P.Factory passe à l'open innovation

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Patrick Siri, Président fondateur de P.Factory
Patrick Siri, Président fondateur de P.Factory (Crédits : DR)
Faire grandir les startups, c'est bien. Mais insister sur les liens à créer entre les pépites et les grands groupes est aussi une façon de permettre aux premières de changer de taille, et aux secondes de s'ouvrir à davantage d'agilité. D'où la création du Club Open Innovation Paca.

C'est l'étape suivante. Celle qui vient compléter le dispositif. Née en juin 2014, la société P.Factory est portée sur les fonts baptismaux par Patrick Siri et Bertrand Bigay. Deux ans et quelques mois plus tard, le tandem, qui soutient 57 startups installées aussi bien à Marseille, Aix-en-Provence qu'à Nice, passe à la vitesse supérieure. Tout comme ils avaient fait le constat du manque de conseils dont souffraient les startups - ce qui a donc donné naissance à P.Factory - Patrick Siri et Bertrand Bigay ont identifié ce besoin de mise en commun de compétences et de connaissances entre les grandes entreprises et les pépites innovantes.

« Aujourd'hui, si l'on veut générer de la croissance, il faut de l'innovation, souligne Patrick Siri. Le faire seul, dans son coin, cela peut être risqué et cela coûte cher. »

L'idée est donc bien celle-là : mettre en relation ceux qui ont besoin d'innovation avec ceux qui la font.

« Les grands groupes ont du mal à s'engouffrer dans l'innovation, mais ils ont bien compris que c'est dans les startups que cela foisonne. »

C'est aussi ce qui s'appelle externaliser le risque à innover. Surtout, le Club doit permettre d'identifier immédiatement quelle startup va pouvoir apporter ses lumières et son savoir à tel grand groupe. Une façon de moins se tromper. Pour la pépite, ce sont des capacités à aller plus vite sur la commercialisation qui lui sont offertes et l'assurance de ne pas se faire absorber ou racheter sans ménagement.

L'innovation, clé de voûte d'une meilleure visibilité

« L'innovation ne se trouve pas forcément dans les départements R et D, il faut aller la chercher à l'extérieur. Une startup sait effectuer un virage à 180 degrés. Le grand groupe, lui, doit se mettre à côté de la startup et l'aider à grandir. L'innovation, c'est de la croissance pour toutes les entreprises. »

Concrètement, ce Club spécial se veut informel, mais actif. Grands groupes, ETI du territoire, mais aussi celles qui brillent au niveau national et à l'international sont appelés à venir participer, à des « innovation datings » - qui mêlent contenu éditorial, sessions de speed meetings et de networking -, aux ateliers Open Innovation avec des groupes de travail réfléchissant aux sujets stratégiques d'open innovation. Il y aura aussi des rencontres taillées sur mesure pour mettre face à face un grand groupe et des startups selon un cahier des charges défini par le grand groupe.

« Si l'on apporte de l'innovation aux entreprises de notre territoire, notre territoire sera remarqué. »

L'effet French Tech a bien évidemment son impact.

« Le label a permis de rassembler les entrepreneurs autour d'une bannière. Il a aussi permis de faire rayonner le territoire à l'extérieur de nos frontières, il a encouragé l'éclosion d'un terreau fertile. Le Club Open Innovation c'est "aide-toi et le ciel t'aidera". »

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