GreenIvory pousse la presse magazine vers le web

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Le modèle économique du logiciel ContentLC, vendu comme « un lien entre l'édition traditionnelle de magazines et l'édition en ligne », repose sur la vente de licences. © GreenIvory
Le modèle économique du logiciel ContentLC, vendu comme « un lien entre l'édition traditionnelle de magazines et l'édition en ligne », repose sur la vente de licences. © GreenIvory (Crédits : GreenIvory)
Cette start-up qui se présente comme le « logisticien des médias en ligne » a mis au point une application qui permettra de transposer sur Internet des textes destinés initialement à l'impression et d'enrichir le contenu de sites d'information.

Les experts de l'analyse sémantique et de la gestion de sites internet se lancent dans la presse. GreenIvory a présenté une application qui permettra de transposer en ligne des textes destinés initialement à l'impression, d'enrichir le contenu de sites d'information et de promouvoir des compléments multimédia. « Nous espérons atteindre 1 million d'euros de chiffre d'affaires fin 2014 avec une équipe de 16 personnes », annonce Jean Georges Perrin, fondateur et dirigeant de GreenIvory, à Haguenau (Bas-Rhin). L'entreprise créée en 2006 réalise déjà un quart de son activité (366 000 euros de CA) aux Etats-Unis. Le profil des clients, magazines grand public et spécialisés ou agences de communication, doit s'élargir à tout le secteur de la presse.

Prochain tour de table

« Nous ne créons pas de contenu, nous sommes le logisticien de ces médias en ligne », explique Jean Georges Perrin. Le modèle économique du logiciel ContentLC, vendu comme « un lien entre l'édition traditionnelle de magazines et l'édition en ligne », repose sur la vente de licences. Il comprend un module pour la gestion et le paiement des abonnements en ligne. GreenIvory, qui souhaite lever 200 000 euros de capitaux dans un prochain tour de table, entend consolider sa présence aux Etats-Unis. « La presse quotidienne régionale et la presse magazine offrent davantage d'opportunités outre-Atlantique », estime Jean Georges Perrin.

Pas de locaux

L'entreprise est organisée en télétravail : elle ne dispose pas de locaux dédiés à ses collaborateurs. « Si un investisseur nord-américain entrait au capital, le siège social pourrait déménager en Caroline du Nord, où nous côtoyons les chercheurs d'IBM », reconnaît Jean Georges Perrin. Une clientèle fidèle d'une vingtaine de PME et de collectivités alsaciennes, utilisatrice des produits précédents de GreenIvory (veille automatique, diffusion de contenus), assure le fonds de roulement sur lequel elle entend poursuivre son développement : le crédit d'impôt recherche a représenté, l'année dernière, plus d'un quart de ses revenus.

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