Economie collaborative : le nouveau terrain de jeu des start-up

 |   |  380  mots
Les start-up françaises représentent 25% du marché de l'économie collaborative
Les start-up françaises représentent 25% du marché de l'économie collaborative (Crédits : Reuters)
Qu’on l’appelle économie de pair à pair, économie de partage ou économie collaborative, le concept n’est pas neuf puisqu’il s’agit ni plus ni moins qu’une remise à jour du système de troc dont l’origine se confond à celle de l’homme.

S'il a pu tomber en désuétude, le concept revient en force depuis quelques années avec le développement rapide de sociétés américaines devenue des fers de lance telles qu'Airbnb ou Uber alors que sur le marché français Blablacar et Ulule poursuivent leur développement européen pour mieux entreprendre leur internationalisation.

En France, le marché de l'économie collaborative est en plein boom avec aujourd'hui et d'après une étude de la Direction Générale des Entreprises, près de 300 plateformes numériques d'économie collaborative opérant sur différents secteurs avec en tête le marché de l'équipement, les services, le transport et le tourisme.

Sur un marché mondial estimé à 15 milliards de dollars en 2015, les start-up françaises tirent leur épingle du jeu en pesant près d'un quart de ce marché avec un chiffre d'affaires estimé à 4 milliards d'euros.

Avec un taux de croissance annuel moyen de 36,4% et une multiplication du marché par 20 attendue sur 10 ans, l'économie collaborative est une voie sur laquelle il faudra compter en matière de modes de consommation comme en matière de modes de vie et d'emplois.

En effet, au-delà du désir de recréer du lien social ou de l'entre aide à l'image de plateforme comme Smiile, l'essor de ce marché repose aujourd'hui davantage sur la recherche de bonnes affaires et de consommation à moindre coût.

Ainsi en 2015, 63% des consommateurs reconnaissent avoir recours à l'économie collaborative pour payer moins cher une prestation de services ou un bien.

C'est donc sans surprise que l'on retrouve dans les emplois proposés un grand nombre d'auto-entrepreneurs et de salariés en recherche d'un complément de salaire, le célèbre « beurre dans les épinards ».

Rentabiliser un bien non utilisé à l'instar d'une cave ou d'un grenier pouvant être utilisé comme garde meuble, une jeune start-up française, Costockage, en a fait un business qui marche avec en 4 ans, 20 000 utilisateurs conquis et une présence étendue dans plus de 3000 villes en France... une moyenne d'âge de salariés de moins de 30 ans, un développement rapide et une levée de fonds plus tard, la jeune start-up lorgne le marché européen.

Assurément l'avenir économique ne se fera pas sans l'économie collaborative.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :