La Tribune

Les Rencontres patrimoniales de Bordeaux : Diversifiez votre patrimoine !

Pierre Goguet, président de la CCI de Bordeaux avec Pascale Besses-Boumard, rédactrice en chef à La Tribune (Finance et Marchés) ©N.Cesar
Pierre Goguet, président de la CCI de Bordeaux avec Pascale Besses-Boumard, rédactrice en chef à La Tribune (Finance et Marchés) ©N.Cesar (Crédits : N.Cesar)
Nicolas César, à Bordeaux, Objectif Aquitaine  |   -  736  mots
Que va changer la loi de Finances 2013 ? Sur quels produits financiers faut-il désormais investir ? Jeudi 11 octobre, à Bordeaux, lors des Rencontres patrimoniales, organisées par La Tribune, en partenariat avec La Banque Postale, des spécialistes ont analysé les pistes à suivre. C'est la deuxième étape du tour de France des 10 grandes métropoles. Des débats animés par Pascale Besses-Boumard, rédactrice en chef à La Tribune (Finance et Marchés).

Les Rencontres patrimoniales de Bordeaux ont débuté jeudi octobre par un focus sur l'économie locale, dont de nombreux voyants sont au vert. Les exportations de vins, par exemple, ont battu des records (chiffre d'affaires de 2,29 milliards d'euros, en hausse de 28% en valeur sur un an). En outre, la fréquentation touristique de Bordeaux ne cesse de grimper depuis son inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco en 2007 (+ de 40% de touristes en provenance d'Asie en 2011). Surtout, l'avenir s'annonce prometteur. « Au regard de tous les grands projets, comme Euratlantique (opération d'intérêt national sur 735 hectares en milieu urbain, 500 000m2 de bureaux, 15 000 logements), le Centre culturel du vin, la construction de deux ponts, etc., les dix ans qui viennent seront ceux de Bordeaux », a expliqué jeudi matin aux participants Pierre Goguet, président de la CCI (Chambre de commerce et d'industrie) de Bordeaux.
Pour autant, en ces temps de crise, même les patrons bordelais n'ont pas le moral. « Il y a un retour de la morosité. Les entreprises demandent moins de financement et il y a plus de sélectivité de la part des banques », observe-t-il. En outre, la prochaine loi de Finances examinée à partir du 16 octobre par le Parlement suscite nombre d'inquiétudes. Ce qui conduit aujourd'hui les Français à continuer d'épargner beaucoup : leur bas de laine en placements financiers est évalué à 3 600 milliards d'euros. Ils sont parmi les champions européens en la matière. L'an dernier, leur taux d'épargne a atteint son plus haut niveau depuis 1983, à 16,8%.

Comment espérer des performances plus élevées

En ces périodes difficiles, ils sont encore plus tentés de se tourner vers les valeurs refuges : livret A, assurance vie. « Dans le contexte actuel de baisse des taux d'intérêt à court et moyen long terme, les livrets (A, développement durable) offrent un rendement net d'impôt intéressant de 2,25% et répondent aux besoins de sécurité des épargnants », a justifié Philippe Giraud, responsable du développement des conseillers en gestion de patrimoine de La Banque Postale. D'ailleurs, le plafond du livret A a été relevé de 25% à 19 125 euros au 1er octobre. Quant à l'assurance-vie, la loi de Finances 2013 ne devrait pas y toucher. « On devrait être peu impacté, sauf sur l'allongement de la durée des avantages fiscaux qui passerait de 8 à 12 ans. Or, 50% des contrats ont déjà plus de 12 ans », relève Thierry Doré, directeur de CNP Assurances en Aquitaine, partenaire de La Banque Postale
Toutefois, ces placements ont leurs limites. « Compte tenu du niveau d'inflation, il est conseillé de diversifier votre patrimoine vers des supports en unités de compte, afin d'espérer une performance plus élevée », a lancé Philippe Giraud aux 50 personnes présentes. L'idéal est d'avoir une partie en produits financiers et l'autre en placements immobiliers. Pour les actifs financiers, il suggère de se tourner vers des PEA (Plan épargne actions) - dont les avantages devraient être maintenus dans la loi de Finances 2013 - et, dans une moindre mesure, selon les profils, vers quelques placements plus risqués type FCPI (Fonds commun de placement dans l'innovation).

Investir dans les appartements meublés

En matière d'immobilier, Philippe Giraud conseille d'investir sur des appartements meublés (résidences de tourisme, étudiantes ou séniors). La rentabilité peut atteindre 5, voire 7%. « Ce type d'investissement permet d'optimiser l'impact fiscal. Vous avez une première phase où les loyers sont compensés par la déductibilité des intérêts d'emprunt, puis une deuxième où vous pouvez déduire l'amortissement du meublé », a-t-il détaillé.
Qui plus est, la période est propice. Les taux de crédit sont faibles. A noter, que, pour pouvoir encore bénéficier d'une réduction de 13% d'impôts pendant 9 ans avec le dispositif Scellier - qui prend fin à la fin de l'année - il est préférable de signer d'ici fin octobre, compte tenu du temps d'instruction des dossiers et des délais de décaissement. Au 1er janvier 2013, ce dispositif sera remplacé par celui élaboré par la ministre du Logement, Cécile Duflot. S'il est adopté en l'état, le Duflot permettra une réduction d'impôt de 18 % sur 9 ans, dans la limite d'un plafond de 300 000 euros par an, période au cours de laquelle les loyers seront « encadrés ».
Prochaine étape des Rencontres patrimoniales de La Tribune, en partenariat avec La Banque Postale : Lyon, le 25 octobre.

 

Réagir