Suède, Allemagne et Autriche : pourquoi le silence sur les agressions sexuelles ?

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(Crédits : WOLFGANG RATTAY)
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui: Suède, Allemagne et Autriche, pourquoi le silence sur les agressions sexuelles ?

Les nombreuses agressions sexuelles contre des femmes en Allemagne ont fait surgir des révélations en Autriche et en Suède. En Autriche, des dépositions de femmes ont été recueillies pour des agressions survenues également dans la nuit de la Saint-Sylvestre.

En Suède, la police aurait caché des agressions sexuelles remontant à 2014 et à 2015. Les autorités allemandes évoquent un «taharrush gamea», un phénomène assez répandu dans le monde arabe d'agressions sexuelles collectives lors de rassemblements. Alors que les nationalités des agresseurs sont peu à peu révélées, pourquoi avoir fait le choix de taire des évènements d'une telle ampleur ?

Pour en débattre, la journaliste Caroline Fourest, la directrice de la Revue des deux mondes Valérie Toranian et le sociologue Éric Fassin.

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Commentaires
a écrit le 17/01/2016 à 18:59 :
Est oui, ils y a des hypocrite parmis les politiques, les journalistes, dire la vérité est contraire aux politiquement correctes...... Ils faut bien comprendre que nos cultures sont totalement différentes, la place de là femmes et malheureusement très dévaluer. Ensuite souvent les migrants sont des hommes jeunes sans femme et au besoin important..... Mais le plus triste est l'abcence d'information sur ses agrégions. Il a un vrais probleme sur la transparence dans nos pays. Honte au politique.
a écrit le 17/01/2016 à 1:54 :
@ BONJOUR : ......Et en FRANCE NON ??
a écrit le 16/01/2016 à 20:02 :
Lorsque "l'affaire" de Cologne a éclaté, je m'y suis peu intéressée. Quelques jours plus tard, il était question d'une même "affaire" à Zurich en Suisse. Je me suis dis "tiens, pourquoi ces femmes n'ont pas parlé avant ?" Puis sont arrivés d'autres témoignages en provenance d'autres pays.
Entre-temps, je m'étais penchée sur la question religieuse de l'Allemagne et de la Suisse, et maintenant de l'Autriche et la Suède.
Toutes ces informations en ont occulté une autre que je jugeais beaucoup plus importante :
"Plus de 230 enfants de choeur violés et maltraités" en Allemagne, dans les milieux catholiques
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Plus-de-230-enfants-de-choeur-violes-et-maltraites-28477798
Et, j'ai perçu le silence des médias, français en particulier.
Curieusement, l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche font toujours payer l'impôt religieux, la Suède la réintroduit pour les personnes qui ont une religion. En fait, je me demande si "l'on" essaie pas de protéger les religions (pas l'Islam en tout cas) pourvoyeuse d'impôt.
En Allemagne, en 2014, cet impôt a rapporté 11 milliards d'euros :
http://www.lalsace.fr/actualite/2015/03/04/l-eglise-catholique-soupconnee-de-traquer-les-baptises-francais
a écrit le 16/01/2016 à 19:17 :
Le retard des autorités policières et politiques à divulguer l’information s’explique peut-être par l’insouciance habituelle à l’égard de la violence contre les femmes, mais aussi par la crainte de susciter une vague de xénophobie. Au lieu de dénoncer les crimes contre des centaines de femmes atteintes dans leur intégrité, dans un premier temps, on a donc protégé les agresseurs et la réputation de leur milieu d’origine. Un message bien ambigu. Non seulement l’omerta règne quand il s’agit d’agressions sexuelles sur des femmes, largement tolérées, mais leur massification crée désarroi. Dans le cas présent, le trouble est d’autant plus grand que la manifestation ostentatoire du sexisme est automatiquement mise en balance avec le racisme. Les deux dominations ne peuvent être contestées de façon concomitante. Elles sont concurrentes, dans les médias, comme pour les autorités, qui craignent des témoignages xénophobes. Ceux-là ne se font jamais attendre. Leurs protagonistes ne loupent jamais une occasion de se faire connaître. L’idée de concurrence n’est pas neuve. Loin s’en faut. Le désarroi non plus. Quoiqu'il en soit que l’on puisse encore se poser des questions sur le caractère concerté d’attaques simultanées, dans au moins 5 pays différents et une dizaine de villes en Europe, laisse pantois devant tant de mauvaise foi, et d’aveuglement – ou de perversité - politique Un phénomène mondial – la montée d’une nouvelle sorte d’extrême droite, celle de l’intégrisme musulman - est non seulement justifié, mais littéralement escamoté derrière la critique des réactions qu’il suscite. Le déni ne le fera pas disparaître dans la réalité, Comment ne pas voir les avancées intégristes en Europe, dont la récente brutale remise en cause de la place des femmes dans l’espace public européen, n’est qu’un signe de plus… Alors au dela du commentaire et de l’idéologie, ce qui intéresse principalement les victimes d’agressions est l’assurance que ces crimes ne resteront pas impunis et que les autorités prendront des dispositions pour empêcher qu’ils ne se reproduisent.Poseront-elles les gestes appropriés, efficaces ? Ou continueront-elles de sacrifier les droits des femmes à des causes jugées toujours plus importantes ?
a écrit le 16/01/2016 à 19:09 :
Quelques remarques :
1) Il y a un million de réfugiés qui sont arrivés en Allemagne en 2015. Or il n'y avait pas un million d'agresseurs le soir du nouvel an, loin de là. Le problème n'est donc pas le fait d'être réfugié, d'être syrien ou maghrébin.
2) Les agresseurs étaient parait-il fortement enivrés. On peut reprocher des tas de choses à l'islam, mais ces agresseurs n'avaient visiblement pas grand chose à faire avec cette religion.
3) De ce que me raconte ma mère des années 60, il était déjà très fréquent pour une femme à cette époque de se faire siffler dans la rue ou de se faire pincer les fesses dans un bus. Et pas par des immigrés. L'origine de ce type de comportement n'est donc pas géographique ou ethnique.
Mon avis est que l'origine du problème est plutôt la culture patriarcale, qui est quasi universelle. Il ne faut donc pas ici combattre les musulmans, les immigrés (dont la majorité se comporte normalement), mais le patriarcat. Chez les immigrés comme chez les européens de souche. Par de la communication, par de la prévention, et par de la répression.
Réponse de le 17/01/2016 à 7:11 :
J'ai du mal avec certains raisonnements, ou prétendus tels:
1. Il y a 30 millions d'automobilistes. Or il n'y avait pas 30 millions d'automobilistes sur les lieux des accidents mortels cette année. Loin de là. Donc les 5000 morts dans ces accidents n'ont aucun rapport avec les automobilistes...
Des millions de gens attrapent la grippe chaque année. 15000 en meurent. Le problème n'est donc pas la grippe.
Le problème n'est effectivement pas celui du million d'immigrants récents, mais (semble-t-il, car à vrai dire on n'en sait rien dans le détail) du fait que la très grande majorité de ceux qui ont commis ces actes étaient effectivement issus de cette population. Et le sujet du reportage et de cet article, qui est de comprendre pourquoi on a cru bon en haut lieu et dans les médias qu'il fallait ne pas divulguer les informations concernant ces faits.
Je veux bien qu'on défende un point de vue, encore faut-il que cela ait un sens. Dites plutôt qu'il ne faut pas généraliser.
2. Votre second argument ne tient pas non plus. La question n'est pas de juger de la qualité de foi ou de pratique de la religion, mais de sa revendication. Je n'ai lu ou entendu nulle part de revendication que ces actes étaient motivés par la religion, mais l'eussent-ils été, la qualité de pratique de ceux qui le revendiquerait au nom de celle-ci me semble un argument inepte. Une personne se revendiquant catholique et molestant les praticiens d'une clinique d'avortement serait-elle présentée comme n'ayant aucun rapport avec cette religion au prétexte que les écritures lui interdisent de faire du mal à autrui?
3. Si vous vous en tenez aux faits, et non à une relativisation bien commode, il s'agit d'actes de prédation collectifs. Il s'agit de comportements dégradants, de multiples attouchements et pénétrations, ainsi que des vols encore plus nombreux. Je ne vois là guère de rapport avec une quelconque culture patriarcale ou les fesses pincées de votre mère, si vous me permettez cette reprise de votre propre prose.
Au final, vos remarques assénées avec le plus grand aplomb me mettent fort mal à l'aise. D'ailleurs, le sujet de l'article mérite une fois de plus qu'on y revienne. Sur le fond, il revient à poser cette simple question: pourquoi tant de circonlocutions, de préventions et de non-dits sur des sujets aussi graves, quand il conviendrait de les discuter pour ce qu'ils sont. A force de tabous et de non-dits, c'est l'exercice de nos droits qu'on limite.
a écrit le 16/01/2016 à 18:46 :
en France l'attitude de nos politiques est identique , le refus des fichages ethniques en est la preuve il serait sans doute trop édifiant
a écrit le 16/01/2016 à 16:09 :
Il y a quelques années, il s'est avéré que des pakistanais abusaient de jeunes filles anglaises en difficulté et que la police avait camouflé ces faits pour ne pas être accusée de racisme.
a écrit le 16/01/2016 à 12:59 :
Bah autant appeler un chat un chat plutot qu'un animal à poil qui a 4 pattes de la famille des félins et qui peut redevenir être sauvage. Les politiciens n'en ont que faire de votre pauvre vie quotidienne... ils préfèrent régler des problèmes de grosses tunes en milliards et laisser la populace se démerder. Il n'y a que les manifestations qui les font sourciller car c'est mauvais pour les réélections. Ils savent très bien faire l'autruche et la girouette, deux postures indispensables en politique... populace, rester en bas et veuillez vaquer à vos occupations svp, et en silence (c'est un ordre).... sinon, c'est l'état d'urgence et tous ceux qui pourraient nuire aux évènement internationaux que j'organise seront assignés à résidence ;-)
a écrit le 16/01/2016 à 12:15 :
les allemands et les autrichiens sont ulceres de la facon dont ca s'est passe et des consignes qui ont ete donnees au plus haut niveau
ca va se ressentir dans les prochaines elections...
a écrit le 16/01/2016 à 11:34 :
Certains ont invoqué pour expliquer ce phénomène, l'arrivée de groupes essentiellement masculins. Mais ça n'explique pas pourquoi, dans l'immigration des années 60 où des hommes seuls d'origines variées, souvent regroupés dans des foyers, précédaient leurs familles, ça ne se produisait pas.
Réponse de le 16/01/2016 à 12:12 :
Pas d'amalgame svp! C'est un ordre, au cas où vous ne l'auriez pas compris les médias et les politiques vous le rappelleront.
Réponse de le 16/01/2016 à 13:11 :
@Louis, je trouve votre commentaire déplacé, fermé d'esprit, autoritaire et non constructif.
@José, peut être que les temps changent. Peut être que la révolution sexuelle des femmes d'ici rentre en contradiction avec la culture de leurs agresseurs. Il va de soit qu'il ne s'agit nullement d'une excuse et que ces crimes doivent être punis

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