Rennes Atalante : plus de 4% de croissance de l'emploi en 2015

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La technopole Rennes Atalante Beaulieu affiche à ce jour un total de 18.277 emplois, en majorité des postes d'ingénieurs et de cadres.
La technopole Rennes Atalante Beaulieu affiche à ce jour un total de 18.277 emplois, en majorité des postes d'ingénieurs et de cadres. (Crédits : Rennes Atalante/Marc Loyon)
Maillon fort de la French Tech Rennes Saint-Malo, la technopole Rennes Atalante a bénéficié en 2015 d'une belle embellie de l'emploi. 710 nouveaux postes ont été créés dans le numérique, l'environnement et les biotechnologies.

En Ille-et-Vilaine, les nouvelles technologies tirent la croissance de l'emploi. Alors que depuis 6 ans, la technopole Rennes Atalante affiche un solde positif d'emplois nets créés, l'année 2015 a confirmé le rôle moteur du numérique mais aussi des secteurs de l'environnement et de biotechnologies.

Selon le Bilan Emploi 2015 des entreprises de la technopole paru en début de mois, les 337 entreprises labellisées ont généré un solde positif de 710 emplois nouveaux entre octobre 2014 et octobre 2015, contre 432 l'année précédente. La technopole affiche à ce jour un total de 18.277 emplois, en majorité des postes d'ingénieurs et de cadres.

L'effectif moyen des entreprises s'établit à 53 salariés mais 42 entreprises comptent plus de 100 personnes. 19 d'entre elles emploient plus de 250 salariés dont 7 plus de 500. Orange, Capgemini, Technicolor ou Thales Microelectronics forment les plus gros employeurs mais le marché de l'emploi est dynamisé par les startups et les ETI.

8,4% de croissance chez les jeunes pousses

« Avec 4,04% de croissance de l'emploi, les entreprises de la technopole ont connu un beau développement en 2015, se félicite Claude Labit, président de Rennes Atalante, alors que le taux de croissance français dépasse à peine les 1% en 2015. Ce taux de croissance atteint même 8,4% pour les start-up et les ETI. »

L'an passé, les jeunes pousses et les ETI enquêtées par Rennes Atalante représentaient 29% des emplois, tandis que les établissements d'entreprise ont vu leurs effectifs croître de 1,6%. Ces 224 entreprises ont généré à elles seules un solde de 477 emplois nouveaux, soit 67% du nombre total d'emplois créés.

Une douzaine de PME comme Delta Dore (domotique et gestion de l'énergie), Mediaveille (conseil en marketing digital) ou Klaxoon (partage d'information) ont recruté entre 10 et 20 personnes en un an. Filiale de la société Regards créée en juin 2015, Klaxoon accueille déjà 25 salariés.

Le numérique à la pointe

Pour la technopole, le numérique est un secteur de poids. Avec 246 entreprises employant plus de 15.541 personnes, c'est même la filière la plus représentée : elle concentre 72% des entreprises et 85% des postes. En 2015, ces entreprises ont généré 587 emplois nets supplémentaires, soit un taux de croissance de 3,9%.

Avec 390 emplois créés l'an passé, les 174 PME et start-up numériques ont contribué à hauteur de 55% à la croissance du secteur. Les structures comme Niji, RégionsJob ou Kelbillet représentent au total 5 073 emplois et 31% des postes du secteur.

De leur côté, les entreprises de services du numérique (ESN) ont vu leur carnet de commandes repartir à la hausse et repris leurs programmes d'embauches. Les 51 ESN recensées dans l'enquête, dont GFI Informatique ou Thales microelectronics, affichent un solde net de 235 emplois nouveaux, contre 13 en 2014 et 131 en 2013. A fin octobre 2015, elles employaient plus de 5.500 personnes. C'est la part d'effectifs la plus forte (36%) du secteur numérique devant les opérateurs de télécoms et de réseaux (19%).

Les sciences du vivant tiennent leurs promesses

Hors numérique, les start-up des secteurs agro, environnement, biotech et santé montrent aussi un bon dynamisme. Les effectifs restent plus modestes, mais ces jeunes pousses, tels le laboratoire Amarok Biotechnologies à Saint-Malo et Mensia (solutions médicales) à Rennes grandissent en affichant des taux de croissance de plus de 20% .

« Cette dynamique contribue à positionner, pour la troisième année consécutive, la Bretagne à la 3e place du palmarès des régions françaises les plus dynamiques en biotechs, surpassant cette année les super régions issues de la réforme territoriale » souligne Rennes Atalante.

Un écosystème complet

Pour la technopole, cette dynamique, associée aux grands projets de Rennes et Saint-Malo et à l'arrivée de la LGV en 2017, laisse présager de « belles perspectives de développement ».

« Ici, les sociétés, tous secteurs d'activité confondus, nous disent recruter facilement des profils bien formés, jeunes ou expérimentés. Rennes - Saint-Malo est un territoire d'entrepreneurs qui voit naître de nombreuses start-up et attire de plus en plus d'entreprises venant d'ailleurs », ajoute Claude Labit.

Séduites par un écosystème constitué d'écoles supérieures, de laboratoires, de grands groupes, d'ESN, de PME agiles et de start-up innovantes, plus d'une quinzaine d'entreprises extérieures se sont déjà implantées dans le périmètre de la technopole. Dropbird y a installé sa place de marché et Epiderm.co, sa plate-forme de dermatologie en ligne. Et ce n'est pas fini !

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