Altice veut mettre la main sur tout le capital de SFR

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Le groupe de Patrick Drahi, basé a Amsterdam, a enregistré une baisse de 1,07% de son chiffre d'affaires entre janvier et juin à 11,72 milliards d'euros, sous l'effet principalement du recul des ventes de SFR qui a terminé le semestre avec une perte nette de 84 millions d'euros.
Le groupe de Patrick Drahi, basé a Amsterdam, a enregistré une baisse de 1,07% de son chiffre d'affaires entre janvier et juin à 11,72 milliards d'euros, sous l'effet principalement du recul des ventes de SFR qui a terminé le semestre avec une perte nette de 84 millions d'euros. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Le groupe de Patrick Drahi argue que la manoeuvre vise à "à simplifier sa structure capitalistique et de renforcer sa flexibilité organisationnelle".

Le groupe de médias et télécoms Altice a annoncé lundi avoir déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF) une offre publique d'échange (OPE) visant à s'emparer des 22,25% du capital de l'opérateur SFR qu'il ne détient pas encore. Cette OPE, dont le but est, selon le communiqué d'Altice, "de simplifier sa structure capitalistique et de renforcer sa flexibilité organisationnelle", s'effectuerait "sur la base de 8 nouvelles actions ordinaires Altice NV de catégorie A pour 5 actions SFR Group apportées".

"Les termes de la transaction proposée ont été approuvés à l'unanimité par les conseils d'administration d'Altice NV et de SFR Group, y compris par tous les administrateurs indépendants de SFR Group", précise le texte. "La transaction proposée, qui devrait être finalisée au cours du quatrième trimestre 2016, est encore soumise à l'approbation de l'AMF et de l'Autorité néerlandaise des Marchés Financiers", souligne Altice. Cette OPE n'est par ailleurs soumise à aucun seuil minimum d'acceptation.

Diversification sur d'autres marchés

Dans le cas où l'ensemble des actionnaires de SFR accepteraient cette transaction, le nombre maximum d'actions Altice à émettre "représenterait 11,8% du nombre total d'actions ordinaires en circulation de catégorie A et de catégorie B d'Altice NV", détaille le communiqué. Parmi les avantages présentés aux petits porteurs SFR, figure "la diversification sur des marchés en plus forte croissance, structurellement porteurs et où Altice bénéficie d'un fort positionnement, notamment sur le marché américain", où il a notamment réalisé l'acquisition du câblo-opérateur Cablevision.

Le groupe de Patrick Drahi, basé a Amsterdam, a enregistré une baisse de 1,07% de son chiffre d'affaires entre janvier et juin à 11,72 milliards d'euros, sous l'effet principalement du recul des ventes de SFR qui a terminé le semestre avec une perte nette de 84 millions d'euros.

Cette annonce d'une OPE intervient dans un contexte social tendu chez l'opérateur, en raison d'un plan de départ volontaires de 5.000 personnes d'ici à 2019, soit environ un tiers des effectifs de SFR. Deux syndicats du groupe, la CGT et la CFE-CGC, appellent à la grève mardi pour protester contre ce plan.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 05/09/2016 à 18:01 :
Vu la "qualité" des services SFR, la baudruche va se dégonfler très vite
Réponse de le 05/09/2016 à 21:09 :
J'ai résilié ma SIM 3G (sans voix et sans engagement) en août, on m'a demandé des tas d'infos pour savoir si c'était bien moi (ma banque, ma date de naissance, ...) pour finalement, suite à mon refus de prendre l'offre 250Mo quatre fois moins chère que la 1G/mois, me donner l'adresse à laquelle envoyer ma lettre recommandée. Je ne risque pas de retourner chez eux (j'étais déçu avec la 3G+ Bouygues en Corse, couverture partielle, mais ai finalement pas pu comparer avec SFR)......
a écrit le 05/09/2016 à 9:08 :
Ce n'est pas la méthode de Goldman Sachs ça ? A savoir racheter une entreprise afin de la vider de ses liquidités et ensuite s'en débarrasser ?

Les pages jaunes ont bien failli y rester et payent encore actuellement très chère cette escroquerie , ils ont vraiment du mal à s'en remettre.
Réponse de le 05/09/2016 à 15:25 :
Plus simplement, retirer la société de la cote, se débarrasser des contraintes des marchés (et des politiques) français, puis procéder tranquillement aux transvasement financiers, défiscaliser ce qui peut l'être, et laisser au contribuable français le trognon :-)
Réponse de le 05/09/2016 à 16:50 :
OK on est donc bien dans une stratégie de voyou, merci.

Mafia et finance sont actuellement indissociables et ça se sent.

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