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Source : La Tribune - 03/11/2009 | 01:00 - 502 mots

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La Française des jeux accélère dans les paris en ligne

La FDJ regroupe son offre de paris sportifs en ligne sous la marque ParionsWeb. Objectif : combler le retard sur le Net et être prêt pour l'échéance 2010.

Capture ecran du site Parions web

La Française des Jeux (FDJ) se lance dans la compétition des paris sportifs. Christophe Blanchard-Dignac, le président de l'opérateur dont le mandat vient d'être renouvelé pour cinq ans, a fait du développement de cette nouvelle offre sur Internet sa priorité. Première étape : le lancement d'un site à part entière dédié au sport : ParionsWeb. Il sera également accessible à partir du site de la Française des Jeux.

« Nous avions modernisé l'ensemble de notre site en février dernier à l'exception de la partie dédiée aux paris sportifs », explique le porte-parole de l'opérateur. C'est désormais chose faite. Objectif : préparer l'ouverture du marché à la concurrence qui doit intervenir pour la Coupe du monde 2010. Pour l'instant, la Française des Jeux ne fait pas profondément évoluer son offre, se contentant des 150 paris qu'elle propose déjà chaque semaine dans le football, le basket, le rugby, le tennis et le handball contre des milliers pour ses concurrents. « Nous supportons une fiscalité plus lourde que nos concurrents [illégaux, comme Bwin, Betclic ou Unibet] et nous sommes soumis à des règles différentes. Nous ne faisons pas de « live-betting » [paris en direct pendant la compétition]. Cela nous empêche d'être compétitifs », indique le porte-parole.

Informations et pronostics

L'offre sera quand même enrichie au fur et à mesure en fonction du calendrier sportif, avec par exemple des paris sur la formule 1. La FDJ démarche en ce moment ligues et fédérations, surtout dans le football, pour imaginer de nouvelles offres. ParionsWeb proposera des informations sportives et des pronostics de spécialistes tels que Basile Boli. Les parieurs en ligne pourront en un seul clic miser selon les recommandations de l'ancien footballeur. Le jeu Loto Sportif est maintenu mais Cote & Match et Cote & Score disparaissent. Dans quelques semaines, une évolution similaire devrait être mise en place dans le réseau physique.

En revanche, aucune campagne de communication n'est prévue pour accompagner le lancement de ParionsWeb. La nouvelle marque ne servira même pas de support aux partenariats éditoriaux et commerciaux que la FDJ a déjà conclu. Le monopole public sponsorise en exclusivité une émission de pronostics sur RTL sous la marque Loto, et a conclu un partenariat avec le quotidien gratuit « 20 Minutes ». Sur France 2, elle diffuse « Côté match », et sur France 3 « Loto Foot ». Mais pour éviter que la Française des Jeux et le PMU ne prennent trop d'avance sur le marché, le ministre du Budget, Éric Woerth, leur avait demandé, il y a quelques mois, de lever le pied sur la publicité faite dans les médias traditionnels, obligeant la FDJ à troquer dans son partenariat avec RTL et de « 20 Minutes », la marque Cote & Match contre Loto.

En lançant son site, la FDJ espère combler son retard dans les paris sportifs en ligne. Malgré l'exceptionnelle notoriété de sa marque, le site du spécialiste des jeux de hasard n'a collecté que 26 millions d'euros de mises sur les paris sportifs en 2008 dans un marché estimé pour l'Hexagone à 700 millions d'euros. Un montant qui devrait doubler cette année. Pourtant, le site FDJ.com compte 700.000 joueurs actifs et 1,2 million d'inscrits.

par Sandrine Cassini et Héléna Dupuy

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  • Betabondieu a écrit le 20/01/2010 à 02:52 :

    • La date d'ouverture du marché des jeux d'argent en ligne fait débat. L'ouverture du marché français des jeux d'argent et de hasard en ligne était initialement envisagée pour le 1er janvier 2010. Ce délai ne pouvant être tenu, la Coupe du Monde de Football en Afrique du Sud a pris le relai en tant que « deadline » (date limite) d'ouverture du marché à la concurrence. Les délais fixés initialement s'avèrent très courts au regard de la densité de la loi qui vise à lutter contre le blanchiment d'argent, la fraude, les opérateurs illégaux, et l'addiction et à réguler la fiscalité, la publicité, l'offre de paris sportifs et de poker et l'interdiction aux mineurs. Les acteurs historiques que sont le Pmu et la Française des Jeux (à travers son nouveau site de paris sportifs Parionsweb), et surtout les sociétés de jeux basées à Malte ou Gibraltar entretiennent une influence permanente sur le ministre du budget, Eric Woërth, en charge du dossier. Certains voudraient voir la loi passer en urgence devant le Parlement et mise en application d'urgence via des décrets simplificateurs mis en place rapidement. Cette date, qui agite tant la communauté des opérateurs de paris sportifs et de poker, n'est pas encore fixée définitivement, elle ne pourra l'être officiellement que lorsque toutes les formalités administratives auront été achevées : * Après avoir été adopté par les députés en octobre dernier, le projet de loi doit désormais être examiné par les sénateurs les 23 et 24 février prochain. * Le projet qui, compte tenu de certaines imprécisions et avancées dans l'établissement du modèle français, aura assurément été remodelé par le Sénat, sera présenté devant une commission mixte paritaire afin de parvenir à un texte unique adopté par les deux assemblées. * Le Conseil d'État devra ensuite valider le projet. * Bruxelles devra en être informé. * Les décrets d'application devront être promulgués. * L'Arjel (future Autorité de Régulation des Jeux En Ligne) pourra alors publier son cahier des charges au journal officiel. * L'Arjel pourra alors commencer à étudier les dossiers des candidats aux licences et rendre ses premiers verdicts d'attribution ou de rejet. Les raisons sont multiples pour laisser le gouvernement faire son travail sereinement et démontrer une fois de plus que la démocratie française sert le progrès et peut faire figure d'exemple pour l'ensemble de la Communauté Européenne. Le marché français auto régule déjà l'offre étrangère : Sur les comparateurs de sites de paris sportifs et de poker on ne trouve mention que des meilleurs opérateurs qui ont une licence dans un autre État européen. La régie publicitaire de Google (Adwords) et d'autres régies majeures (Facebook, Tradedoubler ...) n'autorisent pas les publicités pour les jeux d'argent en ligne à destination du public français. Finalement l'offre «illégale» tourne toujours autour des sites qui obtiendront plus tard une licence. On voit rarement des publicités pour des sites basés au Costa-Rica ou à Antigua. Le timing et les engagements vis-à-vis de la Commission Européenne sont respectés : L'objectif de Bruxelles qui était de faire évoluer le système français sera assurément atteint. La tendance est à une harmonisation européenne, toutes les contributions françaises sont désormais les bienvenues, même si elles requièrent un temps de réflexion. L'arrêt «Santa Casa» au Portugal qui a récemment donné raison au monopole des jeux portugais contre un opérateur de paris sportifs étranger renforce la légitimité du gouvernement français à légiférer sans contraintes. L'objectif de maintien des recettes fiscales est en jeu : Le niveau actuel des recettes générées par les jeux d'argent est très satisfaisant pour le gouvernement et les contribuables, il pourrait se voir réduit dans le cadre d'une ouverture hâtive ou dans le cadre d'une ouverture juste avant une échéance majeure telle que la Coupe du Monde de football. Les taux de taxation qui sont disputés par les opérateurs doivent être négociés avec pragmatisme (7,5% pour les paris sportifs et hippiques et 2% pour le poker). L'équité d'accès à l'information entre les opérateurs ne serait pas respectée en cas d '«état d'urgence» sur le projet de loi et la délivrance des licences : Il serait juste d'observer un délai de quelques mois après la publication du cahier des charges pour respecter l'équité d'accès à l'information entre tous les opérateurs et notamment pour ne pas favoriser ceux qui se concertent régulièrement avec les membres de l'Arjel (qui n'existe pas encore officiellement) à propos des prescriptions techniques et informatiques. Les joueurs doivent être mieux protégés : Le volume de publicité pour les jeux d'argent en ligne n'est pas encadré par le projet de loi. Certes des garde fou existent, tels le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) ou ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité), mais quand on connait leur efficacité pour laisser diffuser certaines publicités ou programmes qui devraient être interdits aux enfants, on peut douter de leur entrain à réguler les messages des opérateurs de jeux d'argent. Ce point mérite un temps d'étude et de concertation plus important que celui qui lui a été consacré jusqu'à présent. Autre point important, «l'interdiction de casino» ne sera pas possible car aucune centralisation des données de joueurs n'est envisagée. Le parieur dépendant pourra bien se désactiver temporairement d'un site tout en continuant à perdre sur un autre. La lutte contre l'addiction devrait à elle seule engager le gouvernement dans un processus législatif plus strict vis-à-vis de la promotion commerciale des jeux en ligne, tant sur les grands supports média comme la télévision, presse ou radio que sur les sites internet de toutes natures qui n'auront, à priori, aucune limitation en la matière. En parallèle, le gouvernement pourrait envisager d'attribuer une licence d'annonceur à certaines sociétés proposant un comparateur de sites de paris sportifs ou à des sites d'entrainement au pari sportif tel que www.betabondieu.com , ce qui contribuerait à créer une nouvelle économie. Le blocage des sites illégaux doit être efficace : On sait désormais que le blocage est techniquement réalisable. On sait également que le blocage ne serait pas du tout efficace en cas de mise en application accélérée de la loi. Il faudra du temps pour que les différents services de l'Arjel et du Ministère de la Justice accèdent à une rapidité d'action indispensable. La procédure de blocage, même si elle requiert l'intervention des services judiciaires, doit être rapide et non contraignante. Les sites illégaux, tant ceux qui proposent des jeux d'argent que ceux qui en font la promotion illégalement, sont aisément identifiables, ils ne doivent pas pouvoir 'polluer' l'offre légale. L'enjeu est de taille et il n'est pas dans l'intérêt de l'État français de se précipiter, même si les pressions des lobbys sont incessantes. Le report de l'attribution des licences au 1er janvier 2011 semble raisonnable. Bruno LECUYER www.betabondieu.com

  • Greg2600 a écrit le 04/11/2009 à 16:04 :

    • Il faut dire une chose, les cotes de la FDJ seront toujours moins attractifs que les cotes des sites hébergés à l'étranger. Le vrai parieur cherche la moindre différence dans chaque paris sportif. A charge pour la FDJ d'être attrayant.

  • comparateur-de-cotes a écrit le 03/11/2009 à 19:42 :

    • Le titre devrait être 'la FDJ passe la première dans les paris sportifs'. Enfin, ParionsWeb présente un contenu agréable, on attend avec impatience les pronostics de Basile Boli...

  • juju007 a écrit le 03/11/2009 à 10:11 :

    • Bravo pour cette innovation déjà existante chez tous les spécialistes depuis des années... mieux vaut tard que jamais !

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