Des robots sous licence libre en soutien aux secouristes

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Le coût total du projet TRADR est estimé à 11 millions d'euros. Sur le total, l'UE apporte 9 millions d'euros.
Le coût total du projet TRADR est estimé à 11 millions d'euros. Sur le total, l'UE apporte 9 millions d'euros. (Crédits : EU FP7 TRADR)
Le projet TRADR, financé par l'Union européenne à hauteur de près 9 millions d'euros, vise à développer des robots pour intervenir sur des zones touchées par des catastrophes naturelles. Si l'aboutissement de ce projet prévu fin 2017 s'avère concluant, ces machines pourraient se multiplier sur les théâtres d'opération partout en Europe.

Le déploiement des robots sur les zones de désastre naturel ou inaccessibles pour les humains pourrait s'étendre à l'échelle de l'Europe. Dans le cadre du projet Long-Term Human-Robot Teaming for Robot-Assisted Disaster Response (TRADR) financé par l'Europe, plusieurs équipes de chercheurs travaillent depuis 2013 sur des robots capables d'intervenir sur des zones touchées par des catastrophes. Alors que doit se tenir une assemblée générale sur le projet les 3 et 4 mai prochain sur le campus de Deft University aux Pays-Bas, les scientifiques devraient faire un état des lieux de leurs avancées à quelques mois de la finalisation du projet prévu en décembre prochain.

Faciliter l'interaction entre les humains et les robots

L'une des ambitions du projet est de développer les échanges entre les humains et les robots. D'après des propos rapportés par Euronews, la coordinatrice du projet Ivana Kruijff-Korbayova a expliqué que :

"De nos jours, il y a des robots dans tous les domaines. Mais typiquement ce qu'ils ne font pas c'est de réellement collaborer avec des personnes et de collaborer entre différents robots. Donc c'est une des grandes questions que nous devons explorer, analyser ce que les robots doivent faire de manière à travailler dans ces équipes qui mêlent humains et robots."

Un premier test grandeur nature

Les équipes du projet TRADR ont répondu à l'appel des autorités italiennes à la fin de l'été dernier à la suite du séisme qui a touché la ville d'Amatrice. Le projet a mis à disposition en urgence une équipe composée de membres provenant d'Allemagne, d'Italie et de République tchèque seulement 48 heures après l'événement tragique. La mission de l'équipe a consisté à déployer deux véhicules terrestres sans pilote (UGV) et trois véhicules aériens sans pilote (UAV) dans la région dévastée.

Grâce à ces véhicules, les équipes ont pu fournir des modèles en 3D de deux églises situées à Amatrice, les églises de San Francesco et Sant' Agostino datant du XIVème siècle. A partir des modélisations, les autorités ont ainsi pu évaluer de manière plus précise les opérations de consolidation à prévoir.

Ivana Kruijff-Korbayová a expliqué au terme de la mission à Amatrice que c'était la première fois à sa connaissance "que plusieurs sortes de robots sont utilisées en collaboration dans un vrai déploiement faisant suite à une catastrophe".

D'autres tests à Prague ont également été réalisés en 2016 comme l'illustre la vidéo ci-dessous.

Un projet sous licence libre

Le consortium en charge du projet a utilisé trois logiciels pour construire des cartes en trois dimensions. Ces outils ont été déposés sur la plateforme Github sous licence libre (BSD modifiée). Tous les jeux de données récoltés lors des différents tests des robots ont également été mis à disposition du public sous la licence creative commons.

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