Taxer les robots, ce n'est pas idiot

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(Crédits : Reuters)
Les réactions ont été majoritairement négatives, à l'idée de taxer les robots. Pourtant, une telle taxe aurait son utilité, pour lutter contre les inégalités. Par Robert Shiller, prix Nobel d'économie, professeur, Yale

L'idée de taxer les robots vient d'un projet de rapport de l'eurodéputée Mady Delvaux, vice-présidente de la Commission des affaires juridiques du Parlement européen. Soulignant que les robots pourraient accroître les inégalités, elle écrit qu'il y a lieu "d'envisager la nécessité de définir des exigences de notification de la part des entreprises sur l'étendue et la part de la contribution de la robotique et de l'intelligence artificielle à leurs résultats financiers, à des fins de fiscalité et de calcul des cotisations de sécurité sociale".

Les réactions à sa proposition ont été surtout négatives, à l'exception notable de celle de Bill Gates qui la soutient. Pour autant, ne nous dépêchons pas de rejeter cette idée. Seulement l'année dernière nous avons assisté à la prolifération d'appareils comme les assistants vocaux Google Home ou Amazon Echo Dot (Alexa) qui remplissent de multiples fonctions et peuvent gérer l'électronique domestique, se substituant ainsi à une intervention humaine. De la même manière, à Singapour les services de taxi sans chauffeur Delphi et nuTonomy commencent à remplacer les chauffeurs de taxi. Et la société de livraison de repas à domicile Doordash teste des robots autonomes à six roues de Starship Technologies qui pourraient remplacer les coursiers.

Y aura t-il-encore de nouveaux emplois pour les travailleurs remplacés par des machines?

Si ces innovations qui suppriment des emplois et en créent de nouveaux réussissent, l'idée d'un impôt sur les robots pourrait devenir populaire en raison des problèmes humains qui apparaissent quand des travailleurs se retrouvent sans emploi. Ils s'identifiaient souvent à leur emploi - un emploi auquel ils s'étaient parfois préparés durant des années. Si l'on est optimiste, on souligne que les travailleurs remplacés par des machines ont toujours trouvé un nouvel emploi ; mais comme la révolution de la robotique s'accélère, on peut se demander si cela va continuer. Un impôt sur les robots, espèrent ses partisans, pourrait ralentir au moins momentanément le processus et apporter le financement nécessaire à l'adaptation à la nouvelle situation, par exemple la reconversion professionnelle des travailleurs qui perdent leur emploi.

L'intervention de l'État peut être justifiée

Cette adaptation pourrait être aussi essentielle à nos vies que l'est notre travail pour mener une vie épanouissante. Dans son livre Rewarding Work [Le travail gratifiant], Edmund S. Phelps insiste sur toute l'importance d'avoir une "place dans la société - un métier". Quand beaucoup de gens ne peuvent plus trouver un emploi pour nourrir leur famille, les conséquences sont graves et comme l'écrit Phelps, "c'est le fonctionnement de toute la société qui peut en pâtir. Autrement dit, il y a des facteurs externes à la robotisation qui peuvent justifier l'intervention de l'État.

Les adversaires de l'impôt sur les robots insistent sur la difficulté qu'il y a à définir les robots et en conséquence la difficulté à déterminer l'assiette fiscale correspondante. Ils rappellent aussi l'énorme et indéniable gain de productivité lié à la nouvelle robotique.

Cet argument n'est peut-être pas suffisant pour rejeter l'idée d'un impôt même modeste sur les robots durant la période de transition vers un nouveau monde du travail. Cet impôt pourrait s'inscrire dans un projet plus large destiné à gérer les conséquences de la révolution de la robotique.

La théorie du taux unique d'imposition...

Tous les impôts, sauf une taxe forfaitaire identique pour tous, créent une distorsion dans l'économie. Mais un impôt qui ne tienne pas compte des revenus et des dépenses de chaque contribuable serait quasiment impossible à mettre en œuvre parce qu'il pèserait beaucoup plus lourdement sur les petits revenus et écraserait les pauvres dans l'incapacité de le payer. L'impôt doit donc être lié à une activité ou une autre qui indique notre capacité à payer un impôt.

Dans un article considéré comme un classique publié en 1927, Frank Ramsey défend l'idée que pour limiter les distorsions introduites par la fiscalité, il faut taxer toutes les activités et tous les biens de consommation et il propose une manière de fixer les taux de prélèvements. Sa théorie n'est pas une recette pratique pour fixer ces taux, mais elle constitue un argument de poids contre l'idée qu'il ne faudrait taxer que quelques activités et quelques biens, ou alors que le même taux devrait s'appliquer à tout.

... contredite par la nécessité de taxer fortement les produits à effets  négatifs

Les produits susceptibles d'avoir des effets négatifs pourraient être imposés plus lourdement que Ramsey ne l'aurait envisagé. Ainsi les taxes sur les boissons alcoolisées sont très répandues. L'alcoolisme est un problème social majeur. Entre 1920 et 1930 les USA ont tenté d'intervenir plus brutalement sur le marché de l'alcool par sa prohibition. Mais il s'est avéré impossible de supprimer la consommation d'alcool. La taxe sur l'alcool qui a accompagné la fin de la prohibition était une incitation plus douce à moins consommer.

Le débat relatif à l'impôt sur les robots devrait considérer quels sont les autres outils à notre disposition face à la montée des inégalités. Il serait naturel de considérer un impôt sur le revenu plus progressif et un revenu de base. Mais ces mesures ne sont pas très populaires. Sans le soutien de l'opinion publique, cet impôt ne pourra être appliqué durablement.

Combattre les inégalités liées à la robotisation

Quand on augmente l'impôt sur les hauts revenus, en général en temps de guerre, ce n'est que temporaire. La plupart des gens estiment que taxer ceux qui réussissent au bénéfice de ceux qui pataugent est dégradant pour ces derniers, qui d'ailleurs souvent ne veulent pas véritablement de cela. Les dirigeants politiques le savent et en général ne font pas campagne sur la proposition de prendre aux hauts revenus pour aider les petits revenus.

Il faut donc repenser la fiscalité pour combattre les inégalités de revenus liées à la robotisation. Sur le plan politique il est peut-être plus acceptable et donc plus facilement réalisable à long terme de taxer les robots plutôt que les hauts revenus. Et contrairement à l'impôt sur le revenu, il ne s'agirait pas d'un impôt sur le succès humain. Il conduirait pourtant d'une manière ou d'une autre à augmenter les impôts des hauts revenus dans la mesure ou ils proviennent d'activités dans lesquels les robots remplacent les hommes.

Un impôt modéré sur les robots, même une taxe temporaire pour ralentir l'adoption de technologies susceptibles d'entraîner des troubles sociaux, paraît un élément naturel dans une politique qui vise à combattre la hausse des inégalités. Les sommes récoltées pourraient servir à garantir un revenu minimum aux personnes qui ont perdu leur emploi en raison de la robotisation et se trouvent en reconversion professionnelle. Conforme à notre sens de la justice, cela pourrait être une solution durable.

Traduit de l'anglais par Patrice Horovitz

Prix Nobel d'économie 2013, Robert Shiller enseigne l'économie à l'université de Yale aux USA. Il a écrit avec George Akerlof un livre intitulé Phishing for Phools: The Economics of Manipulation and Deception.

© Project Syndicate 1995-2017

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Commentaires
a écrit le 02/04/2017 à 14:58 :
idiot,je ne sais pas,mais c'est continuer sur le chemin de la ruine
a écrit le 28/03/2017 à 16:31 :
C comme toutes les taxes - si un pays taxe tout seul, il perd (par exemple, ISF, taxe chirac billets d'avion, taxe carbone etc...).
Il n"y a pas de cadre fiscal mondial, ni Européen, la France ne peut pas innover dans ce domaine, elle est déjà trop innovante sur de nombreuses initiatives aux idéaux nobles mais qui se fracassent contre la réalité des économies mondialisées.
Réponse de le 31/03/2017 à 13:36 :
Ce qui compte, c'est le point du prélèvement, sur la production ou sur la consommation; c'est la nature du point de prélèvement, la consommation de tous les produits (TVA) ou l'énergie; c'est en définitif, l'usage du prélèvement, pour financer les charges de l'Etat ou les charges sociales. Il y a une évolution: TVA, TVA sociale, fiscalité sur l'énergie, fiscalité sociale sur l'énergie. A nous d'aboutir le plus vite possible à la situation finale.
a écrit le 28/03/2017 à 13:35 :
Il y a surtout des réactions "contre" cette taxe sur les robots. Mais qui serait "pour"? C'est pourtant la bonne solution. A condition de taxer l'énergie consommée par les robots.
a écrit le 28/03/2017 à 13:24 :
Une bonne idée dans l'absolu peut se transformer en un désastre si tout le monde ne se met pas d'accord pour le faire en même temps et à des niveaux comparables. C'est exactement la même chose que pour la taxe Tobin. En attendant, on constate que ce sont les pays qui ont le plus de robots qui conservent ou renforcent les positions industrielles les plus solides, si on ne regarde que la France, très en retard en matière de robots, il faudrait les y subventionner plutôt que de les taxer.
a écrit le 28/03/2017 à 10:27 :
Taxer les robots est beaucoup plus idiot que la TVA sociale...car on taxerait les robots français.
Réponse de le 29/03/2017 à 14:38 :
Les robots .."Français" !?, vous voulez dire les robots que les Français achètent dans les pays qui ont une industrie de la robotique, comme la Suède, l'Allemagne, le Japon, la Suisse ou même ..l'Italie. La Grande-Bretagne, les USA et la Chine en comptant pas dans ce domaine. Ingénieur automaticien depuis ...1962, j'ai constaté l'échec de cette industrie en France.
Aujourd'hui, les bobos ne voient que des robots "humanoïdes" peu efficaces. en oubliant tous les robots industriels, souvent inspirés de la bionique animale: félins, éléphants ( ça ne "trompe" pas !), reptiles, insectes,
.... Un robot est une MACHINE, dont le logiciel a été conçu par un être humain, qui a besoin d'énergie ( secteur continu ou batterie rechargeable)
et qui a besoin de maintenance régulière pour ne pas tomber en panne (ou
tomber...malade !). Gros avantages : pas d'absentéisme au travail et pas de charges sociales !
Le robot a un nom de famille : son No de modèle et un prénom: son No de
série !
Pour concevoir, construire, installer, programmer, et entretenir les robots,
il faut beaucoup d'ingénieurs et de techniciens de haut niveau. Et avant de
taxer les robots la France devrait savoir comment les fabriquer. Pour ne pas avoir a les acheter a ceux qui le savent déjà !
a écrit le 28/03/2017 à 10:21 :
Il y a déjà des taxes et des impôts sur les robots et sur les outils de production en général, cela s'appelle la taxe sur la valeur ajoutée ou l IS par exemple.
Et puis, en tout cas dans notre pays, avant de taxer plus éventuellement, attendons qu il y en ait plus tout simplement.
Au demeurant vu comment sont utilisés les fonds énormissimes de la formation professionnelle, il y a déjà de quoi faire largement, commençons par là.
a écrit le 28/03/2017 à 9:54 :
Taxer les robots est une idée idiote qui sous-tend que la robotisation vient juste d'arriver.
J'ai programmé un 3 axes en 1981!
On est donc 36 ans après.
Par contre les robots ont impacté moins de monde à travailler mais mieux payés, il faudrait une participation plus importante des entreprises au personnel réduit au budget formation pour les nouveaux métiers (maintenance, roboticiens).
Et puis comme il y a une dérive vers le haut, repousser de 10 ou 20% le plafond de la sécurité sociale.
Car tout le monde ne le sait pas, et j'en ai moi-même profité à ma très grande surprise, cadres et assimilés cadres participent moins que les autres à nos besoins communs.
Et c'est franchement révoltant.
a écrit le 28/03/2017 à 9:28 :
Nous avons nous aussi un prix Nobel d'économie, et il suffirait de l'écouter pour avoir la bonne solution. Jean Tirole propose de taxer l'énergie pour respecter le climat. Il suffirait d'utiliser cette taxe sur l'énergie pour financer les charges sociales comme le propose un de ses camarade de promotion, et nous aurons la bonne solution. Pourquoi ne pas le faire sans aller chercher des idées n'importe où? Mais qui le comprendra!
a écrit le 28/03/2017 à 9:24 :
le raisonnement de l auteur a quand meme un gros biais. Il dit qu il faut taxer les robots afin de ralentir le remplacement de l homme par la machine. Mais meme si on le ralenti, il va arriver et donc on va quand meme se retrouver avec des tas de gens dont on ne sera que faire (economiquement parlant bien sur). Donc sa taxe est juste une solution pour ralentir l apparition du probleme. Ce qu il faut pour resoudre le probleme, c est faire comme les chinois et reduire massivement la natalité. comme ca vous avez a terme plus personne qui sera "en trop". Cerise sur le gateau, ca permettrai de resoudre pas mal d autre probleme : ecologique avec une moindre pression sur les ressources naturelles, plus de probleme de logement ....
Évidement, on en prend pas le chemin, meme si on est pas au niveau de l afrique (niger ->7 enfants par femme) on continue a subventionner le lapinisme
a écrit le 28/03/2017 à 9:00 :
Non pour lutter contre les inégalités il faut faire payer des impôts aux riches c'est tout, c'est simple à comprendre et à mettre en pratique mais comme ceux-ci possèdent tout et dirigent tout ils refusent de participer au fonctionnement normal d'une économie participative.

Bref ils refusent les règles du jeu et on fait comme si tout été normal du coup nos experts prennent n'importe quelle taxe pour une bonne idée car sachant pertinemment que ces inégalités tuent l'économie mais comme il ne faut surtout pas prendre de l'argent aux multimilliardaires qui pourtant n'auraient pas assez de cent vies pour tout dépenser on se vautre dans la médiocrité sémantique et la compromission tacite.

Quand on en est à autant affirmer son impuissance le mieux c'est de ne rien dire.
Réponse de le 28/03/2017 à 9:26 :
Vous y croyez vraiment ? outre le fait que chaque fois que ca a ete teste, ca c est termine en catastrophe (cf URSS), si vous restez au niveau de la France, il faut combien de Arnault (1er fortune de france) pour entretenir 60 millions de gens ? si on distribue sa fortune, ca va faire au mieux 2000 € par francais
Réponse de le 28/03/2017 à 13:30 :
Ah je veux faire payer des impôts aux riches et de suite j'ai droit à un inquisiteur néolibéral.

Je ne crois pas moi, contrairement à vous et votre religion de l'argent, je pense et donc je suis persuadé qu'en faisant payer des impôts aux riches on équilibrerait notre budget et on aurait en plus du rabe.

"il faut combien de Arnault (1er fortune de france) pour entretenir 60 millions de gens ? si on distribue sa fortune, ca va faire au mieux 2000 € par francais"

Nous avons 50 milliardaires en france sans compter les nombreux multimillionnaires donc oui cela serait la solution mais comme ils ont déjà acheté nos politiciens et investi beaucoup en eux il est évident qu'ils ne sont pas prêt de les payer leurs impôts comme il se doit.

Vous pouvez arrêter de me troller maintenant svp ? Moi les messes c'est vraiment pas mon truc, je suis athée depuis très longtemps maintenant.

Mais on peut aussi virer les riches du pays qui ne veulent pas payer d'impôts car au moins s'ils ne nous rapportent rien ils ne nous couteront rien.

"La fortune des riches "inutile à l'économie" (Lordon)" http://www.arretsurimages.net/breves/2012-03-19/La-fortune-des-riches-inutile-a-l-economie-Lordon-id13423
Réponse de le 28/03/2017 à 14:25 :
"(cf URSS)"

Au secours
Réponse de le 29/03/2017 à 6:52 :
@citoyen... ouaip... tous ceux qui ont le malheur de ne pas s'aligner sur vos points de vue sont vite étiquetés trolls. Force est de reconnaitre que cd a raison, à moins de considérer que le seuil pour être un riche bon à plumer est relativement bas (façon Georges Marchais "au dessus de 4 millions [de centimes] (soit 6000€] je prends tout, ou encore Hollande pour qui on est riche au delà de 4000€), on n'a pas assez de riches et ils ne le sont pas assez nombreux pour s'en sortir comme ça. On a bien vu que l'invraisemblable taxe Hollande à 75% (annonce électorale à l'usage exclusive des gogos) n'a quasiment rien rapporté si ce n'est une image de totale inconséquence fiscale. Et d'autant plus que même la confiscation des très grandes fortunes serait, outre une mesure anticonstitutionnelle, surtout une mesure one-shot.
Réponse de le 29/03/2017 à 9:11 :
"@citoyen... ouaip... tous ceux qui ont le malheur de ne pas s'aligner sur vos points de vue sont vite étiquetés trolls."

Technique classique du troll qui inverse la sémantique, puéril...

Bien entendu votre commentaire et surtout votre harcélement est signalé à la modération.
Réponse de le 31/03/2017 à 10:09 :
"Et délateur en plus...
J'en frémis d'avance. "

Bien entendu il n'y a rien là dedans en lien avec le sujet de l'article ou mon commentaire, je signale de nouveau votre trollage flagrant et ainsi peut mettre en perspective le rapport que vous entretenez avec la modération étant donné que vous harcelez ouvertement mais êtes rarement supprimé.

Comme je l'ai dis un mail dans ma boite mail pour me dire que mes commentaires gênent et j'arrête de commenter je ne veux surtout pas apporter des ennuis à un site économique qui fait autant de bons articles avec de moins bons c'est sûr mais que déjà il y en ai des bons reste remarquable au sein de notre système donc je ne veux surtout pas leur causer de tort.
Réponse de le 01/04/2017 à 20:35 :
@citoyen : "Nous avons 50 milliardaires en france sans compter les nombreux multimillionnaires" ben non, il n'y en a plus que 39, ce qui est très peu. Et même le nombre de millionnaires a chuté de 30% depuis 2014. Et pas seulement à cause de la baisse de l'€.
Réponse de le 03/04/2017 à 9:23 :
"il n'y en a plus que 39, ce qui est très peu."

Vous aimez vous faire sucrer vos commentaires semble t'il mais bon quand on fait le troll on est forcément un peu maso.

"l'Hexagone compterait 523.000 millionnaires." http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/l-incroyable-envolee-du-nombre-des-millionnaires-francais-en-2015-1008095.html

Merci de m'avoir fait regarder je ne pensais pas qu'il y en avait autant de millionnaires, ça ferait de belles rentrées d'argent s'ils payaient leurs impôts en france tout ces gens.

Certains doivent le faire mais la dignité chez ces gens là étant rare ils doivent être de moins en moins nombreux.

Et merci également de m'avoir fait regarder la liste des milliardaires je constate qu'il y a trois actionnaires de la si discrète médiatiquement "Lactalis".

Les autres milliardaires sont tous traités comme des pop stars par les médias mais ces trois là je ne savais même pas qu'ils existaient.

Au lieu de ne servir à rien et de troller sans arrêt vous ne pourriez pas m'en dire plus sur ces trois là svp ?

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