Bitcoin : le Français Mark Karpelès, ancien patron de MtGox, mis en examen

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En juillet 2013, Mark Karpelès a notamment été condamné par le tribunal civil de Tokyo pour ne pas avoir honoré un contrat, et a dû à ce titre rembourser plusieurs milliers d'euros.
En juillet 2013, Mark Karpelès a notamment été condamné par le tribunal civil de Tokyo pour ne pas avoir honoré un contrat, et a dû à ce titre rembourser plusieurs milliers d'euros. (Crédits : reuters.com)
Le suspect, qui encourt jusqu'à cinq ans de prison pour détournement de fonds, nie en bloc les accusations. Arrêté le 1er août à Tokyo, où il résidait, Mark Karpelès avait dans un premier temps été interpellé pour avoir falsifié des données afin de créer artificiellement un million de dollars.

L'ancien patron de la plateforme d'échange de bitcoins MtGox, le Français Mark Karpelès, a été mis en examen vendredi 11 septembre au Japon pour falsification de données et détournement de fonds après six semaines de garde à vue, a indiqué à l'AFP le parquet.

Arrêté le 1er août à Tokyo, où il résidait, il avait dans un premier temps été interpellé pour avoir falsifié des données dans le système informatique de la plateforme en 2013, afin de créer artificiellement un million de dollars (910.500 euros). Un nouveau mandat d'arrêt avait été émis le 21 août, cette fois sur des accusations de détournement de fonds, permettant aux policiers de prolonger sa garde à vue de 20 jours, en vertu du système judiciaire japonais.

Jusqu'à 5 ans de prison

Mark Karpelès est soupçonné d'avoir empoché 321 millions de yens (2,3 millions d'euros au cours actuel) de dépôts de bitcoins. Il aurait dépensé la majeure partie de cette somme pour l'achat de droits de logiciels mais aurait aussi déboursé 43.000 euros pour s'offrir un lit de luxe, selon des informations de presse.

Le suspect, qui encourt jusqu'à cinq ans de prison, nie en bloc les accusations, d'après les médias.

En juillet 2013, Mark Karpelès a notamment été condamné par le tribunal civil de Tokyo pour ne pas avoir honoré un contrat, et a dû à ce titre rembourser plusieurs milliers d'euros. Le plaignant, Stéphane (il n'a pas souhaité indiquer son nom de famille), un Français de 39 ans, avait fait appel à ses services pour le développement de son site web. Mais le jeune patron de MtGox n'a jamais livré le travail promis, tout en continuant à toucher les revenus prévus dans le contrat.

350 millions de dollars volatilisés

L'effondrement spectaculaire l'an dernier de MtGox, victime d'une cyber-attaque massive selon son ex-patron, avait entaché la réputation du bitcoin. La société avait stoppé ses transactions en février 2014, avant de déposer le bilan, admettant avoir perdu 850.000 bitcoins pour une valeur de 48 milliards de yens (près de 350 millions d'euros).

MtGox, basée au Japon, constituait l'une des plateformes d'échange "historiques" de cette monnaie créée sur ordinateur en 2009 et qui a vu sa valeur s'envoler de quelques cents à ses débuts jusqu'à plus de 1.000 dollars fin 2013, avant de refluer. A titre indicatif, un bitcoin valait environ 240 dollars vendredi, selon l'indice CoinDesk, qui fait la moyenne des cours sur les principales plateformes d'échange.

(Avec AFP)

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