Journée sans voiture. Quoi de neuf ?

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Il n'y a pas de doute qu'à l'échelle des années à venir, les voitures individuelles à faible charge (thermiques ou pas) n'auront plus de place dans nos vies urbaines. C'est une tendance irréversible. L'annonce prochaine, actuellement à l'étude et fortement avancée, par les chinois du bannissement de la voiture thermique sonnera son glas définitif.
Il n'y a pas de doute qu'à l'échelle des années à venir, les voitures individuelles à faible charge (thermiques ou pas) n'auront plus de place dans nos vies urbaines. C'est une tendance irréversible. L'annonce prochaine, actuellement à l'étude et fortement avancée, par les chinois du bannissement de la voiture thermique sonnera son glas définitif. (Crédits : AFP)
A Paris, cette célébration antipollution automobile prend un tournant très significatif en 2017 : le périmètre sans voiture couvre pour la première fois la totalité de la ville intra muros.

La journée sans voiture est devenue un levier dans de nombreuses villes à travers le monde, pour mener une politique de sensibilisation à  la ville post carbonée. A Paris, où les enjeux de la mobilité vont de pair avec la vision d'une ville post carbone, cette célébration prend un tournant très significatif en 2017 : le périmètre sans voiture couvre pour la première fois la totalité de la ville intra muros.

Les débats sont d'actualité face au défi majeur du siècle qui est le changement climatique et les enjeux connexes concernant la pollution urbaine par les moteurs thermiques.  Partout dans le monde cette pollution de l'air devient endémique dans nos villes, avec ses effets directs pour la santé publique en terme de morbidité, et ses lourdes conséquences indirectes pour la qualité de vie. L'espace public et le bien commun sont des questions qui font aussi débat. En lien, l'usage de la voiture individuelle qui avec une moyenne de 1,2 personne à bord représente la privatisation d'une surface mobile de 10m2, tout au long de son déplacement. Enfin, débat aussi par rapport à la place de la bio diversité, de la nature en ville et de la place du citoyen, du piéton. Quels rapports avec un univers urbain à redécouvrir par l'utilisation des mobilités douces, telles les vélos ou la marche à pied ?

Le 20 septembre 1987, date de la première journée sans voiture

Quoi de neuf ? En réalité, nous sommes face à une problématique qui se pose depuis maintenant plus de 40 ans ! Elle est aujourd'hui  au centre des décisions stratégiques de nombreuses villes, compte tenu de l'urgence climatique et énergétique, ainsi que du poids croissant de la vie urbaine tous azimuts. En effet, la problématique de la mobilité, concernant en particulier le rôle et l'étendue de la présence des véhicules individuels et à usage privatif dans la vie urbaine, à l'origine de cette journée mondiale, prend ses racines, déjà à la fin des années 80. La première journée sans voitures en Europe, parrainée par ce qui était à l'époque « la Communauté Européenne » apparaît pour la première fois le dimanche 20 septembre 1987.

En octobre 1994, trois villes décident de s'impliquer dans sa pérennisation, Reykjavik (Islande), La Rochelle (France) et Bath (UK). C'est alors qu'a lieu la naissance du réseau international Car Free Day Network lors de la « Conférence internationale des villes accessibles » qui a eu lieu à Tolède, (Espagne). Mais c'est le Royaume Uni qui instaure en premier cette action sur tout le pays en 1997. C'est en réalité un mouvement lancé par 158 villes européennes en 1999 qui a porté cette action de manière massive pour devenir aujourd'hui une journée impliquant plus de 1500 villes dans le monde !

Il s'agit de vivre en condition réelles ce que serait une ville où les habitants choisiraient d'autres moyens de déplacement en prenant conscience de ce que représente l'usage de la voiture en ville.

Mobilités décarbonnées, et transports en commun

Une double tendance émerge dans cette journée dans bon nombre de villes au monde : d'une part, redonner une place de choix dans la ville aux mobilités décarbonnées et douces, vélos, deux roues électriques, marche à pied ; d'autre part, promouvoir des transports publics collectifs, sous toutes leur formes, avec des opérations test, comme la gratuité pour la journée des transports urbains, une mesure pour le moins « disruptive » qui est au cœur de beaucoup de réflexions pour l'avenir.

L'origine de cette manifestation ? La place des véhicules dans la vie urbaine, et en particulier, des protestations significatives et répétées de  citoyens dans différentes villes d'Europe face à l'augmentation des accidents occasionnés par les voitures en ville. Peu après, en 2000, l'Europe décide, non seulement d'instaurer une journée sans voiture,  le 22 septembre, mais au delà, de mettre en place et à la même période, une semaine pleine consacrée à la mobilité. C'est cette pratique qui a connaît aujourd'hui une adhésion massive dans le monde, et qui a lieu à cette période partout dans le monde urbain.

Faisons un rapide retour en arrière, qui n'est pas inutile pour regarder notre présent et nous projeter vers le futur. Le pétrole pas cher, l'image d'ascension sociale ainsi que « la liberté » associée à la propriété de la voiture individuelle, ont entraîné une forte pénétration de son usage après les années 60, avec une emprise de la voirie urbaine pour leurs déplacements. Boulevards, avenues, autoroutes urbaines ont fleuri pour donner lieu à cette génération d'hommes-centaures métallisés, prenant possession de l'essentiel de l'espace public urbain. Le choc pétrolier de 1973 pose la question de l'indépendance face au pétrole, et en conséquence, interroge déjà certains dirigeants concernant la place de la voiture, grand consommateur par ses moteurs thermiques. L'accidentologie produite chez les piétons, voire des mineurs, par l'omni présence des voitures en ville, fait réagir de plus en plus des citoyens qui manifestent ainsi leur mécontentement.  Les Pays Bas, l'un de pays précurseurs dans l'usage du vélo en ville, a pris des mesures dont les premières remontent à 1975 pour séparer physiquement le flux des véhicules de celui de vélos. Les couloirs à vélos sont ainsi nés à cette époque avec un succès éclatant, car en quelques mois, l'adoption de ce type de mobilité s'est traduite par une très forte acceptabilité sociale donnant lieu à un usage massif : les trajets quotidiens en vélo à La Haye, ont augmenté de 60%.

Réappropriation des espaces publics par les citoyens

"Si j'avais demandé aux gens ce qu'ils voulaient, ils auraient répondu des chevaux plus rapides" est la légendaire citation de Henri Ford parlant de la rupture qu'il amène avec la voiture en 1910. Si nous demandons aux automobilistes ce qu'ils veulent, - et leur lobby est puisant-, la réponse ne se fait pas attendre...  mais... « faites des voies pour des voitures, vous aurez des voitures, faites des voies pour des vélos, vous aurez des vélos, faites des places pour les Hommes, vous aurez des Hommes », jamais cette phrase de Fred Kent fondateur de Projet for Public Spaces, et infatigable prometteur d'un nouvel urbanisme pour la réappropriation des citoyens des espaces publics, n'a été aussi vraie. La journée sans voitures est une action à caractère pédagogique, qui permet de partager une autre expérience de la ville et de la vie urbaine.

Il faut s'imaginer le courage du Maire de Seoul, Lee Myung Bak, quand en 1999, il décide d'éliminer l'un des symboles de sa ville, une autoroute urbaine traversante, avec un flot quotidien de 160 000 voitures, source de pollution et de dégradation de l'environnement. La fermeture de l'un des 3 tunnels de cette autoroute en 1999, a été à l'origine de ce projet, car le paradoxe mathématique de Braess, s'est vu confirmé à l'usage, avec l'évaporation du trafic l'empruntant. La démolition commencée en 2003 a permis de retrouver la rivière, le canal Cheonggyecheon, qui avait été occulté par l'autoroute urbaine, devenant aujourd'hui un parc urbain verdoyant et frais de 8,3 kms, fréquenté par 30000 personnes par week-end. Les habitudes d'usage ont changé complètement, et jamais la catastrophe annoncée en terme de collapse urbain ou de faillites de commerçants ne s'est produite. D'autres formes de transports publics ont émergé ainsi que des réappropriations de ces espaces publics.

A quelques dizaines de mois de la 3e décennie du 21e siècle, il est temps d'aborder avec sérénité le débat sur la place de la voiture en ville. Un nouveau monde urbain émerge tourné vers les usages, enraciné dans les plateformes, et se transformant par la puissance de l'ubiquité, des algorithmes, de l'IA et de leurs multiples applications qui s'accélèrent.  Les batteries électriques se démocratisent, les vélos et autres formes de 2 roues ont vu le jour. Les voitures électriques et connectées sont une réalité, mais aussi les navettes collectives autonomes électriques voient le jour en parallèle des voitures autonomes.

Quand la Chine sonnera le glas de la voiture thermique...

D'autres manières d'habiter, de travailler, de consommer,  de vivre en ville se mettent en place. La prise de conscience face aux impératifs climatiques s'accélère. Un autre paradigme de déplacement se construit. D'autres rapports entre la ville, l'urbain, la nature et la mobilité se tissent. Il n'y a pas de doute qu'à l'échelle des années à venir, les voitures individuelles à faible charge (thermiques ou pas) n'auront plus de place dans nos vies urbaines. Que cela plaise ou non, c'est une tendance irréversible.
L'annonce prochaine, actuellement à l'étude et fortement avancée, par les chinois du bannissement de la voiture thermique sonnera son glas définitif. C'est une mutation en profondeur, une rupture qui doit s'opérer chez les constructeurs pour aller vers un monde nouveau, fait d'auto partage urbain de voitures électriques, en coexistence avec les mobilités douces, la marche à pied, la redécouverte de la ville polycentrique, et les usages à portée d'un quart d'heure. Le transport public subira aussi ses transformations, pour que le transport à la demande, et l'usage multimodal porte à porte, prenne la relève des lignes fixes à itinéraires partiels.

Oui, un autre monde a sonné à notre porte, et il se fera sans cette voiture individuelle urbaine... C'est une trajectoire dans le temps, mais elle se dessine, et elle touchera l'échelle planétaire. Certains, et parmi eux les plus visionnaires, iront plus vite que d'autres,  et c'est notre devoir de les soutenir, car c'est une lame de fond.
Alors, prenez soin de préparer vos itinéraires et guidages multimodaux « doux » par vos apps... C'est la voie de l'avenir pour une ville post carbone ici et maintenant, la vraie ville à la portée de tous.

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Commentaires
a écrit le 06/10/2017 à 19:08 :
@ BONJOUR : SALUT LES BOBOS Alors toujours aussi débiles ? Une question Mme IDALGO puis je venir à PARIS avec mon char à bœufs ?
a écrit le 06/10/2017 à 15:31 :
@ BONJOUR : Le sieur HULOT c'est il que lorsque le cerveau ....... commence à bouillir cela pollue autant qu'un moteur diesel ?
a écrit le 05/10/2017 à 13:44 :
Clientelisme Ecolo/ Bobo d'Anne Hidalgo. Empecher la France des provinces de monter a Paris, leur capitale, de se sentir francaise. Honteux !!
Combien cela coute-t-il au contribuable ?
Réponse de le 08/10/2017 à 20:22 :
@ BONJOUR : si les parisiennes et parisiennes sont assez stupides pour voter pour cette illuminée que dire ........
a écrit le 02/10/2017 à 9:23 :
Heureux de ne pas vivre en région parisienne car je ne suis pas assez riche pour faire partie des privilégiés qui vivent intra-muros. Paris sans voiture est discriminatoire pour les banlieusards car il leur devient très difficile de profiter des avantages de la proximité d'une grande ville.en plus c'est principalement eux qui financent. Il est drole de constater que la sociologie de l'électorat socialiste a complètement changé puisque cet électorat regroupe les plus riches et les privilégiés.Attention aux jours ou les banlieues vont descendre en ville...
Réponse de le 02/10/2017 à 15:26 :
Le probleme est le projet du Grand Paris qui englobera la petite couronne voir la grande.Et ce type de mesure s'etendra aussi à eux et la , ce sera reellement Kafkaïen .
a écrit le 02/10/2017 à 9:19 :
Affichage de bobos de gôche...et de droiââte.....alors que les transports en commun sont défaillants, sales et souvent incompatibles avec les lieux où réside la majorité de ceux qui prennent ces merveilleux transports....:) et qui passent des heures dans ces transports dignes d'une autre époque.....
a écrit le 01/10/2017 à 21:20 :
"Il s'agit de vivre en condition réelles ce que serait une ville où les habitants choisiraient d'autres moyens de déplacement en prenant conscience de ce que représente l'usage de la voiture en ville." Ce n'est pas faut, mais il faut faire l'expérimentation en semaine et durant plusieurs journées 24h sur 24, et ne pas oublier de fermer le périphérique .Et on en reparlera après.
Mais cela m'étonnerait qu'Hidalgo et son équipe aient le courage d'aller jusqu'au bout de leur raisonnement. J'oubliais, ils doivent également être à pied, sans voiture, ni deux roues de fonction.
a écrit le 01/10/2017 à 20:36 :
-20% de pollution (CO2) pour la journée entière ça veut dire qu'il faut aussi interdire de rouler sur le périph et trouver les autres sources de carbone qui polluent (proche banlieue ?). Pour les particules ou NOx, ai pas entendu de chiffre.
Une fois j'avais passé une semaine à 2000m d'altitude (Val Aoste) et avais du mal à respirer à 20 ou 30km de Paris (A6), mais ça a passé, me suis réhabitué, ouf. On ne se rend compte de la différence que si on s'éloigne.
Un étranger trouvait original qu'en France, quand une rue devient piétonne, on pense devoir la transformer, changer le sol, refaire les bancs, tout modifier (€€€€) pour bien marquer que c'est différent, piétonnier et pas "ex-voitures". On sait marcher sur une chaussée, c'est pas gênant mais moins "visible" vs la municipalité, le côté volontaire, moderne, .....
a écrit le 01/10/2017 à 17:37 :
@ BONJOUR : Comment Mme IDALGO se déplace t elle ? Nous ne la voyons dans les transports en commun que lorsqu'il y a des reporters et des journalistes munis de caméras curieux non !
a écrit le 01/10/2017 à 17:37 :
@ BONJOUR : Comment Mme IDALGO se déplace t elle ? Nous ne la voyons dans les transports en commun que lorsqu'il y a des reporters et des journalistes munis de caméras curieux non !
a écrit le 01/10/2017 à 13:22 :
Encore une fois les écolos ne veulent que revennir à un monde de 500 million d'habitants.
Tout écolos doit donc être considéré comme un assassin de masse ne puissance.
La journée sans voiture participe de l'escroquerie écolos en faisant passer un moyen d'émancipation pour un pression.
Oui l'automobile telle que nous la connaissons a atteind les rendements décroissants, mais lorsque les voitures robots arriverons ca se calmera puisque le nombre de voiture va drastiquement se réduire.
Mon plus profond mépris à la bande à Hidalgo qui vien encore de s'illustrer avec 1,5 m€ de dépense pour aller récupérer les JO.
a écrit le 01/10/2017 à 12:06 :
Juste la manifestation grotesque d'un passéisme désuet, inutile et enfantin. Cela permet en outre de constater que ce qui fait le plus de bruit et qui sent le plus mauvais ce sont les bus.
a écrit le 01/10/2017 à 6:39 :
Madame HIDALGO a-t-elle régularisé la situation de son véhicule et a-t-elle payé l'amende y afférente?
a écrit le 30/09/2017 à 23:31 :
J'aime le vélocipède. Je me déplace avec tous les jours dans Paris. Mais cela ne m'empêche pas d'utiliser de temps à autres ma voiture (qui a la chance de pouvoir occuper ses 10 m2 dans garage. Ces garages que la mairie de Paris veut supprimer dans les immeubles nouveaux). Elle est diesel. L'important étant de relâcher le moins possible de CO2 : sauver le climat d'abord et les bronches ensuite.

Cycliste depuis longtemps, je ne peux accepter le terme de "doux" qui lui est complaisamment, systématiquement accolé.

Ce substantif est choisi par la communication de la mairie de Paris.

Et toute communication est portée par une arrière pensée politique : convaincre.

On comprend de manière subliminale que si le vélo est "doux" la voiture doit être "dure" ou "brutale".

Un vélo est-il doux ? moi qui suis déjà tombé plusieurs fois dans des virages, qui frôle des piétons inquiets par la perspective d'une collision et qui pilote mon vélo comme d'autres des jets supersoniques (je vais juste à 30 km/h avec des pointes à 45 ....).... je pense que le terme de "doux" concerne avant tout un comportement, mais certainement pas un objet qui pèse 14kg de ferraille avec un bonhomme casqué pesant 80 kgs qui lui insuffle les watts nécessaires.

E=MC2 ....multiplié par l'intention qui l'anime. Celle-ci n'est peut être pas si douce que ça.


Par ailleurs, si un cycliste porte un casque, c'est un signe qui ne trompe pas : le cyclisme, à tout âge est dangereux. Je ne compte plus autour de moi ou parmi les inconnus que j'ai pu croiser au hasard de mon existence, les personnes qui se sont blessées, parfois très gravement à vélo. Plusieurs Trauma crâniens (1 à La Réunion, 1 à Paris, 1 dans le canton du Jura en Suisse : la cycliste est morte, 1 à Berlin sur une piste cyclable un jour de pluie) rate éclatée (VTT en montagne), hanche fracturée (Anjou), ... on ne va pas compter les chutes avec les coudes, les poignets meurtris ...

Je sais donc vélo n'est pas si "doux" que l'on veut nous l'inculquer insidieusement mais de force, à la Pavlov.

....

Doux est le cycliste qui est doux. Doux est le conducteur qui est doux, attentif, calme et respectueux.


N'appliquons pas aux objets des qualificatifs qui se rapportent à des comportements.

Et surtout ne les réutilisons pas niaisement.

Si je peux apporter un qualificatif au vélo, c'est : silencieux et non polluant .... À LA CONDITION EXPRESSE QUE CE NE SOIT PAS UN VÉLO ÉLECTRIQUE.


Vive la liberté (de circulation), le vélo, la voiture (la moins polluante possible) et la cohabitation des deux !
a écrit le 30/09/2017 à 21:57 :
Pourquoi ne rendons-nous pas l'air du métro parfaitement propre (en surpression prise de très moins (ou d'air purifié), puisqu'ils ont le courage de prendre les transports en commun (comme je le fis... 3 h / jour) ?
Et, à quand les usines de purification du CO2 en périphérie qui fabriquent de l'hydrogène ?
a écrit le 30/09/2017 à 18:50 :
Avant de s'interroger sur la mobilité décarbonée, il conviendrait de s'interroger sur l'immobilité décarbonée. Parce que la principale source de pollution en ville, ce n'est pas la voiture, c'est la maison !! Ce n'est d'ailleurs pas un hasard que toutes les alertes pollutions aux particules fines surviennent en hiver !... La pollution d'origine routière en France, c'est 14 %, la pollution d'origine résidentielle, c'est 30 % !! Rénover les bâtiments, utiliser des moyens de chauffage plus performants, c'est bien plus utile et bien plus payant que d'empoisonner la vie des usagers de la route qui ne prennent pas leur voiture ou leur camion par plaisir mais pour aller bosser et faire tourner l'économie du pays !!
Réponse de le 01/10/2017 à 6:33 :
@ Mouais : sauf qu'il faut lire les rapports jusqu'au bout ! La situation diffère grandement dans les agglomérations. Ainsi, selon un rapport sur l'origine des polluants en Ile-de-France réalisé par Airparif, l'agence de surveillance de la qualité de l'air dans la région, la part du trafic routier bondit à 25 % des émissions, juste derrière le chauffage du secteur résidentiel (27 %) et devant les chantiers et carrières (20 %) et l'agriculture (14 %). Alors vos usagers peuvent passer à l'électrique et au vélo cargo !
Réponse de le 01/10/2017 à 13:01 :
@ Eco : vos chiffres sont vrais si vous placez vos capteurs de pollution à proximité du périph. Il en va tout autrement s'il sont placés à proximité d'une chaufferie ou à proximité d'une zone industrielle... A l'échelle d'une grande agglomération, les valeurs moyennes se rapprochent de la moyenne nationale. D'ailleurs, il faut noter que ces valeurs sont des valeurs moyennes sur l'année, or on ne chauffe que 6 mois par an. Je vous laisse imaginer le % réel de pollution du chauffage en hiver... Ce n'est pas un hasard si tous les pics de pollution aux particules fines ont lieu en hiver !! Ce n'est pas non plus un hasard si les "journées sans voiture" ont toutes lieu en septembre. En hiver, le "gain" observé par l'arrêt de la circulation routière serait minime...

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