En rachetant Business & Decision, Orange se renforce dans le big data

 |   |  446  mots
Avec Business & Decision, Orange veut monter en puissance dans la gouvernance et l'analyse des mégadonnées.
Avec Business & Decision, Orange veut monter en puissance dans la gouvernance et l'analyse des mégadonnées. (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
L’opérateur historique a annoncé ce jeudi être entré en négociation exclusive pour racheter le français Business & Décision, spécialiste de la gouvernance et de l’analyse des mégadonnées, pour environ 62,5 millions d’euros. Cette emplette permettra de renforcer Orange Business Services (OBS), le bras armé du groupe dans les services aux entreprises.

A l'heure où les entreprises font de leur « transformation digitale », dit-on, une priorité pour réduire leurs coûts, optimiser leurs processus de production, leur logistique, leur marketing, leur gestion des ressources humaines ou des relations clients, Orange souhaite améliorer et étoffer son offre de service en la matière. Or, sur ce créneau, il est aujourd'hui fondamental de disposer d'outils pour traiter, analyser, et mettre en scène les monceaux de données produites dans l'entreprise. C'est la raison pour laquelle Orange a annoncé ce jeudi être en passe de racheter Business & Decision.

Très présent sur le Vieux Continent, ce groupe français de 2.500 personnes et coté sur Euronext à Paris, est spécialisé dans la gouvernance et l'analyse des données. Ce jeudi, Orange a annoncé être entré en négociation exclusive en vue d'acquérir 67% du capital de cette société. In fine, si Orange met la main sur ce bloc de contrôle, il déposera une offre d'achat portant sur la totalité des actions qu'elle ne détiendrait pas, à hauteur de 7,93 euros par titre. Au total, l'offre d'Orange valorise Business & Decision à environ 62,5 millions d'euros.

« L'effet taille compte »

L'opérateur historique disposait déjà d'une expertise en matière de traitement, d'analyse et de management des données d'entreprise. Mais « cette acquisition nous permet de monter en puissance », explique Thierry Bonhomme, le patron d'OBS. « Dans ce domaine, pour être crédible, l'effet taille compte », poursuit-il, en précisant que la présence de Business & Decision dans 12 pays constitue un bel atout pour séduire les clients étranger. Sachant qu'OBS cible en particulier les grands groupes mondiaux, et pas seulement les entreprises des pays dans lesquels il fournit des solutions de télécommunications - comme en France, en Espagne ou en Pologne.

De manière générale, les opérateurs du monde entier mettent les bouchées doubles dans le domaine du big data. Spécialistes du transport des données grâce à leurs réseaux, beaucoup de groupes de télécommunications ont investi, ces dernières années, dans le stockage de données. Et assez naturellement, en professionnels du numérique, ils cherchent dorénavant à doper leurs revenus en aidant les entreprises à se doter d'outils digitaux pour travailler plus efficacement et améliorer leur business model.

En Espagne, Telefonica mise ainsi beaucoup sur le big data pour trouver de nouveaux relais de croissance. C'est la raison pour laquelle l'an dernier, l'état-major de l'opérateur ibérique a nommé Chema Alonso, un ancien hacker, au poste de Chief Data Officer (CDO), tout en lui réservant une place au comité exécutif.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/05/2017 à 22:26 :
Le big data c'est l'arlesienne, on accumule les données dont aucune ne parle le même langage, on ne sait les transformer en données fiables et lisibles, ces messieurs des télécoms feraient mieux de rentabiliser internet et le téléphone mobile, un comble quand on sait à quel point ce sont les 2 plus grandes innovations du siècle

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :