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EXCLUSIF L'incitation à retarder le départ à la retraite connaît un premier succès

Source : La Tribune.fr - 20/08/2009 | 08:26 - 355 mots  | 
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En retardant leur départ, 12,5 % des nouveaux retraités ont bénéficié d'une surcote au premier trimestre.

Pour inciter les seniors à prolonger leur activité, le gouvernement a mis en place dès 2003 une "carotte", une surcote, mécanisme permettant de majorer la pension de ceux qui poursuivraient au-delà de l'âge légal et de la durée nécessaire pour bénéficier d'une pension à taux plein. Après avoir été largement ignorée, la surcote décolle enfin. Ces premiers succès peuvent s'expliquer par la revalorisation du taux de la surcote, qui est passé de 3% à 5% par an depuis le 1er janvier. Ainsi, un salarié de 60 ans, ayant cotisé 40 ans et 1 trimestre, verra, s'il travaille 2 ans de plus, sa pension augmentée de 10%. Depuis le début de l'année, la surcote s'applique en outre aux bénéficiaires du minimum contributif.

Résultat, selon la présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz, auditionnée par la commission des Affaires sociales du Sénat, la proportion des nouveaux retraités bénéficiant de cette majoration atteint 12,5% au premier trimestre 2009, soit plus de 21.000 personnes. A titre de comparaison, ils étaient environ 5% en 2005 et 2006, 7,6% en 2007 et 9,5% en 2008. Danièle Karniewicz précise que le montant mensuel moyen de la surcote s'élève à 35,6 euros, pour une durée moyenne de 6,3 trimestres.

Ce montant représente une majoration moyenne de 5,2% de la pension, "certes relativement modique, mais pas négligeable rapportée au montant moyen des pensions de retraites servies par la Cnav", qui est inférieur à 700 euros.

La surcote permet globalement de reculer d'un an l'âge de liquidation de la retraite, puisque l'âge moyen de départ des bénéficiaires de ce bonus est passé à 62,6 ans, contre 61,6 ans pour l'ensemble des nouveaux retraités (hors départs en retraite anticipée).

Depuis plusieurs années, le gouvernement a cherché à améliorer le taux d'emploi des seniors en France, qui reste particulièrement bas (38% contre 46% dans l'Union européenne), notamment en augmentant la surcote. Fixée à 3% dans la loi de 2003, elle avait déjà été revalorisée au 1er janvier 2007 en devenant progressive (3% pour la première année, puis 4% pour les années suivantes et de 5% pour les années travaillées à partir de 65 ans).

Véronique Chocron - 20/08/2009, 08:26  | 
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  • tintin a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • Il faut laisser le choix aux personnes de partir après 41 ou 42 ans d'activité. Un jeune aujourdhui qui commence en moyenne à travailler vers 22ans au mieux, aura 63, 64 ans voir plus .

  • Rectificatif a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • A 1792 et bon sens : la logique des vases communiquants entre emplois que n'auront pas les jeunes si des vieux les gardent est donc toujours vivace ! Si ça marchait, nous aurions moins de chômage de jeunes que les autres puisque nous avons le taux d'actifs de 55 à 65 ans le plus faible du monde (grâce en particulier aux préretraites). Il y a donc un bug dans votre raisonnement. A petitfonctionnaire :en général, les hauts fonctionnaires travaillent le plus longtemps possible, car c'est en fin de carrière qu'ils ont le salaire le plus élevé (trésoriers payeurs généraux, professeurs d'université, etc ...).

  • petitfonctionnaire a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • Posez vous la question,pourquoi certains travaillent plus de temps.La plupart auront droit à de petites retraites,aussi le train de vie devra changer.Ceci n'est pas le cas pour les hauts fonctionnaires et les élus de tout bord qui touchent des retraites indécentes par rapport à la classe moyenne.

  • FFEJ a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • ce type de décision a peut être un sens économique dans les secteurs d'activité en croissance où l'on recrute. il n'en a pas dans la fonction publique, où les changements de statut d'entreprises publiques en SA (La Poste France Télécom EDF ...)alliés à des réductions drastiques d'éffectifs placent les salariés dans des situations intenables. d'un coté l'Etat incite les salariés à prolonger leur temps professionnel, de l'autre les dirigeants des entreprises publiques -sous l'impulsion de l'Etat tutélaire- poussent les salariés à partir avant 60 ans tout en précisant que dans certaines de ces entreprises en voie de privatisation, l'activité et en déclin avéré depuis plusieurs années. il parait évident que toute solution imposée et uniforme à tous n'emportera pas l'adhésion générale même si chacun comprend les difficultés à équilibrer les régimes de retraite , à commencer par celui par répartition. il faut introduire des solutions alternatives à la loi pour permettre à chacun de réfléchir et de faire son choix, y compris celui de toucher une retraite moindre, si départ assumé avant 60 ans.

  • 1792 a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • Formidable ! Ce gouvernement restera comme exemplaire en matière de décisions à contre-temps.

  • bonsens a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • Peut-être à rapprocher de la hausse du nombre de jeunes au chômage.

  • garantus a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • Ce système des bonus va inexorablement profité aux salariés déjà bien nantis et aux fonctionnaires de l'état sans oublier les politiques qui n'auront pas eu pendant leurs carrières le dos cassé par leur labeur. Encore une idée aussi saute que grenue... qui donne encore plus à ceux qui en ont déjà assez et moins à ceux qui en ont le plus besoin mais qui ne réuniront pas les trimestres supplémentaires sachant qu'ils sont soit au chômage soit en maladie ou en longue invalidité. L'incompétence de nos politiques est sidérante au plan du bon sens et de l'économie (gestion des caisses de retraites avec un trou abyssal). Ne serait-il pas louable de plafonner les retraites (rappel de certains qui touchent 60000 e par mois... Bouton de la société Générale par exemple).

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