La réponse de Woodeum pour construire davantage

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Quai de la Borde à Ris-Orangis (Essonne).
Quai de la Borde à Ris-Orangis (Essonne). (Crédits : DR)
Outre la stratégie gouvernementale, le secrétaire d'État Julien Denormandie a annoncé un troisième plan Bois le 28 septembre. Professionnel du secteur, Philippe Zivkovic revient sur sa méthode pour répondre au défi du manque d'offres de logements en région francilienne.

Cinq jours avant la présentation de la stratégie logement du gouvernement, le 15 septembre, Philippe Zivkovic n'était pas peu fier de déambuler dans la ZAC des Docks de Ris-Orangis (Essonne) avec le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard :

« Ici, nous avons livré 140 logements sociaux vendus à I3F et construits en seulement douze mois. Grâce au bois massif CLT (lamellé-croisé), ce matériau est six fois plus léger que le béton et crée peu de nuisances - peu de poussière - et permet une construction extrêmement rapide (pour cette opération, un étage par semaine). »

Dans son bureau boulonnais (Hauts-de-Seine), fait de vitres et de... bois, le coprésident de Woodeum (avec Guillaume Poitrinal), plus de trente ans de promotion immobilière au compteur, en est toujours « ravi » :

« Ce gouvernement est concret et pragmatique. Jamais nous n'avons été dans une situation pareille pour sortir des carcans. »

Woodeum a un « pipeline » de plus de 1500logements, 135 000 mètres carrés de bureaux et deux hôtels et se dit favorable à tout ce qui peut « soutenir » la construction :

« Plusieurs dizaines de milliers de logements sont bloqués par des recours qui prennent des années à être jugés. Quand les requérants perdent, quasiment aucune sanction n'existe alors qu'ils créent un important préjudice financier. L'accélération des procédures et la mise en place d'indemnités doivent permettre d'augmenter l'offre de ces logements aujourd'hui bloqués. »

Pause sur les normes

La « pérennité » des dispositifs d'accompagnement, comme le Pinel ou le prêt à taux zéro, même si les zones sont limitées aux secteurs tendus, vont permettre, en outre, selon Philippe Zivkovic, de maintenir la demande :

« C'est un gage de stabilité. Dès qu'un gouvernement change de système, nous sommes comme au milieu du gué pendant un an, le temps que les acquéreurs appréhendent bien les nouvelles mesures d'accompagnement. »

De même, assure-t-il, la pause dans la création de nouvelles normes va éviter l'inflation des coûts de travaux. La France vit avec de nouvelles mesures techniques ajoutées en permanence. Il juge donc « très positif » de s'engager à ne pas créer encore de nouvelles normes techniques.

Même les normes "handicapables", qui imposent des logements « évolutifs », vont, d'après ce promoteur, éviter de surenchérir les coûts :

« C'est un vrai casse-tête ! Quand je vois la taille élevée des salles de bains pour tous les appartements... »

Plus généralement, la création d'« opérations d'intérêt national » trouve également grâce à ses yeux : « Que l'intervention de l'État accélère la valorisation de friches et de grands terrains en partenariat avec les élus locaux va également dans le bons sens. »

En revanche, il met en garde contre la démultiplication des appels d'offres à nombreux tours qui mobilisent de nombreux intervenants, et particulièrement les architectes, aujourd'hui complètement surchargés.

« Faisons attention à ne pas trop prolonger les délais d'étude en créant ce goulot d'étranglement qui pourrait ralentir cette belle dynamique. »

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Commentaires
a écrit le 03/11/2017 à 10:29 :
Macron est génial son gouvernement aussi, ils sont formidables et compétents jamais on n'a vu aussi bien bref publi reportage gouvernemental qui n'a donc aucun intérêt.

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