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http://www.latribune.fr/patrimoine/20090424trib000368016/plusieurs-residences-de-tourisme-rencontrent-de-serieuses-difficultes..html
La Tribune.fr - 24/04/2009 | 07:06 - 525 mots
Privés de loyers, des milliers d’investisseurs floués sont incapables de rembourser les crédits qu’ils ont souscrits pour leurs projets. Les premiers touchés ? Ceux qui avaient opté pour la loi Robien. Faute de pouvoir acheter là où la demande de logement était forte, ou afin de limiter le coût du foncier, de nombreux professionnels ont commercialisé des programmes labellisés Robien dans des villes telles que Tarbes, Carcassonne, Auch ou Lourdes. Sauf que la demande locative n’était pas au rendez-vous …
Parfois, ils n’ont même pas tenu compte des besoins locatifs en construisant seulement des studios et deux pièces, plus faciles à écouler que des grands appartements. "Les promoteurs n’ont pas construit en fonction de la demande locative, mais selon leurs objectifs commerciaux" dénonce Hélène Feron-Poloni, associée au cabinet d’avocats Lecoq Vallon.
Depuis quelques mois, on voit surgir de nouveaux problèmes. Sont concernés cette fois les investisseurs en meublé dans des résidences de tourisme et ceux ayant investi en loi Demessine, réservée aux zones de revitalisation rurale (ZRR). « Ces derniers temps, le secteur a connu quelques défaillances », reconnaît Pascale Jallet, déléguée générale du Syndicat des Résidences de Tourisme (SRT). En cause selon elle ? Une crise du secteur conjuguée à de mauvaises conditions climatiques et à l’augmentation de l’indice du coût de la construction sur lequel les baux sont indexés.
En réalité, étranglés par les loyers mirobolants promis aux investisseurs pour les convaincre d’acheter, des exploitants en résidence de tourisme (souvent filiales des sociétés de promotion vente) se sont mis en difficulté. Transmontagne, Maisons de Biarritz, Mona Lisa, Résid Hôtel … la liste des déconvenues s’allonge (voir liste ci-dessous).
Certaines ont dû déposer le bilan, laissant derrière elles des impayés de loyers que les propriétaires ne récupèreront probablement jamais. Ces derniers doivent alors trouver un nouvel exploitant qui, en position de force, renégocie les baux en sa faveur. D’autres anticipent le problème et demandent aux propriétaires une révision des loyers à la baisse dans des proportions frisant parfois l’indécence : - 40% dans la résidence des « balcons du soleil » au Val d’Allos. D’autres profiteraient même, selon certains copropriétaires, de l’ambiance générale pour organiser leur dépôt de bilan, afin d’obtenir des baisses de loyers. Et ils y parviennent souvent. Car l’enjeu ne se limite pas aux loyers. Il s’étend aussi aux avantages fiscaux, conditionnés au respect d’un certain nombre de contraintes liées aux conditions d’exploitation. Et qui risquent d’être remis en cause en cas de défaillance de la société. "Avant d’accepter des baisses de loyers mieux vaut réfléchir à deux fois" recommande Mireille Pierret, présidente de l’association Appart. Rien ne dit que les problèmes ne resurgiront pas dans quelques mois.
4 exemples de sociétés qui ont rencontré des difficultés
Mona Lisa Hôtels et résidences
Nombre d'établissements: 19 hôtels et 13 résidences
Chiffre d'affaires: 20 millions d'euros
Situation : en redressement judiciaire depuis le 2 mars 2009
Maisons de Biarritz vacances
Nombre d'établissements: 12 résidences
Chiffre d'affaires : 10 millions d'euros
Situation: en liquidation depuis le 30 décembre 2008
Transmontagne
Nombre d'établissements: 17 résidences
Chiffre d'affaires : 9 millions d'euros
Situation: plan de cession depuis le 16 octobre 2007
Rhode Tourisme (Résid'Hôtel)
Nombre d'établissements: 55 résidences
Chiffre d'affaires: 19 millions d'euros
Situation: procédure de sauvegarde depuis le 24 mars 2009
Antoine de Beauchaine
cloclo a écrit le 10/08/2009 à 10:44 :
et oui ca commence par un contact au tel par un centre d appel a l etranger qui vous propose la lune et un rdv avec un commercial ici en france apres du baratin et voila dans le panneau ( une amie travaille dans ces centres )
riccardo a écrit le 09/08/2009 à 11:44 :
association de defense des investisseurs lésés : ADIM à consulter ou à contacter sur le site directement, vous serez soutenus par une personne dynamique. Il y à quand mème des personnes qui font des investissements de qualités si vous choisissez des programmes en centre ville ( en capitales régionnales avec au moins des lignes tgv et universités dans ce cas là je pense qu'on ne peut pas se tromper. Bien faire attention à l'emplacement c'est importants, les programmes Malraux proposent souvent ces solutions si vous avez la fiscalité qui va avec bien sur) Choisir un opérateur qui à déjà réalisé de belles opérations finis que l'on peut éventuellement visiter.
tatoune06 a écrit le 27/04/2009 à 19:06 :
Loyers mirobolants ?! Non, pas nécessairement. En général le loyer servi tourne autour de 4% de la valeur du bien. Mais comme les prix de l'immobilier n'ont cessé de grimper, les loyers aussi, alors que les prix des biens mis en location n'ont évidemment pas suivis la même courbe. Et quand en plus, ces loyers sont indexés sur l'indice de la construction qui, lui aussi , a subi des hausses sans précédent, on arrive à des situations inextricables pour l'exploitant. Que chacun fasse le calcul simple suivant: j'achète un studio d'une valeur de 100.000 Euro dans une résidence qui compte 100 studios. L'exploitant aura une charge annuelle de loyer de 400.000 Euro sur une base de rémunération à 4%. Quelle est donc la solution ? Dans ce domaine comme dans celui de l'hôtellerie, elle est double: 1- l'emplacement doit être de premier ordre ( pas très facile pour l'acheteur de le vérifier ) 2- l'exploitant doit avoir pignon sur rue ( plus facile à déceler, de grands groupes que je ne nommerai pas existent, mais sont peu nombreux ) Ces groupes disposent d'une vraie force de frappe commerciale, seule capable de faire venir les clients dans les résidences et donc d'apporter le niveau de chiffre d'affaires suffisant pour que l'entreprise soit rentable. Enfin, n'oublions pas que ces processus sont en général moins intéressants en termes de rentabilité nette mais beaucoup plus en termes d'économies d'impôts. Ils s'adressent donc plutôt à des acheteurs déjà un peu ( ou beaucoup ) fortunés.
MIMI a écrit le 27/04/2009 à 17:24 :
la loi sur les bandes organisées, devrait fonctionner pour cette escroquerie en col blanc
Bloodynasty a écrit le 27/04/2009 à 17:21 :
"C?est quand la mer se retire qu?on voit ceux qui se baignent nus". Warren Buffet
ZRRZNCOLERE06 a écrit le 27/04/2009 à 14:59 :
pour TAP et subaru :La responsabilité! En temps normal j'aurai pu vous suivre sur cette critique des français dont vous faites partie! Mais dans ce cas, messieurs, on paye des impôts pour des politiques censés pondre des lois et les encadrer, le but étant d'éviter l'anarchie, les délits et l'escroquerie en tous genres. Sinon à quoi bon! Dans le cas de ZRR, le terrain flou de ces lois est exposé par des gens qui ont vu que ces lois étaient mal encadrées, volontairement ou pas. Ces gens ont creusé le sujet pour en voir les failles et pour mettre en face un plan, bien rodé si l'on en croit le nombre de cas remontant à la surface grâce aux médias et surtout grâce à Internet. La similitude des cas ne laisse aucun doute sur la malhonnêteté des promoteurs concernés (ou alors ils sont tous diminués intellectuellement et professionnellement parlant), qui ficelant les projets en unifiant (sous des montages) promoteur, constructeur, commercialisateur, gestionnaire et parfois syndic, leur permet de montrer aux investisseurs un plan sans faille si ce n'est pour certains cas mettre en avant le risque lié à la météo (enneigement pour les résidences de montagne). Alors messieurs, responsable ou non, faut-il laisser faire les politiques corrompus ou négligents, faut-il laisser agir les voyous sous prétexte que nul n'est censé ignorer...., faut-il laisser d'autres futures victimes tomber dans le panneau alors qu'ils n'ont pas les moyens comme ces sociétés incriminées, de débroussailler ce genre de projet, au nom seul de la responsabilité ? Faut-il laisser réagir des abrutis comme vous, dénigrant la situation dramatique dans laquelle certaines personnes (et famille) se trouvent aujourd'hui, au seul nom de la libre expression. Cela aussi c'est français messieurs !!
porschecollec a écrit le 27/04/2009 à 10:54 :
Avant tout, il s'agit d'une vaste escroquerie mise en place par les respondsables de l'état et des différentes collectivités locales au profit d'une oligarchie qui oeuvre dans l'immobillier. la simple incompétence ne peut expliquer tant de problèmes. l'état a un devoir d'information, et lorsque ses services valident un programme d'investissement et les défiscalisation qui l'accompagnent, cela devrait etre suite à une étude sérieuse. En fait, c'est simplement pour faire gagner de l'argent au lobby des constructeurs de ces résidences. le petit particulier qui a investi a simplement eu tort de faire confiance à la collectivité. C'est la loi du plus fort, il faut tout faire par soi-meme, ne plus faire confiance aux services officiels. ne nous étonnons pas d'etre en pleine crise dans tous les domaines si la conclusion de telles affaires est une fois de plus de mettre les torts sur les petits qui ont cru aux directives officilelles au lieu des gros escrocs qui sont à l'origine du problème.
mimi a écrit le 26/04/2009 à 11:11 :
il faudrait s'interroger sur les sommes importantes versées par les promoteurs à l'exploitant pour démarrer l'exploitation d'une résidence (bien sur compris dans le prix de vente donc payé par les copropriétaire) Fond de concours un an de loyer voir plus carence de loyer 3 mois payé par le copropriétaires, (+3 mois rajouté par le promoteur) pour L'achat du mobilier (pas certain que tout l'argent passe dans le mobilier) Cette somme rondelette (milliers d'euros voir millions d'euros) attire bien des convoitises et peut être détournée de son utilité première par des exploitant qui n'en ont que le nom et servir à gagner beaucoup dans un minimum de temps puis mettre la clé sous la porte Ce système pernicieux est le résultat de la situation ou nous nous trouvons aujourd'hui, pour vendre il fallait promettre des rentabilités importantes, même si elle n'étaient pas tenables dans le temps, trouver des sociétés d'exploitation capables d'accepter ces conditions Pour un vrai professionnel de l'exploitation cette argent doit permettre de pouvoir démarrer l'exploitation dans de bonnes conditions et pérenniser dans le temps en tenant compte des aléas climatiques ou économique Encore une dérive d'un système devenu fou
zrrencolere a écrit le 26/04/2009 à 11:11 :
pour TAP et subaru : plusieurs milliers de familles se sont retrouvées piégées par un système mis en place par l'état sans garde fous. Ceux qui se sont fait avoir ne sont pas des nantis comme vous le dites mais des "français moyens" préparant leur retraite. Plusieurs pro (vendeurs, notaires, avocats, etc..) se sont également fait prendre. Pour les promoteurs et les pseudos gestionnaires c'est une poule aux oeufs d'or et les élus et l'état ne font rien sur prétexte de : sauvegarder des emplois... qui n'ont pas été créés !!! Ou de touristes étrangers jamais venus !!!! Donc ne soyez pas simpliste car il ne s'agit pas de quelques nantis comme le prétendent certains politiques, vendeurs ou autres "pro" de la défiscalisation. La responsabilité des acheteurs est effective mais encore faudrait il qu'ils aient les moyens d'en sortir ce qui n'est pas possible car ils sont otages comme dans le timeshare d'un système inique ! Ce dossier de la Tribune permet de mettre en garde d'autres citoyens sur ces arnaques "légales". Pour JP91 : les proprios des différentes résidences et leurs associations se retrouvent sur http://www.cbanque.com/forum/forum30.html
chivas90 a écrit le 26/04/2009 à 11:06 :
On ne peut pas dire que la crise du secteur a été conjuguée à de mauvaises conditions climatiques ces deux dernières années!!! Les résidences n'ont jamais été si bien remplies ces dernières années et le prix des locations n'est pas si bas qu'on peut le dire dans les divers articles.... Certains exploitants s'en mettent pleins les poches grace à des montages de société bien rodés où l'argent quitte relativement rapidement les filiales... Les IRT sont bel et bien des victimes, et quand nous osons dire haut et fort que l'on veut gérer nous même nos biens, là, on nous met des bâtons dans les roues, cela ne veut il pas dire que nos résidences ne sont pas si peu rentable qu'on veut bien nous le faire entendre??? A bon entendeur...
subaru a écrit le 24/04/2009 à 21:52 :
Je ne suis pas étonné de ce qui arrive, c'est logique on ne peut pas gagner sur tous les plans.Il y a vingt ans à val thorens le défiscalisé pour 8 semaines de séjour au propriétaire était au même prix que la pleine propriété. Il suffisait de faire la tournée des vendeurs pour s'en rendre compte. Societé bling bling de parasites à tous les étages @+
TAP a écrit le 24/04/2009 à 14:33 :
Scandaleux ! Votre traitement de l'information est scandaleux mais tellement Francais. En quoi quelqu'un qui achete un apartement a un prix ridiculement eleve (commme la plupart de ces projets defiscalise) pour des loyers garanti tout autant ridicules peut-il etre floue ? Les proprietaires qui ont paye 2 a 4 fois le prix de marche (chiffre reel dans une station de ski des Alpes) en pure connaissance de cause (il n'est pas difficile de verifier les prix du marche) ne peuvent s'en prendre qu'a eux. Mais il n'est pas de bon ton d'etre responsable de ses actes de nos jours.
JP91 a écrit le 24/04/2009 à 13:25 :
Bonjour Est-ce que vous connaissez un forum regroupant les copropriétaires dépendant de Mona Lisa Hôtels et résidences ? Merci
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