High-tech : après les smartphones, quels seront les futurs produits phares ?

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Lors de l'ouverture du CES, Parrot effectue une démonstration d'un de ses drones.
Lors de l'ouverture du CES, Parrot effectue une démonstration d'un de ses drones. (Crédits : Reuters)
Si les smartphones demeurent la locomotive de l’électronique grand public, la croissance des ventes ralentit, à mesure que certains marchés, comme la Chine, arrivent à maturité. Mais quels produits prendront le relais ? La télé ultra-haute définition ? Les casques de réalité virtuelle ? Les drones ? Les voitures connectées ? Le CES de Las Vegas, qui s’ouvre mercredi, devrait fournir quelques pistes.

Derrière les paillettes, le grand barouf du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, grande-messe mondiale de la high tech qui s'ouvre mercredi, permet de faire un point sur les grandes tendances de demain. Pour cette édition 2016, pas moins de 20.000 nouveaux produits devraient être présentés au public selon les organisateurs. Parmi eux, il y a les vieux de la vieille, à l'instar des smartphones, tablettes, ordinateurs et autres appareils photos, qui tirent les ventes des produits électroniques grand public depuis de nombreuses années. A Las Vegas, à grands renforts d'annonces, les constructeurs stars comme Apple et Samsung bataillent pour attirer sur eux les projecteurs, perçus comme des rampes de lancement de choix pour leurs nouveaux bébés. Mais le CES constitue aussi et surtout l'opportunité de déceler quels seront - ou pas - les vecteurs de croissance de demain, qu'il s'agisse des montres connectées, des produits dédiés à la domotique, des drones, ou des casques à réalité augmenté.

Il faut dire que les dépenses d'électronique grand public sont attendues en baisse cette année. Ce lundi, l'Association américaine des technologies grand public (CTA) et l'institut GfK ont affirmé, dans une étude conjointe, que les consommateurs du monde entier devraient dépenser environ 950 milliards de dollars en 2016 dans les mobiles, tablettes, ordinateurs et autres appareils photos. Un montant en baisse de 2% par rapport à l'année dernière, où se montant s'est élevée à 969 milliards de dollars.

Les smartphones en perte de vitesse

Sur ce créneau, la locomotive des ventes que constituent les smartphones réduit progressivement sa vitesse. Même s'ils devraient encore représenter 40% des ventes cette année, les « terminaux intelligents » voient leur croissance ralentir. L'an dernier, pour la première fois, le nombre d'unités vendues a augmenté de moins de 10%. Plusieurs raisons l'expliquent. Il y a d'abord la conjoncture. D'après Steve Koenig, un analyste de la CTA, le « dollar très fort » pèse sur les sommes dépensées à l'étranger, alors que les ventes demeurent stables en volume, rapporte l'AFP.

Mais ce n'est pas tout : le ralentissement de la croissance chinoise et la baisse de prix des smartphones - dont le prix moyen devrait s'élever à 283 dollars cette année, en baisse de 7% par rapport à l'an passé, selon CTA et GfK - impactent également ce segment-clé. En outre, plusieurs marchés dans les pays émergents arrivent progressivement à maturité, avec des niveaux d'équipement élevés. C'est notamment le cas de la Chine, premier marché mondial pour les smartphones, avec près de 393 millions de terminaux écoulés en 2014 selon GfK.

La percée de l'automobile connectée

Cela constitue un vrai frein pour les ventes, d'autant que le renouvellement d'un mobile ou d'une tablette à tendance à s'allonger. D'après une enquête de Gartner publiée le mois dernier, c'est par exemple le cas en France. Selon l'institut, 35% des Français n'ont « pas l'intention d'acheter un produit technologique dans les douze prochains mois ». En moyenne, ils conserveraient notamment leurs smartphones entre « deux et trois ans », indique à La Tribune Stéphanie Baghdassarian, analyste chez Gartner.

Pour ces raisons, toute la planète high tech cherche donc à savoir quels produits seront les prochains produits vedettes. Ou en d'autres termes, quels seront « les smartphones de demain ». Parmi les catégories prometteuses, on trouve l'automobile, largement à l'honneur cette année au CES. En 2016, les poids lourds du secteur, comme Ford, Audi, BMW ou Volkswagen devraient multiplier les annonces visant à connecter davantage les véhicules à leur environnement. Ford va notamment présenter un partenariat pour intégrer les systèmes embarqués CarPlay d'Apple et Android Auto de Google à Sync Applink, son système multimédia automobile. Ceux-ci permettent de transférer les services et applis de son smartphone (navigation GPS, musique...) directement sur l'écran de sa voiture.

Réalité virtuelle : bientôt le grand décollage ?

Pour de nombreux observateurs, en attendant la voiture autonome, la voiture connectée a le vent en poupe. D'après l'institut Strategy&, son chiffre d'affaires pourrait flirter avec les 123 milliards de dollars d'ici à cinq ans, contre un peu plus de 40 milliards en 2016.

Mais ce n'est pas tout. Comme en 2015, les casques de réalité virtuelle sont très attendus. Pour beaucoup de professionnels du tourisme, du cinéma ou encore du jeu vidéo, cette technologie représente l'avenir. Filiale de Facebook, Oculus VR va d'ailleurs commencer à prendre les commandes pour son nouveau casque Rift ce mercredi, dès l'ouverture du CES.

Les drones bien positionnés

Idem pour les drones civils et professionnels, qui commencent à trouver leur public. Récemment, la SNCF a ainsi signé un partenariat avec l'ONERA, le centre français de recherche aérospatiale pour concevoir des aéronefs susceptibles capables de surveiller ses infrastructures. Dans l'agriculture, la startup française Airinov suscite aussi beaucoup d'intérêt, avec un drone capable de calculer les besoins en engrais d'une exploitation. Et impossible de faire l'impasse sur Parrot, un des leaders mondiaux du secteur, qui a levé 300 millions d'euros le mois dernier.

La maison connectée (avec les thermostats intelligents de Netatmo, par exemple), est également attendu au tournant. Tout comme les vêtements intelligents, qui ont déjà effectué une percée dans le sport professionnel. Ou encore les téléviseurs ultra-haute définition, dont les ventes vont crescendo. Reste à savoir quelle catégorie pourrait, à terme, décrocher la timbale... Eléments de réponse ce samedi, en clôture du CES.

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a écrit le 07/01/2016 à 18:54 :
le probleme c est que deja les smarts phones ne sont pas proteges du piratage ( les opérateurs ne faisant rien ) pour les entreprises, alors pour les particuliers j en parle meme pas !
a écrit le 07/01/2016 à 10:52 :
Les drones semblent les mieux positionnés car l'automobile connectée c'est cher et cela ne pourrait servir de remplacement au smartphones. Les drones étant dans la même gamme de prix que les smartphones cela semble plausible. Mais des drones pour quels usages car hormis quelques courses de drones ou espionner ses voisins l’intérêt des drones pour les particuliers reste limité sauf bien entendu pour les geeks et autres nerds qui ne constituent que 1% de la population. De plus la législation est tellement restrictive que cela deviendra un marché de passionnés. Enfin l'autonomie des drones est aujourd'hui ridicule. 10-15 min de vol pour la majorité des modèles.

Néanmoins le véritable successeur de smartphone n'existera probablement jamais car les ventes d'objets sont intimement liées aux usages. Le smartphone n'est finalement rien d'autre que la miniaturisation à l’extrême de notre personnal computer d’où son succès. Les évolutions se ferons désormais sur les capteurs que l'on rajoutera et la modularité de ce même smartphone. Le projet Ara de Google préfigure bien de l'avenir du smartphone et de la relance du secteur.

Les usages massifs des prochaines années vont plutôt se situer au niveau des seniors et des parents. Il parait donc plus plausible que la prochaine grande révolution soit la robotique d'assistance domestique et les assistants virtuels domotique et personnel (un peu comme Jarvis dans Iron Man). Là effectivement on sera dans des usages qu'attendent vraiment les populations.

Pour revenir à l'automobile ce qu'attendent les population ce ne sont pas des automobiles connectées (et piratables) mais des automobiles propres et fiables avec un carburant abondant et peu cher (Hydrogène ou électricité) ainsi qu'une autonomie d'au moins 800km en vitesse moyenne de 100km/h. Donc non la voiture connectée ne relancera pas les ventes. Mais la voiture propre ne sera pas massivement adoptée si des taxes plus séreuses ne sont pas généralisées sur les carburant fossiles de manière progressives jusqu'à 2030.

L'autre possibilité reste la généralisation des objets médicaux connectés auprès des populations pour surveiller rythme cardiaque, dépense énergétique, tension artérielle etc ... . Cela pourrait constituer un véritable relais de croissance et permettrait sans doute de sauver des vies. Les nouvelles possibilités d'analyse de la sueur via des patch par exemple ouvre des possibilité d'analyse sans prise de sang obligatoire pour une batterie de tests importante.

A suivre.

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