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Delphine Cuny | 11/09/2012, 19:16 - 346 mots
L’iPhone 5 ne devrait pas seulement rapporter des centaines de millions dollars à Apple mais aussi donner un coup de fouet à l’économie américaine. C’est le chef économiste de JP Morgan, Michael Feroli, qui en vient à cette conclusion, dans une note à ses clients. Il a en effet calculé que la nouvelle version qu’Apple doit présenter ce mercredi de son smartphone pourrait doper le PIB américain d’un quart voire un demi-point en rythme annualisé au dernier trimestre 2012. « Est-ce qu’un seul petit téléphone peut impacter le PIB ? » se demande-t-il lui-même dans cette note (consultable ici), en prévenant qu’il faut considérer sa prévision assez large avec un peu de scepticisme. L’impact serait en fait de 3,2 milliards de dollars, ce qui revient à 12,8 milliards en rythme annuel. « Ce coup de pouce de 0,33 point de pourcentage réduit le risque à la baisse de notre projection de croissance de 2% du PIB au quatrième trimestre » explique le chef économiste.
Combien d’iPhone 5 seront écoulés : 8 millions ou 28 millions ?
L’analyste détaille son calcul. Il part d’une estimation de 8 millions d’iPhone 5 vendus au cours du quatrième trimestre (qui correspond au premier trimestre de l’exercice fiscal d’Apple) et d’un prix de vente avoisinant 600$, dont il retranche ensuite 200$ correspondant aux coûts des composants importés. Cependant, cette estimation de 8 millions d’iPhone est pour le moins conservatrice : lors du dernier trimestre clos (à fin juin), Apple a écoulé 26 millions d’iPhone, et 35 millions lors du trimestre précédent. Les analystes financiers s’attendent plutôt à des ventes de l’ordre de 26 à 28 millions d’exemplaires. L’un des plus réputés sur la valeur, Gene Munster, du courtier Piper Jaffray, table même sur 6 à 10 millions d’iPhone 5 vendus dans la semaine du lancement. Lors du précédent lancement, en octobre 2011, l’iPhone 4S s’était vendu à 4 millions d’exemplaires en trois jours.
>> DIAPORAMA iPhone 5, iPod : retour sur la keynote d'Apple
>> DIAPORAMA iPhone 5 et iPad mini : ils sont déjà là (sur internet) !
Source photo : nowhereelse.fr
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bx a écrit le 13/09/2012 à 09:38 :
Les montagnes d'argent dépensées sur la planète pour ce qui reste finalement un gadget qui sera dépassé l'année prochaine (Iphone 6?), pourraient être bien mieux utilisées. Ce produit est fabriqué en Chine, ne l'oublions pas. En l'achetant nous boostons toujours un peu plus la croissance de ce pays... qui ne nous veut pas que du bien.
Corso a écrit le 12/09/2012 à 12:02 :
Il n'y a pas de raisonnement économique plus bidon et orienté. Il suppose en effet qu'il n'y ait pas de destruction car seule la création de valeur est prise en compte, une sorte d'effet "politique" donc, basé sur le rêve. Or, ne peut être considéré que l'écart, si tant est qu'il y ait création de valeur pour les USA. Les transferts de valeur eux ne posent pas de problème par exemple certaines entreprises comme HP peuvent perdre 10 et tandis que d'autres en gagnent 8. La perte dans ce cas serait de 2. La IT est un phénomène régressif, inutile de tenter de faire croire qu'elle serait positive. Les américains du nord devraient pour leur avenir adopter une attitude beaucoup plus réaliste et économique afin de poser les vraies questions pour tenter de trouver les vraies réponses.
Tahi a répondu le 12/09/2012 à 14:39:
Pourriez vous préciser votre raisonnement : "La IT est un phénomène régressif, inutile de tenter de faire croire qu'elle serait positive" ?
Corso a répondu le 12/09/2012 à 18:24:
Volontiers. Qu'il s'agisse des matériels ou des programmes la IT supprime des emplois : 10 directement et 5 indirectement pour un emploi créé. Il faut moins d'employés comptables par exemple. Le principe de la loi de Moore oblige tout acteur à proposer globalement plus de services ou de produits pour le même prix ou un prix inférieur. C'est ce que nous constatons. Or, les besoins de la masse des consommateurs n'ont pas évolué au même rythme. ce qui produit un phénomène régressif qui touche encore en retour les acteurs de la IT. Les grndes sociétés progressent par la disparition des petites mais les courbes vont se rencontrer le plafond commencer à baisser. A titre d'exemple depuis 1976 les entreprises ont vu leur chiffre d'affaire multiplié par 10 environ, une grande société comme IBM a connu un multiple de 4. Ainsi dans le domaine des services la masse mondiale du Fortune Global 500 fait 30 trillions de dollars ajouté à 10 autres si l'on veut toucher toutes les entreprises réalisant 1 milliard de chiffre soit 40 $t.n. Si l'on considère les redondances et que l'on considère que 1% de cette masse passe dans le IT cela donne 400 milliards et IBM seul en fait plus de 100 alors que tous les autres acteurs veulent entrer dans les services HP, xerox, Ricoh. Les sociétés de services elles veulent de ce fait aller sur le matériel. Une belle course à la casse.
Tahi a répondu le 13/09/2012 à 10:08:
Je vous suis partiellement ; je suis d'accord sur le fait que l'IT pousse à l'économie d'emplois, tout comme la mécanisation/robotisation en son temps. De nombreuses tâches qui paraissaient pérennes (vos tâches comptables par exemple) sont partiellement remplacées par des mécanismes automatisées, etc... Sur ce point, rien de vraiment nouveau je pense. En revanche l'IT à une composante immatérielle qui permet d'amplifier encore l'effet de la robotisation. Je suis plus partagé sur les besoins de la masse des consommateurs. Sur un plan psychologique, une masse des consommateurs aspire à une consommation illimitée et les modes de consommation évoluent en définitive assez vite... En revanche, il est relativement clair que la consommation de biens matériels va devoir se calmer pour cause de pénuries ou de difficultés d'accès aux matières... Le bilan économique de l'IT est aussi partiellement faussé par le fait que les matériels sont fabriqués en Chine à un prix qui n'est pas vraiment satisfaisant (parité des monnaies, salaires probablement trop faibles...). Pour ce qui est de la loi d'une offre de biens/services à un prix qui décline, je pense que c'est un aspect des plus sains de l'économie et un de ceux qui devrait le plus nous pousser à approfondir notre connaissance en économie : l'esprit humain cherche à s'approprier le monde et à perfectionner les processus qu'il met en oeuvre. L'économie d'emploi qui en résulte sur un processus donné est normalement bénéfique, car l'esprit humain cherche continuellement à faire apparaître de nouveaux processus économique. Cet aspect là n'est pas modifié par l'IT.
Lennart a écrit le 12/09/2012 à 11:58 :
Au vu de la cata Facebook, besoin urgent de redorer le blason et que le cours AAPL soit boosté
Tahi a écrit le 12/09/2012 à 10:30 :
une étude (et un article) d'une bêtise effarante : même si les américains dépensent plus (or effet de substitution) pour s'acheter ce genre de joujou, comment peut on croire qu'un produit fabriqué en Chine (un tiers de sa valeur nous dit l'article) et permettant une marge nette de 40/50 % permettrait de relancer la croissance? Si faire travailler les chinois et distribuer des dividendes aux actionnaires c'est de la croissance, alors rien de génèrera autant de croissance que de prélever des impôts : une intéressante découverte de JP Morgan! Soit il faut être demeuré pour travailler chez JP Morgan, soit cette étude vise à préserver les positions financières que la banque a prise sur une importante entreprise de Wall Street, ou plus prosaïquement que le PIB ricain va subir un petit coup de pouce au 3ème trimestre pour le payer juste après : une nouvelle sacrément rassurante...
vido a répondu le 12/09/2012 à 10:51:
+1
johnmckagan a écrit le 12/09/2012 à 08:27 :
Avant apple c'était un outsider brillant respecté de toute la communauté informatique. Maintenant c'est un géant de l'informatique prêt à tout pour écraser ses adversaires, qui verrouille toujours plus son ecosystème ultra mercantile. Pour l'instant la marge sur chaque produit apple est énorme mais apple n'a plus le prestige qu'il avait encore il y a un an, alors ....
louis a répondu le 12/09/2012 à 10:54:
l'outsider maintenant c'est Nokia, qui comme Apple il y a 10 ans se bat pour sa survie en mettant le paquet sur la qualité et l'innovation.
cifra42 a écrit le 12/09/2012 à 07:53 :
Mais c'est sure que va creuser encore plus le déficit commerciale de la France.Consommer, consommer braves gens.On exportera aux USA ou en Chine du fois gras pour equilibrer la balance commerciale en surplus.........On peut aussi vivre sans iPhone no? Je ne vois pas la necessité de changer tous les 12 mois.Apple gagne des millions nous restons des couillons....
JEF06 a répondu le 12/09/2012 à 10:27:
Pour les technophiles l'utilité de changer d'appareil est une évidence. APPLE a trouvé le bon filon pour s'enrichir tant mieux et chapeau.
Corso a répondu le 12/09/2012 à 12:53:
La France n'est pas perdante dans l'opération Apple, @cifra42. En effet l'état prend sa TVA, sur un appareil à 600 euros il en gagne 100 environ. Les distributeurs prennent leurs marges, la douane, les transporteurs aussi. Les opérateurs et d'autres entreprises vendent leurs "applis" qui s'insèrent dans l'offre Apple et s'ajoutent à leur trafic. Le constructeur américain dynamise le marché tout en simplifiant la concurence et les stocks. L'objet mobile est un véhicule financier et notre pays en profite largement d'autant que de la technologie française est à l'intérieur également. La richesse d'Apple vient du fait qu'il a fait un deal avec une large partie des opérateurs du monde : S'ils gagnent plus que lui sur leur deal, l'américain prend sur tous les deals. Une vieille technique.
Foxy a répondu le 12/09/2012 à 19:51:
"Pour les technophiles l'utilité de changer d'appareil est une évidence." Euh, technophile n'est pas synonyme de crétin consumériste (l'un des meilleurs exemples qui me vient en terme concerne les cartes d'acquisition sonore moyen/haut de gamme, ou certains modeles un peu anciens restent excellents) ... Par contre, pour les "geeks" (quel est la signification de ce terme aujourd'hui??) qui veulent du bling bling, ca aucun souci, effectivement...
Coam a écrit le 12/09/2012 à 07:20 depuis un Iphone :
@jeff même pas, la valeur ajoutée chinoise sur les iPhone est ridicule ( quelques $ seulement).
jeff a répondu le 12/09/2012 à 08:45:
Certes. Mais il faut bien payer les fabriquant chinois. Et s'il en est de même pour les ordinateurs, vêtements, objets du quotidiens qu'un pays consomme (demain les voitures et les avions), il arrive un moment où l'économie du pays n'arrive plus à acheter que par la dette la "ridicule" valeur ajoutée des produits chinois (qui eux gardent les devises et les emplois).
jeff a écrit le 11/09/2012 à 22:12 :
Cet appareil va surtout surtout contribuer à creuser de déficit commercial américain avec la Chine. Je ne vois pas en quoi ça va générer de la croissance
Tiens donc a répondu le 11/09/2012 à 22:48 depuis un Iphone :
Votre analyse est remarquable ! Vous êtes économiste de renommée certainement ...
Jo a répondu le 11/09/2012 à 23:17 depuis un Iphone :
Je crois qu'il a raison!!!!
romain a répondu le 12/09/2012 à 01:59:
J'ai encore un iphone 4 qui fonctionne très bien donc je suis pas encore prêt pour changer de mobile, je pense que cela sens la gamelle. Si en plus un baron de chez JPM annonce des records c'est sur ça va être un flop.
M92 a répondu le 12/09/2012 à 10:20:
Surtout que le "baron de JPM" a annoncé 8 million la ou ils ont l'habitude de faire 25... J'appel pas ca annoncer un record...
PabSmith a répondu le 22/10/2012 à 21:10:
Ce cher Monsieur ne prend pas en compte le processus de "destruction crétrice" précisé par Schumpeter ! c'est bien beau devendre 10 millions d'Iphone, si à côte on vend 12 millions de Black Berry en moins (et autres téléphones de marque américaine ) je ne suis pas certain que ça avantagera la croissance