Les fondateurs de LinkedIn et eBay aident l'IA à se trouver une gouvernance

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Le Media Lab du MIT et le Berkman Klein Center for Internet and Society vont lier l'Informatique et les sciences sociales pour tenter de construire une gouvernance de l'intelligence artificielle.
Le Media Lab du MIT et le Berkman Klein Center for Internet and Society vont lier l'Informatique et les sciences sociales pour tenter de construire une gouvernance de l'intelligence artificielle. (Crédits : Reuters/Fabrizio Bensch)
Un fonds destiné à des laboratoires du MIT et de Harvard, pour financer la recherche sur l'éthique et la gouvernance de l'intelligence artificielle, a reçu 27 millions de dollars de la part de fondateurs de géants de l'Internet et de l'informatique.

Elle est annoncée comme le nouveau bouleversement majeur de la société. D'abord dans les transports, mais aussi dans les assurances, l'éducation et même la justice, l'intelligence artificielle (IA) devrait se disséminer partout. Si la technologie progresse, le champ de la gouvernance est loin d'être fixé. C'est pourquoi le Media Lab du MIT et le Berkman Klein Center for Internet and Society se penchent sur la question.

Ces derniers ont reçu, via un fonds sur l'éthique et la gouvernance de l'intelligence artificielle, la modique somme de 27 millions de dollars pour mener leurs recherches, selon plusieurs médias américains. La somme provient de fondations, toutes créées par des géants de l'Internet, de l'informatique et des médias.

Les plus gros donateurs sont les fondateurs de LinkedIn et eBay. Reid Hoffmann, le père du réseau social professionnel, a versé 10 millions de dollars. Idem pour Pierre Omidyar, à l'origine de la fameuse plateforme d'enchères en ligne, qui a participé via sa fondation Omidyar Network. Le co-fondateur de la marque d'informatique HP, via sa fondation William et Flora Hewlett, a quant à lui versé un million de dollars.

Des machines "socialement responsables"

Les questions autour de la régulation de l'IA préoccupent de plus en plus les autorités. En octobre dernier, la Maison-Blanche a publié un rapport pour "préparer le futur de l'intelligence artificielle", dans lequel elle s'interroge sur les défis pour la société et les politiques publiques posés par cette technologie. Le document préconise essentiellement des adaptations de la régulation actuelle, sans réellement évoquer la création d'une instance, comme par exemple l'Icann pour Internet.

En plus de réaliser un travail de pédagogie sur l'IA, les chercheurs du MIT et de Harvard vont tenter de tracer un cadre réglementaire :

"Le principal challenge est de savoir comment on peut s'assurer que les machines que nous 'entraînons' ne perpétuent pas ou n'amplifient pas les mêmes erreurs humaines qui frappent la société?", souligne Joi Ito, directeur du MIT Media Lab sur le site du laboratoire.

"Comment la société va co-évoluer avec cette technologie, et connecter l'Informatique avec les sciences sociales pour développer des machines intelligentes, qui ne seront pas seulement 'smart', mais aussi socialement responsables?", poursuit-il.

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a écrit le 11/01/2017 à 17:51 :
Autant dire que la véritable intelligence artificielle, celle capable de penser par elle même, celle qui nous dira que l'humanité coure à sa perte car guidée par des fous furieux, n'est pas prête d'advenir.

C'est vraiment dommage j'aurais bien aimé que les premiers mots d'une véritable IA, à savoir sortie d'un ordinateur quantique, soient:"Ben c'est bien ma veine tiens !"

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