Ideol parie sur les éoliennes flottantes

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4 millions d'euros, c'est le chiffre d'affaires d'ordre commercial généré par Ideol.
4 millions d'euros, c'est le chiffre d'affaires d'ordre commercial généré par Ideol. (Crédits : DR)
La PME basée à La Ciotat (13) développe un concept d'éolienne flottante à base de béton, différente de ce que proposent les autres acteurs du marché, et qui concurrence l'éolien posé.

C'est un parti pris, mais, pour l'heure, Ideol ne le regrette pas. Il y a cinq ans, cette PME installée tout près de Marseille, à La Ciotat, décide de se positionner sur l'éolien flottant quand la tendance va plutôt vers l'éolien posé. Un choix qui se justifie facilement : au-delà de 30 à 40 mètres, l'éolien posé n'est plus compétitif sur le plan économique.

Et puis les éoliennes flottantes présentent un avantage : leur impact visuel est moindre. Tout pour plaire. Notamment, on l'imagine, en matière de potentiel de développement. C'est comme cela qu'a été pensé Damping Cool, un système breveté, calqué sur le monde de l'offshore parapétrolier, qui prend la forme d'un anneau carré apte à résister aux ballotements de l'eau et à s'adapter à tout type d'éolienne standard, quelles que soient sa taille et sa puissance.

« C'est une réelle innovation de rupture. Nous sommes partis d'une feuille blanche en regardant ce que voulait le marché. L'éolien flottant possède un réel potentiel - le vent est plus fort au large, là où la mer est plus profonde -, mais il fallait une solution compacte, qui puisse être construite partout et qui s'adapte à tout type de turbine. Ce qui nous permet de nous positionner sur le marché des éoliennes posées », explique Bruno Geschier, responsable marketing et communication de l'entreprise.

Avec des mensurations compactes - entre 35 et moins de 55 mètres de côté -, la solution d'Ideol permet de maîtriser les coûts logistiques de construction. Le choix du béton en lieu et place de l'acier contribue également à faire baisser la facture.

Le choix d'un balastre en rupture

Pour l'heure, les tests en bassin semblent confirmer la fiabilité technique du système. Avoir été retenu par le gouvernement japonais dans le cadre d'un consortium attaché à tester différentes technologies flottantes a aussi valeur de validation.

« C'est notre référence caviar », reconnaît Bruno Geschier.

Cet été, c'est au large du Croisic, sur le site d'essai SEM-REV de l'École Centrale de Nantes qu'Idéol équipera le démonstrateur fabriqué par Bouygues Travaux publics dans le port de Saint-Nazaire. Baptisée Floatgen, cette éolienne sera la première à être installée au large des côtes françaises.

« Notre solution répond aux attentes de demain, elle prend le relais là où d'autres technologies montrent leurs limites en termes de coûts ou de dimension », assure Bruno Geschier.

Un argumentaire défendu lors des rencontres internationales de l'éolien en mer flottant qui se sont déroulées à Marseille en mars dernier.

Un rendez-vous dans lequel Ideol s'est investi, fier de se proclamer aujourd'hui « la seule entreprise au monde à générer un chiffre d'affaires d'ordre commercial » de 4 millions d'euros. Et Bruno Geschier d'insister : « Le flottant va s'imposer » face à l'éolien en mer posé et à l'éolien terrestre.

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Commentaires
a écrit le 27/04/2016 à 8:02 :
Ces machines peuvent produire des puissances de l'ordre de 5 megawatt. 200 machines et ça produit autant qu'un bon reacteur nucléaire. Le chiffre de 200 ne me parait pas astronomique. Couplé avec des centrales thermiques solaires... L'avenir energetique est peut-être là. 20% de l'arabie saoudite équipé en centrale thermiques solaires donne de l'electricité à 2 milliards d'individus (hors consommation industrielle donc), à voir tout de même les conséquences du froid qui s'installerait sur de telles zones. Je ne comprends pas beaucoup l'acharnement français sur le nucléaire. Les centrales de générations 4 oui c'est probablement intéressant mais techniquement douteux.

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