Pétrole : les très grandes manœuvres russes

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(Crédits : Valérie Semensatis)
Qui aurait pu prédire, il y a trois ans que la Russie allait connaître une importante crise économique ? Crise d'origine interne, externe ? Quelle politique le Kremlin va-t-il pouvoir mettre en place pour combattre cette situation? Par Gérard Vespierre, associé fondateur de Strategic Conseils, Chercheur Associé à la FEMO Fondation d'Etudes pour le Moyen-Orient.

Qui aurait pu annoncer que Moscou après des taux de croissance de respectivement 4,3 et 3,4% en 2011 et 2012 allait connaître une récession de -4% en 2015 ? Personne.
Quelles en sont les causes ? Des déficiences structurelles dans l'économie russe ? Les sanctions américaines et européennes après le conflit ukrainien ? La baisse spectaculaire du prix du pétrole ?
Jetons d'abord un regard sur les résultats de croissance de ces dernières années. Le graphique ci-dessous met clairement en lumière que les difficultés ne sont pas conjoncturelles, liées à des éléments de court terme. La pente descendante de l'économie russe s'est clairement amorcée dès le début de la décennie, en mettant naturellement entre parenthèse l'année de la crise mondiale de 2009.

Vespierre pétrole

Source Banque Mondiale

La décélération amorcée en 2013 s'est produite alors que le prix du baril était encore au-dessus de 100 dollars et que la crise ukrainienne survenue en toute fin d'année n'avait pas impacté la situation économique de la totalité de l'année.

Les premiers frémissements contre le Rouble

Que s'est-il passé en 2013 ? Les premiers frémissements de baisse du Rouble, très stable par rapport à l'Euro depuis plusieurs années, autour de 40 Roubles pour un Euro, se sont produits à partir du mois de mai (zone coloré dans le graphique ci-dessous). Pour quelle raison ? Les premières déclarations du président russe, menaçant l'Ukraine de sanctions si une signature d'accord économique intervenait avec l'Union Européenne.... Les marchés, les investisseurs, nous le savons, ont horreur des déclarations politiques fortes, des menaces, car elles créent des zones de risques, et ces mêmes intervenants ont une aversion pour les risques, ou tout du moins ils le font payer par une prime... négative.

Cours Euro / Rouble

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Source Latribune.fr

Le décrochage monétaire s'est réellement produit quand le seuil des 50 Roubles pour 1 Euro a été franchi, fin 2014.

L'impact considérable de la baisse du pétrole

Ce deuxième paramètre a en effet causé, non seulement une baisse des recettes de l'Etat Russe, mais a également conduit le Rouble à perdre ... 43% de sa valeur vis-à-vis de l'Euro et 50% par rapport au dollar, depuis Octobre 2014, en ....16 mois.

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Source : Strategic Conseils

Cette dévaluation monétaire s'est naturellement traduite par une montée de l'inflation à 15% pour l'année passée, et une obligatoire montée des taux de la banque centrale russe, à 11% actuellement, ce qui ajoute naturellement un frein à l'activité économique.

Comment sortir de cette crise ?

Comme dans n'importe quelle mise en place de politique de sortie de crise, il convient tout d'abord de faire un juste diagnostic sur les causes de la crise.
Certes, l'économie russe connaissait un réel ralentissement puisque le taux de croissance de 2013, c'est-à-dire avant le déclenchement de la crise ukrainienne n'était plus que de 1,3% alors que le cours du baril de pétrole était encore en moyenne à 110 dollars le baril...
En dehors des facteurs structurels de l'économie russe qui expliquent cette situation, rigidité, manque de diversification et d'innovation, difficulté de créer et de développer de nouvelles entreprises, la chute du prix du pétrole est le principal facteur de cette crise.
C'est pourquoi l'option d'un plan de relance mobilisant des réserves financières existantes n'a pas été retenue par le Kremlin.

Pas de réel plan interne de sortie de crise

On ne peut en effet considérer comme tel, les informations distillées le 25 janvier par l'agence Reuters :

« Le gouvernement russe a mis de côté 135 milliards de roubles (1,58 milliard d'euros), somme destinée à soutenir l'économie réelle dans le cadre d'un projet de plan anti-crise, ont déclaré deux hauts responsables. Selon une troisième source, Moscou pourrait également puiser dans une réserve de 340 milliards de roubles pour tenter de désamorcer toute grogne sociale »

Le montant certes impressionnant de 350 milliards de Roubles, traduit en monnaie européenne, ne représente plus que 4 milliards d'Euros pour un pays de.... 145 millions d'habitants.... Un peu moins de trente Euros par habitant ... sur l'année... autant dire, une opération de communication, mais pas un plan de sauvetage.
Les possibles projets de privatisation de quelques entreprises ne sont pas non plus destinés à une sortie de crise, tout au plus à apporter quelques recettes supplémentaires au Budget, qui en a bien besoin.
Cela traduit clairement la vision du pourvoir : la cause principale n'est pas intérieure, mais extérieure, le prix du baril, il faut en conséquence un dispositif extérieur pour tenter de résoudre la crise.

L'objectif impératif: faire remonter les cours

A partir du moment où le diagnostic est clairement posé, à savoir que les causes sont principalement extérieures, et qu'aucun plan de relance ne pourra modifier sensiblement la situation économique, il ne reste plus rationnellement qu'une seule issue, attaquer le mal à la racine : tout entreprendre pour faire remonter les cours.

C'est donc cette stratégie que le Kremlin a décidé de mettre en œuvre. Deux questions alors se posent : quel est l'interlocuteur privilégié, et deuxièmement comment s'y prendre?

Le tableau ci-dessous dépeint la situation. Issu des statistiques de « l'Energy Information Administration » américain, il prend en compte le cumul de la production de pétrole brut et des distillats légers issus de la production de gaz.

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Il met clairement en évidence que les deux intervenants principaux exportateurs de pétrole dans le marché mondial sont effectivement la Russie et L'Arabie Saoudite.

Qu'il soit permis de reconfirmer à cette occasion que, quels que soient les développements du pétrole de schiste aux Etats-Unis, et les textes réglementaires autorisant l'exportation de pétrole américain, ce pays est et restera un importateur net de produits pétroliers.

Les arbitrages nécessaires à une remontée des cours devront se faire en priorité entre les pays exportateurs leaders, la Russie et l'Arabie Saoudite.


Surtout, ne pas apparaître demandeur

Dans ce grand jeu mondial, les occasions d'échanges entre Russes et Saoudiens ne manquent pas, comme évoqué dans un précédent article publié par Latribune.fr « La Russie, défiée par le prix du baril »
On peut naturellement mentionner les discussions autour du dossier syrien qui fournissent des opportunités d'élargir le débat, comme le disent joliment les diplomates, « à un échange de vues sur la situation mondiale... »

Mais il existe aussi un autre type de dispositif qui consiste à faire intervenir une autre partie prenante... en l'occurrence un pays ami... également mis à mal par cette situation de prix ....le Venezuela.
Il n'aura pas échappé aux observateurs que le ministre vénézuélien de l'Energie et de Minerais Eulogio del Pino vient d'entreprendre une tournée internationale dans plusieurs pays membres de l'OPEP, dont le Venezuela est un des membres fondateurs....
Il n'aura pas échappé également que ce voyage a d'abord débuté par une escale à Moscou, avant de se rendre au Qatar, en Iran, et finalement en Arabie Saoudite, créant ainsi une passerelle supplémentaire de négociation entre pays membres de l'OPEP et hors OPEP, la Russie.....
Il devenait extrêmement urgent d'agir, le baril de Brent étant descendu à... 27 dollars le 20 janvier...


L'importance de l'effet d'annonce

Enfin, toute mission importante se doit d'être judicieusement préparée par une campagne de communication.... Le président du Venezuela, lui-même, Nicolas Maduro, s'est donc empressé d'informer les médias et le monde « qu'un accord était proche pour stabiliser les cours du pétrole »....
A défaut d'accord, il a créé au moins un effet d'annonce....
Dans l'actuelle volatilité boursière et financière, les intervenants du marché pétrolier, dont 90% des mouvements sont purement financiers et donc sans mouvement physique, ont pris pour argent comptant cette annonce, ce qui a permis au cours de rebondir de plus de... 25%... en une semaine...
Il convient d'ajouter que ces 25% ne représentent en réalité qu'une hausse de 7 dollars seulement par baril, le faible niveau des cours en valeur absolue créant arithmétiquement une envolée des pourcentages...
Suite à ces entretiens à Moscou, le ministre russe de l'énergie est même allé jusqu'à indiquer que le cartel pétrolier voulait convoquer une réunion en février non limitée à ses membres et que Moscou était prête à y participer. Il a précisé que l'Arabie saoudite avait évoqué dans le passé la possibilité d'une baisse générale de production de 5%...
Annonce, effet d'annonce... Les très grandes manœuvres ont donc commencé.

A toute manœuvre, contre-manœuvre, l'Arabie Saoudite a donc fini par indiqué qu'aucun accord n'est en vue....
Le président de « Saudi Aramco » a jugé irrationnelle la baisse de prix du baril sous les 30 dollars.

« Le marché est allé trop loin à la baisse, et il est inévitable qu'il se redresse. Si les prix demeurent bas, nous pourrons résister pendant une période prolongée. Evidemment, nous n'espérons pas un tel scenario",

soulignant que l'Arabie saoudite ne réduirait pas ses exportations pétrolières ni ne donnerait le pas aux producteurs compétitifs.

Pour Moscou, il devient urgent de trouver une issue à cette très difficile situation, les très grandes manœuvres vont continuer.

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Commentaires
a écrit le 02/03/2016 à 14:46 :
je ne suis pas un spécialiste, mais j'ai lu que les Russes exploités de nombreux champs en milieu polaire ou du moins arctique, dont l'arrêt est strictement impossible sous peine de perdre les installations corps et bien.Ils ne peuvent donc pas baisser leur production et n'en ont surtout pas envie vu leurs chiffres économiques actuels.
Les Saoudiens produisent à 5€ le baril alors eux non plus non pas vraiment d'intérêt en la matière.
Le Venezuela ça fait maintenant plusieurs années que ça tangue, ça va finir par exploser, impossible de rogner sur ses exportations.
les Iraniens, ben ils s'y remettent et ils en ont bien besoin aussi.
Reste qu'à arriver à tuer le pétrole de schiste US quoi en gros.
J'ai compris qu'ils avaient fait de gros progrès niveau productivité et qu'ils peuvent arrêter ou reprendre les pompages assez facilement. Ils peuvent faire le dos rond, va y avoir néanmoins de la casse.
Dans un contexte de demande atone en plus, ceux qui vont payer l'addition ce sont les pays pauvres exportateurs, l'Algérie, le Nigéria, le Gabon. etc...de nouveaux désordres internationaux en perspective. Quant à la Russie le pire n'est pas impossible non plus, tant la carte nationaliste sera encore tentante à jouer...
Le pétrole s'avère de plus en plus comme une vraie malédiction désormais.
a écrit le 19/02/2016 à 9:48 :
Au bout des comptes…quels sont les gagnants et les perdants des guerres économiques que se livrent tous ces pays ? …enfin si les Nations existent encore réellement !
Brandir des stats, des chiffres cela n’a de sens que pour ceux qui revendiquent cette compétence, mais surtout pour cacher l’incompétence et les égarement de nos dirigeants.
Ah ce sacro saint PIB ! on y inclut même la prostitution et le crime organisé depuis peu. C’est une vessie qui ne s’allume jamais !
Pauvres Russes ils sont mal en point…enfin c’est ce qu’on s’escrime à nous répéter. - 4% ! Wouah. Enlevez simplement la fausse monnaie qu’imprime, que dis-je, numérise (ils appuient juste sur un bouton) les banques centrales des USA, Japon, Angleterre et BCE et vous allez voir ce que devient leur PIB.
Mieux vaut faire l’impasse également sur les dettes publiques et privées, vous allez attraper le tournis. Visualisez physiquement ces montagnes … et vous assimilerez plus vite que n’importe quelle pointure en économie où nous en sommes réellement.
Perso, de par mon travail, je marche depuis une quarantaine d’année dans les rues de monde entier, et là j’ai pas besoins de suivre les analyses économiques: le modèle occidental s’écroule, le consumérisme a raté le virage du bon sens en portant au pinacle l’individu et son ego.
Là où il ya encore de l’humanité dans les actes, et pas les mots, c’est chez les pauvres, les campagnards, ceux dont le « Marché » ignore pour l’instant. Et ces chez gens là, malgré la rudesse, on rigole et on chante tout le temps !
Pour ceux qui se plaisent à faire l’autruche, où a lire des stats, c’est pareil, je donnerai un seul repère, l’index des échanges de biens commerciaux, transport de marchandise maritime, le Baltic Dry n’a jamais été aussi bas (abyssal) depuis qu’il existe. Le commerce international est en mort imminente.
Je ferais également l’impasse sur la situation catastrophique de quelques méga banques, du prix de l’acier, des queues à Londres pour acheter de l’or (physique), du cash qui va être progressivement interdit, grosses coupures d’abord, du son… unisson angélique des cloches médiatiques qui vaille que vaille, tente de nous rassurer.
Aussi…les lois liberticides, les procedures contre les lanceurs d’alertes et autres troublions me rappelle des heures très sombres, très !
a écrit le 16/02/2016 à 4:59 :
Normal, que toutes ces courbes ressemblent à des
montagnes Russes !
Mais pour bientôt, se sera Le Lac des cygnes, une
onde de choc ! Are you ready pour le patinage
artistique ?
a écrit le 15/02/2016 à 14:39 :
Je ne suis pas expert économique mais au vue du nombre de touristes Russes de tous âges et souvent en famille que j'ai croisé récemment en Asie au soleil, la dévaluation du rouble n'affecte pas trop leur capacité à se promener comme touriste.....
a écrit le 14/02/2016 à 20:53 :
@modérateurs: Merci!
a écrit le 14/02/2016 à 16:40 :
@modérateurs: Pardon, mais pourquoi ne pas publier mes deux commentaires (+1 sous l'article sur Uber) absolument corrects que j'ai soumis après celui de 0:06?
a écrit le 14/02/2016 à 12:03 :
La Russie n'est pas seulement en sérieuses difficultés économiques.

C'est aussi un pays qui a un énorme problème démocratique depuis que le KGB (dont le cache sexe est Poutine) a repris en main le destin du pays en truquant les élections, en opprimant les oppositions et en mettant le pays en coupe réglée au profit d'un poignée d'oligarques à la solde du régime.

Après avoir connu sa pire récession en 1992 (-14%) le pays avait connu une forte remonté, atteignant +10% en 2000.

D'ailleurs depuis 2000, la croissance du PIB est passée de 10% à -4%, et selon toutes vraisemblances ce n'est pas parti pour s'arranger.
La donnée pétrolière et macro-économique n'est pas la seule en cause. Le pays s'est relancé dans une course aux armements et dans une série de guerres colonialistes, qui lui coûtent cher, à tous points de vue, financier, politique, diplomatique, humain.
a écrit le 14/02/2016 à 11:20 :
L’article est plutôt bon, mais la possibilité de cette crise a été évidente pour une bonne part des personnes qui connaissent la Russie. Quelques remarques :
1. Les manœuvres diplomatiques, c’est bien, mais est-ce que l’Iran est intéressé par la baisse de production au moment quand il doit rétablir sa part de marché ? Est-ce que les compagnies américaines vont réduire la production avec l’OPEP ou au contraire ? Les réponses sont évidentes. Il y a même un article de la Tribune d’aujourd’hui sur ce sujet.
2. A ce moment les relations entre la Russie et l’Arabie Saoudites sont assez tendues, même si la hausse des prix est un intérêt commun.
3. Les sanctions américaines et européennes après le conflit ukrainien n’ont pas beaucoup d’influence directe sur l’économie russe. Il n’y a eu qu’une seule sanction assez sérieuse : interdiction du financement sur les marchés occidentaux à longue et moyen terme.
4. Il y a une erreur au niveau des chiffres : le montant « des réserves de 340 mlrd. roubles » est très étrange et ne colle avec aucune chiffre connue. Les fonds de réserves, c’est beaucoup plus. Peut-être il s’agit des réserves de la Banque Centrale, mais en Euros ?
5. Ne pas apparaitre demandeurs ? Il est évident que la position russe dans son ensemble soit assez ridicule à ce moment.
a écrit le 14/02/2016 à 10:59 :
Les saoudiens manoeuvrent pour tuer le petrole de schiste et maintiendront les prix bas aussi longtemps que necessaire (1 an encore ?). Il serait idiots de leur part de faire remonter les prix maintenant alors que les entreprise de pompage commencent a deposer leur bilan, ca ne servirait qu'a ressusciter des entreprises-zombies.
a écrit le 14/02/2016 à 1:32 :
L’article est plutôt bon sauf la première phrase « >>Qui aurait pu prédire, il y a trois ans que la Russie allait connaître une importante crise économique ? », car il y a 3 ans la possibilité de cette crise a été évidente pour une bonne part des personnes qui connaissent la Russie. Quelques remarques :
1. Les manœuvres diplomatiques, c’est bien, mais est-ce que l’Iran est intéressé par la baisse de production au moment quand il doit rétablir sa part de marché ? Est-ce que les compagnies américaines vont réduire la production avec l’OPEP ou au contraire ? Les réponses sont évidentes. Il y a même un article de la Tribune d’aujourd’hui sur ce sujet.
2. A ce moment les relations entre la Russie et l’Arabie Saoudites sont assez tendues, même si la hausse des prix est un intérêt commun.
3. Les sanctions américaines et européennes après le conflit ukrainien n’ont pas beaucoup d’influence directe sur l’économie russe. Il n’y a eu qu’une seule sanction assez sérieuse : interdiction du financement sur les marchés occidentaux à longue et moyen terme.
4. Il y a une erreur au niveau des chiffres : le montant « des resserves de 340 mlrd. roubles » est très étrange et ne colle avec aucune chiffre connue. Les fonds de réserves, c’est beaucoup plus. Peut-être les réserves de la Banque Centrale, mais en Euros ?
5. Ne pas apparaitre demandeur ? Il est évident que la position russe dans son ensemble est assez ridicule à ce moment.
a écrit le 14/02/2016 à 0:06 :
>>Qui aurait pu prédire, il y a trois ans que la Russie allait connaître une importante crise économique ?
Je peux dire sincèrement : moi (voir mes commentaires sur le site de La Tribune il y a 3 ans) et encore un nombre important des gens en Russie. La dépendance de l’économie russe des prix des matières premières a été parfaitement connue depuis longtemps, la qualité très médiocre des élites russes aussi. De plus la croissance russe a déjà commencé à ralentir considérablement à mi-2012. A 2013 l’économie était proche à la stagnation (peut-être déjà là, il faut être prudent avec les jeux statistiques en Russie, par exemple, avec le déflateur du PIB) malgré les prix du pétrole élevé.
a écrit le 13/02/2016 à 23:03 :
@BONSOIR : La RUSSIE rencontre des problèmes économiques BIEN BIEN BIEN ! Mais la FRANCE ou en sommes nous? : chômage, misère, insécurité, précarité scandales financiers politicards tous plus véreux les uns que les autres ....entretient des vieux présidents qui nous coute chaque année de centaines de milliers d'euros et le reste de la clique ....ministres, députés, sénateurs, présidents de ceci ou de cela , secrétaire d'état... ALORS cher ami balayons devant notre porte d'avance merci ......
a écrit le 13/02/2016 à 14:06 :
La Russie est confrontée à la difficulté de gérer sa richesse naturelle comme d'autres. Sa particularité tient au fait que non seulement elle n'a pas la lucidité de s'en rendre compte, mais refuse cette hypothèse. Dès lors, on ne voit pas bien comment un épilogue heureux peut advenir, pusqu'un retour même à 100 USD le baril ne contribuera qu'à les aider à creuser le trou dans lequel ils s'enfoncent inexorablement.
a écrit le 13/02/2016 à 13:27 :
Il faudrait vérifier vos chiffres, parce que les réserves russes sont de 370 milliards de dollars et pas de roubles. Elles sont composées de devises étrangères et d'or.

Cela manque cruellement de sérieux tout cela.
Réponse de le 13/02/2016 à 16:15 :
La source russe confirme au contraire le sérieux de l'article : "Le Fonds de réserve russe a augmenté jusqu'à 397,35 milliards de roubles pour atteindre 4.699,53 milliards de roubles (69,156 milliards de dollars) le 1er septembre. Quant au Fonds du bien-être national russe, son montant global a atteint 4.903,67 milliards de roubles (73,76 milliards de dollars).
Le plus grand Fonds de réserve est celui de la Norvège. Ses actifs ont atteint 878 milliards de dollars, fin 2014."
http://fr.sputniknews.com/economie/20150915/1018185217.html#ixzz403rQOU7H
a écrit le 13/02/2016 à 13:00 :
// MORALE///JE NE SUIS PAS ECONNOMISTE?MAIS LE RALENTISEMENT ECONOMIQUE A ETAIS FRAINNE PAR LA GUERRE EN UKRAINE /PUIS LA GUERRE EN SYRIE/ PUIS LA GUERRE DE L ETAT ISLAMIQUE? MOI JE DIT QUE LE COMMERCE NE PEUT S ELARGIR QUAND TEMPT DE PAIX? QUE NOS DIRIGENT MONDIAUX CALMENT LEURS BRUIT DE BOTTES ET TOUS IRAS MIEUX POUR L ECONOMIE MONDIAL? EN GROS QU ILS RETABLISENT LA PAIX DES PEUPLE DE PARTOUS OU LE PEUVENT ET LE MONDE IRAS MIEUX???
a écrit le 13/02/2016 à 12:24 :
Il y a bien longtemps que les effets d'annonce n'occupent que ceux qui le veulent bien. tout au contraire les investisseurs pénalisent désormais les réactionnaires frénétiques. le point de vue exposé ici est atlantiste, on ne peut le lui reprocher, c'est un point de vue mais cet état n'est pas compatible avec une analyse sérieuse, portant plusieurs visions et thèses pour tenter de dégager un éclairage pertinent. On notera que le pétrole se négocie sur la base de prix internationaux, c'est à dire que la Russie est impactée à proportion comme tous les autres pays. Mieux, sa faiblesse, en relatif, pour une offre diversifiée la rend beaucoup moins dépendante tout en n'ayant pas à assumer un dégonflement obligé de ses entreprises. Le conflit, le pétrole portent des effets positifs qui voient le pays vivre mieux avec moins tout en espérant plus. On voudrait que la Russie pèse fortement pour un accord pétrolier mondial de manière à sauver les marges de banquiers, mais ceux qui souhaitent cela sont ceux qui ont le plus à perdre.
Sur le plan géopolitique la Russie est redevenue pour une large partie du monde l'interlocuteur sérieux et incontournable. Il en va autrement de la France qui a perdu tout crédit avec les postures immatures Fabius-Hollande. Il en va autrement des USA qui pleurent leur richesse passée en fonçant vers la falaise sans parachute. Sur ces questions il conviendrait d'être un peu plus objectifs pour éviter d'autres erreurs.
Réponse de le 13/02/2016 à 16:21 :
La Russie a pour gouvernement un dictateur ex FSB et des oligarques proches du pouvoir qui accaparent la majorité des biens des russes. Dès lors çà ne peut fonctionner et c'est actuellement la fuite en avant militaire. Le mauvais bilan est reconnu par Medvedev comme par Poutine de même que par les dirigeants des grandes compagnies énergétiques russes qui reconnaissant la bien trop forte dépendance au pétrole. Les Etats-Unis tant critiqués sont bien plus en avance en terme de technologies énergétique pour l'avenir de même que la Chine comme d'autres sont sur la même voie. regardez les chiffres d'années en années et les avancées technologiques.
a écrit le 13/02/2016 à 12:14 :
Qui pouvait prédire que l'on s’acharnerait sur l'économie russe pour la déstabilisé?
Réponse de le 13/02/2016 à 12:34 :
Malin! D'attirer sur le "fond" par des erreurs de "forme" (orthographique et grammatical)
Réponse de le 13/02/2016 à 16:23 :
Toute personne connaissant Poutine pouvait prédire que çà finirait mal pour les russes.
a écrit le 13/02/2016 à 10:35 :
Qui aurait pu prédire ? Beaucoup de gens, dont moi, à condition de connaître un tant soit peu la Russie ! La manne des ressources naturelles exportables vers l'Occident après l'ouverture du pays a provoqué l'élimination d'un pan important de l'économie russe puisqu'on importait (souvent par snobisme) des voitures allemandes, des meubles et des vêtements italiens, de la nourriture française, etc. Les sanctions ont arrêté ces importations, mais l'économie réelle russe ayant pratiquement disparue, les Russes se sont retrouvés pris au dépourvu. C'est donc le moment ou jamais pour eux de reconstruire une économie russe beaucoup moins dépendante de l'Occident (mais pas seulement). Il ne s'agit pas de relancer avec un plan keynésien, en faisant appel à des entreprises étrangères, mais de faire renaître les entreprises russes sur tous les fronts et de créer en même temps des emplois en Russie :-)
Réponse de le 15/02/2016 à 14:38 :
patrickb a ce don - unique en so,ngenre -d'être aussi bien un expert de la Russie qu'un expert de la Grèce. Grâce lui en soit rendue car ses analyses, toujours teintées de réalisme, d'objecivité, d'honnêteté et de simple morale, sont... uniques en leur genre aussi. Problème : entre mensonges et contre-vérités, la propagande s'essoufle. terré au fin fond de la Grèce, dans la région de Nauplie, l'inervenant ne parvient même plus à dissimuler - derrière une façade d'hypocrisie et de propagandisme primaire et de bas étage - sa rancoeur de ne pas avoir la possibilié de rentrer libre dans son pays d'origine. Entre frustraions et malversations, l'habit fait, ici, bel et bien le moine. Bonjour à dulcinée :-))
a écrit le 13/02/2016 à 10:25 :
Venir faire la leçon aux russes quand les US ont 200 00 milliards de dettes et la France 2000, soit deux pays virtuellement en faillite en face d' un pays désendetté, chapeau garçon..!
Réponse de le 13/02/2016 à 16:03 :
Vous en êtes encore à fantasmer que la puissance économique d'un pays, ce serait son absence de dette ?
La Libye avec 0% de dettes serait donc le nouveau pays de cocagne ?
En parlant de taux de remboursement de ladite dette, vous seriez peut-être un tout petit peu moins éloigné de la réalité, et bien moins haineux envers la France qui est tout de même supposé être le pays cher à votre cœur ...
Réponse de le 13/02/2016 à 16:26 :
Si la Russie n'avait pas de pétrole et gaz je vous laisse calculer les dettes elle n'existerait plus tout simplement. Très grande différences entre les pays qui ont pour le moment des ressources naturelles et les autres. Mais c'est souvent bien plus mal géré pour les premiers hormis la Norvège notamment.
Réponse de le 02/03/2016 à 14:59 :
je ne vois pas qui fait la leçon à qui...Pour la dette il y a un étalon pas compliqué: à quel taux on vous prête. C'est bien connu, l'argent n'ayant pas d'odeur et les financiers pas (beaucoup) de moral, je trouve le classement assez juste pour donner au moins une forme de hierarchie ou permettre de se comparer. Les riches Russes ne s'y trompent d'ailleurs pas et sortent l'argent dès qu ils le peuvent assez régulièrement.

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