Bouge ta boite propulse les entrepreneurEs  !

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(Crédits : Istock)
Lancé le 19 septembre dernier chez Bpifrance, le réseau Bouge ta boite entend bien booster le business des femmes entrepeneurEs.

D'abord réseau régional, lancé avec succès par Marie Eloy et Géraldine Cloërec, Bouge ta boite a passé la vitesse supérieure en lançant le réseau en national le 19 septembre dernier à Paris. Le but ? Etre présent dans 300 villes en 2019 !

Mais c'est quoi au juste Bouge ta boite ? C'est l'écosystème business des entrepeneurEs pour développer son potentiel, accroître son chiffre d'affaires et propulser son activité. « Si l'entraide semble naturelle dans les réseaux féminins, le business apparaît tabou. C'est pourtant la clé pour faire grandir son activité et gagner en capacité d'agir ». Pour les deux créatrices du réseau, il est évident que la nécessité de bouger les lignes est une urgence. Marie Eloy le rappelle à l'envi : il est nécessaire que « l'argent soit perçu comme un outil, une énergie qui donne la capacité d'agir, que nos entreprises travaillent ensemble pour irriguer nos territoires, que nous soyons audacieuses et déployons tout notre potentiel ». Il faut dire que Marie Eloy connaît bien la problématique de l'entrepreneuriat au féminin, elle qui a créé en 2014 le réseau collaboratif Femmes de Bretagne, qui en 3 ans a réuni 5 500 membres dans 5 départements. C'est par ce biais que la jeune femme constate que les entrepreneuEs de TPE vivent en général très mal de leur activité. Comme une évidence l'idée de créer Bouge ta boite est née pour aider ces cheffes d'entreprise à oser faire du business et à se développer. Géraldine Cloërec, ancienne présidente de la Jeune Chambre économique de Bretagne et à la tête de son entreprise spécialisée en Achats Responsables se lance dans l'aventure avec Marie : « avec Bouge ta boite, il ne s'agit pas uniquement de réseauter mais bien d'obtenir des résultats. Notre programme structuré offre des réunions de travail effectives, pragmatiques et minutées, avec un engagement mutuel fort de développement de business, et une ambition affichée et chiffrée de résultats ».

Des cercles pour faire du business

Bouge ta boite fonctionne en cercles de travail de 10 à 20 entrepreneurEs (une seule par profession) et propose un cycle complet de rencontres, une page web pro, un réseau social dédié, des formations, des conférences et des offres partenaires. La diversité des profils fait la richesse des échanges : on croise dans un même cercle une opticienne, une agricultrice, une consultante RSE, une experte en recrutement, une vétérinaire ou encore une ébéniste... Bouger les lignes, c'est bien, ensemble c'est mieux. Et si le business est la clé du succès, il en passe par un réseau solide et inspirant. C'est ce qu'apporte les Cercles. Dans une interview récente à France Info, Marie Eloy insiste sur le côté tabou du business chez les cheffes d'entreprise : « on estime qu'il n'y a que 12% des femmes entrepeneurEs qui vivent correctement de leur activité. C'est un chiffre très faible. Et ça c'est parce qu'on a du mal à s'identifier à l'image de l'argent du pouvoir du business man classique. Et c'est ce qu'on souhaite changer ». Avec les Cercles de Bouge Ta Boite, c'est bel et bien de (re)prise de confiance en soi, de conseils bienveillants, d'encouragements, d'exemples à suivre dont il s'agit. Tous les 15 jours, les cheffes d'entreprise se réunissent, pitchent, brainstorment, se conseillent et s'entraident. Et pour certaines, les résultats se sont vite présentés : « Je commence à générer du chiffre d'affaires grâce au réseau», annonce Anne-Gabrielle Marmignon à la tête d'Anne& Paper à Rennes. Quant au Cercle de Vannes #1, il a généré 27 000 euros de chiffres d'affaires en 5 mois. Avec un déploiement dorénavant national, gageons que Bouge Ta Boite comptera sur l'énergie de milliers de business women.

Plus d'infos sur www.bougetaboite.com

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Commentaires
a écrit le 19/10/2017 à 12:18 :
Bravo, les femmes d’aujourd’hui connectées et super diplômées doivent oublier leur complexe d’imposteur du monde du business, et positiver comme « bougetaboite » à lire l’article de @bernard jomard expliquant bien l’évolution de la situation. http://bernard-jomard.com/2017/10/13/femmes-dinfluence-visionnaires-et-ultra-connectees-les-femmes-devenues-hyper-influentes-sont-elles-en-train-de-conquerir-le-monde-digital/

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