Longue vie à la déglobalisation !

 |   |  803  mots
(Crédits : DR)
La globalisation a pris fin, comme en témoigne notamment la chute des mouvements de capitaux. Il n'y a pas lieu de la regretter. Par Michel Santi, économiste

La globalisation est morte : longue vie à la déglobalisation ! En effet, si le Brexit n'a (heureusement) pas été le cataclysme que bien des analystes prévoyaient, il n'en est pas moins la manifestation la plus spectaculaire de la fin du règne de la globalisation. Une révolte gronde effectivement -à l'échelle des pays occidentaux- depuis les crises des années 2007 et 2008, sourde au départ puis progressivement de plus en plus visible à l'encontre des élites.

Tandis que les équipes au pouvoir remportaient le plus souvent les élections au sein des nations démocratiques si elles décidaient de se représenter, elles perdent désormais quai-systématiquement les élections depuis 2008. Cette rébellion démocratique à l'encontre de l'establishment n'est en rien idéologique puisqu'elle affecte indifféremment la gauche et la droite aux affaires. Elle est la résultante d'une croissance mondiale anémique, elle est la sécrétion de la stagnation séculaire, ayant comprimé l'activité économique mondiale d'un taux moyen de 3.5% avant la crise à 2% aujourd'hui.

Une posture manifeste de concurrence déloyale

Du reste, le seul pays qui semble tirer son épingle du jeu avec un taux de chômage inférieur à 5% -les Etats-Unis- subit lui aussi cette érosion des revenus puisque la masse de ses travailleurs ne bénéficie d'aucune progression salariale. Quant à l'Allemagne, elle se retrouve dans une posture manifeste de concurrence déloyale puisque l'amélioration de ses fondamentaux économiques n'a pu se construire que sur le linceul des autres économies européennes. Bref, un sentiment de récession généralisée règne sur l'Occident dont le maillon faible est l'Union européenne qui en a subi deux depuis 2008!

Les banques centrales pour édulcorer la crise

Face à ce fiasco des exécutifs au pouvoir et à une croissance en berne, les banques centrales ont dû envahir de plus en plus le terrain économique afin de tenter d'édulcorer une crise susceptible de dégénérer sur le plan politique et social. Leur création monétaire, cependant, a bien plus profité aux riches -qui se sont enrichis davantage à travers la progression de la valorisation des actifs boursiers, obligataires, immobiliers- qu'à ceux qui en avaient réellement besoin. Comme ce sont les riches et les nantis qui sont les heureux détenteurs de ces actifs, c'est eux qui profitent de la flambée redevable à ces injections de liquidités des banques centrales ayant donc pour eu effet (involontaire) d'accentuer les inégalités. Tandis que, au niveau mondial, le nombre des milliardaires a doublé depuis 2008, alors que les capitalisations boursières ont augmenté de plus de 100% sur nombre de places, la progression des revenus des classes moyennes et pauvres a été symbolique, quand elle a eu lieu! C'est à cette aune qu'il faut analyser le Brexit, qui ne fut qu'un plébiscite contre les élites, contre les citadins, contre les diplômés, bref contre tous ceux qui ont bénéficié de la globalisation, de l'ouverture des frontières, de la libre circulation des biens et des capitaux...

Effondrement des flux de capitaux transfrontaliers

Nous assistons donc depuis quelques années au phénomène inverse qui consiste pour les États, pour les banques et pour nombre d'institutions naguère globales à un mouvement de repli à l'intérieur de leurs frontières nationales. Le signe le plus manifeste de cette frilosité mondiale réside dans l'effondrement des flux de capitaux transfrontaliers de 16% du P.I.B. mondial en 2007 à 1.6% aujourd'hui (selon un rapport de la Banque d'Angleterre). Soit un retour aux années 1980, qui affecte évidemment la croissance globalisée en proportion puisque celle-ci est directement corrélée au flux international des capitaux. Cette globalisation qui a tiré de la pauvreté les pays émergents a donc en même temps appauvri les classes moyennes des nations occidentales.

Pourquoi nous -français ou italiens ou grecs- serions-nous favorables à une globalisation qui a détricoté notre tissu social et provoqué la déchéance de notre niveau de vie? Le Brexit nous vient de la crise de 2008, elle-même fruit empoisonné de la globalisation. Quant au message émanant de ce Brexit, il est clair et limpide : les dirigeants politiques de demain devront d'abord et en priorité s'occuper de soulager les laissés pour compte de la globalisation.

Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est conseiller en investissements sur le marché de l'art et Directeur Général d'Art Trading & Finance. Il est également l'auteur de : "Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience", "L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique" et de "Misère et opulence".

A paraître en septembre chez « Lignes de repères » : « Plus de Capital au XXI è siècle », préfacé par Philippe Bilger.

Sa page Facebook et Twitter.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/08/2016 à 19:07 :
D'où l’intérêt pour les journalistes, les politiciens, les analystes et les professeurs de sortir de leurs bureaux et de visiter les entreprises (les PME, les autres ont leurs lobbyistes!). Dès 1990 nous nous alarmions de ne plus pouvoir répondre aux appels d'offres, de voir disparaître des masses de concurrents, d'être face à d'énormes entreprises.
Les journalistes ou nos élus que nous avertissions, nous prenaient pour des barges, nous promettaient un rééquilibrage à venir.
En 2002 des 48 entreprises spécialisées dans mon secteur*, en Allemagne, Suisse, Autriche, Pologne et France, il n'en restait que deux, ayant multiplié les prix par 12, réduit les normes de 180 pages à 22, et le personnel est passé de 7500 à 300, et les salaires moyens de 16.50€ à 10.30€.
Qui étaient les nouveaux propriétaires: Bayer et Dupont. Je n'ai rien contre eux! ils font beaucoup de recherche! Mais ils n'aiment pas partager les marchés.
Dito pour les autres monstres, libérés par les politiciens complices des législations trop contraignantes.
C'était prévisible pour un étudiant en économie, faisant une analyse simple et logique.
Si c'est le résultat d'une volonté, parfait, c'est réussi. Sinon, on a un nouveau Darwin- awards à décerner!
Comme incompétents , nos élus sot splendides!!!
*Étanchéités industrielles en milieu sensible (chimie, pétrochimie, métallurgie) et protection de l'environnement. J'ai vendu mes brevets en 1998.
Réponse de le 18/08/2016 à 11:24 :
« Manager c'est dominer le changement et le provoquer dans une direction maîtrisable » écrivez-vous, plus bas.
C'est à ça que je réfléchis depuis 40 ans, pas sans résultat. Donc je ne me sens pas attaqué quand je n'ai pas confirmation de mes idées, même si c'est indirectement qu'on les utilise.
Le Professeur Pierre Bauchet Prof d' économie et Président de Paris I Sorbonne a changé complètement d'avis sur la mondialisation après que je lui ai écrit, alors qu'il ne m'a pas répondu.
Je l'ai constaté par ses articles dans La Croix en 1996.
Un groupe d'économistes réputés comprenant R. Solow, Prix Nobel, O. Blanchard, économiste en chef du FMI ces 10 dernières années, Edmond Malinvaud, Prof au Collège de France, etc ont repris dans un rapport au Sénat le 31 Mars 1994 mon idée de fixe par emploi non hiérarchisé financée par l'impôt communiquée 8 ans plus tôt à un Prof de la Faculté de Rennes qui ne voulait pas croire que c'était le père de son élève qui avait écrit ça.
Allez faire un tour sur le forum Économie de Boursier.com et vous constaterez que j'ai la réponse à vos questions : Bayer et Dupont n'écraseraient plus leurs concurrents.
a écrit le 17/08/2016 à 17:47 :
Je suis étonné d'un tel article de la part d'un économiste de renom, qui doit bien connaître Ricardo, pourtant ! (d'autant que les effets moyen termes du Brexit ne sont pas connus)

Cela dit, il y a bien des choses effrayantes dans la mondialisation. Par exemple, le simple fait de déléguer à la terre entière la production de nos biens les plus vitaux (acier, argent, bouffe, ... ) nous rend dépendants, ou sensibles aux risques systémiques. Ou encore : prôner l'abolition des frontières, c'est risquer de se laisser envahir, de perdre son âme, sa culture, sa religion, sa liberté
a écrit le 17/08/2016 à 14:50 :
Qu'est ce que c'est que cet article serieusement... on dirait en effet du Marine Le Pen..
"Splendeurs et misères du libéralisme", "Capitalism without conscience", "L'Europe, chroniques d'un fiasco économique et politique" etc etc, nan mais serieusement, si vous voulez retourner au Moyen-Age, libre a vous, mais moi je suis tres bien dans mon epoque ! Le monde est rempli d'opportunites, et si vous etiez pas faineants, vous vous bougeriez pour les saisir ! Donc arretez un peu de vous plaindre, ou alors faites-le en silence avec vos amis de la CGT ! Ca peut etonner mais il y a encore des Francais prets a suer pour leur pays !

Merci a bruno_bd et tous ses sympatisants de m'aider a ne pas perdre totalement espoir en la France...
Réponse de le 17/08/2016 à 17:54 :
Michel Santi ne fait que constater une réalité indéniable par n'importe quel citoyen un peu objectif. Il se trouve que le front national fait le même constat, ce qui ne signifie nullement qu'il rejoint le point de vue de Marine Le Pen. qui ne propose rien de sérieux pour qui a des idées sur la question.
Plutôt que de quitter l' Europe la solution consiste à persuader nos partenaires de l'erreur à la base de la construction et de bâtir une nouvelle Économie plus humaine, au service de l'homme et de tous les hommes, donc en privilégiant l'emploi plutôt que le consommateur, car on travaille pour vivre, on ne vit pas pour travailler.
Mais cela ne s'improvise pas.
Réponse de le 17/08/2016 à 20:21 :
Ne vous sentez pas attaqué quand vous n'avez pas confirmation de vos idées ! Apprendre c'est aussi voir ce qui peut être vrai dans la vision d'un autre!
Votre vision franco- française "Le Pen- CGT. retourner au moyen age, fainéant, pas prêts à suer pour la France", est une caricature triste parce que complètement à coté de la plaque!
Manager c'est dominer le changement et le provoquer dans une direction maîtrisable.
Cet article donne des faits, des résultats démontrant simplement que nos élus européens ont choisi d'écouter les mauvais conseillers.
Si la France avait évité de ne penser qu'à son confort pendant 30 ans, elle pourrait prétendre à un autre statut aujourd'hui, plus confortable. Quand on est parti depuis 30 ans, on a l'impression que peu de chose ont changé au retour! Les mentalités entre autre.
a écrit le 17/08/2016 à 13:28 :
Le Brexit n'est pas (encore) le cataclysme annoncé parce que le nouvel exécutif britannique avance les deux pieds sur les freins et semble avoir engagé une course de lenteur ! Après tout l'exemple français a montré que 3 ans c'était le bon délai pour enterrer le résultat d'un référendum, à condition de l'annoncer clairement. Quant au couplet de German-bashing, on commence à l'avoir assez entendu. Il ne tient qu'à nous d'engager les mêmes réformes de compétitivité que l'Allemagne a faites depuis 15 ans.
a écrit le 17/08/2016 à 10:09 :
"Pourquoi nous -français ou italiens ou grecs- serions-nous favorables à une globalisation qui a détricoté notre tissu social et provoqué la déchéance de notre niveau de vie?"

Peut-être parce que "nous" avons adopté des comportements rapaces durant des décennies et que "notre niveau de vie" n'est possible qu'au prix d'une pression environnementale et sociale intenable et inéquitable pour le reste de la planète? Votre opinion, rédigée de cette manière, semble vraiment ethnocentrée et conservatrice... Je crains que votre discours ne diffère pas tellement d'une Marine Le Pen.
Réponse de le 17/08/2016 à 10:56 :
Très bonne réponse ... que chacun balaye devant sa porte
Réponse de le 17/08/2016 à 11:11 :
"Je crains que votre discours ne diffère pas tellement d'une Marine Le Pen."

Vous savez que c'est à force de propos binaires de ce genre que l'on en est à 30% d'intention de vote pour le front national ?
a écrit le 17/08/2016 à 8:47 :
Méfiant, les anglais sont resté sur le pas de la porte de l'UE, voyant le désordre a l'intérieur, il ne pouvait que retrousser chemin! Mais ceux qui sont a l'intérieur auront bien du mal a en sortir avec leur affaire de colocataire intégré!
Réponse de le 17/08/2016 à 12:43 :
Ils n'y sont jamais entrés, sont restés passager clandestin avec droit de vote quand même (pour bloquer la machine), parce que seul le commerce les intéresse, surtout pas être intégrés à des Etats-Unis d'Europe, un vrai cauchemar.
a écrit le 17/08/2016 à 8:38 :
On a cru que la disparition de la concurrence entre États, pour le plus grand bonheur des multinationales, aller apporté de la croissance! Elle n'apporte que chaos!
a écrit le 17/08/2016 à 7:54 :
Vous prenez vos désirs pour une réalité. Mēme la crise des années 30 n'a pas mis un terme au mouvement inexorable d'un monde toujours plus interdépendant et globalisé. Un peu de recul et de hauteur s'il vous plaît.
a écrit le 16/08/2016 à 22:35 :
si au lieu de jouer au macroeconomiste dans sa tour d ivoire vous aviez discute avec des brits vous sauriez d'ou vient le brexit
c'est certainement pas ce que vous imaginez ( si vous comprenez pas bien, allez faire un tour a mable arch un de ces 4...)
pour les allemands la mauvaise foi habituelle est de mise
les balances penchent effectivement vers l'allemagne au niveau europeen.... ttt comme au niveau mondial!
c'est risible d'entendre les francais qui decouragent tt le monde et mettent dehors leur industrie chercher a nouveau un bouc emissaire des pbs qu'ils ont crees tt seuls
pathetique et pitoyable, mais bon, c'est tres francais tt ca!
je me demande qui vous allez accuser quand votre pays ressemblera au venezuela!
a écrit le 16/08/2016 à 21:39 :
Ces échanges déséquilibrés avec les pays pauvres sont payés non seulement par les autres pays membres de l' Europe mais aussi par une partie du peuple allemand qui doit subir des concurrences insupportables, d' où les jobs à 1 € . Ajoutez-y les pays d' Europe de l' Est qui servent de sous traitants à l ' Allemagne ( sous traitance = maltraitance ) et vous avez une Allemagne à 2 vitesses !
La création d'un SMIC Allemand n'est qu'un emplâtre sur jambe de bois, comme le SMIC Français n'a pas empêché le chômage, juste freiné sa progression.
Les chômeurs sont les victimes innocentes d' une classe dirigeante prétentieuse et incapable qui se gargarise d' incarner des valeurs qu'ils bafouent en réalité, promouvant un idéal mondialiste utopiste au détriment de leurs concitoyens dont ils ont la charge immédiate et actuelle.
Exactement comme les accords de Munich que Georges Bernanos qualifia d'imposture en 1938 !
a écrit le 16/08/2016 à 21:29 :
Face à la concurrence des émergents, on crie maintenant à la déglobalisation .Mais cela est impossible en occident sans renversement du système capitaliste.

Donc, dans l'avenir, les chinois continueront à laminer l'économie occidentale.Exemple récent : déferlement de l'acier chinois en Europe, les "géants" européens ont vraiment été laminés; ils se sont accourus en pleurant vers papa l'Etat pour réclamer des protections douanières et celui-ci ne pouvait pas refuser.

Les émergents sont vraiment des monstres, le marché mondial ne leur suffisant pas, il veulent asphyxier les géants européens dans leur propre famille.

C'est dans cette atmosphère de concurrence impitoyable qu'il faut comprendre les économistes réactionnaires qui crient au secours pardon à la déglobalisation.
a écrit le 16/08/2016 à 19:50 :
Bravo pour le retournement de veste!Je gage que vous allez etre suivi par bon nombre d'économistes et de politiques
a écrit le 16/08/2016 à 18:51 :
L'exemple de l' Allemagne montre bien l'erreur d'une monnaie commune sans règles fiscales et sociales communes. L' Allemagne prospère en vendant au monde entier ses machines-outils de qualité aux pays sous développés qui inondent ensuite aussi ses concurrents européens.
Cela engendre des déficits généraux comblés par des emprunts à bon marché sous le couvert d'une monnaie européenne globalement créditrice grâce justement à l' Allemagne.
Sous la pression des classes moyennes mécontentes d'autres pays vont sortir de l' Union, découvrant l'abîme creusé sous nos pieds et caché par des taux d'intérêt provisoirement bas.
Bon jour les Économies en plein vent !
Maurice Allais avait raison : on ne peut échanger avec les pays pauvres, car c'est au détriment de ses concitoyens et cela nous enlève les moyens d'aider ces pays en plus, comme d'accueillir dignement
les réfugiés !
Tout est perdu, l'honneur aussi !
a écrit le 16/08/2016 à 18:38 :
C'est bien de faire une analyse économique de la situation, mais il faudrait aussi tenir compte des facteurs sociaux qui plombent la confiance dans l'avenir. L'importation de main d'oeuvre aux USA et dans le reste de l'occident accroissent considérablement les effets psychologiques d'une crise économique. Le sentiment de déchirement du tissu culturel de chaque nation n'encourage pas non plus à l'optimisme. Si on ajoute à cela le bras de fer entre l'OTAN et la Russie, ainsi que le terrorisme, on comprends pourquoi le sentiment de malaise des populations occidentales est amplifié.
a écrit le 16/08/2016 à 17:48 :
Je suis entièrement d'accord avec votre bilan mais beaucoup moins avec votre enthousiasme, les responsables de cette plus grave crise économique de tous les temps sont également les principaux détenteurs de capitaux et donc de moyens de production, ces gens là étant peu ou pas éclairés on voit mal comment l'économie pourra repartir de façon dynamique, l'incompétence, l'inertie, le conservatisme et la compromission caractérisant ces gens là.

Mais le Brexit est un bon point de départ d'analyse puisque l'on constate que May, devant dorénavant réellement naviguer et non faire semblant obéissant bêtement aux injonctions néolibérales de Bruxelles est en train de mettre le peuple anglais au centre de sa politique et ça devrait fonctionner.

L'explosion de cette europe devient quand même une priorité afin de relâcher un peu de pression et permettre un progressisme économique conséquent rendant les politiciens moins dépendants des gros chèques et du chantage du néolibéralisme et plus des peuples qui les élisent, ce qu'ils semblent avoir totalement oubliés.
a écrit le 16/08/2016 à 16:41 :
Ces observations de M. Santi sont des évidences qu'il est encore malséant d'énoncer dans les cercles vertueux et raisonnables régnant encore dans la plupart des médias (aux mains, d'ailleurs, de milliardaires célèbres). Les "élites" continuent à mettre ces "accidents" électoraux (2005, Brexit...) sur le compte du "populisme", du "fascisme rampant", ou comme le dit l'ineffable Alain Minc, sur le "manque d'éducation" des peuples. Elles ne veulent pas entendre les craquements dans la coque du bateau qui tangue. Tant que ça flotte, vaille que vaille !
Réponse de le 16/08/2016 à 18:17 :
Cela va même plus loin que ça, le bateau coule mais ils nous affirment que c'est la bonne direction !
Réponse de le 16/08/2016 à 19:52 :
vous faites partie des nostalgiques qui croient qu'on peut revenir en arrière!la mondialisation et la globalisation sont irréversibles ,seuls les reveurs continuent a éspèrer!
Réponse de le 17/08/2016 à 9:23 :
@elu PS
Oui, on peut rêver… n’oublions pas que l’histoire est un éternel recommencement, pour l’avoir oublié, beaucoup d’élus (du PS entre autre) s’en mordrons les doigts. N’oubliez pas ce que disaient nos anciens après la 1 guerre mondiale……
Réponse de le 17/08/2016 à 10:17 :
Mais il faudrait quand même prendre un peu de recul et voir que le monde qui nous entoure, avance inexorablement et emporte toute les résistances qui se dressent... En France, et en Europe, on est toujours en train de freiner des quatre fers et du coup on est toujours contraint à plier ou casser.
Français ou Européens, on veut garder une forme d'humanisme, une forme de "protectionnisme social". Ne peut-on pas l'assumer et trouver notre voie et au lieu de vouloir dire "non on veut pas bouger" dire, "oui participons" à cette mondialisation mais avec nos exigences, nos valeurs ?

Il faut plus de force pour les Européens, et pour ma part c'est sur cette optique que j'attends nos dirigeants. Il faut plus de volontarisme dans l'action, des investissements... On est complétement à l'écart des nouveaux flux et échanges mondiaux, il serait temps de foncer non ? On est quand même encore le premier pole économique mondial avec quelques pays non négligeables dans les premières puissances mondiales. Il faut que le politique au sens noble du terme reprenne son rôle !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :