"Trepalium" : est-il obligatoire de travailler pour exister ?

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Cette nouvelle série télé d'Arte pose de nombreuses questions d'actualité, notamment celles de l'ubérisation de nos sociétés et du chômage de masse.
Cette nouvelle série télé d'Arte pose de nombreuses questions d'actualité, notamment celles de l'"ubérisation" de nos sociétés et du chômage de masse. (Crédits : DR)
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, faut-il payer les gens à ne rien faire ? Comment repenser le travail ?

Arte a diffusé hier soir les trois premiers épisodes de sa série d'anticipation Trepalium. Pour mémoire, le mot "trepalium" (ou "tripalium"), d'origine latine, qui désignait au temps des Romains un instrument de torture, a donné, en français, le mot travail - une étymologie étonnante qui s'explique par le fait que, jusqu'au XVIIe siècle, le travail était considéré comme une besogne pénible, contraignante voire dégradante.

Dans la série d'Arte, l'intrigue se déroule dans un monde futuriste où 80% de la population est inactive. Cette fiction pose de nombreuses questions d'actualité, notamment celles de l'"ubérisation" de nos sociétés et du chômage de masse. Parallèlement, l'instauration d'un revenu de base universel est au cœur du débat.


Pour en débattre, Gaspard Koenig, le président du think tank Génération Libre, Baptiste Mylondo, enseignant en économie et philosophie politique, et Élie Cohen, directeur de recherche au CNRS et expert en institutions et politiques économiques.

>>> REPLAY Pour découvrir les trois premiers épisodes de la série Trepalium, cliquez sur la miniature vidéo ci-dessous:

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Commentaires
a écrit le 19/02/2016 à 10:12 :
Tant qu'à faire dans l'anticipation, on peut aussi imaginer des alternatives : http://www.nonfiction.fr/article-8108-serie__imaginer_la_fin_du_travail_au_dela_de__trepalium_.htm
a écrit le 16/02/2016 à 16:13 :
http://www.revolutionpermanente.fr/Trepalium-Quand-Arte-fait-la-critique-de-l-exploitation-capitaliste?utm_content=buffer7f630&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer
a écrit le 13/02/2016 à 10:51 :
Elie Cohen devrait changer d'avis et prévoir de financer ce temps libéré par une contribution de l'énergie. (Une taxe sur l'énergie pour financer les retraites).
a écrit le 13/02/2016 à 10:47 :
Il ne faut pas oublier que l'énergie permet de produire autant en travaillant moins longtemps. L'énergie doit participer au financement de ce temps de travail libéré. Cela correspond à une allocation.
a écrit le 13/02/2016 à 8:34 :
Il faut lier cette allocation à l'impot sur le revenu qui permettrait d'ajuster l'allocation aux besoins de chacun. Cette allocation correspond à des idées exprimées dans les projets de certains candidats de droite.
a écrit le 12/02/2016 à 22:09 :
Je me souviens que, lorsque j'étais jeune le travail était défini comme une valeur morale. On nous l'enseignait ainsi dans les cours de philosophie en terminale. Dans notre éducation nos parents nous apprenaient à respecter le travail,si modeste soit-il. Aujourd'hui on définit le traivail comme un facteur de production réduit à sa simple dimension marchande. La société actuelle ne respecte pas le travail de l homme . Cela explique pourquoi les pratiques de gestion des ressources humaines dans beaucoup d entreprises deviennent alarmantes . ( menace, hypocrisie, pression, sanctions, etc ). Respecter le travail et les hommes devient même suspect dans notre société .
a écrit le 12/02/2016 à 13:47 :
Travailler pour exister renvoie au regne animal : c'était ce que pouvait se dire un cheval qui tirait une charrue, une charrette, ce qui lui évitait l'abattoir. Non pour le genre humain, travailler c'est contribuer à la société dans laquelle on est pour assurer son bien être et sa richesse...
Réponse de le 12/02/2016 à 14:31 :
Hors le mal-être au travail gangrène notre société déshumanisée. Ton argument ne tiens pas. Dans certains pays émergeant, les "riches" doivent vivre dans des villes privées pour leur sécurité. La fiction est donc rattrapée par la réalité.

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