ENQUETE La face cachée d'Apple

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Caprices, clauses commerciales inhabituelles, exigences inouïes... La star américaine de l'électronique a, certes, réussi à écouler 4 millions d'exemplaires de son iPhone dans l'Hexagone en trois ans, mais en se mettant à dos tout le monde des télécommunications, et notamment les opérateurs mobiles.

« Vous parler d'Apple ? Non, désolé, impossible. » La dizaine de personnes interrogées auront la même réponse, cinglante. Même sous couvert d'anonymat, rares sont les fournisseurs, distributeurs ou industriels des télécoms à vouloir évoquer leurs relations avec la star mondiale de l'électronique. Et pour cause : tous ont signé des accords de confidentialité ultra­stricts, le plus souvent à titre personnel. « Un mot sur Apple et c'est ma responsabilité pénale qui est en jeu », ose un dirigeant qui n'a pas spécialement envie de se voir assigné devant un tribunal par les avocats d'un groupe américain pesant 200 milliards d'euros, soit la deuxième capitalisation boursière du monde.

Rarement une marque jouissant d'une telle notoriété, proche parfois du fanatisme, auprès du public et des médias, aura imposé en coulisse une telle omerta. Le cadre d'un opérateur européen se souvient encore de l'accueil glacial reçu début 2010 chez son homologue américain AT&T dont le réseau commençait à saturer sous l'effet de la montagne de données (vidéos...) qui transitaient via les iPhone : « Nous voulions simplement connaître les raisons techniques de ce problème de réseau pour savoir si cela pouvait nous arriver à nous aussi. Mais deux avocats entouraient le responsable d'AT&T et l'empêchaient de parler dès que nous prononcions le mot Apple. » Heureusement, un dîner arrosé, à la française, permettra de délier les langues...

Derrière le style « californien » décontracté de la direction d'Apple, plus adepte de l'uniforme « tee-shirt-jean-baskets » que du traditionnel costume cravate, se cache une organisation implacable, quasi militaire, diront certains : culte du secret, maniement habile de l'information et pratiques commerciales unilatérales.

Même la Fnac, pourtant habituée à gérer les « caprices » des plus grands groupes d'électronique, n'avait jamais fait face à de telles exigences. Le contrat signé en juillet 2008 entre Apple et le distributeur (filiale du groupe PPR) pour l'iPhone « suppose que nous vendions un certain nombre d'abonnements Orange et un certain nombre d'iPod [le baladeur MP3 d'Apple, Ndlr]. Ce type de contrat est totalement inhabituel. Aucun autre constructeur n'a mis en place un tel système de distribution sélective », ont expliqué les dirigeants de la chaîne de magasins à l'Autorité de la concurrence, lors de son enquête sur l'exclusivité conclue initialement entre Apple et Orange en 2007 pour commercialiser le téléphone en France.

Mais les plus sonnés par ces méthodes restent les opérateurs en télécoms, pourtant loin d'être des enfants de choeur. Ces derniers n'ont pas vu venir l'arrivée fracassante de la firme à la « pomme » dans la téléphonie mobile. Et ne se sont pas suffisamment méfiés. « Quand nous avons commencé à vendre l'iPhone dans nos boutiques, Apple nous envoyait volontairement les téléphones au compte-gouttes, ce qui nous empêchait de constituer des stocks suffisants. Un simple écart par rapport au contrat et le groupe coupait l'approvisionnement, ce qui nous faisait perdre des ventes », se souvient le dirigeant d'un opérateur français. Comme le téléphone s'arrachait comme des petits pains, les opérateurs n'osaient pas lever le doigt de la couture du pantalon. Voire acceptaient des demandes inouïes. Dans son premier contrat avec Apple, Orange s'était, par exemple, engagé à rembourser la moitié des dépenses publicitaires du groupe américain pour promouvoir l'iPhone.

Un système soi-disant oublié mais qui, dans les faits, n'a pas changé. Les publicités qui vantent sur de pleines pages dans la presse les mérites de l'iPhone 4 sont encore payées par Orange, SFR ou Bouygues Telecom. En échange, ces derniers ont le droit de glisser en bas de page leur tout petit logo. Des méthodes que les opérateurs ne voulaient surtout pas revoir avec l'iPad. Ce qui explique leur peu d'entrain à proposer des offres commerciales agressives pour vendre la tablette d'Apple.

Les opérateurs ne sont pas les seuls à râler. Nouveau dans la téléphonie mobile, et longtemps vu comme un acteur de niche, réservé aux seuls aficionados de la firme à la « pomme », Apple a réussi à se mettre à dos tous les autres fabricants de téléphones mobiles. Comment ? Là encore, en imposant des clauses inhabituelles. Les opérateurs en télécoms doivent par exemple avantager, dans leurs boutiques, la distribution des iPhone par rapport aux autres terminaux du même type. Et cela ne passe pas seulement par une mise en valeur des téléphones dans les magasins. Les opérateurs doivent également offrir à leurs commerciaux des commissions sur les ventes d'iPhone plus favorables que celles proposées pour les autres téléphones.

Plus fort encore : la subvention que l'opérateur applique sur le prix du téléphone lors de la vente d'un forfait à un client doit toujours être supérieure d'au moins 20 % à la subvention la plus élevée qu'il propose ou accorde sur n'importe quel autre mobile en France. Le cadre d'un opérateur se souvient, ironique, qu'il ne « pouvait même pas proposer sur le site Internet de sa société des systèmes de comparaison entre l'iPhone et les autres smartphones, car le téléphone d'Apple était incomparable... » Excédés, les fabricants coréens Samsung et LG se sont officiellement plaints à l'Autorité de la concurrence. Mais aucun n'a osé aller plus loin qu'un simple courrier, de peur de passer pour un mauvais joueur.

Évidemment, les opérateurs de téléphonie mobile ont profité du phénomène iPhone. Ils en ont vendu près de 4 millions d'exemplaires en trois ans. Mais à quel prix ! Ce ras-le-bol anti-Apple n'est pas pour rien dans la percée d'Android, le logiciel développé par Google pour faire fonctionner des smartphones. Celui-ci a trois gros avantages par rapport à l'iPhone : il est ouvert, ce qui permet de développer des services maison ; il est gratuit ; et surtout il permet d'échapper à la « dictature Apple ». Les opérateurs ont donc fortement poussé les fabricants de téléphones à se lancer sur le créneau d'Android. Avec un réel succès. En 2011, il devrait se vendre davantage de téléphones sous Android que d'iPhone. Pour le plus grand soulagement des opérateurs en télécoms.

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Commentaires
a écrit le 31/12/2010 à 7:51 :
Sans compter que l'Ipad c'est 64% de marge.
a écrit le 29/12/2010 à 19:37 :
Il est plus simple d'utilliser : matériels et système PC !!!!!!!!!!
a écrit le 19/12/2010 à 12:09 :
Ils s'affrontent sur leur cupidité commune! Ils sont tous des machines à cash. J'apprécie qu'Apple oblige les opérateurs à en rabattre un peu, mais je ne suis pas très heureux de voir qu'il récupère toute la valeur ajoutée.
C'est un problème comparable à celui de l'internet aujourd'hui: quelques acteurs mondiaux - la plupart américains - qui sont en train d'aspirer la valeur ajoutée du net et qui laissent les opérateurs locaux faire tous les investissements pour faire transiter leur données. C'est une asymétrie qui, à assez court terme, va remettre en cause la neutralité du net.
Si les opérateurs français n'étaient pas mû par cette cupidité stupide, je serais très heureux de leur donner de l'argent car je préfère faire travailler des groupes français ou européens. C'est ce que j'apprécie chez Free: une société prospère, qui investit dans la recherche et le développement mais qui propose à ses clients des contrats raisonnables. La seule annonce de leur arrivée a déjà fait plus bouger le marché du mobile en un an qu'il n'avait bougé en 15 ans et ce n'est pas l'offre du 14 décembre qui va changer les choses
Parmi les fabriquants de mobile, je pense qu'il ne faut pas trop vite enterrer Nokia: ils ont une culture de l'invention - certes beaucoup moins médiatisée que celle d'Apple mais pourtant très riche - et ils ont mis en place une structure de développement vraiment intéressante. Meego pour le haut de gamme, Symbian pour le reste, une interface de développement unifiée pour les deux systèmes, le tout en open source.
Leur pari n'est pas gagné (il semble que le N8 se vend très bien), mais nous pouvons tous souhaiter qu'ils réussissent pour éviter un dipôle Google/Apple qui appauvriront considérablement les non américains et ruineront toute présence européenne significative dans ce domaine.
Je suis très heureux qu'un capitaine d'industrie gagne très bien sa vie et ça ne me gène pas qu'il soit milliardaire, mais qu'il le gagne parce qu'il propose des solutions intelligentes, parce qu'il promeut des avancées technologiques, pas par des pratiques commerciales totalitaires (soit parce qu'il est en position dominante, soit par des accords illégaux) ce qui est aujourd'hui le cas pour nos opérateurs mobiles et - de plus en plus - pour Apple.
En effet, si Apple était si sûr de la supériorité de son téléphone, pourquoi exiger une différence de traitement si importante. Mais Jobs, depuis le début, est mû par un désir de pouvoir insatiable et malheureusement, le succès et le l'âge ne l'arrangent pas.
a écrit le 17/12/2010 à 9:03 :
Juste une remarque, il semblerait que vous ayez oublié le point le plus important de cette affaire: le pognon ;)
Quand Apple force vend un téléphone via les opérateur, il propose en même temps un accès uniquement à SES SERVICES (l'AppStore est sous leur contrôle exclusif).

Apple est méchant avec les opérateurs? personnellement je m'en fiche. Mais les opérateurs voient passer la manne des "sonneries de téléphone" et "logo divers" (qui sont TRÈS rémunérateurs).

La vraie raison de l'anti-apple n'est-elle que des contrats abusifs? ?ou le fait qu'il n'ont plus le contrôle = d'argent supplémentaire à se faire sur le dos des utilisateurs? Androïd a ceci de pratique pour eux: son système d'exploitation étant ouvert, les opérateurs vont pouvoir continuer à vendre de la "valeur ajoutée".

Les opérateurs nous ont habitué à des manières commerciales douteuses ces dernières années, le fait qu'une entreprise tierce (Apple) fasse de même avec eux m'amuse plus qu'autre chose, ?"pauvres opérateurs" ! ;)
a écrit le 09/12/2010 à 22:05 :
et dire qu'il y'a quelques années de celà c'etait microsoft le mechant et le monopole , les temps changent et les veaux sont toujours là et les anes avec les oeilleres aussi
a écrit le 08/12/2010 à 17:28 :
A considérer le flot de commentaires hargneux, suite à cet article, sur les sites consacrés à Apple mais qui passent le plus gros de leur temps à écrire des billets sur les concurrents d'Apple, comme si les rédactions de ces sites avaient besoin de s'auto rassurer, à moins que le but soit autre ?
Réponse de le 11/12/2010 à 18:09 :
Tout à fait d'accord avec vous
a écrit le 06/12/2010 à 10:03 :
c est la confédération du commerce cette boite
a écrit le 01/12/2010 à 7:15 :
En tant que consommateur, je ne supporte plus les méthodes d?Apple. Si on était un peu courageux, on jetterait tous nos iPhone à la poubelle et ces gadgets que l?on n?utilise pratiquement pas mais qui coutent très cher.
Je soupçonne Apple d?être derrière beaucoup des commentaires de l?article.
Réponse de le 01/12/2010 à 14:09 :
Apple n'est pas derrière les commentaires de l'article, du moins pas directement, ses " fans " (personnellement je les appelle Fanboys Apple à deux balles) défendent très bien Apple tout seul, à un tel point que certains vrai fan de Apple soient dégouté par la mauvaise foi de leur confrère. Je cite : " Aujourd'hui j'ai honte de faire partie de la "communauté" Apple Fans.
Nous méritons finalement les critiques qui nous sont souvent adressés. "
( Vu sur http://www.mac4ever.com/news/59115/mac4ever_mobile_pour_android/ )

Pour ma part, je trouve que ces fanboys sont qu'une bande de jeune immature et qui croient que posséder un appareil de Apple permet de faire partie de l'élite alors que la plupart ne sont même pas capable de raisonner d'une manière équitable et objective, et qu'ils sont souvent intellectuellement faible, pour croire que Mr Jobs est un messi.
a écrit le 30/11/2010 à 7:15 :
Le plus ahurissant, c'est que cette politique du verrouillage et du "presque monopole", c'est ce que S. Jobs reproche à Microsoft depuis des années.

Comment il disait Dutronc ???.... "Je retourne ma veste...".....
Réponse de le 30/11/2010 à 10:06 :
Cliché. S Jobs ne reproche pas cela à Microsoft. Il leur reproche leur manque de culture, leur manque de vision sur leur coeur de métier. En gros, MS c'est avant tout une machine commerciale: on a une idée nouvelle, on l'exploite, on en tire tout le ju$ et encore tout le ju$ et ensuite seulement on passe à la suivante. L'innovation est envisagée exclusivement et avant tout selon ce schéma. Le socle de MS c'est le plan marketing. Ça ne veut pas dire qu'Apple ne fait pas de marketing, mais ce n'est qu'une composante, qui fait partie de l'entreprise et est au service d'autre chose. La motivation première est ailleurs.
Une video intéressante: http://www.dailymotion.com/video/xe99z9_steve-jobs-on-microsoft_lifestyle


Quant aux méthodes d'Apple, il faut bien voir d'où Apple vient et comment elle s'est fait gruger, notamment par MS dans les années 80 jusqu'à passer à 2 doigts de la faillite. De plus elle arrive dans le monde de la téléphonie, où tout est figé et il n'y a pas de place pour elle. Les opérateurs sont des ogres jaloux de leur emprise. Ils pleurnichent aujourd'hui. Comment dire... ils sont... gonflés?
Réponse de le 30/11/2010 à 10:43 :
Hey fanboys, pomper tout le jus d'une idée, Apple le fait aussi, Iphone, Ipad, Itouche, les mêmes pièces ! Presque les mêmes designs, les mêmes technologies, les mêmes utilisations. Et tu oses dire que Apple ne pompe pas tous le jus d'une idée ? Elle est oû l'inovation ? L'ipad, c'est un Iphone en plus grand, avec les mêmes pièces en plus ! Je te parle même pas de l'espace vide qu'il y a dedans quand on l'ouvre...
Réponse de le 30/11/2010 à 11:11 :
Apple a pillé les idée de Siemens dans les années 80 avant que Microsoft les repique.
Réponse de le 01/12/2010 à 6:44 :
"Cliché. S Jobs ne reproche pas cela à Microsoft." Difficile quand la démarche est identique : gagner beaucoup d'argent pour satisfaire les actionnaires et le conseil d'administration qui va voter les primes et stocks options pour les staffs de direction.
a écrit le 29/11/2010 à 17:50 :
Et cela n'est qu'un début, quand l'Iphone remplacera votre carte de crédit, a quel taux seront ponctionnés les commerçants et les clients sur chaque achat ?
a écrit le 29/11/2010 à 17:23 :
Pour une fois la dictature de la grande distribution est contrée ! ... c'est la loi du marché, de l'offre et de la demande et des rapports de force que cela engendre. Si un des autres fabricants de téléphones avait l'équivalent de l'IPhone, que ferait-il? Les chou-chou d'un jour sont enviés mais aussi combattus. De là naît l'innovation.
Réponse de le 29/11/2010 à 20:04 :
Une dictature contré par une autre... génial on est sauvé!
a écrit le 29/11/2010 à 11:25 :
De mieux en mieux:

http://www.businessmobile.fr/actualites/app-store-apple-aurait-ecarte-un-magazine-dedie-a-android-39756427.htm
Réponse de le 29/11/2010 à 12:02 :
C'est pas nouveau ça, ils l'ont déjà fait avant ^^
a écrit le 29/11/2010 à 6:17 :
Iphone 3GS à 519 euros et le Iphone 4 entre 629 et 739 euros
HTC desire aux alentours de 500 euros et Samsung Galaxy S 450 euros

Or le subventionnement va ramener le tarif du terminal aux alentours de 250 euros pour le Iphone 4.

Si on ramenait le consommateur à la réalité des tarifs en supprimant le subventionnement des terminaux, seul ceux qui ont un réel besoin des services fournis par un webphone serait tentés par ce type de produit.

Et dans le cout de l'abonnement les frais liés au crédit sur 12 ou 24 mois d'un webphone sophistiqué qui gonflent la facture mensuelle disparaitraient.

Apple comme les opérateurs sont gagnants bien que Apple imposent des conditions plus en sa faveur.

Le seul perdant c'est le consommateur à qui on a fait croire par campagne publicitaire interposée qu'un terminal avec un écran rétinat c'est le meilleur des miroirs, que facetime c'est génial si votre interlocuteur à lui aussi un terminal Apple supportant cette technologie.
Mais la pub ne lui dit pas que pour exploiter au mieux son très beau terminal Apple il lui faudra rajouter un abonnement annuel à Mobile.me pour 79 euros par mois et qu'a terme si il veut passer son temps sur la 3G il lui faudra casquer son trafic.

Ce duettisme commercial à un coté très pub des établissements de crédits de vous faire croire que vous avez besoin et que pouvez vous permettre ? même si vous n'avez pas les moyens.
Réponse de le 29/11/2010 à 6:49 :
Petite erreur de ma part :
Lire Mobile.me pour 79 euros par AN et non pas Mobile.me pour 79 euros par mois
Réponse de le 29/11/2010 à 15:49 :
Je vois pas où l'abonnement à MobileMe est obligatoire?!?!?!
Réponse de le 29/11/2010 à 16:42 :
L'abonnement de Mobile.me n'est pas obligatoire mais nécessaire pour exploiter tout le potentiel de l'Iphone pour une intégration totale iMac, Macbbook.
Réponse de le 30/11/2010 à 12:03 :
N'importe quoi, mobile me n'est en rien obligatoire. On peut très bien utiliser les services googles ou yahoo.
Réponse de le 30/11/2010 à 12:29 :
Comme l'explique Lennart, mobile me n'est pas obligatoire mais nécessaire pour exploiter tout le potentiel de l'iPhone sur un Mac.
Ce que les services de Google et Yahoo font très très mal car finalement inadapté au monde à part du Mac.
Je suis très heureux de mon abonnement mobile me, indispensable pour tout ceux qui veulent utiliser efficacement leur iPhone.
a écrit le 28/11/2010 à 22:41 :
Génial : Enquête... Bravo... On se prend pour des journalistes...
Sauf que à part un ramassis de rumeurs et de mensonges, je ne vois rien dans cet article. Tout est démontable en arguments irréfutables (par exemple, le pénurie d'iPhone suite au succès ce qui a obligé Apple a repoussé les dates de sorties pour à diluer les ventes... Et non pas l'arme ultime pour coucher les opérateurs à un diktat digne de Staline).

Je vais apporter 2 points rapidements :
1) Orange a tout fait pour continuer à vendre l'iPhone en excusivité. Cecie tue 80% de vos soupçons, rumeurs, témoignages bidons et anonymes. (et pour la pub payée à 50%, c'est oublier le logo Orange à la fin de la pub de l'iPhone qui était en France AUSSI une pub Orange...)
2) Contrairement à Ali Baba, je ne vois pas ce que le consommateur a gagné de la part des opérateurs. Les forfaits sont aussi chers, les services n'ont pas évoluer plus vite que prévu, le réseau n'est pas de meilleure qualité... Non Apple n'est qu'un vendeur de téléphone parmi d'autre et même si l'auteur de l'article tente de démontrer le contraire, Apple a réussi parce que les gens ont voulu en acheter...

Bref, je me demande ce que la tribune a à vendre pour être à ce point démagogique.
Réponse de le 29/11/2010 à 23:21 :
Gna gna gna, c'est même pô vrai d'abord, Apple y sont pas des grands méchants comme vous dites!! NA
a écrit le 28/11/2010 à 21:54 :
Eh bien moi je ne suis pas opérateur télécom, je suis un consommateur, et je dis merci Apple d'avoir osé bousculer tout ce beau monde. On avait quoi avant Apple ? Des téléphones bridés, moches et chers. Le moindre constructeur se pliait en quatre pour répondre au cahier des charges imposé par l'opérateur. Alors pour une fois que les rôles sont inversés, ça fait plaisir. Surtout que c'est pour le plus grand bénéfice du client. C'est quand même pas pour rien que l'iPhone est si populaire...

Android plaît bien aux opérateurs, bah oui : il leur permet justement de reprendre ce contrôle qui leur avait échappé. Ils sont à nouveau libres de brider à nouveau les fonctionnalités autant qu'ils le veulent, de mettre leur logo un peu partout avec plein de fonctionnalités soi-disant exclusives mais qui sont en fait à fond propriétaires. Donc ça me fait bien rigoler qu'on parle d'Android comme un logiciel libre. Libre pour les opérateurs, oui ; pour les clients c'est une toute autre histoire. On verra quel téléphone permettra d'installer l'Android qu'il voudra. En attendant, je préfère le propriétaire Apple, qui apporte des solutions de qualités, au propriétaire des opérateurs télécom, qui n'a produit que des embûches.
Réponse de le 29/11/2010 à 11:22 :
Android est un os libre, je vais te le prouver, sur ton iphone, tu peux te passer de itunes pour copier tes musiques nativement sans passer par itunes (logiciel d'ailleurs crée par Apple) ? non. Sur Android, on peut. Peux tu copier un fichier avi sur ton imachin sans un logiciel tiers ? non. Sur Android, on peut. Tu peux modifier le kernel de ton iOS, sans Apple ? nous oui. Je peux continuer comme ça pendant très longtemps. Dernière chose, je rappelle que Android est constitué avec le noyau de Linux, pas besoin de te rappeler que Linux est un OS libre.
Réponse de le 30/11/2010 à 10:14 :
Mais qu'importe qu'Android soit libre et l'iphone fermé.
Tout ça c'est des concepts de geek. L'utilisateur lui, achète ce qui répond à son besoin. Moi je n'ai pas besoin d'AVI ni de complications, itunes me va bien, et toucher au kernel de mon téléphone n'en parlons même pas. Je veux un téléphone qui fonctionne et réponde à ce que je lui demande de faire.

La concurrence entre vendeurs, entre fabricants, entre opérateurs, c'est ça qui est indispensable pour que le consommateur s'y retrouve. Tant que la concurrence est sauve ça va. Je ne pense pas que les méthodes d'Apple tuent la concurrence. Apple est arrivée dans un monde qui lui était fermé, elle a donc dû forcer un peu pour se faire de la place, mais que je sache, les tél Android se vendent très bien. Alors il est où le pb?
Il y a de la place pour tout le monde.
Réponse de le 30/11/2010 à 10:47 :
Je corrige les choses, quand on me dit que Android est un OS fermé, je suis presque obligé de corriger ! Tu n'es pas d'accord ? c'est comme si je disais que l'ecran de l'iphone 4 n'est pas performant, là tu me corrigerais ? non ? (il l'est qu'on soit d'accord)Et sur les avi, moi j'aime le fait de pouvoir lire un film sans passer 40 minutes à le convertir pour mon téléphone (oui j'ai eu un iphone, ça me permet de voir les bons, et mauvais côté de la chose, et je t'assure que itunes c'est une plaie)
Réponse de le 30/11/2010 à 18:28 :
Eu un truc de geek? ok j'en suis un, j'ai assisté à des conférences chez MS, j'ai les accès pour programmer sous Windows Mobile Phone 7, et je peu te dire que chez MS c'est beaucoup plus libre pour développer en tant que particulier ses applis, alors que chez Apple mon pauvre sa se voit que tu n'es qu'un consomateur! Tu me diras on s'en fou des programmateur, bah en attendant, les 300 000 applis sur l'apple store qui servent à rien tu les dois à des particuliers, qui se casse le cul à se plier en 4 pour Apple et au final, ils gagnent que des clopinettes, sans les programmateurs, Iphone = 0 alors arrétez de regarder que du point de vu conso, et réfléchissez à ceux qui se font chier pour vous faire des applis avec une entreprise qui se met plus bas que terre et la je peu vous le dire le jus ils le pompent jusqu'à la dernière goûte!!!
Réponse de le 02/12/2010 à 19:01 :
Comme t'es programmeur WMP7 tu semble avoir une experience completement differente de celle de Nick Yu le programmeur de Google Govoice pour WMP7:
http://blog.taotaotech.com/2010/11/29/clarifying-my-stance/
Dans son blog il dit qu'il n'a pas encore recu de MS la moindre somme pour les ventes de govoice.
Il dit aussi que MS ne leur permettra de voir les chiffres de ventes qu'en Fevrier 2011.
Réponse de le 02/12/2010 à 20:16 :
Comparé ce qui est comparable, WP7 vient de sortir, laisser le temps à MS de se mettre en place, et si certains touches déjà de l'argent, l'Apple Store et l'Iphone ne sont pas sortient au top du top, cela fait un mois que WP7 est sorti, en janvier première grosse Maj de l'OS, tout cela va se mettre en place et être normalement rodé dans le courant de janvier/février!

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