Fingerprint Cards, cette compagnie suédoise que Samsung n'a jamais envisagé d'acheter

Par latribune.fr  |   |  285  mots
Un faux communiqué de presse affirmait ce vendredi que Samsung comptait s'offrir FingerPrint Cards, une compagnie suédoise (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Fingerprints a connu ce vendredi son heure de gloire, boursière notamment, à la suite de la publication d'un faux communiqué de presse. Celui-ci affirmait que le géant de l’électronique comptait s’offrir cette entreprise spécialisée dans la biométrique pour 650 millions de dollars.

Cotation suspendue, enquête de police… cette "blague" est prise très au sérieux en Suède. En début de journée, un communiqué annonce l'achat par Samsung  de FingerPrint Cards, une compagnie suédoise spécialisée dans l'analyse des empreintes digitales… Mais l'information est fausse, comme le précise Johan Carlström, le patron de l'entreprise sur son site internet.

650 millions de dollars

Entre-temps, à la Bourse de Stockholm, la valeur de son titre explosait. A tel point que la cotation a dû être suspendue.  Le faux communiqué annonçait une transaction à 650 millions de dollars en numéraire. Il paraissait d'autant plus crédible que le grand rival de Samsung, Apple a récemment dévoilé un nouveau modèle d'iPhone doté d'un capteur d'empreintes digitales.

Une enquête confiée à la police

Le document en question a été diffusé par Cision, société suédoise de services en relations publiques. Celle-ci indique de son côté avoir été victime d'une "fraude sophistiquée". Elle a décidé de confier "le cas à la police pour une enquête plus poussée".

Pour trouver les auteurs de ce canular, il faudrait "regarder en dehors des territoires supervisés par le gendarme boursier suédois", peut-être des investisseurs ayant des intérêts dans des entreprises biométriques, a indiqué un économiste de la banque Nordnet, Gunther Marder, à l'agence Reuters.

Le précédent Google

Une affaire du même type a déjà touché Google. Un faux communiqué affirmait que le groupe américain comptait acheter ICOA, spécialiste de l'installation de spots wi-fi. Plus récemment, en avril le chinois Baidu et Zynga avaient eux aussi victimes d'un même canular.