 40 G€. Il faudrait au moins 150 G€ pour ne pas augmenter d'avantage les charges sur la production à l'horizon 2035. La taxe sur l'énergie est la seule solution pour trouver cette somme en augmentant progressivement. Merci.
Réponse de le 21/02/2016 à 15:44 :
@Réponse de Gépé
Je comprends ce que vous voulez dire mais l'énergie n'est pas la solution : outre que ce serait assez complexe, ça chargerait trop les secteurs primaire et secondaire qui consomment beaucoup d'énergie et où la France est en concurrence avec les produits importés et du coup, on n'obtiendrait pas ce différentiel de compétitivité souhaité (d'autant que le faible coût relatif de l'énergie française est un avantage qu'il faut conserver). Je pense que si on devait appliquer la TVA sociale, il ne faudrait augmenter la TVA que sur les produits (donc c'est en effet limité à 30-40Ge environ) et trouver un autre prélèvement sur les services et le bâtiment : par exemple en restreignant la CVAE à ces secteurs et en l'augmentant sensiblement (à la place de la TVA) en substitution des cotisations contributives sur les salaires...ce qui permettrait en outre d'annuler les dotations aux CL ou de décentraliser davantage vers les régions.
Réponse de le 22/02/2016 à 8:26 :
@Théophile. Une partie de ma réponse est dans la note n°6 du CAE; elle correspond aussi aux principes applicables à "l'impot sur l'énergie". Il faut neutraliser ses effets sur les entreprises comme pour la TVA. Merci.
Réponse de le 22/02/2016 à 8:29 :
et j'ajouterai: il faut compléter cette mesure par une allocation récupérée sur les trancehes d'imposition de l'impot sur le revenu.
a écrit le 19/02/2016 à 16:24 :
La Tribune deviendrait elle le porte parole de la majorite gauchiste?
Réponse de le 20/02/2016 à 12:33 :
C'est aujourd'hui que vous vous en apercevez ? Aucun journal eux ...ne peut cracher dans la soupe, et retournerons leurs vestes le moment venu
Réponse de le 21/02/2016 à 18:53 :
Le gauchisme? Je crois que vous ne connaissez pas le sens de ce mot.

Est-ce que la tribune est le porte voix de la gauche?

Je pense que la tribune, les echos, le figaro et même l'opinion vont ouvrir grand leurs portes à l'opposition interne du PS.

Cette loi peut potentiellement faire exploser le PS à un an des élections... Ca serait dommage de pas mettre un peu d'huile sur le feu!

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