Bracelet connecté : votre nouveau "capitaine de soirée" ?

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En plus d'un design soigné, une fonctionnalité permettant de « toucher » d'autres bracelets afin de se retrouver le lendemain via les réseaux sociaux sera intégrée
En plus d'un design soigné, une fonctionnalité permettant de « toucher » d'autres bracelets afin de se retrouver le lendemain via les réseaux sociaux sera intégrée (Crédits : Capture d'écran vidéo Vive de Kristina Colleen sur Vimeo)
Le bracelet connecté Vive veut mettre fin aux mésaventures des soirées trop arrosées. Détail de son fonctionnement théorique et de sa mise en pratique.

Ce bracelet n'est pas un atout charme, mais sera peut-être le futur ange gardien de certains fêtards invétérés. Créé par l'école de design de l'université de Washington, le bracelet connecté Vive a pour vocation de protéger son porteur en cas de soirée trop arrosée.

Avertit les amis sur les réseaux sociaux

La lutte contre les agressions sexuelles et l'alcool au volant sont les fers de lance de cette innovation primée. Lauréat en juillet 2014 du prix de "Meilleur concept de produit" lors de la conférence Microsoft Research Design Expo 2014, le fonctionnement de Vive est simple, peut-être trop.

Connecté à un smartphone via une application, il mesure grâce à des capteurs placés sur la peau le taux d'alcoolémie et de déshydratation de son utilisateur, ainsi que d'éventuels mouvements brusques. À chaque situation suspecte, il se met à vibrer. Il suffit à chaque fois à son propriétaire de presser le bracelet pour que les vibrations s'arrêtent. Si aucune pression n'est perçue par le bracelet, celui-ci juge l'état d'alcoolémie et de déshydratation de l'utilisateur avancé et prévient ses amis via les réseaux sociaux. Ceux-ci pourront alors repérer leur ami via la fonction GPS de l'appareil connecté.

Une mise en pratique problématique

Un tel bracelet pourrait avoir d'autres usages que celui directement envisagé par ses créateurs. Une porteuse agressée par un individu pourrait en effet décider volontairement de ne pas presser le bracelet à son bras - qui vibrerait du fait de mouvements violents - pour avertir ses amis.

Dans la majorité des situations cependant, le fonctionnement du bracelet pose problème si l'on considère que l'état d'ébriété n'empêche pas de simplement presser un bracelet à son poignet. De plus, l'idée de porter un bracelet qui, si l'on a trop bu, préviendrait ses amis de son état, suggère d'envisager de se trouver dans un état de dépendance à la fois à l'égard de l'alcool et des personnes qui nous accompagnent, et donc d'avoir prévu de boire plus que de raison. Plus simplement encore, pour que les amis du porteur viennent à sa rescousse, encore faudrait-il qu'ils soient suffisamment sobres pour le faire. Ou même simplement connectés.

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Commentaires
a écrit le 14/10/2014 à 10:54 :
connectez vous tant que vous voulez et faites vous assister... le mieux ça sera toujours de poster des flics aux sorties des boites de nuit mais curieusement cela arrive (trop) peu souvent.
Réponse de le 16/10/2014 à 19:20 :
Assistés c'est tout à fait ça ... Et on sait qui boit : les riches et les étudiants ... les autres après et loin derrière en termes de quantité absorbées ... Je n' invente rien; les chiffres sont là + les reportages télé ...
Réponse de le 21/11/2014 à 16:48 :
encore heureux qu'il existe des gens comme vous, aucunement influençables.
a écrit le 13/10/2014 à 20:47 :
Un autre écueil: une étude américaine sur le contrôle du pouls par ces bracelets n'était pas fiable dynamiquement... alors pour les autres analyses...
a écrit le 13/10/2014 à 19:49 :
A force d'être constamment "connecté", le cancer du cerveau aussi le sera, "connecté".
Réponse de le 24/10/2014 à 12:13 :
Lisez le nouveau livre de de Morozov, sur le solutionisme technologique

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