Les présidents de départements franciliens veulent se faire entendre de l'exécutif

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L'Assemblée des Départements de France, mardi 10 octobre.
L'Assemblée des Départements de France, mardi 10 octobre. (Crédits : Cesar ARMAND)
Réunis au siège de l'Assemblée des départements de France, les sept patrons des conseils généraux de l'Île-de-France ont interpellé, ce mardi 10 octobre 2017, le gouvernement dans 
l'attente de la conférence territoriale du Grand Paris.

« Simplifier drastiquement les structures ». C'est le souhait prononcé par le président de la République Emmanuel Macron le 17 juillet dernier à propos de la métropole du Grand Paris.

Si le préfet de région réunira les présidents d'intercos jeudi 12 octobre, puis les présidents de petite couronne vendredi 13 octobre, et enfin, les présidents de grande couronne mardi 17 octobre, c'est en raison de cette conférence de presse commune, organisée ce mardi 10 octobre, d'après les principaux intéressés.


Premier à monter au créneau, le patron LR du conseil départemental de l'Essonne, François Durovray, s'est interrogé sur « la vie quotidienne des habitants, la place des territoires dans la compétition internationale et la cohésion ».

Éviter "le big bang (qui) sera un trou noir pour la démocratie locale"

Stéphane Troussel, président (PS) de Seine-Saint-Denis, reprend ces thématiques et appelle le gouvernement à de la stabilité, auquel cas « le big bang sera un trou noir pour la démocratie locale ». 
Le Val-de-marnais Christian Favier (PCF) redoute, pour sa part, « une métropole qui concentrerait tous les pouvoirs et qui exercerait une tutelle sur les départements ». Représentant de la Seine-et-Marne (« 49 % de la superficie de l'Île-de-France », rappelle-t-il), son premier vice-président (LR) Jean-Louis Thieriot assure, de son côté, que « tous les projets métropolitains qui ont réussi sont ceux qui ont mêlé centralité urbaine et poumon vert ».


Des propos qui font écho à ceux de l'Altoséquanais (LR) Patrick Devedjian :

« N'opposons pas le rural et l'urbain. Nous voulons une grande métropole stratégique et solidaire avec des compétences relatives à l'attractivité (transports, aéroports, gares, accès autoroutiers, tourisme) ».

Son voisin (LR) des Yvelines, Pierre Bédier, renchérit :

« Superposez les cartes de la MGP et du Grand Londres ! Nous avons une métropole riquiqui. »

Leur homologue du 95, Arnaud Bazin, a également signé cette contribution.

« Nous allons inventer quelque chose qui n'existe pas ailleurs »

Au même moment, à l'Assemblée nationale, interrogé par le député MoDem des Yvelines Bruno Millienne qui l'invitait à étendre le périmètre de la métropole à l'ensemble de la région, le Premier ministre Édouard Philippe répondait ainsi :

« Tout le monde s'accorde sur le fait que la situation actuelle ne peut pas durer. Des tentatives ont été instaurées par la loi, mais je n'ai encore rencontré personne qui nous dise : "Surtout, ne changez rien". »

L'ex-député-maire LR du Havre a refusé de donner une date pour la conférence territoriale mais a promis des « nouveaux modes d'organisation » :

« Ce qui est certain, c'est que nous ne pouvons pas nous contenter du statu quo. Nous allons devoir avancer et nous allons devoir inventer quelque chose qui n'existe pas ailleurs. Dans la pratique, transférer les compétences est redoutablement complexe et personne ne veut créer dans les années qui viennent, plus de désordre encore dans la répartition des compétences. »

Présent à l'Assemblée des départements de France, son président Dominique Bussereau a, lui, assuré de sa « solidarité totale » et promis aux édiles présents qu'il proposerait, au congrès annuel des 18, 19 et 20 octobre 2017 à Marseille, « une motion de soutien aux positions » exprimées.

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Commentaires
a écrit le 12/10/2017 à 10:28 :
IL est temps pour les 92 93 et 94 de disparaître et rejoindre Paris comme avant 1963, il faut supprimer la banlieue et faire de Paris une capitale aussi forte que Londres pour attirer les investisseurs mondiaux après brexit !
a écrit le 11/10/2017 à 20:59 :
les departements qui mettent a dispo des copains coquins des hotels particuliers de 1200 m2 aux copains pour 1200 euros par mois, c'est ceux la?
a mon avis ils otn de gros problemes financiers, surtout s'ils gerent comme ca!
au lieu de demander de l'argent venu de nulle part, ils peuvent commencer a gerer sinon, meme si ca ne plait pas a leurs potes..............
a écrit le 11/10/2017 à 18:27 :
Ils osent parler de démocratie locale ou de la vie locale des habitants alors que tout le monde se perd dans les multiples strates territoriales et les représentants innombrables et incompétents pour un certains nombres ... Si Macron réforme le mille feuille et met fin aux roitelets locaux, une statue devra être faite.

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