Revenu universel : gare au serpent de mer

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Dès que les questions concrètes relatives à sa mise en place se posent, l'utopie du revenu universel se trouve ainsi confrontée à ce triste mais inévitable concept qu'est la réalité. Où trouver 600 milliards d'euros, soit un tiers du PIB ou le montant total de nos dépenses sociales? Par Guillaume Cairou, Président fondateur de Didaxis - Hiworkers

Le travail : obstacle ou condition de notre liberté ? Derrière cet énoncé proche du sujet de philosophie, sur lequel ont déjà planché plusieurs générations de candidats au baccalauréat, se cache un débat plus actuel que jamais, à l'heure où certains de nos responsables publics, de droite comme de gauche, s'engagent avec ferveur pour le revenu universel.

Qu'on l'appelle revenu ou dividende, qu'il soit universel ou de base, l'urgence serait donc à l'instauration d'une allocation individuelle et inconditionnelle, garantie à tous les citoyens sans contrepartie de ressources, soit une idée vieille de plusieurs siècles mais habilement redécouverte par une partie de notre personnel politique à l'occasion de la campagne en cours. Tant pis si la proximité de l'élection présidentielle de 2017 fait justement planer une suspicion d'enfumage autour de cette drôle d'initiative, alors que la France compte près de 3,5 millions de demandeurs d'emploi, pour beaucoup de longue durée, nonobstant l'éphémère embellie du mois de septembre dernier.

 En contradiction avec l'éthique de responsabilité individuelle

Les français ne s'y trompent d'ailleurs pas, conscients qu'un tel mécanisme aurait pour dangereuse conséquence de laisser à chacun l'effarante liberté de choisir s'il souhaite exercer une activité rémunérée ou non, en contradiction totale avec les valeurs et l'éthique de responsabilité individuelle propre à notre société occidentale.

 Si 62% de nos concitoyens jugent aussi injuste que désinscitative l'idée d'un revenu universel attribué à vie (sondage Odoxa - novembre 2016), ils sont par ailleurs 67% à douter également du réalisme de cette mesure, preuve que la nocivité le dispute ici à une certaine forme d'angélisme ! Le revenu universel, solution miracle face au chômage et à la précarité ? La belle affaire, lorsque tant de scenarios différents, de 500, 700 à 1000 euros d'allocation, s'affrontent et qu'aucun ne paraît réellement finançable sans un big bang complet de notre système économique, social et fiscal. Un versement mensuel de 1 000 euros, seul montant susceptible de garantir une véritable autonomie des individus et respecter dès lors la philosophie du dispositif, coûterait à lui seul 600 milliards d'euros, soit un chiffre similaire aux dépenses globales de protection sociale dans l'Hexagone, un système qui nous a pris des décennies à construire.

 Dès que les questions concrètes relatives à la mise en place se posent, l'utopie du revenu universel se trouve ainsi confrontée à ce triste mais inévitable concept qu'est la réalité, particulièrement celle de la France, souvent rétive à toute forme de changement aussi radical que profondément incertain.

 Rappelons ici qu'aucun pays dans le monde n'a véritablement expérimenté le revenu de base à grande échelle et ce n'est pas les 120 euros versés pendant deux ans à un millier de villageois en Namibie, ou les 144 dollars accordés mensuellement à chaque alaskien, qui pourraient tenir lieu d'exemples pour la 6e puissance mondiale, forte de ses 67 millions d'habitants. Plutôt que de tenter le diable et opter pour un saut complet vers l'inconnu, investissons le terrain des secteurs, métiers, et formes d'emploi qui, en plus d'être au cœur de l'économie de demain, ont besoin d'un soutien urgent, ferme et audacieux !

Aider les travailleurs indépendants

 Le développement impressionnant du travail indépendant, qui concerne près de 13 millions de français selon un rapport de McKinsey (octobre 2016), traduit ainsi une incontestable envie d'autonomie des actifs, qu'il faut à tout prix encourager via, par exemple, l'instauration d'un crédit d'impôt destiné aux entrepreneurs ou la mise en place de microcrédits ad hoc permettant d'encourager les initiatives.

 D'autres dispositifs d'aides en faveur de la création d'entreprises et des nouvelles formes d'emploi peuvent être aussi envisagées, preuve que les bonnes idées ne manquent pas et que les dépenses liées à un illusoire revenu universel gagneraient à être utilisées de manière adéquate et réaliste.

 Le travail n'est nullement synonyme d'aliénation, d'autant qu'il connaît une mutation spectaculaire à cette heure. Offrons donc à chacun les conditions de s'y réaliser pleinement plutôt que de poursuivre d'obscures chimères.

Guillaume Cairou

Président fondateur de Didaxis - Hiworkers

Président du Club des Entrepreneurs

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Commentaires
a écrit le 17/06/2017 à 14:45 :
Incroyable de mauvaise foi !!!
Apprenez déjà à calculer : 750 euros x 67 millions d'individus = 50.250.000.000 ou 1000 euros x 67 millions d'individus = 67.000.000.000 !!!
50 milliards 250 millions ou 67 milliards, au choix, certainement pas 600 milliards comme vous osez le prétendre.
A mettre en rapport du PIB annuel de la France : 2.181 milliards en 2015.
Vous faites bien partie de tous ceux qui ne veulent surtout pas que ça bouge, car vous y perdriez de votre petit pouvoir ... qui, vous nous le démontrez, est devenu un pouvoir de nuisance à l'équité et à la justice sociale entre toutes les composantes d'une société !
a écrit le 21/11/2016 à 10:46 :
LE PROPE DE L EVOLUTION C EST DE SUBVENIR AUX BESSOIN DE L HOMME?EN PLEIN EMPLOIS C EST RELATIVEMENT FACILE?MAIS EN TANT DE CRISSE MONDIALE? LE MONDIALISME ? IL FAUT TROUVEZ DES SOLUTIONS POUR NE PAS LAISSE DES HUMAINS SUR LE BANC DE TOUCHE? DONC SI ONT RETRIBUES TOUS CEUX QUI NE SONT PLUS APTE OU PAS ENCORE APTE A EN PRODUIRE C EST DEJA RESOUDRE UNE PARTIE DE LA SOLUTION??? N ATTENDONS PAS DES SOLUTIONS DES HOMMES POLITIQUES CE SONT EUX QUI EN SONT LA CAUSSE???
a écrit le 18/11/2016 à 20:46 :
Quelle honte !! aucun argument, un ramassi non étayé de préjugés !!
Intéressez vous aux propos argumentés de Dominique Friot au sujet du revenus universel. Au delà de la question du revenu universel, questionnons le travail et ce qu'il sous-tend aujourd'hui de sacrifices quotidiens. Nos sociétés n'ont elles pas les moyens technologiques, financiers de proposer des modèles permettant à l'homme de retrouver un peu de temps pour lui... Regardez le très édifiant documentaire "inside job" qui révèle les abus manifestes, surréalistes de la finance. Le travail necessaire à la vie en société oui, l'esclavage moderne au nom de la valeur travail et pr la toute puissance de la finance, je m'interroge... Les milliards de dollars du contribuable pour sauver des banques s'enrichissant sur ces mêmes citoyens.... et je lis 600 milliards à trouver ?!?!
a écrit le 17/11/2016 à 16:45 :
Il faut être sacrément gonflé/inconscient pour traduire le développement du travail indépendant comme une envie d'autonomie. Déjà, tout le monde n'a pas le profil d'un entrepreneur ni l'envie d'entreprendre.
C'est simplement la traduction d'une volonté actuelle des gros donneurs d'ordre de ne plus financer les externalités sociales (retraites, couverture santé, formation, licenciement ...), d'obtenir une flexibilité sociale extrême via la contractualisation, de s'occuper d'un minimum de salariés afin de faire un maximum de fric. On revient sous une forme moderne d'uberisation au travail à la tâche du 19ème siècle par la mise en relation dans des plateformes dédiées entre des offreurs de service spécialisés et des donneurs d'ordre.

Aux États-Unis, de plus en plus de personnes qui se paupérisent, sont obligées de travailler en indépendant/autoentrepreneur (des électriciens par exemple) à des tarifs qui ne leur permettent plus de se payer une assurance santé qui était payée avant par leur employeur (et ce n'est pas de leur souhait) voire de rentabiliser leur matériel. En France, quand tu as plus de 50 ans et que tu es viré, tu n'as plus le choix, il faut monter ton activité. Quand tu es en portage salarial, si tu veux te former c'est toi qui paye (bien entendu le tarif journalier est assimilé à un salaire et ne prend pas en compte ces coûts).

Si, le travail est une aliénation inscrite dans le cadre d'un contrat de travail qui implique un lien de subordination avec l'employeur avec comme contrepartie un salaire et non une collaboration que l'on pourrait mettre fin (en voila une bonne idée pour changer le code du travail). L'on est obligé de faire des choses que l'on ne veut pas forcement faire (quasiment tout salarié a déjà connu cela, c'est le principe du travail). Dans le cadre d'une contractualisation commerciale, si tu ne conviens pas à ton client pour telle ou telle raison tu dégages, un point c'est tout.

Le développement massif de burn-out liés à des méthodes de management inappropriées et qui ont de belles années devant elles, des TMS en industrie n'est pas synonyme de santé au travail.

Un revenu minimum garanti permettrait aux personnes de se réaliser personnellement car je pars du principe que les gens sont des êtres sociaux qui veulent donner un sens à leur vie. Là on se situe au plus haut niveau de la pyramide de Marslow, ce qui correspond à une société évoluée ou les besoins primaires sont satisfaits; mais aussi d’être par exemple plus actif dans les associations et de se désaliéner partiellement du travail ( cf. André GORZ). Cela pourrait avoir un effet vertueux sur le management en entreprise : les sociétés avec un management merdique ne trouverait plus de personnes pour y travailler. Un premier effet de bord peut être envisagé : quid des métiers difficiles dans le bâtiment, la restauration, les services à domicile, le travail de nuit ... ? Un deuxième me parait aussi évident : une baisse des salaires généralisée car les employeurs vont forcement intégrer ce revenu dans la négociation salariale ...
De plus, le taux de chômage/volume d'offre d'emploi est corrélé à la croissance du PIB et à la démographie. Ce qui fait que les personnes aux chômage ne sont pas tous responsables de leur état : pleins de personnes sont parfaitement qualifiées et ne trouvent pas d'emploi faute d'offres (la fraude est marginale). Si vous êtes handicapé, si vous avez plus de 50 ans, le travail n'est plus malheureusement fait pour vous ...

En tout cas ce débat sur le revenu universel est une très bonne chose. En parler, y penser c'est comme poser une première pierre sur un bâtiment. Ce n'est pas une utopie. ET, cela n'empêchera pas les gens d'entreprendre s'ils le souhaitent.
Réponse de le 18/11/2016 à 1:52 :
J'approuve totalement cette opinion.Les expériences en Namibie et en Inde ont montré que le RB encourage certains gens d'entreprendre.
Réponse de le 18/11/2016 à 9:17 :
Bravo pour avoir cité André Gorz qui est mon livre de chevet. "Batir la civilisation du temps libéré". Mais il faut raisonner avec toutes les composantes de l'équilibre économique, le travail, le capital, l'énergie. Cette allocation doit être associée à un prélèvement sur l'énergie et à une réduction du cout du travail, à niveau constant. Tout ça est expliqué dans la note n°6 du conseil d'analyse économique. Cela nécessite de revoir les points de prélèvements fiscaux, sur la production et sur la consommation comme le précise l'étude de Coe-Rexecode. Merci.
a écrit le 17/11/2016 à 15:59 :
Le travail est déjà pratiquement fait en France : prenez la tranche à 30% de l'impôt sur le revenu et isolez là des autres (les autres sont alors traitées en différentiel par rapport à cette tranche). La formule elle-même distribue déjà le revenu de base de Marc de Basquiat à tous les français gagnant plus de 18000 euros par an. Ensuite prolongez la formule dans les négatifs : avec ça vous supprimez le RSA socle, la prime d'activité et d'innombrables formes d'allocations du même genre. L'opération globale ne coûte pas plus cher que les baisses d'impôts prévues par la droite...
L'amélioration, c'est surtout le choc de simplification et la possibilité de baisser le coût du SMIC plus astucieusement que par des baisses de charge qui créent une trappe à bas salaires. Mais comme on le sait bien, en France on ne sait rien faire que dans la complexité car on est plus juriste et politique qu'ingénieur. D'ailleurs ne nous trompons pas : si le PC, le NPA et la France insoumise sont contre le revenu de base, c'est que justement les libéraux (intelligents) y ont vu eux de nombreux avantages...
a écrit le 17/11/2016 à 13:59 :
Bonjour,

Cet article n'apporte absolument rien au débat. Par exemple, en quoi il est utopique, intrinsèquement, d'avoir un revenu universel qui coûterais 600 milliards, en remplacement d'un système actuel qui nous coûte la même somme. Sans compter le gains considérables en terme de coût de gestion.

L'auteur se contente de s'appuyer sur le préjugé des personnes qui travailles et qui ont l'impression que depuis 2007 la France a en fait gagné 2 millions de faignants.

Parlons des choses réelles et profondes : 80% des emplois sont automatisables (ce qui inclus médecin, avocat, programmeur,...). En quoi la peur perpétuelle du déclassement est bienfaiteur ? La souffrance au travail jusqu'au suicide est souhaitable ? La recherche de croissances perpétuelles jusqu'à destruction de l'environnement, de votre santé et de votre vie de certains cas est-il ce que nous voulons ?

Ce qui me paraît utopique ? Jamais une décennie n'a eu plus de croissance que la précédente dans aucun pays développé. De plus la croissance créé de moins en moins d'emplois. Il est certain que si le revenu universel était créé, certaines personnes ne travailleraient pas, mais Est-ce plus ou moins que le nombre d'emploi détruit chaque année ?

Il y a de vrais questions, l'auteur ne se les poses même pas.

Cordialement,
Une personne "jeune" (28 ans) qui cumul un travail de cadre et d'indépendant et qui continuera comme la majorité des gens si un revenu universel existait.
Réponse de le 18/11/2016 à 16:37 :
BONNE ANALYSE? SAUF QUE LE REVENUE UNIVERSEL DOIT ETRE DONNEE SOUS CONDITION DE PRECARITE DE MALADIE INVALIDANTE ET DE RETRAITE? ?LES AUTRES LES VALIDES DEVRONS CONTINUE LE CURSUCE NORMAL DE TOUS TRAVAIL MERITE SALAIRE. C EST CELA LE SENS DU REVENUE SOCIAL DE SURVIE POUR LES CABOSSES DE LA VIE? ET NON PAS DE DONNE UN REVENUE A TOUS???ET LE PRIX DE CETTE IDEE SERAIS PRIX SUR UNE TAXE SUR L ENERGIE EST AVEC UNE T V A SOCIAL SUR TOUSLES ACHATS 2 %A 4% SUFIRAIS POUR FAIRE CELA???///INPOSSIBLE N EST PAS FRANCAIS///
a écrit le 17/11/2016 à 12:00 :
En gros il nous dit qu'on ne doit pas perdre de temps à réfléchir à la question car c'est une pure utopie. Sauf que cela existe déjà dans d'autres pays et que ça marche, et que c'est tout simplement l'avenir de l'humanité. C'est se battre contre l'inéluctable et le progrès qui est une perte de temps. On a déjà dit à ceux qui avaient découvert les ondes radio que ça servait à rien, que l'électricité ne servait à rien, que l'automobile était un gadget pour riches, que le train était une machine du diable... N'importe comment on ne peut lutter contre l'évolution de l'humanité.
Réponse de le 17/11/2016 à 14:27 :
@Dingo: 1) cela existe où ? 2) l'avenir de l'humanité ? Quand on vit dans une communauté quelconque, il faut aussi participer et le concept grec consistant à penser que le contribuable européen paiera pour lui ad vitam aeternam est erroné. Combien de temps peut durer une société dont la majorité des membres vivrait aux crochets des autres ? On pourrait envisager un système dans lequel (comme sous l'Ancien régime), la majorité se casse les reins pour une minorité, mais ce serait un retour en arrière. Quant à la technologie, elle est éternelle et on continuera d'innover si l'oisiveté ne devient pas mère de tous les vices. Cela dit, les patrons ayant remplacé l'homme (qui contribue au progrès de la collectivité grâce notamment à sa créativité et à sa participation financière - taxes et impôts) par la machine, qui ne contribue qu'à l'enrichissement personnel de son propriétaire, on pourrait très bien concevoir de taxer ce nouvel employé (la machine) pour qu'il contribue, comme tout le monde, à l'avancement de la société :-)
Réponse de le 17/11/2016 à 15:39 :
Notre société ultra-libérale nous mène déjà à l'ancien régime. Il n'y a jamais eu tant de nouveau milliardaires que pendant cette crise, et autant de pauvres. Ceux qui ont encore leur travail se cassent donc déjà les reins pour une poignée de privilégiés. Mais cela ne va pas durer car je travail dans les technologies de pointe, et je peux te dire qu'il va y avoir bientôt beaucoup de cadres et patrons au chômage.
a écrit le 17/11/2016 à 11:27 :
Les seuls qui en parlent ce sont ceux qui dénigrent la mise en place du revenue universel!
a écrit le 17/11/2016 à 11:24 :
"Où trouver 600 milliards d'euros, soit un tiers du PIB ou le montant total de nos dépenses sociales? "
Il est évident que le revenu universel ne peut se faire qu'en REMPLACEMENT de toutes les aides sociales déjà existantes.
La problématique de votre article c'est que vous débarquez sur le sujet sans avoir pris connaissance de toute la littérature le concernant, où toutes les questions et problématiques que vous soulevez sont débattues de longue date.
L'idée du revenu universel, concept vieux de plus de 200 ans et qui n'est ni de droite ni de gauche, est néanmoins probablement la seule voie à l'avenir pour éviter un chômage de masse, dans la mesure où les machines vont rapidement remplacer la nécessité du travail humain pour une très grande partie des populations, et créer à leur place ce qui est nécessaire à notre vie terrestre.
Il ne faut pas oublier qu'aujourd'hui la plupart des êtres humains naissent démunis dans un monde où ils ont des devoirs societaux mais plus la capacité de conquérir leur morceau de far-west pour vivre et faire vivre leurs proches. Le salarié est pour beaucoup leur seul moyen de survie. L'allocation de base, ou un substitut sous forme de petit capital de départ (terrain, dot..), serait un retour à justes choses.
a écrit le 17/11/2016 à 11:22 :
Si déjà nos milliardaires et nos millionnaires payaient leurs impôts normalement ce serait 80 milliards de retrouvés, ajoutons à cela de faire payer les charges et autres taxes normales aux multinationales, leur faire payer leurs immenses dégâts environnementaux et humains et-c...

Avec la relance de la consommation des ménages qui feraient repartir la croissance je pense qu'il ne manquerait pas grand chose pour y arriver.

La question n'est certainement pas de savoir si on peut, on peut toujours, la question est de savoir si nos décideurs économiques et politiques qui profitent de ce chaos néolibéral pour engranger des profits maximums le veulent, et sachant que ces gens là n'agissent que pour leurs seuls et uniques intérêt la réponse est facile à trouver.
a écrit le 17/11/2016 à 10:53 :
Où trouver 600 milliards d'euros ?"

Faut demander à la mandature Sarkozy
Réponse de le 17/11/2016 à 15:54 :
la mandature Sarkozy a duré 5 ans
les 600 Mds sont annuels..... équivalents aux dépenses globales de protection sociale nous dit l'article . Donc si avec vos 1000 eur mensuels vs n'y arrivez pas car vs aurez été victime d'un accident de la vie , il ne faudra pas envoyer vos fact . de santé etc aux services sociaux car leur caisse sera vide !!!! et là ... certains ne rigoleront pas

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