Île-de-France  : la droite ne fait pas de concession

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La droite a rejeté les propositions de la gauche concernant la politique de l'emploi de la région.
La droite a rejeté les propositions de la gauche concernant la politique de l'emploi de la région. (Crédits : Région Ile-de-France)
Les conseillers régionaux de gauche d’Île-de-France ont proposé à la droite de nouvelles mesures pour soutenir l'emploi. Mais la majorité a rejeté leurs propositions, ce qui est loin d'être une première. Depuis l'élection de Valérie Pécresse fin 2015, l'opposition a énormément de mal à se faire entendre dans l'hémicycle francilien.

Les tensions ne s'estompent pas dans l'hémicycle du conseil régional d'Île-France. Après une violente campagne électorale, qui a finalement vu Valérie Pécresse reprendre la région capitale à la gauche après 17 ans de règne, le climat ne s'est pas apaisé. La première moitié de l'année 2016 a été marquée par des oppositions fortes. Sur des sujets comme le logement où Valérie Pécresse a coupé dans des financements au logement très social, ou celui des subventions aux associations, également rationalisées par la droite, les divergences idéologiques sont profondes et les compromis inexistants.

Au point de questionner l'utilité réelle de l'opposition dans la durée du mandat de Valérie Pécresse qui prendra fin en 2021. Si en décembre dernier, la nouvelle présidente de région l'a emporté d'une très courte tête face à Claude Bartolone - qui n'a pas souhaité siéger au conseil régional -, les vainqueurs de l'élection ont obtenu, comme les statuts le stipulent, un bonus d'un quart des sièges à l'Assemblée francilienne. Ainsi dans l'hémicycle, l'union des partis de droite occupe 121 sièges sur 209, l'union des partis de gauche 66 sièges et le Front national 22. Un écart considérable.

Les niches régionales

Conscients de leur faible poids dans l'Assemblée, les élus de gauche attendaient donc avec impatience leur « niche » régionale qui leur permet une fois par an de faire une proposition de délibération à l'hémicycle - le reste du temps, ils doivent se contenter de proposer des amendements aux délibérations de la majorité. Histoire aussi de démontrer l'utilité d'une opposition très rarement écoutée par la majorité. La gauche avait donc à cœur de proposer en cette rentrée des mesures constructives, qui puissent être acceptées par la droite.

Deux niches ont été soumises au vote les 13 et 14 octobre dernier, une du Front de gauche qui a opté pour un « plan de sauvegarde des associations », sujet ô combien clivant dans l'hémicycle. Et une du Parti socialiste, qui proposait des avancées sur le thème de l'emploi, érigé en priorité par Valérie Pécresse. Mais les deux niches n'ont pas retenu l'attention de la droite. Concernant celle du Front de gauche, cela n'a rien de surprenant car Valérie Pécresse avait fait de la baisse des financements aux associations un thème de campagne. Il n'y avait donc rien à espérer pour le Front de gauche, qui estime pourtant qu'il faudrait renforcer les moyens des associations, garantes du tissu économique et social dans une région où les inégalités sont très fortes.

Des propositions sur l'emploi

A l'inverse, le Parti socialiste, dont le responsable du groupe est le lieutenant essonnien de Manuel Valls Carlos Da Silva, avait tenté d'être plus consensuel en proposant des mesures sur l'emploi. Un thème cher à la droite. Valérie Pécresse a en effet déjà annoncé son attention de doubler d'ici la fin de sa mandature le nombre de formations en apprentissage avant le bac pour les jeunes à 60.000, d'augmenter le nombre total d'apprentis à 100.000, et de créer 100.000 nouveaux stages.

Le groupe socialiste proposait ainsi un dispositif peu coûteux pour la région : 2,150 millions d'euros pour la fin de l'année 2016 alors que le budget total annuel « Apprentissage, formation professionnelle, emploi » de la région côtoie les 700 millions d'euros. Par le biais de ce dispositif, le PS souhaitait « soutenir les publics les plus éloignés de l'emploi » et renforcer les moyens des missions locales, afin que qu'elles puissent être mieux formées au dispositif Garantie jeunes du gouvernement. Celui-ci est censé donner aux jeunes dans les zones défavorisées « la chance d'une intégration sociale et professionnelle grâce à un parcours intensif de formation et d'accès à l'emploi » .

Emplois aidés

Le PS proposait également dans sa niche de créer un volume d'emplois aidés dans les quartiers prioritaires et les zones rurales dans le secteur de l'économie sociale et solidaire ; et de soutenir davantage des entreprises souhaitant s'engager dans des dispositifs de responsabilité sociétale. Les socialistes justifiaient ces dispositifs par la nécessité d'éviter que l'Île-de-France, un territoire déjà très fracturé, « le soit encore davantage ». Il n'y a, selon le PS francilien, qu'un maillage fin de l'accompagnement des territoires qui peut permettre aux publics exclus de l'emploi « de garder la tête hors de l'eau ».

« C'est le rôle de la puissance publique de veiller à la cohésion de la société, et de s'occuper des populations qui risquent de sortir complètement des radars publics », explique Fanélie Carrey-Conte, conseillère régionale PS. Mais la droite a rejeté d'un revers de main toutes ces propositions. Preuve que le rôle de l'opposition durant le mandat de Valérie Pécresse risque d'être réduit à son minimum.

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Commentaires
a écrit le 18/10/2016 à 21:25 :
En même temps, la droite fait tellement de concessions à la gauche quand elle accède au pouvoir par alternance et qu'elle "respecte" les lois votées par la précédente majorité, laquelle se moque bien d'elle et n'hésite jamais à revenir sur les mesures adoptées par la droite... Raffarin appelle ça être "républicain". Mais on pourrait aussi bien dire "se conduire en jobards"...
Réponse de le 19/10/2016 à 2:28 :
Les deux font pareil, arretez la mauvaise foi.
Réponse de le 19/10/2016 à 7:41 :
@Diplodocus : Bien sur que non : vous avez déjà vu la droite passer une année à défaire toutes les lois que le Président précédent a fait adopter ? C'est très exactement ce qu'a fait l'actuelle majorité parlementaire de François HOLLANDE : ça lui a même servi de programme de gouvernement pendant un an ! La droite, au contraire, se dégonfle tellement vite, sur les 35 heures, sur le mariage homosexuel, sur la retraite à 60 ans, etc ... N'accusez donc pas vos contradicteurs de vos propres maux, merci.
a écrit le 18/10/2016 à 15:48 :
J´attends surtout que Mad. Pecresse soit candidate a l´élection présidentielle de 2022 et qu´elle la gagne.
Elle semble avoir une main de fer dans un gant de velours, c´est ce qu´il faut dans ce pays.
a écrit le 18/10/2016 à 12:58 :
Pour nous permettre d'avoir un avis plus éclairé, il eut été plus qu utile d'avoir les arguments opposés à ces mesures. Pas électeur du tout de l UMP, je ne peux donc pas trouver choquant que la majorité rejette les propositions de son opposition en l espèce.
a écrit le 18/10/2016 à 12:52 :
l'opposition (socialeuseà) piège à kon
a écrit le 18/10/2016 à 12:24 :
Je ne vois pas l'intéret et le partis pris de cet article, on croirait lire du...Godin.
Vous vous attendiez à quoi, que la droite soit de gauche ! Non merci, la gauche a la région depuis 1998, il était temps que ca change car Pécresse a trouvé les finances dans un état déplorable.
Réponse de le 18/10/2016 à 14:15 :
Parce que vous croyez toutes les affirmations de Mme Pécresse !!
Je vous renvoie sur ces engagements pour la Région et ses dernières décisions qui prouvent que l'intérêt des siens prévaut sur celui des Franciliens.
a écrit le 18/10/2016 à 12:20 :
La raison du rejet des politiques par les français est illustré dans votre article. Le pays à
besoin de gouvernants intelligents qui cherchent la solution la mieux adaptée et pas des
politiciens sectaires . La gauche, la droite , ça n'a plus de sens , notre société doit avancer
et laisser les idéologies du 19 ème siècle au vestiaire.
a écrit le 18/10/2016 à 12:06 :
La gauche a beaucoup de difficulté à comprendre que lorsqu'elle n'est pas au pouvoir ce n'est pas sa politique qui est appliquée. Il faut reconnaitre à sa décharge que la droite l'a souvent habitué à de multiples reculades et autres mesures à l'eau tiède. Il y ont pris goût, qui pourrait le leur reprocher.
a écrit le 18/10/2016 à 11:38 :
Il faut dire que madame PECRESSE n'en a rien à cirer de l'emploi.et des FRANCILIENS.Il faut se souvenir que immédiatement après les élections son mari, à annoncer 900 suppression de poste à ALSTOM en région parisienne. Mais que lui, n'a pas hésité à s'envoyer une prime pour son incompétence (puisqu'il est obligé de supprimer des postes, c'est qu'il a mal géré ALSTOM).
Puis, Mme PECRESSE avait déclaré qu'elle rénoverait le système de transport en région parisienne sans augmenter les tarifs, en luttant contre la fraude Depuis, tout le monde s'est rendu compte que tout cela était du baratin.. Elle a annoncé depuis une augmentation des tarifs de 5 % (inflation = 0 %), et le report SINE DIE de la modernisation des transports d'Ile-de-France.

Mais il ne faut pas s'en faire. Mme PECRESSE va certainement nommer son fils à une commission pour lutter contre le fléau de la drogue...Autre de ses priorités, avec la fermeture des voies sur berges...

Bon, la censure de la TRIBUNE, à droite toute va,, va encore sévir, je présume. je vais prendre une copie de l'écran.
a écrit le 18/10/2016 à 11:17 :
Ah, parce que du temps de la gauche, la droite était entendue??
La gauche a bien du mal a accepter sa défaite. Pourtant ce n'est pas fini et l'avenir va encore leur réserver des déceptions.
a écrit le 18/10/2016 à 11:08 :
Quand vous parlez de la "gauche" vous parlez de celle qui s'est attaquée cette année au code du travail ?

De celle qui soutien les riches contre les pauvres ?

De celle qui a décrété l'état d'urgence depuis près d'un an ?

Comment pouvez vous appeler encore ce truc la gauche svp ? Merci.
Réponse de le 18/10/2016 à 12:53 :
il y a toujours eu plusieurs gauches dans l histoire. Cela remonte au moins à la Révolution Française, qui avait par exemple fait adopter l interdiction des syndicats.... Entre Clemenceau et Jaurès vous ne voyez pas de différence? Ne sont il pas pourtant de gauche tous les deux? Différentes tendances ont dominé à tour de rôle, mais l'époque n'est clairement pas à la gauche marxiste. Faut vous y faire, à moins d'être d'une gauche antidémocratique et dans tous les cas ne pas être insultant envers les autres. Je pourrai également vous demander d'éviter les mensonges mais bon c'est le débat...Exemple du gouvernement aidant les riches plutôt que les pauvres svp? Exemple de privation de liberté pour le citoyen lambda suite à l'état d'urgence svp? Réformer le code du travail avec l'appui de la CFDT, mais vous êtes libre d'appeler ça autrement, moi j'y vois de la sociale démocratie comme je l'aime. On se compte l'année prochaine, au grand plaisir de la droite, on verra bien qui représente la gauche.
Réponse de le 18/10/2016 à 14:33 :
@ gauche multiple:

L'interprétation d'idéologie de droite sociale doit elle être appelée gauche ? Vous trouvez cela normal ?

La gauche ne peut se faire sans la critique du capitalisme et sans sa remise en question ou son renversement total sinon elle perd toute son authenticité sémantique, alors je sais que le langage a été totalement déformé mais moi j'y tiens.

Prenons par exemple la droite dure actuelle, quelle est la différence avec l'extrême droite ?

N'avez vous pas plutôt l'impression que nos partis politiques se sont tous droitisés fortement mais que pour ne pas perdre leurs électorats ou pour ne pas se faire décapiter ont continué à faire comme si tout était comme avant ?

Votre raisonnement binaire peut être pris en compte si on l’applique à tous les partis or cela ne fonctionne pas du tout.

La sociale démocratie n'a rien de gauche mais c'est très bien car elle ne s'autoproclame pas de gauche. C'est un courant centriste comme il en existe tant.

La preuve c'est que votre social démocratie s'est allié avec le parti populaire européen ces dernières années, allez vous me dire que le PP fait aussi partie de cette gauche multiple ?
Réponse de le 19/10/2016 à 2:42 :
Depuis la chute de l'ex URSS, la gauche socialo communiste n'a plus aucune raison d'exister et n'existe plus. Remettez vos pendules à l'heure svp..... La "critique du capitalisme" est actuellement basée non pas sur le socialo communisme , mais sur l'alter mondialisme , l'écologie , poursuivant une redistribution des richesses et un respect de la planète et un nouveau humanisme avec une entente entre les peuples pour éviter les nationalismes et les guerres entre nations, surtout face aux dangers actuels comme : forts taux de chomage, dérèglements climatiques, faim dans le monde du aux déserts, guerres régionales qui créent des migrants par millions, etc. La gauche a beaucoup de chantiers en perspective, mais c'est fini les références à Staline, Lénine, Mao, Trotsky, et la révolution d'octobre.
Réponse de le 19/10/2016 à 10:18 :
"Depuis la chute de l'ex URSS, la gauche socialo communiste n'a plus aucune raison d'exister et n'existe plus"

C'est comme si vous disiez que depuis la chute d'Hitler l'extrême droite ne devrait plus exister ni ses idées d'arrières, je ne serais pas complètement contre l'idée mais hélas dans les faits nous en sommes très éloigné.

"La gauche a beaucoup de chantiers en perspective, mais c'est fini les références à Staline, Lénine, Mao, Trotsky, et la révolution d'octobre"

Le parti socialiste n'a jamais fait référence à ces gens là, le parti socialiste ne voit que par le capitalisme libéral.

Je suis d'accord avec le relais avec l'alter mondialisme qui est formidable parce que sortant des pensées dogmatiques et bien plus ancré au sein des réalités mais cela n'empêche que le parti socialiste n'est pas de gauche, le meilleur candidat de droite c'est hollande et que mélenchon est de cette gauche dogmatique de laquelle rien ne pourra sortir.

Mon objection reste donc bien légitime, comment peut ou appeler le parti socialiste parti de gauche et celui de ménechon parti de la gauche de la gauche.

Tout comme les partis de droite actuels se fondent sur l'idéologie du travail pour faire leur électorat alors qu'ils ont sanctuarisé l'économie financière, les partis qu'on lient à la gauche s'approprient complètement illégitimement ce concept puisque appliquant des économies néolibérales comme leurs collègues qui se disent de droite.

Ce que je veux dire c'est qu'on se retrouve du front national au front de gauche avec au final une seule et même idéologie, faire avec l'oligarchie.

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