Contenu :

impôts

Baisse des avantages fiscaux : prochain débat au Parlement

Source : La Tribune.fr - 11/08/2009 | 08:48 - 399 mots  | 
|
Baisse des avantages fiscaux : prochain débat au Parlement

Luc Chatel, ministre de l'Education nationale et porte-parole du gouvernement, annonce que le sujet de la baisse des réductions d'impôts sera débattu par les députés et sénateurs.

Il y a bien un sujet sur la question de l'éventuelle réduction des avantages fiscaux dont bénéficient de nombreux ménages français via, par exemple, des emplois à domicile.

Luc Chatel, ministre de l'Education nationale et porte-parole du gouvernement, a indiqué ce mardi sur RTL qu'il "y aura un débat au parlement" sur cette question des "niches fiscales" qui seraient de presque 400 et représenteraient un manque à gagner de quelque 70 milliards d'euros pour les finances de l'Etat.

A ses yeux, "cette année, nous n'allons pas y échapper et il y aura, de manière assez légitime d'ailleurs, au Parlement un débat sur cette question. Régler cette question aujourd'hui me parait prématuré". Il a rappelé que le gouvernement avait fait "un pas très important l'an dernier" en décidant que le total des réductions sur l'impôt sur le revenu ne pouvait excéder 10% du revenu imposable plus 25.000 euros. "Je rappelle que ces déductions fiscales permettaient jusqu'à présent à certaines personnes, qui gagnent beaucoup d'argent, de ne pas payer d'impôt sur le revenu parce qu'avec un bon conseiller fiscal elles pouvaient être exonérées de tout impôt".

Le Journal du Dimanche a révélé que plusieurs pistes seraient à l'étude pour rogner ces avantages fiscaux, soit une baisse de 10% de certaines mesures (ramener de 50% à 45% la déduction pour un emploi à domicile par exemple), soit une baisse forfaitaire réduite (1% par exemple) sur la totalité des déductions dont un foyer fiscal bénéficie. Des pistes qui n'ont pas été confirmées. Les différents parlementaires qui planchent sur le sujet paraissent d'ailleurs chacun avoir leur idée. mais beaucoup d'autres affichent leur opposition à ce qui sera peu ou prou une hausse d'impôts alors que Nicolas Sarkozy a affirmé à plusieurs reprises être opposé à une augmentation des prélèvements obligatoires en France, déjà à un niveau record, l'un des plus élevés du monde.

Ce débat sur la hausse des impôts  face au déficit creusé par la crise et par les plans de relance sévit aussi ailleurs : Etats-Unis, Royaume-Uni, Espagne... Avec des réponses variées : Londres a décidé d'augmenter la fiscalité sur les très hauts revenus mais cela pourrait ne pas suffire. Barack Obama, élu sur la défense des classes moyennes, hésite à alourdir leurs impôts alors que sa cote de popularité a fortement baissé ces derniers mois. Quant à Jose Luis Zapatero, le Premier ministre espagnol, il ne dément pas une future hausse de la pression fiscale hispanique.
 

latribune.fr - 11/08/2009, 08:48  | 
|
Commentaires sur l'article

Pseudo :

Vous avez un commentaire à faire sur cet article ? Faites en part en remplissant le champ suivant :

> retour haut de page

  • lou pichoun a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • Les parlementaires ne sont pas les seuls concernés. De gros chefs d'entreprises voire de groupes rentrent complètement dans le cadre ci-dessus décrit. Taxer le français moyen voire même les plus démunis n'est pas une solution. En revanche supprimer les privilèges et niches pour ceux qui peuvent assumer des charges sans bénéficier de réduction fiscales, je trouverais la démarche plutôt intelligente. Car l'économie d'une façon ou d'une autre a besoin d'une injection de liquidités. Si l'on taxe davantage les foyers (exple : 3 ou 4 pers) qui sont entre 33 et 40% de taux d'endettement (pour des raisons de logement le plus souvent) et dont le reste à vivre est inférieur à 1000 voire 1500 ? par mois, dîtes moi comment vous relancer l'activité?? Ils ne pourront plus consommer de la même façon et seront amenés à consommer moins voire plus du tout via les systèmes légaux... Pour la plupart des ménages il faut en effet déduire les impôts, les frais de garde d'enfants (avec niche on récupère mais tout de même pas tout)(et sans c'est donc 100% à charge) l'alimentation, les frais de déplacement pour se rendre sur son lieu de travail (même si ici encore les frais réels peuvent être déduits de l'assiette de calcul des impôts). Au bout du bout il ne reste que très peu à ces ménages en fin de mois, voire rien du tout... Et ils représentent la majeure partie des Français!! Alors dîtes moi chers élus locaux et nationnaux, quelle solution préconisez-vous en la matière?? Ne pensez-vous pas qu'une hausse des salaires généralisée et fixée par décret gouvernemental irait dans le sens d'une reprise? Certes les chiffres aujourd'hui annoncés laissent présager d'une sortie technique de crise, mais quid de la reprise?? Les statistiques demeurent mitigées, le taux de chômage n'est pas spécialement bon et le nombre de chômeurs va encore s'accroître...pensez-vous réellement que la reprise est pour demain??? et que vous pourrez augmenter la pression fiscale ad vitam eternam??

  • lou pichoun a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • si la pression fiscale est augmentée alors il faudra augmenter les salaires pour que la relance puisse avoir lieu...comment voulez-vous relancer l'activité économique si l'offre est supérieure à la demande??? Sans revenus supérieurs les ménages ne pourront à la fois payer des impôts plus importants qu'auparavant et consommer un minima dans les mêmes proportions - revenus = - consommation = - ventes = chute des prix = - recettes fiscales pour l'état Le résultat serait contrebalancé par les effets pervers d'une telle mesure Pê la solution serait elle de taxer les ménages les mieux lotis qui disposent d'un reste à vivre conséquent (impôts et charges d'emprunts éventuels déduits) et de faire la chasse aux faux chômeurs (au cas par cas)

  • Parlementaire a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • Oui: appliquée à qui? revenir à plus d'équité les français habitués à ne pas payer l'impot sont quelque soit leur statut très motivés pour obtenir de l' ETAT des aides subventions, des niches pour certains, prestations en tout genre, à propos les parlementaires s'appliqueront- ils les réductions des avantages acquis cons&quents qu' ils se sont auto- octroyés? Ce serait un minimum de contribution que les PARLEMENTAIRES se remettent en question: non ?

  • citoyen a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • Dans cette mesure, il y a une double hypocrisie : - l'idée qu'il ne fallait pas baisser augmenter les impôts. Cette réforme, qu'on y soit favorable ou pas est indéniablement une hausse d'impôts déguisée (un peu comme la CSG non déductible qui est un impôt sur l'impôt, mais on le dénomme pas ainsi) - 2ème hyprocrisie : la complexification de la fiscalité française : une usine à gaz qui commence à faire vraiment peur ! Hors, sous Villepin, la droite s'était engagée à simplifier cette fiscalité.

  • CaNeVaPa a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • La seule niche à abolir est celle des fonctionnaires...mort aux privilèges!!!

  • PAS NORMAL a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • Est il normal que je participe par mes impots à la réfection des fenêtres de mon voisin etc...

  • ZERO IMPOTS pour FINACER DACIA LOGAN a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • IL N'Y A AUCUNERAISON DE COLLECTER DES IMPOTS pour payer DACIA LOGAN et la Formule 1 - INUTILE

  • Clovis a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • C'est au contraire par la diminution des niches fiscales - qui ne sont que des dérogations ponctuelles au droit fiscal dans le seul but d'orienter l'activité économique et pas des cadeaux à certains contribuables - que l'on pourrait s'épargner une véritable augmentation des impôts pour tous les ménages et entreprises. Car quoiqu'il en soit l'équation est simple : le déficit s'est creusé avec le plan de relance notamment en direction des banques et des investissements publics, la baisse des dépenses de fonctionnement de l'Etat ne fera sentir ses effets que dans quelques années...il faut donc des nouvelles recettes publiques, plus "sociales" ou plus "environnementales" au choix.

  • Palichon a écrit le 09/10/2009 à 15:41 :

    • Les privileges des fonctionnaires ? sans blagues ? lesquels ?

> Retour haut de page

    • Les parlementaires ne sont pas les seuls concernés. De gros chefs d'entreprises voire de groupes rentrent complètement dans le cadre ci-dessus décrit. Taxer le français moyen voire même les plus démunis n'est pas une solution. En revanche...

      par lou pichoun le 09/10/2009 à 15:41

 Les plus commentés

 Les plus envoyés

 Les plus lus

Publicité

Pied de page :