Dans le rouge, Nikon veut mettre l'accent sur les appareils médicaux

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Pour les mois d'avril à décembre 2016, Nikon a déploré une perte nette de 831 millions de yens (6,8 millions d'euros) contre un bénéfice net de 18,71 milliards de yens (154,5 millions d'euros) un an plus tôt.
Pour les mois d'avril à décembre 2016, Nikon a déploré une perte nette de 831 millions de yens (6,8 millions d'euros) contre un bénéfice net de 18,71 milliards de yens (154,5 millions d'euros) un an plus tôt. (Crédits : Reuters/Steve Marcus)
Confronté à un marché de la photographie perturbé par les smartphones, le fabricant nippon est déjà dans le rouge. Afin de combler le manque à gagner, Nikon a amorcé une transition vers les équipements pour l'industrie et le secteur médical.

Le groupe de photographie et optique japonais Nikon a annoncé lundi être tombé dans le rouge à l'issue des 9 premiers mois de l'exercice 2016-2017, à cause de dépréciations d'actifs dans le cadre d'une restructuration.

Pour les mois d'avril à décembre 2016, Nikon a déploré une perte nette de 831 millions de yens (6,8 millions d'euros) contre un bénéfice net de 18,71 milliards de yens (154,5 millions d'euros) un an plus tôt.

Des résultats d'exploitation pourtant positifs

Le groupe a expliqué cet accident de parcours par "l'enregistrement en tant que dépenses de restructuration de dévalorisations de biens dans l'activité des appareils pour le secteur des semi-conducteurs". Le montant total défalqué est égal à 29,79 milliards de yens, a-t-il précisé.

Cette charge non-récurrente vient masquer des résultats d'exploitation plus positifs. Son bénéfice opérationnel des trois trimestres a progressé de 67% sur un an à 42,18 milliards de yens, bien que son chiffre d'affaires ait régressé de 8,2% à 565,89 milliards de yens.

Confronté à un marché de la photographie perturbé par les smartphones, Nikon a amorcé une transition vers les équipements pour l'industrie et le secteur médical afin de combler le manque à gagner.

Nikon a par ailleurs déploré une moindre demande d'équipements employés pour la fabrication ou le contrôle des semi-conducteurs, du fait d'investissements ralentis chez les clients.

Le virage vers les activités médicales des fabricants japonais

Dans les appareils médicaux, la bonne tenue en Europe et au Japon a été en partie gommée par des difficultés aux Etats-Unis.

Pour l'année complète qui s'achèvera en mars, Nikon a abaissé une nouvelle fois sa prévision de chiffre d'affaires à 750 milliards de yens (au lieu de 800), et a ramené son estimation de bénéfice d'exploitation à 44 milliards de yens, contre 49 milliards attendus auparavant. Il a définitivement abandonné l'idée d'un retour dans le vert du résultat net.

Nikon est en pleine réorganisation et veut notamment mettre l'accent sur l'activité médicale, à l'image de ses compatriotes Fujifilm ou Olympus. Un virage difficile a entamé, car la santé ne pèse pas encore suffisamment dans leur chiffre d'affaires.

> Lire aussi : de la photo à la santé, la grande mutation de Fujifilm

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 13/02/2017 à 11:50 :
C'est dommage, encore une multinationale qui fabriquait de bons produits qui abandonne.
Réponse de le 13/02/2017 à 17:32 :
Multinationale qui fabriquait de bon produit d'accord mais quand la concurrence évolue et nikon non que faire
Réponse de le 13/02/2017 à 18:27 :
Canon était en léger retrait question qualité quand c'était les argentiques il est évident que ce premier a su s'adapter plus rapidement au numérique, Nikon étant victime une nouvelle fois de dirigeants peu visionnaires.

Mais bon quand on voit la catastrophe de Fukushima on a quand même l'impression que les actionnaires là bas sont encore plus dangereux que les nôtres. Mais ce n'est certainement qu'une impression car surtout une histoire de chances.

L'empire des faibles

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