Bordeaux, en bonne place pour décrocher le label

 |   |  760  mots
En avril dernier, au Palais de la Bourse de Bordeaux, ils étaient plus de mille décideurs à « se lever tous » pour la candidature French Tech.
En avril dernier, au Palais de la Bourse de Bordeaux, ils étaient plus de mille décideurs à « se lever tous » pour la candidature French Tech. (Crédits : DR)
La capitale de l'Aquitaine a de vrais atouts dans le numérique, avec nombre de PME leaders de leur secteur en France, voire en Europe. Mais, la filière bordelaise peine encore à être reconnue.

« Nous allons créer 25 000 emplois dans le numérique d'ici à 2030 », annonce Virginie Calmels, adjointe à la mairie de Bordeaux, en charge de l'économie, l'emploi et la croissance durable.

Le pari semble audacieux, mais aujourd'hui la filière numérique représente déjà 7.000 entreprises et 23.000 emplois dans la métropole bordelaise.

Bordeaux regorge de pépites numériques, qui la placent en bonne position pour décrocher le label French Tech.

Cdiscount, numéro un français de la vente en ligne, côtoie Immersion, leader européen des technologies 3D immersives et collaboratives pour l'industrie, Concoursmania, leader européen des jeux concours en ligne ou encore Asobo, premier studio indépendant de jeux vidéo de l'Hexagone - Bordeaux étant la troisième ville française pour les jeux vidéo. En outre, dans le secteur des TIC de la santé, l'Aquitaine est leader français, avec 1.000 emplois privés et 45 % du chiffre d'affaires national.

Ici, un vrai écosystème local s'est construit autour des PME. D'ailleurs, ce sont les patrons du numérique qui portent la candidature French Tech. Des entrepreneurs, qui travaillent régulièrement avec l'université de Bordeaux, notamment l'Enseirb Matmeca, l'une des meilleures écoles d'informatique en France et le LaBRI (Laboratoire bordelais de recherche en informatique).

Cet écosystème favorise l'éclosion de start-up, et ce d'autant plus que la métropole bordelaise multiplie les projets pour favoriser l'entraide entre « les grands » et les « jeunes pousses » du secteur. Ainsi, il y a quelques mois, le pôle numérique régional Digital Aquitaine a été lancé. Et, en 2015, une « cité numérique », qui disposera de 27.000 m2, verra le jour avec pour ambition de catalyser les projets du territoire.

Infrastructures, réseau et ... qualité de vie

Autant d'arguments exposés à David Monteau, directeur de la mission French Tech au ministère de l'Économie, lors de sa venue en juillet.

« Il a apprécié notre dossier et nous a "simplement" demandé de qualifier nos engagements pour soutenir la croissance des start-up », rapporte Agnès Grangé, déléguée régionale du groupe La Poste, qui assure le pilotage de la candidature bordelaise.

En réalité, « notre point faible, c'est la communication. Il nous faut sortir de l'image "Bordeaux, c'est le vin", pour faire rayonner la filière numérique en France et à l'international », estime Christophe Chartier, PDG d'Immersion.

Justement, « le label French Tech devrait y remédier, en nous positionnant comme une capitale numérique », met en avant Sebastian Wloch, cofondateur du studio de jeux vidéo Asobo.

Une occasion, que Bordeaux ne veut pas laisser passer. En avril dernier, ils étaient plus de mille décideurs à se « lever » pour French Tech au Palais de la Bourse à Bordeaux.

« C'est la ville de France qui a le plus bougé et tweeté sur la French Tech », fait remarquer Julien Parrou, PDG de Concoursmania.

« Aujourd'hui, nous devons faire savoir que nous avons les infrastructures, un réseau pour accueillir les talents à Bordeaux. Car, demain, notre problématique sera de les attirer ici », insiste Sebastian Wloch. Ceci étant, en moins de cinq mois, Asobo est déjà passé de 75 à 110 salariés.

« Grâce à la qualité de vie à Bordeaux, nous avons réussi à séduire des gens de Yahoo et de Google », souligne, de son côté, Mathieu LLorens, le patron d'AT Internet, leader européen du Web analytique, qui emploie 140 de ses 200 salariés dans l'agglomération bordelaise.

« L'un des enjeux futurs sera aussi de développer, sur place, des formations plus en adéquation avec les besoins de la filière », ajoute Agnès Grangé.

« Convaincue d'avoir un bon dossier », Bordeaux attend désormais avec impatience « son » label French Tech. Car de l'avis de tous, cela permettrait à la filière de franchir un « cap ».

_______

>>> Pour en savoir plus sur la French Tech en métropoles

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/09/2014 à 16:23 :
"75 à 110 salariés" Tous ou presque payé au SMIC ...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :