Bourse : Alphabet (Google) pèse plus qu'Apple

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Le chiffre d'affaires d'Alphabet a dépassé les attentes en grimpant de 14% à près de 75 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année.
Le chiffre d'affaires d'Alphabet a dépassé les attentes en grimpant de 14% à près de 75 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année. (Crédits : © Pascal Rossignol / Reuters)
Après la publication de résultats trimestriels meilleurs que prévu, Alphabet atteignait 555 milliards de dollars de capitalisation boursière, contre 534 milliards pour Apple, lundi.

Alphabet, société-mère du moteur de recherche Google, est devenue la première capitalisation boursière des Etats-Unis, lundi 1er février, dans les transactions d'après-Bourse, détrônant ainsi Apple, qui avait pratiquement monopolisé la première place durant quatre ans.

Alphabet succède à Apple, qui lui-même avait supplanté Microsoft, en termes de capitalisation, en 2010, tandis que Microsoft avait été évincé de la première place International Business Machines voici une vingtaine d'années.

L'action Alphabet a grimpé lundi 1er février en après-Bourse, en réaction à de solides résultats trimestriels, lui donnant une capitalisation boursière totale dispersée au travers de ses différentes catégories d'actions de 555 milliards de dollars, alors que celle d'Apple est de l'ordre de 534 milliards. L'action Alphabet prenait près de 6% à près de 796 dollars, après avoir dépassé les 800 dollars. Si l'action ouvre autour de ses niveaux actuels mardi, Alphabet aura officiellement dépassé Apple.

Des résultats supérieurs aux attentes

Sur le seul quatrième trimestre, le bénéfice net du géant américain Alphabet a progressé de 5% à 4,9 milliards de dollars, et le bénéfice par action, qui sert de référence à Wall Street, a atteint 8,67 dollars quand les analystes n'attendaient en moyenne que 8,10 dollars.

Le chiffre d'affaires a également dépassé les attentes en grimpant de 14% à près de 75 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année, dont 21,3 milliards (+18%) sur les trois derniers mois. Les revenus des "autres paris" de la holding (voitures sans chauffeur, internet par montgolfière, etc.) accusent en revanche une perte d'exploitation annuelle de 3,6 milliards de dollars, pour un petit chiffre d'affaires de 448 millions.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 02/02/2016 à 14:26 :
Mais qu'attend on pour leur faire payer des impots ?
=> Ils doivent declarer leur revenu francais en France (le revenu de toutes les activités concernants les sociétés francaises)
Aujoru'hui les sociétés francaises sont facturées depuis l'irlande pour ne pas payer d'impot.

75 Mrds$ de revenu.
On estime a 5 Mrds$ le revenu en France (sauf s'ils fournissent un apercu reel de leur activité en France)
Les couts en france sont proches de 0
=> Environ 5 Mrds$ de benefice par an
=> 1.7 Mrds$ d'impot par an (33% impots en france)

=> Au moins 5 Mrds$ sur 10 ans (leur profit etait plus faible les premieres années)


Evidement que ce chiffre est important, mais ce n'est que 1% de leur capitalisation
Cela ne doit pas etre au fisc de trouver les vrais chiffres mais a google de les donner et s'il continue a mentir il faut le taxer de 5 Mrds$ + 1.5 Mrds$ par an

Idem pour Facebook, Amazon, Microsoft et les autres sociétés software / internet qui ne declarent pas ou trop peu de revenu en france
a écrit le 02/02/2016 à 13:31 :
Apple a perdu plus de 200 milliards de capitalisation tandis que Google en a gagné 100. L'histoire de ce mode de calcul purement spéculatif est rarement gagnant puisqu'il est fait de prédations sous forme de jeu de chaises musicales : par exemple l'un gagne à grand fracas la moitié de ce que perdent 10 autres qui disparaissent en silence. Apple souffre de l'arbitrage Samsung. En effet en alignant ses prix un ton en dessous le coréen a validé ceux de l'américain, on prenait le second compte tenu du faible écart pour un produit qualitatif. Désormais mille marques existent à bon niveau qui tirent Samsung vers le bas et mettent à mal Apple. Le géant américain se dit certainement qu'il a manqué l'occasion d'une stratégie d'acquisitions plus agressive que lui donnaient les 200 milliards envolés. Google ne devra pas faire la même erreur : mieux vaut payer cher en échange d'action quelque chose que de perdre la valorisation accumulée; d'autant qu'il devra beaucoup travailler pour rattraper le meilleur business model du monde qui est celui de Amazon. Lorsque ce dernier aura choisi de passer en phase normale, c'est à dire de faire des bénéfices, il faudra aux autres sérieusement s'accrocher aux barres pour ne pas s'envoler à jamais. La valorisation américaine est un jeu de dupes ... qui peut durer un certain temps.
a écrit le 02/02/2016 à 11:03 :
Ces multinationales bénéficient également de la crise économique, les actionnaires commencent à avoir de moins en moins d'opportunités d'investir dans une économie mondiale qui dévisse et du coup se reportent en masse sur dorénavant ce qui devient les valeurs sûres économiques.

Mérité en grande partie certes mais inquiétant en ce qui concerne l'avenir de l'économie elle-même.
a écrit le 02/02/2016 à 8:05 :
Google, l'entreprise qui va bien au delà du moteur de recherche. Voitures et maisons connectées, santé, génétique, robotique, intelligence artificielle....Cette entreprise est à la pointe dans presque tout, et est bien partie pour "vaincre la mort" comme le prévoit son projet transhumaniste.
On constate qu'à côté la France et l'Europe sont complétement largués. Dire qu'il y a un siècle notre pays était à la pointe de la technologie. Quel déclin!
Réponse de le 02/02/2016 à 8:58 :
oh le joli copié collé de l'un de vos precedents commentaires. faites comme google, innovez un peu cela ira mieux.
Réponse de le 02/02/2016 à 9:58 :
Hahah.
Je l'ai écrit ce matin en prenant mon petit déj après avoir écouté une interview sur BFM Radio. Ce commentaire est neuf ;)

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