Une entreprise nomme un robot à son conseil d'administration

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Les résultats des recherches de l'algorythme auront la même valeur que les avis des autres cinq membres du CA. (Photo: Reuters)
Les résultats des recherches de l'algorythme auront la même valeur que les avis des autres cinq membres du CA. (Photo: Reuters) (Crédits : Décideurs en région)
Une société d'investissements en capital risque de Hong-Kong vient de nommer un logiciel à son conseil d'administration. Sa mission: analyser les données indispensables aux prises de décision de l'entreprise.

Non seulement les robots risquent de remplacer les travailleurs. Désormais, ils les dirigent. Une société hongkongaise, Deep knowledge venture (DKV), spécialisée dans les investissements en capital risque (notamment dans le domaine médical), a nommé le 13 mai à son conseil d'administration un logiciel. Appelé Vital (Validating investment tool for advancing life sciences), il aura pour mission d'analyser les données relatives aux sociétés dans lesquelles DKV envisage d'investir.

Un sixième membre du CA

Physiquement, l'algorithme ne pourra évidemment pas siéger au conseil d'administration. Les résultats de ses recherches auront toutefois la même valeur que les avis des autres cinq membres du CA. Son support permettra notamment d'accélérer et d'affiner les vérifications nécessaire, espère DKV.

Le logiciel, développé par la société britannique Aging analytics, est en effet capable selon ses inventeurs de "décider" de manière totalement indépendante. Par rapport aux humains, il présenterait d'ailleurs l'avantage d'une plus grande objectivité.

Minimiser le risque d'erreurs

Un responsable de DKV, Dmitry Daminskiy, se réjouit ainsi sur les colonnes du site Beta Beat:

"L'intuition des investisseurs humains et la logique d'une machine formeront ensemble une équipe parfaite. Le risque d'erreur sera minimisé".

En phase de test, Vital a d'ailleurs déjà approuvé deux investissement de DKV: une entreprise qui développe des méthodes de recherche assistée par ordinateur en matière de vieillissement et une autre qui utilise une plateforme logicielle afin de choisir et d'évaluer des thérapies personnalisées contre le cancer", explique à Business Insider un dirigeant de DKV, Charles Groome.

Cela a dû être un hasard, puisque le logiciel est censé ne pas être influencé par ses émotions... Mais, dans les deux entreprises choisies, un rôle important était attribué à des robots "frères".

 

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Commentaires
a écrit le 20/05/2014 à 0:25 :
"Les résultats des recherches de l'algorythme auront la même valeur que les avis des autres cinq membres du CA. (Photo: Reuters)"

On dois écrire "algorithme"
a écrit le 19/05/2014 à 16:16 :
Ces décideurs semblent s'être inspiré d'Asimov ! ... où peut-être justement, ils auraient intérêt à le lire !
Utiliser des logiciels d'aide à la décision, ce n'est pas nouveau. Donner un droit de vote semble pour le moins délirant.
L'indépendance annoncée n'est qu'une fumisterie pour gogos : l'indépendance est à la hauteur de l'algorithme codifié; reste à savoir ce qui est réellement codifié ?
Ces membres de CA se sont mis sous la dépendance de ceux qui codent effectivement, pas de ceux qui spécifient les mécanismes.

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