Bretagne : Jean-Yves Le Drian passe le témoin

 |   |  484  mots
Loïg Chesnais-Girard (à droite), dauphin de Le Drian, saura le 22 juin s'il est élu président du Conseil régional de Bretagne.
Loïg Chesnais-Girard (à droite), dauphin de Le Drian, saura le 22 juin s'il est élu président du Conseil régional de Bretagne. (Crédits : Conseil régional de Bretagne)
Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères a officiellement annoncé aux Bretons sa démission de la présidence de la Région et passé le témoin à Loïg Chesnais-Girard, son probable successeur. Agé de 39 ans, l’actuel maire de Liffré est aussi le 1er vice-président de la région, en charge de l'économie, de l'innovation et de l'attractivité. Le futur président de région sera élu le 22 juin.

« Je vais passer la main », avait-il prévenu il y a dix jours à Lorient, la ville dont il fut le maire. Ce vendredi à Rennes, Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne depuis 2004 (il a été réélu trois fois) a officiellement annoncé sa démission de son poste au Conseil régional. L'actuel ministre de l'Europe et des Affaires étrangères d'Emmanuel Macron quitte ses responsabilités territoriales pour se conformer à la règle de non-cumul d'une fonction ministérielle avec un rôle exécutif local, mais ne quitte pas la Bretagne. Il restera conseiller régional et adoube comme probable successeur l'un de ses adjoints et très proches collaborateurs. Actuel maire PS de Liffré, Loïg Chesnais-Girard est le 1er vice-président du Conseil régional en charge de l'économie, de l'innovation et de l'attractivité et fait partie de son 1er cercle. Les deux hommes se connaissent depuis 2010, s'apprécient, se font confiance. Sous la présidence Hollande, Loïg Chesnais-Girard, européen convaincu qui s'est prononcé pour Macron au 2nd tour de la présidentielle, assurait d'ailleurs l'intérim lorsque le calendrier de l'ancien ministre de la Défense était trop chargé.

« Loïg Chesnais-Girard a mon soutien total, ce passage se fait dans la sérénité », a assuré Jean-Yves Le Drian, remerciant à cette occasion la « Bretagne qui m'a faite » et les Bretons qui l'ont portés à sa nouvelle responsabilité au sein du gouvernement.

Très attaché à la spécificité culturelle de la région, à son modèle économique et cultivant l'attachement des entrepreneurs pour leur territoire, Jean-Yves Le Drian estime que « dans cette période, la Bretagne doit porter sa tonalité particulière ».

L'alter ego du ministre

Pour cela, il trouve en Loïg Chesnais-Girard un précieux alter ego, si ce n'est un dauphin. Ouvert à la discussion, très actif auprès des entrepreneurs qui l'apprécient, œuvrant pour plus de synergie entre les collectivités, ce passionné pour l'action publique, d'abord banquier spécialisé dans la finance d'entreprises, est à l'origine de l'élaboration du concept de la « Glaz économie ». Cette stratégie régionale mise autant sur la modernisation des secteurs industriels traditionnels que sont l'agro-alimentaire et l'automobile que sur l'émergence des filières stratégiques pour l'économie régionale, comme le numérique, le maritime, les bio-technologies ou la cybersécurité. Un sujet cher à Jean-Yves Le Drian !

« Les élus de la majorité régionale m'ont proposé d'être leur candidat à la présidence de la Région, a indiqué vendredi Loïg Chesnais-Girard. Ma ligne sera celle du projet que nous avons présenté aux Bretonnes et aux Bretons lors des dernières élections régionales. »

La fin de l'ère Le Drian s'effectue dans la continuité. Loïg Chesnais-Girard saura le 22 juin s'il est élu président lors de la prochaine session du Conseil régional de Bretagne.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :