Stéphane Richard reconduit à la tête d'Orange

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« Je pense pouvoir être utile à l’entreprise et ma motivation de la servir est plus grande que jamais » déclarait lundi Stéphane Richard.
« Je pense pouvoir être utile à l’entreprise et ma motivation de la servir est plus grande que jamais » déclarait lundi Stéphane Richard. (Crédits : <small>Reuters</small>)
Le conseil d’administration a bien voté le renouvellement du mandat du PDG, malgré sa mise en examen dans l’affaire de l’arbitrage Tapie.

« Habemus Stephanus ! » plaisantait un cadre à l'issue du vote du conseil d'administration d'Orange, soulagé. Le PDG de l'opérateur, Stéphane Richard, a bien été reconduit ce mercredi après-midi. Son mandat arrive à échéance lors de l'assemblée générale du 27 mai prochain statuant sur les comptes de l'année 2013 et la résolution approuvant son renouvellement sera soumise aux actionnaires. L'Etat, premier actionnaire de l'opérateur historique avec 27% du capital, n'a donc finalement pas poussé de candidat pour remplacer Stéphane Richard, dans le viseur de certains membres de l'exécutif depuis sa mise en examen pour escroquerie en bande organisée en juin dernier dans l'affaire de l'arbitrage Tapie, du temps où il était directeur du cabinet de Christine Lagarde à Bercy.

« L'affaire Tapie est un aléa dont je me serais bien passé » déclarait lundi le PDG dans un entretien aux Echos où il exprimait son souhait d'être reconduit : « je pense pouvoir être utile à l'entreprise et ma motivation de la servir est plus grande que jamais. »

Sud s'est abstenu, comme prévu

Le conseil d'administration a voté à « une très large majorité » en faveur de la reconduction de son mandat, indique une source proche. Il y a eu au moins une abstention, celle du représentant du syndicat Sud. En revanche, la CFDT a exprimé sa satisfaction à l'égard d'une « reconduction nécessaire » à laquelle elle était ouvertement favorable : « Stéphane Richard, instigateur du contrat social après la crise sociale, reste aux yeux de l'immense majorité des salariés le garant de cette politique sociale, dans une période où il convient de redoubler de vigilance en raison du contexte environnemental et des tensions sur l'emploi » fait valoir Laurent Riche, le délégué syndical central. Il estime que les représentants du personnel « ont besoin de Stéphane Richard et de son DRH Bruno Mettling pour poursuivre ce dialogue social, alors qu'un rendez-vous important a lieu en fin d'année sur les 4.000 recrutements promis d'ici à 2015. »

Stabilité dans le contexte du big bang des télécoms

Le contexte des discussions en vue du rachat de SFR, par Numericable ou Bouygues, qui pourrait provoquer un big bang du secteur (rapprochement de Free et Bouygues, fin de l'itinérance) a semble-t-il joué en faveur de Stéphane Richard. « L'Etat a finalement compris qu'il ne pouvait pas faire joujou avec ce secteur important en pleine recomposition » analyse un proche d'un administrateur. « Ce n'est même pas un sujet » réagit un analyste qui ne croyait pas que l'Etat puisse « débarquer » le patron de cette entreprise qui n'est plus publique. Les investisseurs attendent plutôt des informations sur les changements attendus au comité exécutif, en particulier l'arrivée d'un nouveau directeur financier, qui devrait être Ramon Fernandez, l'actuel directeur du Trésor

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Commentaires
a écrit le 26/03/2014 à 22:06 :
Et pourtant en République démocratique du Congo, on se demande si c'est réellement orange tant ses stratégies marketing sont mal adaptées. ...
a écrit le 26/03/2014 à 21:34 :
C'est l'arrêt complet cette boîte: innovation zéro, stratégie à long terme incompréhensible (si jamais elle existe), cours de bourse en berne, parts de marché en baisse... Il a été reconduit pour que le roupillon puisse continuer quelques années de plus, pendant ce temps là l'Etat touche ses dividendes et rien ne se passe.

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